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Catherine Sadon la maire sortante face à ses concurrents, Patrick Marion et l'ancien maire de Semur Philippe Guyenot
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00:002026, à vivre avec Ici Bourgogne.
00:03On poursuit nos débats d'entre-deux-tours des élections municipales sur Ici Bourgogne avec vous, Juliette Gloria, bonjour.
00:08Bonjour Cyril, bonjour à tous.
00:09Après Autain, hier on reçoit ce matin les trois candidats qualifiés au second tour de Semur-en-Auxoix.
00:13Oui, avec vous ce matin Catherine Sadon, bonjour.
00:16Bonjour.
00:16Vous briguez un troisième mandat, maire de Semur-en-Auxoix depuis 2014.
00:20Vous arrivez deuxième au premier tour avec 39,70% des voix, tête de liste ensemble pour Semur.
00:26A vos côtés, votre prédécesseur Philippe Guyenot, bonjour.
00:29Bonjour Juliette.
00:30Maire de Semur-en-Auxoix entre 2008 et 2014, vous ne vous étiez pas présenté en 2020,
00:35mais vous retentez la mairie cette année.
00:36Vous avez récolté 18,60% avec votre liste, un renouveau pour Semur.
00:42Et enfin celui qui est arrivé en tête au premier tour, Patrick Marion, bonjour.
00:46Bonjour.
00:46Tête de liste, Semur c'est vous, vous avez obtenu 41,70% des voix.
00:50Enfin, je précise que vous vous présentez tous les trois sans étiquette.
00:53Alors avant de commencer Juliette, un rapide rappel des règles de ce débat.
00:57Oui, on va surveiller le temps de parole.
00:58Vous aurez tous le droit au même temps, c'est une règle importante.
01:01Merci de la respecter.
01:03Deux thèmes retenus pour ce débat.
01:04La santé dont on va parler tout de suite.
01:06Et le changement climatique, thème qu'on abordera en deuxième partie de débat juste après le journal de 8h.
01:11Avant cela, on va faire un rapide tour de table sur votre état d'esprit dans cette dernière ligne droite.
01:17On commence avec vous Catherine Sadon.
01:19Vous êtes donc la mère sortante, élue au premier tour, directement au premier tour en 2020.
01:24Cette fois, vous terminez deuxième avec même pas 40% des voix.
01:27Vous êtes déçue ?
01:29Bien sûr que je suis déçue.
01:30Je ne pourrais pas dire autre chose.
01:32Mes trois listes, ce n'est pas la même chose que deux listes.
01:35Donc voilà, j'accepte évidemment avec déception.
01:39Mais je continue déterminé pour la suite.
01:42Philippe Guillaumeau figure bien connu à Semur en Osso puisque vous y avez été mère.
01:46Pourtant, vous terminez avec un peu plus de 18% des voix au premier tour.
01:49Ça fait encore pas mal de monde à convaincre.
01:51Oui, c'est ça.
01:52Et c'est pour ça que nous communiquons aujourd'hui pour rassurer les Semurois
01:56qu'ils pourront être représentés à l'avenir avec une équipe qui sera là pour surveiller ce qui va se
02:01passer
02:02et puis qui va pouvoir agir en étant informé et connecté sur toutes les opérations
02:07qui seront faites à la mairie de Semur en Osso.
02:09Et en tête, on le disait, c'est vous Patrick Marion, plus de 40% des voix au premier tour.
02:13Vous vous considérez comme le candidat surprise ?
02:16Le candidat surprise, je ne crois pas.
02:20Peut-être que certains pensent que c'est une surprise que je sois en tête.
02:25Mon côté sportif veut que je sois un battant.
02:28Nouveau, un peu moins, puisque j'ai déjà été élu pendant 25 ans dans d'autres mandatures.
02:33On aura peut-être l'occasion d'en parler.
02:36Oui, je suis très content d'être au premier tour, bien évidemment, et d'être premier.
02:42Maintenant, ce n'est pas gagné.
02:44Il y a très peu d'écarts et les Semurois devront être présents à nouveau.
02:50Et vous allez nous détailler tout ça.
02:52On le disait donc ce matin, on va parler santé à Semur en Ossoie avec ses 4000 habitants
02:57et un centre hospitalier, le seul hôpital avec plusieurs activités de tout l'ouest de la Côte d'Or.
03:01Les deux autres sont à Beaune et à Dijon.
03:04Catherine Sadon, je me tourne vers vous en première.
03:06En milieu rural, les services hospitaliers sont rares, sont précieux.
03:10Comment, en tant que maire, on défend un hôpital comme celui de Semur ?
03:14Tout d'abord, le centre hospitalier de Semur en Ossoie n'est pas un centre hospitalier ordinaire
03:19puisque c'est l'hôpital de référence de tout le nord de la Côte d'Or
03:23avec des services d'urgence, maternité, etc.
03:26qui bénéficient également au sud de Lyon, à la Nièvre un peu aussi, et à Saône-et-Loire.
03:33Ça mérite d'être signalé parce que c'est important.
03:35Et comment faire justement pour le préserver ?
03:37Pour le préserver, c'est être présent dans toutes les instances de santé,
03:41notamment du côté de l'ARS, du côté de l'État.
03:45Et c'est ce que j'ai fait d'ailleurs au cours du mandat précédent
03:48puisque j'étais vice-présidente de la Fédération hospitalière de France pour la Bourgogne-Franche-Comté.
03:54Ce qui fait que j'ai noué des contacts avec l'ensemble de ceux qui participent aux décisions.
03:59Alors ça c'était votre précédent mandat, et alors le futur ?
04:01Le futur, c'est de continuer d'être présente dans les instances
04:07qui décident de l'ouverture de tel ou tel service ou de moyens nouveaux.
04:13C'est très important que d'être présent.
04:15C'est d'être présent aussi auprès des personnels hospitaliers
04:20pour les encourager dans toutes les décisions qui doivent être prises.
04:25et c'est vraiment être au plus près de tous ceux qui participent aux décisions financières.
04:32Et c'est être président du conseil de surveillance de l'hôpital,
04:34puisque le maire est de fait président du conseil de surveillance de l'hôpital.
04:39Mais ce n'est pas là que se prennent les décisions les plus importantes.
04:42Les décisions les plus importantes se prennent à l'ARS et du côté des services de l'État.
04:46Et dans votre programme, vous proposez un plateau technique toujours plus performant.
04:50Alors un plateau technique sur les blocs opératoires, les scanners, les laboratoires d'analyse.
04:53C'est comment, d'autant plus qu'on le rappelle, l'hôpital a été rénové à hauteur de 17 millions
04:57d'euros.
04:58Qu'est-ce qu'il y a de plus à faire ?
04:59C'est obtenir les moyens pour pouvoir continuer d'avoir un hôpital de cet ordre-là.
05:07D'une part en termes d'investissement,
05:08et d'autre part il faut pouvoir en même temps attirer des médecins,
05:13du personnel de santé d'une façon générale,
05:16mais des médecins qui viendront exercer.
05:17Parce que si vous avez une maternité avec des médecins proches de la retraite,
05:21et c'est tout, et pas de nouveaux médecins, ça ne fonctionnera pas longtemps.
05:25Et comment vous les attirez ces médecins ?
05:26Il faut avoir une politique d'attractivité.
05:30D'abord, c'est l'attractivité d'un hôpital comme une autre activité, comme une entreprise.
05:37Il faut pouvoir donner envie aux médecins de venir s'installer ici, ou de venir travailler ici.
05:42C'est ce qui se passe aussi avec des décisions qui peuvent être prises dans le cadre des groupements hospitaliers
05:48de territoire,
05:48qui font qu'on arrive dans ce cadre-là à dégager des médecins de Dijon qui viennent exercer à ce
05:56mur.
05:57Et ça c'est très très important d'être présent.
05:59Pour ma part dans le passé, je le dis parce que c'est important,
06:02j'ai siégé au comité des élus du GHT pendant de très nombreuses à chaque fois.
06:08Et par ailleurs, j'ai toujours créé des liens avec le CHU qui est essentiel.
06:14Merci Madame Sadon.
06:15Patrick Marion, vous aussi, c'est quelque chose que vous mentionnez dans votre programme,
06:17d'attirer les nouveaux médecins.
06:19Qu'est-ce que vous comptez mettre en place pour ça ?
06:22Tout d'abord, je parle en deuxième, et c'est toujours compliqué de parler en deuxième
06:26quand beaucoup de choses ont déjà été dites.
06:29Mais globalement, je ne voudrais pas rester sur ce qui a été dit.
06:34Oui, un maire, quel que soit le maire, il a forcément vocation à se battre pour son hôpital.
06:39Mais ce que je voudrais dire en premier temps, c'est qu'il faut l'utiliser cet hôpital.
06:46Et souvent, ce mot que je cite, qui m'avait été inculqué par Robert Morleva,
06:55pour qui j'étais un de ses jeunes conseillers municipaux,
06:59me disait, tu sais Patrick, les Sumirois sont les enfants gâtés.
07:03Ils n'ont pas conscience que d'avoir un hôpital comme ça, c'est très important à l'époque déjà.
07:08Mais il faut dire aujourd'hui, avant de débattre, il faudrait quand même dire,
07:12avoir un hôpital de ce type dans une ville de 4000 habitants, c'est quand même quelque chose d'assez
07:16exceptionnel.
07:17Et justement, comment est-ce que vous faites pour le conserver et pour attirer d'autres médecins ?
07:21C'est ça ma question, concrètement.
07:23Pour le conserver, déjà, il faut l'utiliser.
07:26Il faut l'utiliser.
07:28Il faut, quand on est élu, même si on siège en tant que maire au conseil de surveillance,
07:36ce n'est pas nous qui allons faire le travail à la place des professionnels, bien évidemment, on est d
07:41'accord.
07:41Mais il faut donner les conditions aux professionnels de vouloir venir à la campagne, parce que c'est la campagne.
07:48Et quelles sont-elles ? On vous écoute.
07:49Quelles sont-elles ?
07:50Eh bien, rendre les conditions de logement, rendre les conditions d'accessibilité aussi dans les écoles,
07:57parce que ces professionnels ont une famille.
07:58Et la famille, elle veut vivre comme on peut vivre dans une ville un peu plus grande,
08:03c'est-à-dire des associations, des activités.
08:06Et donc, pour ça, vous allez prévoir des logements spécialement dédiés à des médecins ?
08:10Alors, il y a déjà des logements qui sont...
08:12Quand les gens du CHU viennent à l'hôpital de ce mur faire des vacations,
08:18il y a déjà des logements qui sont prévus sur place.
08:20Mais évidemment, il faudra trouver une structure qui permette aux gens,
08:24s'ils veulent rester sur ce mur, de construire des lotissements, des logements,
08:29c'est dans cet esprit-là qu'il faut travailler.
08:32Et pas travailler à la place des autres, mais les aider,
08:35et faire qu'ils aient des conditions de pouvoir rester.
08:40Philippe Guyenau, vous, pour soutenir l'hôpital, vous proposez, je vous cite,
08:43c'est dans votre programme, une présence active dans les instances
08:46où se disputent les évolutions de services.
08:47Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous, en tant que maire,
08:49vous serez dans les couloirs de l'hôpital, vous assisterez aux réunions ?
08:53Non, pas dans les couloirs de l'hôpital, bien évidemment.
08:55Il faut laisser les professionnels de santé travailler tranquillement.
08:58En revanche, il existe aujourd'hui un système qui s'appelle l'ARS,
09:02un système un peu contesté dans notre pays par certains responsables politiques
09:06qui veulent faire évoluer vers autrement pour gérer la santé dans notre pays.
09:10Mais nous, à Semir-en-Aux-Sois, nous devons avoir,
09:13avec nos responsables de Dijon pour nos problèmes de santé,
09:18avoir des relations avec eux afin d'anticiper les choses
09:21et ensuite les préparer pour que ça fonctionne.
09:23Je vous donne deux exemples.
09:24Nous avons eu à gérer, en 2008, le problème du financement de l'EHPAD
09:31à Semir-en-Aux-Sois, dans l'urgence,
09:33et qu'il a fallu trouver des solutions pour que l'EHPAD,
09:37qui venait d'être construit juste à côté du centre hospitalier,
09:40soit un établissement financé par des fonds
09:45qui provenaient de la vente de l'ancien hôpital.
09:48Et c'est ce que nous avons réalisé avec le soutien, avec le centre hospitalier,
09:53d'un projet de mise en vente des deux établissements,
09:57dont tout particulièrement l'un aujourd'hui qui est abouti,
10:00qui s'appelle la Bella Villa des Croisettes.
10:02C'était autrefois la maison de retraite des Croisettes.
10:05Et c'est devenu aujourd'hui un centre de logement avec 40 logements,
10:11en centre-ville de Semir-en-Aux-Sois, très très beau d'ailleurs,
10:14qui vient de redonner de la vie et du souffle à Semir.
10:16Et ça a permis de financer l'établissement qui s'appelle l'EHPAD de Semir.
10:21Ça c'est une première chose.
10:22La deuxième, c'est l'IRM.
10:24Parce que quand il y a eu les négociations au niveau de l'ARS
10:28pour déterminer le centre hospitalier qui aurait le premier IRM,
10:31en dehors de Dijon bien sûr,
10:32eh bien nous nous sommes battus et nous avons réussi à l'obtenir à Semir-en-Aux-Sois,
10:36bien avant les autres hôpitaux.
10:38Et puis nous vous parlez, excusez-moi je vous coupe,
10:39parce qu'il faut qu'on avance.
10:40Vous avez parlé de l'hôpital, vous avez parlé de l'EHPAD,
10:42il y a aussi la maternité sur laquelle je voudrais vous entendre.
10:45La seule entre Auxerre et Dijon,
10:47mais comme partout en France, elle pâtit de la chute de natalité.
10:52La maternité c'est 8 gynécaux,
10:55des sages-femmes, des auxiliaires de puériculture,
10:57plus d'une cinquantaine de personnes.
10:58Comment est-ce que vous en tant que mère,
10:59vous assurez à tous ces professionnels de santé la pérennité de leur travail ?
11:04Alors là, j'ai essayé de faire un effort,
11:06parce que j'ai fait 6 enfants.
11:08Ce qui a permis de remplir un peu la maternité,
11:11mais pas suffisamment.
11:11En fait, aujourd'hui, nous sommes confrontés à un problème,
11:14c'est la diminution du nombre d'enfants par famille,
11:17c'est un constat sociétal.
11:18On baisse de 20% effectivement de naissance à Semur.
11:20Et c'est la raison pour laquelle j'encourage par tous mes voeux
11:25les solutions qui vont permettre d'attirer des populations,
11:28des familles nouvelles à Semur-en-Nossoir,
11:29afin déjà de remplir la ville de Semur,
11:31et ensuite la maternité.
11:33Et puis il y a un point aussi que vous avez oublié de citer du programme,
11:36c'était la désignation d'un référent municipal dédié à l'accueil des professionnels de santé.
11:43Et ça, mes deux collègues, ils ne l'ont pas cité,
11:45parce qu'en fait, l'objet, c'est d'avoir une personne à la mairie de Semur
11:49qui soit capable d'accompagner l'accueil et ensuite l'intégration
11:53de tous les professionnels de santé qui viennent travailler à Semur.
11:56Nous constatons aujourd'hui que la plupart des médecins qui prennent leur retraite
12:00ont une maison à Semur, ont vécu à Semur,
12:03ont eu souvent une vie d'ailleurs sociale très implantée dans Semur.
12:06Et aujourd'hui, ces gens-là prennent leur retraite
12:09et sont remplacés par des médecins qui, souvent,
12:11sont des médecins qui continuent d'habiter à Dijon
12:13et ne viennent pas habiter Semur.
12:15Il faut qu'ils puissent habiter à Semur-en-Nossoir.
12:17Je vous vois grimacer, allez-y, on vous écoute.
12:20Oui, il y a plusieurs choses que je voulais dire
12:21en entendant ce qu'ont dit mes concurrents.
12:26La première, c'est qu'on parlait de logement tout à l'heure
12:28pour attirer de jeunes médecins ou des médecins.
12:32Moi, j'ai obtenu d'Orvitis, qui est donc le bailleur social,
12:36la création et la réfection d'un bâtiment,
12:42qui est un bâtiment, un immeuble,
12:44qui sera réservé aux jeunes professionnels de santé
12:48pour accueillir des internes, des jeunes internes
12:51qui ont des problèmes de logement.
12:53Vous ne pouvez pas loger les nouveaux chirurgiens dans des HLM.
12:57Ce n'est pas sérieux.
12:58Ce que je ne suis pas en train de dire,
13:00il faudrait me laisser terminer.
13:03Parce que, Mario, je vous écoute, vous.
13:05Je voudrais finir ma phrase, c'est possible.
13:07Allez-y, alors terminez, terminez, Madame Salon.
13:09C'est la rénovation d'un bâtiment
13:11pour accueillir des jeunes professionnels de santé
13:13et d'autres jeunes actifs,
13:15mais qui n'est pas sur le mode d'un HLM,
13:16comme le dit Philippe Guilhénaud.
13:18C'est une réalisation nouvelle, innovante,
13:22pour accueillir avec des services communs,
13:24avec une qualité de logement qui est différente
13:27et qui correspond à ce que les jeunes,
13:29on l'a évoqué tout à l'heure,
13:31les jeunes qui habitent en ville
13:32veulent avoir certaines conditions de logement
13:35quand ils viennent ici
13:36pour leur donner envie de rester, de s'installer ici.
13:39Ça, c'est la première chose que je voulais dire.
13:41Et la deuxième, par rapport à ce qu'elle a dit,
13:43très rapidement,
13:43sur le nombre de naissances,
13:45je voudrais quand même dire que l'année dernière,
13:47nous avons eu le même nombre de naissances
13:49que l'année d'avant.
13:50Ce qui n'est pas une baisse significative,
13:53ça a baissé précédemment,
13:55mais l'année dernière,
13:56en tout cas, il y a eu une naissance de moins
13:59sur le nombre de naissances de l'année.
14:01Merci Mme Sadon pour cette précision.
14:02En 30 secondes,
14:03parce qu'après on a plus le temps de M. Mario à l'ici.
14:04Oui, mais si on ne me donne pas la parole,
14:06je ne pourrais pas parler.
14:07Oui, tout simplement pour faire référence
14:08à ce que vient de dire Catherine Sadon,
14:10on peut avoir des belles paroles,
14:12on peut dire tout ce qu'on veut.
14:13Je voudrais rappeler qu'il y a eu
14:14un bâtiment qui s'appelle
14:17le foyer Simon où il y avait,
14:19ce n'est pas pour les médecins,
14:20mais c'était pour les jeunes infirmières,
14:2218 logements qui étaient vendus.
14:25Maintenant, je ne sais plus trop ce qu'il y a dedans,
14:27mais il avait été fait pour accueillir
14:28des jeunes infirmières
14:29dans le cadre de leur formation.
14:31Alors, on peut en refaire, bien évidemment,
14:32mais si on a démonté ce qui existait déjà,
14:35alors on me dira que c'était vêtus,
14:36ce qui est un peu faux.
14:37Mais je voudrais revenir très rapidement aussi sur les...
14:40Vraiment d'un mot,
14:40parce qu'il n'y a plus le temps
14:41et on vous redonne la parole de toute façon juste après.
14:43Merci beaucoup Catherine Sadon,
14:45Philippe Guillenot, Patrick Marion.
14:47On revient avec vous juste après le journal de 8h,
14:49on parlera changement climatique.
14:50Les municipales 2026,
14:52à vivre avec ici Beaugogne.
14:558h09, retour de notre débat d'entre-deux-tours
14:57avec les trois candidats.
14:58La mairie de Semur,
14:59on ne soit qualifié donc pour le second tour.
15:01Deuxième partie de notre débat d'entre-deux-tours.
15:03Juliette, on est ensemble jusqu'à 8h15.
15:05Oui, toujours avec Catherine Sadon,
15:06Patrick Marion, Philippe Guillenot.
15:09En studio avec nous,
15:09alors après avoir parlé santé,
15:11on va parler changement climatique
15:12et gestion des crues.
15:13On a encore en tête
15:14ces terribles images de Semur-en-Nossois sous les eaux.
15:17C'était début avril 2024.
15:19Patrick Marion,
15:20on va commencer avec vous
15:21parce que vous êtes un petit peu en retard
15:21au niveau du temps de parole.
15:23Vous vous proposez dans votre programme
15:24d'entretenir les berges de l'Armençon.
15:26Est-ce que vous pouvez un petit peu développer ?
15:27Oui, alors ça,
15:29vous parlez vraiment inondation.
15:31Et celui qui vous parle est bien concerné
15:33puisqu'il habite au bord de l'Armençon.
15:34Donc vous avez été inondé ?
15:35J'ai été un tout petit peu inondé,
15:36mais beaucoup moins que certains.
15:38Donc je suis quelqu'un
15:39qui connaît ce dossier.
15:41Et effectivement,
15:43je trouve que
15:45à travers les pages,
15:46puisque c'est une des compétences,
15:48mais les bords de l'Armençon
15:48appartiennent aussi à la commune,
15:51il va falloir un entretien
15:52très très sérieux
15:53de toutes les berges de l'Armençon
15:54parce qu'on peut bien avoir une vision
15:56de garder l'écologie en tête,
16:00mais les berges de l'Armençon
16:01sont encombrés d'arbres,
16:03de branches
16:04qui ont fait beaucoup de dégâts,
16:06il faut le reconnaître.
16:07Et ça fait partie de l'entretien
16:08et des particuliers,
16:10il faut le citer quelques fois,
16:11et de la commune.
16:12Bon, des travaux ont été commencés
16:13suite à l'innotation,
16:14mais il en reste beaucoup à faire.
16:15Et si je suis élu maire,
16:17j'espère bien m'entretenir
16:19avec les responsables de l'EPAGE,
16:21ce fameux syndicat
16:22qui gère l'Armençon,
16:23et leur faire comprendre
16:24que l'écologie,
16:26elle a du sens, bien évidemment,
16:27mais qu'il faut aussi penser
16:28aux gens qui ont été inondés
16:29et qui ont eu un mètre d'eau
16:30dans leur maison.
16:31Oui, absolument.
16:32Philippe Guillenot,
16:34je vous pose aussi la question
16:35parce que vous, dans votre programme,
16:36il n'est ni question d'Armençon,
16:38de gestion des crûnes,
16:39ni même de changement climatique.
16:40J'ai peut-être loupé la page,
16:41mais qu'est-ce que vous proposez
16:42pour éviter que le même scénario
16:44que 2024 se reproduise,
16:46même si vous n'allez pas empêcher
16:47la pluie de tomber, bien sûr.
16:48Mais quelles sont vos propositions ?
16:50Alors, page 8 et page 9 du programme,
16:52en fait, il y a plusieurs choses.
16:54D'abord, il y a le plan de prévention
16:56pour lequel nous avons une procédure
16:59qui consiste à prévenir les habitants
17:00quand il y a une menace d'inondation.
17:03Ça, c'est une première chose.
17:04Et visiblement, il y a eu des habitants
17:06qui ont été prévenus
17:08que la vague allait arriver
17:10et d'autres qui n'ont absolument
17:11pas été prévenus
17:12et ce qui fait qu'ils n'ont pas pu
17:13prendre leurs précautions.
17:14Ça, c'est une première chose.
17:15La deuxième chose, c'est qu'en amont,
17:17c'est qu'il y a de le dire,
17:19il serait peut-être judicieux
17:20de réfléchir aussi
17:21à l'évolution des protections
17:24pour nos concitoyens
17:25qui habitent,
17:26comme Patrick Marion, d'ailleurs,
17:28et plusieurs de nos habitants
17:30qui habitent le long de la Manson,
17:31afin d'avoir des éléments
17:33qui permettent de protéger
17:34les habitations,
17:35au style des bâtards d'eau,
17:36par exemple, devant les portes.
17:37Et ça existe.
17:39On voit bien dans l'Oise,
17:40il existe maintenant des solutions
17:41pour protéger les habitations,
17:43des inondations à répétition.
17:45Ensuite, il y a une relation
17:46à instaurer de façon
17:48un peu plus ardue
17:50avec le gestionnaire du lac de Pont.
17:52Parce que là aussi,
17:53il faut qu'on puisse être capable
17:54d'anticiper.
17:55Et c'est la raison pour laquelle
17:56nous devons travailler
17:57en anticipation
17:58avec les responsables
17:59qui, eux, agitent les manettes.
18:00Parce qu'il ne faut pas subir,
18:02il faut aussi agir
18:03et anticiper.
18:05Catherine Sadon,
18:06vous, l'écran 2024,
18:07vous aviez les pieds dedans.
18:08D'ailleurs, vous en parlez
18:09comme le pire souvenir
18:10de votre mandat.
18:12Quelle conclusion
18:13vous tirez de cet épisode
18:14pour ne pas que ça se reproduise ?
18:16Alors, c'est vrai
18:17que c'est le pire souvenir
18:18de mes deux mandats.
18:20Cette nuit où l'eau
18:22a monté très très vite.
18:24Nous étions en vigilance jaune
18:26et quand je me suis couché,
18:28ça commençait à être orange
18:29et rapidement...
18:30L'eau est montée en deux heures.
18:31C'est monté en deux heures.
18:32Donc, c'est allé extrêmement vite.
18:34Alors, ce que je peux dire,
18:35c'est qu'il est nécessaire
18:37que nous améliorons
18:39les relations avec VNF,
18:41ça c'est clair.
18:42et aussi avec les services
18:44de la préfecture
18:46qui nous permettaient la météo.
18:47La météo, c'est un vrai sujet
18:49parce qu'il faut qu'on ait
18:51une information
18:51pour pouvoir anticiper suffisamment
18:54les prises de décisions
18:55qui sont nécessaires.
18:56l'installation de Vigicru aussi.
18:58On n'est pas sur Vigicru.
18:59Voilà, c'est ça.
18:59Donc, il n'y a rien
19:00pour savoir observé et mesuré.
19:01Moi, je demande qu'on soit
19:02sur Vigicru
19:02parce que je ne comprends pas
19:03pourquoi nous n'y sommes pas
19:05et c'est un sujet
19:06que j'ai évoqué
19:06à diverses reprises,
19:07notamment avec le préfet.
19:09Par ailleurs,
19:10j'entends parler de bâtard d'eau
19:12mais pour mettre des bâtard d'eau,
19:14il faut que les gens soient informés
19:15du fait qu'il va y avoir une crue.
19:17Et pour cela,
19:19nous avons mis en place
19:19un dispositif
19:20qui s'appelle
19:21Pano Pocket.
19:22Il suffit simplement
19:23de télécharger
19:25et d'aller sur...
19:26Et on peut recevoir
19:26une application
19:27sur son téléphone.
19:28Et d'avoir l'information.
19:29Merci.
19:30À partir du moment
19:30où on a l'information,
19:31on peut installer son bâtard d'eau,
19:33il n'y a pas de souci.
19:33Voilà, on va juste donner
19:34la parole à M. Marion.
19:35On vous écoute.
19:35Oui, je voudrais revenir
19:36à cette histoire du cru
19:38parce qu'on a souvent,
19:42quelquefois,
19:42à mélanger les choses.
19:44On parlait de VNF
19:45Voix Navigable de France.
19:47Les travaux du lac de Pont
19:48qui ont été faits
19:50entre 2016, 2017 et 2018
19:52avaient vocation
19:53à ce que le lac de Pont
19:53soit toujours plein.
19:55Ce n'est pas une décision
19:56qui est prise par
19:57ni Patrick Marion
19:58ni par d'autres d'ailleurs.
20:00Ce qui veut dire aujourd'hui
20:01que quand il rentre
20:0330 mètres cubes secondes
20:05à Briany,
20:05puisque c'est le poste
20:06qui enregistre à Briany,
20:07il doit sortir
20:0830 mètres cubes secondes
20:09à Pont
20:10et descendre dans la rivière.
20:13Donc,
20:13on a eu un coup
20:15d'inondation
20:16qui n'a pas lieu
20:17il y a quelque temps
20:18où ça coulait fort.
20:19Et les gens sont assez paniqués
20:20tout de suite
20:21parce que ce qui rentre
20:22doit sortir.
20:23Donc,
20:23c'est un constat.
20:24il faut anticiper
20:27autre chose
20:27que de pleurer
20:28sans arrêt
20:29par rapport à ça.
20:30Il faut voir.
20:30Merci beaucoup,
20:31M. Marion.
20:32M. Guyenot,
20:33je me tourne vers vous.
20:34On parlait effectivement
20:35de zones inondables,
20:37notamment au niveau
20:38des habitations
20:38au bord de l'Armençon.
20:39Est-ce qu'il faut aller
20:40jusqu'à condamner
20:41ces habitations,
20:42vous qui travaillez
20:42dans les assurances en plus ?
20:43Qu'est-ce que vous en pensez ?
20:46On ne va quand même pas aller
20:47jusqu'à forcer
20:48les habitants
20:49du bas de l'Armençon
20:51à déménager.
20:52Non, mais certains sont partis
20:53et ont du mal à vendre.
20:54On peut se poser la question
20:56maintenant
20:56de la pérennité
20:57de ces habitations.
20:59Mais,
21:00avec une meilleure gestion,
21:01on peut anticiper les choses
21:02et prévenir
21:03quand il y a un risque.
21:04Là,
21:05le fait de ne pas avoir
21:05prévenu les habitants
21:06qui habitaient
21:07dans le bas de l'Armençon
21:08que la vague
21:10l'arrivait
21:11de nombreuses voies dures.
21:13Justement,
21:13je suis assureur,
21:14je peux vous en parler.
21:15Avec tous mes collègues assureurs,
21:16on a été confrontés
21:17au problème
21:17de toutes ces familles
21:18qui n'ont pas été prévenues
21:19ont perdu leur voiture
21:20parce qu'elle a été inondue.
21:22Donc,
21:23il faudrait déjà
21:24anticiper la prévention.
21:25Merci beaucoup.
21:26Et ensuite,
21:27ne pas oublier
21:27de prévenir seulement
21:29les petits copains
21:30voisins
21:30de Mme Sadon
21:31mais faire en sorte
21:32que tout le monde
21:33soit prévenu dans la ville.
21:34Parce que là,
21:35il y a une injustice
21:36par rapport aux habitants
21:37qui n'ont pas été prévenus
21:38et qui en veuillent
21:39aujourd'hui,
21:39effectivement,
21:40à la municipalité
21:41de ne pas avoir été prévenus.
21:42La prévention,
21:42de toute façon,
21:43c'est quelque chose
21:43qui est une mesure
21:44qui est commune
21:45à tous les trois.
21:47Je voudrais répondre
21:48en ma table.
21:48Allez-y.
21:50Puisqu'en fait,
21:51nous avons prévenu
21:51les personnes
21:52en fonction de la vigilance
21:54qui était celle
21:55que l'on connaissait
21:56au moment
21:57où on pouvait
21:57prévenir les gens,
21:59quand ça a commencé
22:00de monter beaucoup,
22:02il était trop tard.
22:03Il ne fallait surtout pas
22:04que les gens sortent
22:05de chez eux
22:05à ce moment-là.
22:06Il y a eu cette vague
22:07extrêmement brutale
22:08qui a fait que,
22:09voilà,
22:09on n'a pas pu prévenir
22:10tout le monde.
22:11Ceux qui étaient concernés,
22:12qui avaient été inondés,
22:14ceux qui avaient été
22:15inondés 15 jours avant,
22:19ont tous été prévenus.
22:20En tout cas,
22:21le récit de ces inondations,
22:22je suis désolée,
22:23il n'a plus le temps,
22:23il est à retrouver
22:24aussi sur notre site internet.
22:26On en avait longuement
22:26parlé en 2024.
22:27Merci beaucoup
22:28à tous les trois
22:29d'être venus en studio.
22:30On vous retrouve ce dimanche
22:32pour le second tour
22:33des élections municipales.
22:36Ici Bourgogne,
22:37premier sur l'actu local.
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