00:03Michel Ruiz, nouvelle édition de l'Open du Havre, 36e.
00:08On sait qu'ici vous, vous avez pour vocation de permettre au développement de jeunes joueuses,
00:15de leur donner des opportunités. Encore une fois, cette année, des jeunes joueuses sont dans le tableau.
00:20Oui, encore des jeunes joueuses. Notre rôle, c'est ça, des jeunes à démarrer, comme il y a deux ans,
00:24Louise Boisson, que maintenant tout le monde connaît. L'année dernière, nous avions presque une dizaine de filles.
00:31Cette année, on a deux toutes jeunes de 2010, quelques-unes pas beaucoup plus âgées,
00:37mais on a un petit peu moins de jeunes cette année. Mais bon, une année, on ne fait pas l
00:41'autre.
00:41Mais notre rôle, c'est toujours ça, d'aider les plus jeunes à démarrer.
00:44On le fait chaque année. C'est vrai que vous avez le privilège d'avoir vu passer des grandes joueuses.
00:49Vous pouvez peut-être nous rappeler encore quelques noms qui sont passés par l'Open du Havre.
00:54La dernière en date, c'est quand même Igas Viatek, qui a été numéro 1 mondial, entre 1 et 5
01:00suivant les saisons.
01:01On a aussi Élise Bertens, qui est numéro 1 en double.
01:06Et bien sûr, récemment, Louise Boisson, qui nous a fait une demi-finale à Roland-Garros l'année dernière.
01:11Et je ne parle pas des anciennes comme Bartoli, Moresco et autres, bien sûr.
01:16L'une dont j'ai parlé cette année dans notre plaquette, c'est Sandrine Testu, qui était venue aussi à
01:2218 ans,
01:23et qui nous a fait plusieurs quarts ou huitièmes de finale dans les grands chelèmes.
01:28C'est une fille qui a dû être dans le top 10 une année ou deux.
01:31Parce qu'on parlait, donc Igas Viatek, forcément, c'est un nom qui parle.
01:36Mais c'est aussi et surtout pour les jeunes françaises.
01:39Finalement, toutes les françaises qui sont allées assez haut sont passées par chez vous.
01:42Quasiment toutes.
01:43Tout à fait.
01:44Des 20 numérotées françaises, je crois que 19 sont venues chez nous.
01:48Alors sur un sujet un peu moins léger, on sait que c'est difficile sur les circuits, dans les tournois,
01:54les 15 000, de s'organiser.
01:57Et on sait qu'il y a des fléaux aussi, comme les parieurs.
02:00On a entendu parler récemment avec des joueurs menacés.
02:04Donc vous, vous me disiez en off que vous étiez un petit peu plus tranquille ces dernières années,
02:07mais vous avez aussi connu des épisodes par le passé compliqués à cause de ce fléau.
02:11Tout à fait, on a connu ça, on a connu une époque de tête, c'était avant le Covid, donc
02:16il y a quelques années déjà.
02:17On avait des gens qui venaient sur le TCMH, qui s'installaient pour regarder des matchs.
02:24Personne ne connaissait.
02:26On les voyait un peu jouer avec l'endroit, on se demandait s'il n'y avait pas un problème.
02:30Et on a même un jour fait appel à la police avec ce genre de doute.
02:34La police qui nous avait dit que c'était pas son problème.
02:36Puis bon, peu importe, ça avait quand même fait un peu peur à ces gens-là.
02:39Et après, l'ITF a fait ce genre de choses, c'est-à-dire on a des accréditations.
02:46Et toutes les personnes qui viennent au club, joueuses, coachs, bénévoles, dirigeants ou autres,
02:52ont tous leur badge.
02:53Donc il ne peut pas y avoir de gens pendant la semaine non référencés qui viennent sur le tournoi.
02:59On n'a plus été embêtés avec le risque de parieurs qui menacent les joueuses depuis, j'irais bien au
03:07moins 4-5 ans.
03:08On n'a plus ce problème-là.
03:09Donc c'est bien, l'ITF a bien réagi et a continué à se battre contre ce fléau.
03:14Et les joueuses vous ont déjà rapporté qu'elles avaient été menacées ou c'était seulement les présences que vous
03:20avez constatées ?
03:21À l'époque, non. À l'époque, il y a 2 ou 3 joueuses qui m'ont dit, tu connais
03:25un tel, ils m'embêtent, etc.
03:27Mais c'est pareil, donc c'était avant le Covid, c'est 2018-2019.
03:31J'ai eu 2 ou 3 joueuses qui sont venues me voir pour se plaindre de personnes qu'elles ne
03:36connaissaient pas,
03:36qui les harcelaient un peu.
03:39Dernière question. L'année dernière, vous nous confiez que vous aviez l'intention potentiellement de vous retirer
03:43ou de laisser votre place à quelqu'un.
03:46Est-ce que, depuis, vous avez des nouvelles ?
03:48Est-ce que ça a avancé de ce côté ou est-ce que, pour l'instant, c'est calme ?
03:51C'est calme, ça n'a pas avancé.
03:53Moi, j'ai fait encore une année de plus, ça a été difficile,
03:56parce que j'ai un petit peu de soucis de santé et puis un peu de l'attitude aussi,
04:01parce que, en 36e année, déjà, je ne m'occupe plus de l'organisation.
04:08Je ne suis plus que directeur du tournoi, donc c'est le contact joueuse et donc c'est quand même
04:14moins lourd.
04:16Mais, j'avoue que même ça, j'aimerais encore un peu lever le pied.
04:20J'aimerais venir trouver quelqu'un, mais le problème, c'est qu'il n'y a pas de gens aussi
04:24fou que moi
04:24pour faire ce genre de boulot gratos. On a du mal à trouver des bénévoles.
04:28Non, au niveau de l'équipe du TCMH, franchement, ça bosse super bien.
04:33Et si je pouvais trouver parmi ces gens-là quelqu'un pour prendre le manche de ce que je fais,
04:38ce serait génial.
04:40Normalement, ce serait plutôt d'anciennes joueuses qui devraient faire ça.
04:43J'en ai... J'ai donné quelques noms pour essayer de trouver des camis de pain ou autre.
04:49Stéphane Deforetz, mais qui organise 60 000 dollars au Neubourg.
04:56Le problème, c'est qu'elle, c'est son boulot. Elle est rémunérée.
05:00Nous, c'est du bénévolat.
05:01Vous le disiez tout à l'heure sur le ton de l'humour, en parlant du bénévolat.
05:05Et vous pensez que finalement, c'est ça aussi la difficulté.
05:07Quand on est des 15 000 au Havre, mais on sait qu'il y en a plein,
05:11c'est difficile de recruter quand on sait que ça doit être bénévole.
05:15Bien sûr, non seulement ça doit être bénévole pour ces raisons-là,
05:20mais aussi parce que nous, au Havre, au bout du monde, on a un mal fou à trouver des partenaires.
05:24On manque de sous.
05:26Parce que le problème du Havre, où il y a beaucoup une zone industrielle riche,
05:31malgré tout, il n'y a pas de décideurs au Havre.
05:34Alors, tous les décideurs de toutes les entreprises que l'on a dans notre zone,
05:36soit à Paris ou éventuellement à Rouen ou à Caen,
05:39mais il n'y a pas de décideurs.
05:40Donc, on a un mal fou à trouver des partenaires
05:43qui pourraient nous permettre éventuellement de payer quelqu'un,
05:46mais on n'a pas les moyens.
05:48On est très pauvres en partenariat.
05:52Là, si quelqu'un pouvait enregistrer ça et nous aider à trouver des partenaires,
05:56voire à être partenaire lui-même,
06:00là, on est très, très, très demandeurs.
06:02On est vraiment très en retard à ce niveau-là.
06:05On entend votre appel.
06:07Donc, un pour le poste de directeur.
06:09Idéalement, une ancienne joueuse qui aurait, pourquoi pas,
06:11se faire la main en direction de Petit Ornois avant de peut-être monter.
06:15Et l'appel au sponsor.
06:17Voilà, c'est ça.
06:18C'est les deux appels.
06:20Quelquefois, je dirais, au secours même.
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