00:00Ce soir, nous ne recevrons pas non plus Benjamin Laverne.
00:03Et là, je dois dire...
00:04Ah oui, franchement, je le regrette, parce que d'abord, j'aurais fait mon méa culpa auprès de cet acteur.
00:10Je l'ai vu animer la soirée des Césars, et je dois dire qu'il m'a scotché.
00:13Bleu fait !
00:14Et il y a encore deux ou trois ans, je vais être très honnête,
00:17j'avais un avis non pas négatif, mais on va dire que j'étais un peu indifférent.
00:21D'abord, je m'étais un peu emmerdé avec un film qui s'appelait Le Discours, dans lequel il jouait.
00:25Donc, je n'avais pas compris pourquoi, après d'autres acteurs, il était devenu à la mode.
00:30Parce que c'est comme ça, le cinéma français, d'un seul coup, voyait un acteur quasiment dans tous les
00:34films.
00:34J'avais vu jouer même l'Abbé Pierre, alors qu'il y avait déjà eu l'Abbé Pierre avec Lambert
00:38Wilson.
00:38Je me suis dit, tiens, c'est peut-être la version porno, mais non, même pas !
00:41Bref, je le trouvais, comment dire ça, sans être méchant, je le trouvais un peu fadouille.
00:45Voilà, Benjamin Laverne, pas un premier rôle, et je me demandais ce que le cinéma français pouvait bien lui trouver.
00:50Et puis, c'est vrai que j'ai tendance, comme ça, à me méfier des modes chez les acteurs.
00:55Bref, j'ai été con. Con ! Tout, vous allez me dire, c'est de s'en rendre compte.
00:59Parce que, d'abord, ça a commencé avec le film en fanfare. Je ne sais pas s'il y a
01:02eu ce film.
01:03Pareil, au départ, je ne voulais pas aller le voir. Je me suis dit un film sur les fanfares avec
01:07Benjamin Laverne.
01:08En plus, non, je n'irais pas. Puis quoi encore ?
01:10Puis un jour, j'ai pris l'avion, il y avait 12 heures de vol. Vous savez ce que c
01:12'est, au bout de 12 heures de vol ?
01:13Après 3, 4 films, je me suis dit, bon, allez, en fanfare. Et là, et là, j'ai vu un
01:19film incroyable, un acteur exceptionnel.
01:22Et je me suis dit, non pas que j'étais un con, je me suis dit, tu es un gros
01:25con.
01:26Et alors, depuis, j'ai vu les Césars. Alors là, franchement, si vous n'avez pas vu le début de
01:30la cérémonie des Césars, regardez.
01:32C'est une performance de Benjamin Laverne absolument incroyable en tant que danseur, showman, acteur.
01:38Ça dure 15 minutes. 15 minutes d'ouverture de folie. Et donc, désormais, je pense que je suis un très,
01:44très, très gros con.
01:45Alors voilà, pardon, Benjamin Laverne. Il s'en fout totalement. Il a bien raison. Il n'a pas besoin de
01:50moi.
01:50Mais moi, je m'en veux. Et comme disait Jacques Chirac, je vais citer la phrase exacte dans son intégralité.
01:56J'espère que vous la connaissez, la phrase de Chirac. C'est « Il n'y a que les imbéciles
02:00qui ne changent pas d'avis. Je l'ai toujours dit ».
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