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  • il y a 1 semaine
Cette semaine, on s'enflamme pour Arthur Pilard ! Spécialiste de BMX Race, il était remplaçant lors des JO de Tokyo 2020 et des JO de Paris 2024. Aux premières loges pour assister au triplé historique du BMX français, il est depuis devenu champion du monde de la discipline en 2025, et a également remporté la Coupe du monde.

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Sport
Transcription
00:00:18Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle
00:00:22émission.
00:00:23Aujourd'hui, on s'enflamme pour Arthur Pillard.
00:00:26Salut Arthur, comment tu vas ?
00:00:28Ça va, et toi ?
00:00:29Bah ça va, écoute, nickel, installe-toi.
00:00:30L'entrée sur du nez que feu, le drapeau breton, c'est chez toi là.
00:00:34Ah ouais, on est bien là.
00:00:36Ça me fait très plaisir de t'avoir Arthur dans l'émission, le premier pilote de BMX.
00:00:41Voilà, donc tu ne seras jamais le premier.
00:00:43Magnifique.
00:00:44Je te présente pour nos téléspectateurs, nos téléspectatrices.
00:00:47Arthur, tu as 30 ans, tu pratiques donc le BMX Race et ton palmarès est bien fourni.
00:00:52On va le voir s'afficher à l'image.
00:00:54Il y a beaucoup de titres, beaucoup de beaux titres.
00:00:56champion du monde 2025, vainqueur du classement général de la Coupe du Monde la même année,
00:01:01vice-champion du monde 2023, champion d'Europe en 2021 et 2024, et puis champion de France en 2024.
00:01:07Quand tu vois ce palmarès s'afficher devant tes yeux, Arthur, tu te dis quoi ?
00:01:12Ouais, je me dis qu'il manque déjà plus qu'une chose.
00:01:16Mais ouais, si on m'avait dit ça au début de ma carrière déjà, je pense que j'aurais directement
00:01:22signé.
00:01:23Mais ouais, j'ai accroché chez moi les trois maillots de chaque titre.
00:01:28Et c'est là où je me suis vraiment rendu compte que j'avais fait les trois titres, le France,
00:01:35l'Europe et le monde.
00:01:37Et ouais, forcément, il y a une part de satisfaction dans tout ça.
00:01:42Ah oui, tu disais le titre qui manque, évidemment, c'est les Jeux Olympiques.
00:01:45On en reparlera dans cette émission.
00:01:47Vous le savez, on s'enflamme, on est là pour ça.
00:01:49Également, je sais que les sportifs de haut niveau, vous avez tendance à passer vite à autre chose,
00:01:53à être très exigeants envers vous-même.
00:01:55Est-ce que toi, tu arrives quand même à avoir des moments où tu te poses dans un canapé comme
00:01:58là,
00:01:58et tu te dis, bon, j'ai accompli tout ça, déjà, à 30 ans, je suis fier de moi ?
00:02:06Non, j'avoue, ça ne m'arrive pas.
00:02:07Mais du coup, quand je te disais que, quand j'ai accroché les maillots chez moi,
00:02:13c'est là où je me suis dit, waouh, c'est quand même ouf ce que tu as réussi à
00:02:18faire dans ce sport.
00:02:21Et ouais, de temps en temps, forcément, quand je les vois, je me dis, ouais, c'est exceptionnel.
00:02:28Et voilà, c'est aussi pour ça qu'on se bat un peu tous les jours,
00:02:31c'est pour vivre des moments comme j'ai pu vivre ces dernières années.
00:02:36Donc, c'est ça qui est cool.
00:02:37Bien sûr.
00:02:38Pour poser le décor, Arthur, on va voir si tu as révisé, le BMX Race pour les nuls.
00:02:42Ok.
00:02:43Je te laisse expliquer aux téléspectateurs.
00:02:45Donc, le BMX Race, c'est 8 pilotes sur une ligne de départ.
00:02:50Donc, nous, les pros, on est à 8 mètres de haut.
00:02:53Les amateurs sont sur des buts un peu plus petits.
00:02:57Et il y a 4 lignes droites, 3 virages.
00:03:00La puce se fait aux alentours des 400 mètres.
00:03:03Donc, il y a des bosses, soit qu'on franchit avec des sauts, soit des manioles,
00:03:06donc des passages sur la roue arrière, ou soit juste, on passe la bosse.
00:03:11Et les 4 premiers passent au tour suivant, et ainsi de suite, jusqu'à la finale,
00:03:17où le meilleur gagne, souvent.
00:03:19Bon, il n'est pas champion du monde pour rien.
00:03:21Voilà, les règles, ça, c'est acquis pour Arthur Pilar.
00:03:24La question rituelle de l'émission, Arthur, je la pose à tous les athlètes qui sont dans ce canapé.
00:03:28La dernière fois que tu t'es enflammé ?
00:03:29Alors, pas forcément sur une piste en compétition, ça peut être dans la vie de tous les jours aussi.
00:03:34La dernière fois que je me suis enflammé, intérieurement, ou...
00:03:40Ça peut être, oui, intérieurement, ou ça peut être, je ne sais pas, un autre sport que tu es allé
00:03:45voir,
00:03:45ou ça t'a fait kiffer, ou un truc que tu as fait, qui t'a plu.
00:03:49Je suis quelqu'un d'assez réservé, donc je m'enflamme très peu.
00:03:55Je m'enflamme quand je suis tout seul, chez moi, mais là, je n'ai pas trop de souvenirs.
00:04:00Mais ouais, je dirais, la dernière fois, je pense, c'est quand j'ai gagné le classement de la Coupe
00:04:04du Monde.
00:04:05Parce que ce n'était pas gagné d'avance.
00:04:09J'étais deuxième en arrivant sur les deux dernières manches, en Argentine.
00:04:15Le gars devant moi, un autre Français, Sylvain, médaille d'argent à Paris,
00:04:20qui est très très costaud quand ça compte, et quand il a décidé qu'il allait être en forme, il
00:04:27est en forme.
00:04:28Et puis, il ne lâche pas, il ne lâche pas, c'est un guerrier.
00:04:32Donc, voilà, je savais que ça allait être compliqué.
00:04:36Et donc, quand j'ai réussi à accomplir ça, en arrivant dans plus une position d'outsider,
00:04:45forcément, j'étais très content de ressortir ce week-end-là,
00:04:48avec déjà deux victoires, parce que j'ai gagné deux manches de la Coupe du Monde,
00:04:51et derrière, le classement.
00:04:54Donc, ouais, c'était cool.
00:04:55Puis Arthur, il n'ose pas le dire, mais il s'est aussi enflammé quand on t'a sollicité pour
00:04:58venir dans l'émission.
00:04:59Oui, bien sûr.
00:05:00Évidemment.
00:05:01Bien sûr.
00:05:01Tu sais quoi, Arthur ? Moi, je ne me suis pas s'enflammé aujourd'hui,
00:05:03donc je te propose qu'on continue à s'enflammer un petit peu tous les deux.
00:05:06Ouais, avec plaisir.
00:05:06Allez, c'est parti, on va allumer le feu.
00:05:13Alors, Arthur, tout a commencé pour toi, et donc, dans cette passion du BMX, ici.
00:05:19Regarde, on a les images.
00:05:20Tu es petit à cette époque-là, mais on sent que tu prends déjà beaucoup de plaisir.
00:05:25Sur la piste, tu as quel âge, justement, là, Arthur ?
00:05:27Ouais, là, je dois avoir 6 ans, à mon avis.
00:05:306 ans, ça, je pense que c'était dans les 3 premiers mois où j'ai commencé.
00:05:36Ouais, et donc, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, tu étais sur cette piste à fond, motivé
00:05:41?
00:05:41Ouais, ouais, ouais, cette piste, elle m'a tout appris.
00:05:45On est où, là ?
00:05:46Là, c'est à Tex, du coup, en Bretagne, du côté de Vannes, juste à côté, un petit club.
00:05:52Donc, j'ai fréquenté de mes 6 ans à mes 15 ans.
00:05:57Donc, j'ai passé des heures, des jours, des mois, je pense, cumulés là-bas.
00:06:05Là, c'est...
00:06:06Ah oui, là, c'est vraiment tout petit, les premières compétitions.
00:06:09Ouais, c'est ça, ouais, ouais.
00:06:11Ouais, bah là, on voit l'étagère de coupe où, au début, mon papa en avait fait une, puis une
00:06:17deuxième,
00:06:18puis une autre sur un autre mur, jusqu'à, ouais, tout remplir, tout remplir.
00:06:24Donc, ouais, j'ai eu la chance de performer assez vite, quand même, sur la scène départementale, régionale.
00:06:32Comment tu l'expliques, ça, c'est des prédispositions de base ?
00:06:36Un truc que tu avais en toi qui t'a permis de performer vite sur cette discipline ?
00:06:40Tu avais les qualités rotistes, quoi, tout de suite ?
00:06:42Ouais, je pense, dû à... J'étais toujours sur un vélo quand j'étais jeune.
00:06:46Mon grand-père, il m'amenait... Il habite du côté de Dinar, Saint-Malo.
00:06:51Il m'amenait à l'ancienne gare où il y avait une descente et deux, trois tas de terre.
00:06:56Et dès que j'allais chez mon grand-père, il mettait le vélo dans le coffre.
00:06:58Il m'amenait à cet endroit et j'y passais tout le temps.
00:07:02Et voilà, et bien, chez moi, je faisais toujours du vélo dans la rue.
00:07:04Donc, forcément, j'ai acquéri de la technique sur le vélo, etc., de la fluidité.
00:07:12Que forcément, quand je suis arrivé sur une piste, forcément, ça m'a aidé.
00:07:16On le voit, ces images de ce super documentaire, Arthur, qui a été réalisé sur toi.
00:07:21Tu reviens sur cette piste. Est-ce que déjà, tu y retournes souvent ?
00:07:25Qu'est-ce que ça te procure quand tu y retournes ?
00:07:28Non, je n'y retourne pas souvent parce que là, comme on le voit, la piste, elle n'est pas
00:07:31dans un très, très bon état.
00:07:33C'est des petites bosses. C'est vraiment une toute petite piste.
00:07:36Ils l'ont refaite récemment. Je pense que le documentaire a été tourné l'hiver dernier.
00:07:41Et ils l'ont refaite cet été où ils ont mis des virages en enrobés, etc.
00:07:46Donc, la piste a pris un niveau franc.
00:07:49Donc, ça, c'est cool. C'est cool pour le club, etc.
00:07:52Donc, je n'y vais pas souvent. J'y suis allé pour l'inauguration, justement, octobre ou novembre, je ne
00:07:58sais plus, cette année.
00:08:00Et voilà, c'est le seul moment où j'y retourne.
00:08:03Souvent, quand je rentre en Bretagne, j'essaie de ne pas trop prendre mon vélo,
00:08:06justement, essayer de me poser un peu et de profiter avec ma famille et surtout mes amis qui sont là
00:08:13-bas.
00:08:14Ce documentaire, il s'appelle « Un rêve pour deux », réalisé par Emmerich Bagy, Ludovic Bord et Yann Gaétano.
00:08:20C'est dispo sur ta chaîne YouTube.
00:08:21Franchement, il est super. Je vous invite à aller le visionner pour en connaître un peu plus sur toi.
00:08:25Nous, on va continuer à en apprendre davantage sur toi, Arthur.
00:08:29Tu le disais tout à l'heure, tu es quelqu'un d'assez réservé, d'assez introverti.
00:08:34Est-ce que sur un BMX, c'est différent ?
00:08:35Est-ce que c'est vraiment sur le BMX que tu parviens à te libérer, à montrer une autre facette
00:08:41de toi, peut-être ?
00:08:43Oui, même si j'ai un pilotage assez posé, assez « doux », quand j'arrive sur une piste,
00:08:52je me sens vraiment dans mon élément et c'est là où je sens que je peux me défouler,
00:08:58où je peux utiliser toute l'énergie que je n'ai pas utilisée dans la journée.
00:09:03En tout cas, quand j'étais à l'école, au moins j'allais au BMX et je me défoulais là
00:09:08-dessus.
00:09:09Il y a un truc aussi dans ces disciplines-là, le BMX et d'autres un peu moins connus, moins
00:09:14médiatisés.
00:09:15Je sais qu'il y a beaucoup de gamins qui font du foot, du basket, qui très tôt disent
00:09:19« je veux devenir joueur professionnel de foot, je veux devenir basketteur pro ».
00:09:23BMX, c'est peut-être un peu plus rare d'avoir un petit jeune qui dit
00:09:26« moi, je veux en faire ma vie, je veux en faire mon métier ».
00:09:28Est-ce qu'à ce moment-là, quand tu es tout jeune, déjà, tu prends conscience que c'est possible
00:09:33de vivre de ce sport ?
00:09:35Est-ce que c'est ton ambition ou ça met plus de temps à arriver ?
00:09:38Non, moi, ce n'était vraiment pas une ambition du tout.
00:09:42Juste le plaisir au début ?
00:09:43Vraiment le plaisir, mais vraiment, je pense jusqu'à même mes 18 ans, mes 18-20 ans.
00:09:51Pour moi, ça restait du plaisir, de l'entraînement.
00:09:55Je m'entraînais et je voyais où ça pouvait aller.
00:09:59Tu savais ce que tu voulais faire à cet âge-là, 17-18 ans ?
00:10:02Non, pas du tout. Je n'étais pas très scolaire.
00:10:05J'ai arrêté l'école assez vite.
00:10:07Du coup, on va dire que le BMX m'a un peu sauvé de tout ça.
00:10:11J'ai un peu mis toutes mes cartes là-dedans.
00:10:15Déjà, ça a marché, c'est très bien.
00:10:18Mais voilà, maintenant, j'ai la chance de pouvoir en faire mon métier.
00:10:23On n'est pas beaucoup.
00:10:25Donc ça, c'est cool.
00:10:27Je pense que maintenant, le sport a un peu plus évolué.
00:10:31Et peut-être que les jeunes aimeraient en faire leur métier.
00:10:35Mais moi, quand j'avais 6 et 10 ans, jamais, pour moi, c'était du kiff.
00:10:42Et déjà, c'était moins médiatisé.
00:10:45À l'époque, il n'y avait pas Internet, etc.
00:10:47Donc il n'y avait pas tous les réseaux, toutes les vidéos, machin.
00:10:49Donc on ne voyait pas spécialement ce que faisaient les professionnels du BMX.
00:10:54On voyait dans les magazines.
00:10:55Mais ça s'arrêtait là.
00:10:57Oui, donc l'ambition est venue un petit peu plus tard.
00:11:00On profite de ces images toujours impressionnantes.
00:11:04Décrypte-moi un petit peu plus.
00:11:05Explique-moi un petit peu plus ton style de pilotage.
00:11:07Tu m'as dit un petit peu posé tout à l'heure.
00:11:10Mais j'aimerais en apprendre davantage.
00:11:11Tes points forts, tes faiblesses.
00:11:14Moi, je suis quelqu'un de très dur avec moi-même.
00:11:19Donc je sais directement ce qui va et ce qui ne va pas quand je roule, etc.
00:11:24Donc j'essaie toujours d'être le meilleur techniquement, en tout cas,
00:11:28parce que c'est un domaine que tu maîtrises finalement.
00:11:31La technique, tu sais ce qui va, ce qui ne va pas.
00:11:34Donc techniquement, je pense que je suis très bon.
00:11:37Je fais les passages qu'il faut en compétition, etc.
00:11:42Forcément, il y a deux, trois ajustements à faire.
00:11:44Il y a deux, trois petites choses où je suis un peu moins à l'aise.
00:11:47Mais sur la globalité de l'aspect technique, je suis très fort.
00:11:51Après, là où je pêche un petit peu, où du coup, j'ai dû beaucoup travailler,
00:11:53c'est l'aspect puissance.
00:11:56Là, je ne suis pas très puissant de base.
00:11:58Donc voilà, j'ai dû développer tout ça.
00:12:01Et même si c'est encore, je sens que je peux encore progresser là-dessus
00:12:04et être encore plus rigoureux, etc.
00:12:07Mais c'est quelque chose qui est dur à prendre.
00:12:12Et on y travaille avec mon entraîneur pour évoluer.
00:12:15Pour évoluer, même si ça a bien évolué ces 4-5 dernières années.
00:12:18Le moment le plus grisant d'une course, où il y a le plus d'adrénaline,
00:12:23c'est le départ, c'est le déroulé, c'est l'arrivée ?
00:12:26Oui, c'est vraiment le départ où on est 8 sur la grille de départ.
00:12:31La grille, elle tombe au même moment pour tout le monde.
00:12:33Donc, il faut réussir à s'extraire le plus vite possible, entre guillemets, des autres.
00:12:40Donc, oui, on est vraiment serré.
00:12:43On ne se rend pas compte.
00:12:45Mais quand on se met en haut du départ, pour ceux que j'ai pu amener en haut d'un
00:12:50départ,
00:12:50ils se disent « Ah ouais ! »
00:12:52C'est impressionnant.
00:12:53Et déjà tout seul, ce n'est pas évident.
00:12:55Alors à 8, c'est encore moins.
00:12:57Donc voilà, dès que tu arrives à t'engager à 100%,
00:13:01à commencer à, on appelle ça des « all shots »,
00:13:05donc quand on part devant tout le monde,
00:13:08quand tu arrives à faire ce genre de choses en compétition,
00:13:13c'est juste, tu te sens fort.
00:13:16Les courses se jouent énormément sur le départ.
00:13:19C'est un point très, très important.
00:13:21Oui, beaucoup.
00:13:22Beaucoup, oui.
00:13:23Ça, c'est ce que tu dis dans les écoles, mais ils parlent de 70-80%.
00:13:28Après, voilà, il y a certains profils qui sont moins bons au départ,
00:13:31mais qui sont très forts sur la piste.
00:13:34Et sur la piste, ils arrivent à revenir.
00:13:36Tu peux être le meilleur démarreur du monde,
00:13:39mais si techniquement, tu es nul sur la piste, tu ne vas pas aller vite.
00:13:42Donc tu vas te faire rattraper, etc.
00:13:44Donc forcément, il faut être très bon au départ,
00:13:47mais il ne faut pas oublier l'aspect piste qui est très important.
00:13:50Et nous, il y a cet aspect chrono pour avoir la start list du tour suivant, etc.
00:13:55Donc il faut être rapide sur les tours d'avant
00:13:57pour forcément avoir une bonne place sur la grille, etc.
00:14:01Donc oui, le départ est important,
00:14:05mais il y a l'aspect aussi piste qui est très important
00:14:07parce que tu peux faire une erreur et passer de 1 à 8.
00:14:10Bien sûr.
00:14:11Et puis il y a une chose aussi, Arthur,
00:14:13je compare un petit peu avec le sprint en athlétisme.
00:14:16On dit souvent qu'on peut déconnecter un peu le cerveau.
00:14:19On part et puis ensuite, forcément, on suit son couloir.
00:14:23Il n'y a pas de confrontation directe.
00:14:25Là, c'est complètement différent.
00:14:26C'est la lutte avec les autres gars.
00:14:29Comment tu parviens à gérer tout ça dans ton esprit ?
00:14:33Il y a beaucoup de facteurs à gérer.
00:14:35Donc ton pilotage, ta vitesse, les autres aussi.
00:14:39Tout ça en quelques secondes.
00:14:40Une course, ça dure quoi ? 30, 40 secondes ?
00:14:42Ouais, 30, 35, ouais.
00:14:43Donc ouais, c'est un sport très complet justement pour ça
00:14:48parce que tu dois te concentrer sur toi.
00:14:51Mais quand tu es dans le paquet, tu dois te concentrer aussi sur les autres.
00:14:54Tu dois prendre des décisions en fraction de seconde.
00:14:58Tu dois piloter vraiment à l'instinct un petit peu.
00:15:04Donc ouais, puis chaque course est complètement différente.
00:15:08Donc ouais, c'est ça aussi qui fait la beauté du sport.
00:15:12On va dire qu'en vélo de route, à l'heure actuelle, tu sais que Pogacar va attaquer à un
00:15:18moment donné.
00:15:19Voilà, il va appuyer, il va gagner.
00:15:22Voilà, nous, tu peux refaire la course dix fois.
00:15:24Elle va se passer peut-être huit fois différemment.
00:15:27Ça permet de garder aussi de l'espoir.
00:15:28Enfin, de ne pas avoir, comme tu dis, comme un Pogacar dans le cyclisme sur route,
00:15:32un gars qui domine ou très justement la discipline.
00:15:34Les cartes sont redistribuées chaque année, chaque compétition.
00:15:38Ouais, c'est pour ça que c'est beau notre sport.
00:15:40C'est que dès que tu arrives à, on va dire, gagner deux courses d'affilée,
00:15:44c'est vraiment que tu étais très fort
00:15:45ou que tu as réussi vraiment à tout mettre en place pour y arriver.
00:15:49Et c'est pour ça que dans l'histoire du BMX,
00:15:52il n'y a eu qu'une fois un mec qui a fait champion du monde deux années de suite.
00:15:56Ouais, qui est ?
00:15:57Qui est Kyle Bennett, un américain, c'était dans les années, je crois, fin 90 ou début 2000,
00:16:03un truc comme ça.
00:16:05Toi, il y a une particularité aussi.
00:16:06Je me suis un peu renseigné.
00:16:07Il me semble que tu ne mets pas le doigt sur le frein.
00:16:10Ouais.
00:16:10Ça, c'est rare ou c'est plutôt fréquent parmi les élites ?
00:16:14C'est rare quand même.
00:16:16C'est rare.
00:16:17Il y en a beaucoup, justement, quand on est dans les clubs,
00:16:21par sécurité, ils demandent de mettre le doigt sur le frein.
00:16:24Moi, on m'a toujours dit rien de le mettre.
00:16:25Mais je n'ai jamais réussi.
00:16:26Je n'ai jamais eu le réflexe de…
00:16:28En fait, sur les manioles, on a tendance des fois à se retourner.
00:16:31Donc, en fait, ça permet de freiner.
00:16:33Hop, le vélo, il se replaque.
00:16:35Moi, je n'ai jamais le réflexe de freiner.
00:16:37Alors, moi, je me suis retrouvé plein de fois sur le dos,
00:16:40respiration coupée, etc.
00:16:41Mais donc, tu serais plus de l'école à dire aux futurs pilotes,
00:16:44faites comme vous le sentez.
00:16:45Ouais.
00:16:46Ouais, même plutôt, essayez de ne pas mettre le doigt sur le frein.
00:16:49Vraiment, parce qu'au moins, tu t'engages pleinement.
00:16:51Tu tiens bien ton guidon.
00:16:54Techniquement, en fait, tu vas trouver ton point d'équilibre, etc.
00:16:58Tu vas moins jouer avec le frein.
00:17:00Parce que forcément, si tu freines, ça ralentit.
00:17:02Donc, si tu en mets 4-5 dans une course, ça va vite.
00:17:06C'est clair.
00:17:07C'est des micro-secondes qui s'envolent.
00:17:11On atteint quelle vitesse sur une course lancée au départ, par exemple ?
00:17:16Au départ, on est entre 55 et 60 en bas, à peu près.
00:17:21Puis, ouais.
00:17:22En première ligne, on doit garder cette vitesse-là, je pense.
00:17:26Et après, au fur et à mesure des lignes droites, ça chute un petit peu.
00:17:29Et voilà, l'objectif, c'est que la courbe, elle le chute le moins possible.
00:17:32OK.
00:17:32On va parler d'un pilote qui a marqué l'histoire de cette discipline.
00:17:36Je ne sais pas si lui mettait le doigt sur le frein, justement.
00:17:38Mais c'est Maris Stromberg.
00:17:40C'est triple champion d'Europe, double champion du monde, double champion olympique en 2008 et 2012.
00:17:46C'est le goth du BMX ?
00:17:48Ouais, c'est un des goths du BMX.
00:17:51Ouais, ouais, forcément.
00:17:54Puis, surtout, il venait vraiment d'un pays petit, la Lettonie.
00:17:58Je ne sais pas, il y a combien d'habitants, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup.
00:18:02On y est allé cette année.
00:18:03Enfin, moi, j'y suis allé pour la première fois cette année au championnat d'Europe là-bas.
00:18:06Et ouais, tu sens que le pays, déjà, ne roule pas sur l'or.
00:18:10Et puis, voilà, quand tu te rends compte de tout ça, tu te dis, ah ouais, ils ont sorti beaucoup
00:18:14de pilotes quand même.
00:18:16Et ouais, c'est...
00:18:17Il a réussi en plus à dominer.
00:18:19Bon, Pékin, il a gagné facilement.
00:18:22Londres, c'était plus dur.
00:18:24Je crois qu'il ne gagne aucun tour avant, justement, la finale.
00:18:27Et je crois qu'il l'a dit dans un podcast, en montant la butte, il savait qu'il allait
00:18:32gagner.
00:18:33Donc, alors que, pour moi, j'étais téléspectateur à cette époque-là, je ne le voyais pas du tout gagner.
00:18:41Parce que tu sens qu'il n'était pas très en forme.
00:18:44Mais bon, la preuve que si.
00:18:46Peut-être qu'il gardait ses cartes.
00:18:47Peut-être qu'il s'économisait.
00:18:48Je ne sais pas, mais...
00:18:49Qu'est-ce qu'il rendait si spécial, si dominant, ce pilote ?
00:18:55Il était vraiment puissant.
00:18:58Vraiment, c'était une bête physiquement.
00:19:02Et après, sur la piste, pareil, c'était pas super beau à voir.
00:19:09Mais ça allait vite, ça ne bougeait pas, c'était placé.
00:19:13Et ouais, des fois, on se regarde encore des vidéos de lui.
00:19:18Parce que des fois, tu fais...
00:19:19C'est juste ouf.
00:19:22Alors, en France, parce qu'on parle de la Lettonie, de Maurice Stromberg,
00:19:25mais en France, on a un sacré niveau en BMX.
00:19:28Je pense que tout le monde l'a vu et a vibré pendant les Jeux Olympiques avec ce triplé français.
00:19:33Dernier championnat du monde, on a eu aussi deux belles médailles.
00:19:36Toi en or et puis Edi Clarté en bronze, deux qui n'étaient pas au jeu, en tout cas pas
00:19:39titulaires.
00:19:41Donc, ça montre aussi l'homogénéité et le niveau, tout simplement, de cette discipline dans notre pays.
00:19:47Malgré les résultats au plus haut niveau, c'est une discipline qui a du mal à faire parler d'elle.
00:19:51D'un point de vue médiatique, on en parle peu.
00:19:54Les compétitions sont diffusées pas toujours.
00:19:58C'est compliqué d'exister.
00:20:00Complètement, oui.
00:20:01Comment tu vis ça, toi, Arthur, en tant que passionné, professionnel du BMX ?
00:20:05Et puis, comment tu l'expliques aussi ? Est-ce que tu as des axes un peu de réponse à
00:20:09ce problème ?
00:20:12Déjà, pour le coup, je le vis quand même assez bien.
00:20:15Parce que, oui, on ne gagne pas des millions.
00:20:19Mais, voilà, quand on gagne les compètes, etc., on arrive quand même à en vivre, ça ne va pas trop
00:20:26mal.
00:20:27Mais, voilà, on sait que ça ne va pas durer longtemps.
00:20:29Donc, on essaie, voilà, de mettre de côté, etc.
00:20:32Et après, ouais, sur l'axe d'évolution médiatique, en fait, c'est juste que notre format, il est incompréhensible
00:20:44pour tout le monde.
00:20:47En fait, on va tous se retrouver dans la même journée, les juniors, les 823, les élites.
00:20:52Et tu ne vas pas avoir de différence spécialement.
00:20:55Tout le monde va rouler en même temps, les filles, les gars, enfin.
00:20:59Et voilà, et en fait, ça fait beaucoup trop de courses, beaucoup trop de…
00:21:02Puis, finalement, tu vois la même chose, c'est sur le même tracé, etc.
00:21:06Donc, voilà, peut-être, voilà, si on met vraiment les élites d'un côté, vraiment sur une journée où il
00:21:13n'y a que les élites, je pense que ça peut être déjà un peu mieux.
00:21:16Il y a moins de courses, tu arrives à forcément l'animer un petit peu mieux, etc.
00:21:21Et je pense que ça peut aider.
00:21:23Mais, ouais, sinon, c'est…
00:21:24Nous, sur le circuit de Coupe de France, c'est un chantier.
00:21:28C'est un chantier avant de comprendre à quelle catégorie la compète, elle est finie, quoi.
00:21:35Ok, ouais, ouais, donc il y a un problème là-dessus.
00:21:38Ouais, je pense qu'on n'a pas encore vraiment trouvé le bon format de compétition.
00:21:43Voilà, là, l'UCI a commencé à comprendre un petit peu.
00:21:47Bon, elle a fait commencer la télé à partir des demi.
00:21:50Donc, tu vois que la demi et la finale, mais bon, il y a encore deux catégories, les 23, les
00:21:55élites.
00:21:56Donc, voilà, ça peut vite être le bordel, mais bon…
00:22:00C'est dommage, parce que la discipline en tant que telle, quand tu tombes sur une course, déjà, c'est
00:22:04ultra rapide, c'est très spectaculaire.
00:22:07Les Français performent, tu te dis que tous les ingrédients sont réunis pour que ça cartonne, tu vois.
00:22:11Ouais, ouais, c'est ça.
00:22:13Après, tu peux vite t'y perdre dans la course parce que tout le monde se retrouve en paquet.
00:22:20Mais ouais, quand tu vois la natation, tu vois la présentation, tu vois les noms par l'indo, tu vois.
00:22:26Nous, tu vois le départ, tu ne vois pas trop les noms, tu ne sais pas qui est à quel
00:22:31endroit.
00:22:32Donc, voilà, il y a peut-être quelque chose à faire là-dessus.
00:22:34Oui, il y a de belles perspectives d'évolution.
00:22:38Encore, alors, la grosse fenêtre de tir, Arthur, et tu le sais, pour briller, faire parler de soi dans cette
00:22:43discipline,
00:22:43comme dans beaucoup, c'est les Jeux Olympiques.
00:22:45Alors, le BMX, c'est une histoire récente avec les Jeux, puisque l'entrée au programme, c'est 2008, Béquin.
00:22:50Tu avais 12 ans, tu as suivi à fond ces premiers Jeux avec ton sport phare qui intègre le programme.
00:22:57Ouais, ouais, ouais, j'avais suivi, je m'en rappelle encore.
00:23:01On était partis en vacances, en caravane avec mes parents, je ne sais même plus dans quel endroit.
00:23:06Et ouais, mon père avait amené justement la télé exprès pour justement regarder les JO.
00:23:14Donc, ouais, forcément, j'ai suivi, c'était un peu dur avec le décalage, il fallait se lever, etc.
00:23:18Mais ouais, j'avais regardé.
00:23:20En plus, il me semble que ça avait été reporté.
00:23:22Enfin, il y avait eu un truc à Pékin, il me semble que ça avait été reporté avec la météo,
00:23:26etc.
00:23:26Et puis, c'était les femmes qui avaient brillé avec le doublé.
00:23:30Or, pour Anne-Caroline Chausson et l'argent pour Laetitia Le Corguillet.
00:23:33Donc, tout de même, c'est une entrée réussie.
00:23:36À ce moment-là, tu découvres aussi, je suppose, l'univers un peu olympique.
00:23:39Est-ce que tu te dis, quand tu le regardes à la télé, dans la caravane,
00:23:43« Moi, je veux y être aussi, je veux faire partie de cet événement ? »
00:23:45Non, non, pas du tout.
00:23:46Non, ouais, t'es encore…
00:23:47Comme tu disais, t'as pas encore cette idée de…
00:23:49Ouais, non, non, vraiment pas.
00:23:51Ouais, elle est venue quand même assez tardivement, cette…
00:23:55J'ai fait vraiment les étapes, je les ai prises et voilà, je les ai…
00:23:59J'ai vraiment tout fait, vraiment dans l'ordre.
00:24:02Et je ne me suis jamais projeté loin, me dire vraiment, je veux y être à ces Jeux olympiques-là.
00:24:08Après, tu sais, moi, je reçois beaucoup d'athlètes ici.
00:24:11Bon, chacun fonctionne différemment.
00:24:14Mais je pense que ta manière de fonctionner, de ne pas trop te projeter, ça peut être aussi bénéfique.
00:24:19Parce que quand on a tendance à se projeter trop vite, trop loin,
00:24:22à se dire, moi, dans 10 ans, je veux être au jeu, je veux être médaille d'or,
00:24:26on se met une pression énorme, les années qui suivent.
00:24:30Et quand on arrive à l'événement, on se dit, c'est maintenant, j'ai une fenêtre de tir.
00:24:33Ouais, c'est ça.
00:24:34Si je me foire, ma vie, elle est un peu réduite à néant.
00:24:37Enfin, tu vois, j'abuse un peu, mais tu vois ce que je veux dire.
00:24:39Et je pense que quand, comme toi, on prend son temps,
00:24:42on aborde les compétitions les unes après les autres, c'est un peu cliché de dire ça,
00:24:45mais c'est un peu ça, c'est plus facile en cas d'échec peut-être de digérer la chose
00:24:49aussi.
00:24:49Ouais, ouais, ouais, je pense.
00:24:52En tout cas, moi, je suis quelqu'un qui passe très vite à autre chose.
00:24:56Donc, voilà, dès qu'il y a une contre-perfe, etc.,
00:25:00ben voilà, peut-être que, bon, ça dépend de l'ampleur,
00:25:05mais souvent, peut-être 10-15 minutes après, voilà, c'est digéré.
00:25:08Des fois, ça met un petit peu plus de temps,
00:25:10mais souvent, au bout d'une journée, c'est OK, c'est passé.
00:25:14Donc déjà, ça, je pense que c'est quelque chose d'important.
00:25:17Enfin, voilà, pas rester toujours enfigé sur,
00:25:20ah, putain, je me suis loupé, et voilà, et continuer à…
00:25:25Finalement, tu te montes la tête tout seul.
00:25:26C'est un cercle vicieux, là.
00:25:27Ouais, ouais, tu te montes la tête tout seul,
00:25:29et forcément, c'est plus compliqué d'en sortir.
00:25:32Donc, voilà, j'ai, je pense, cette petite chance
00:25:36de réussir à passer assez vite à autre chose.
00:25:39Pour l'instant, des Jeux Olympiques, alors,
00:25:41tu as goûté quand même à l'expérience,
00:25:42pas en tant que titulaire, je le disais, en tant que remplaçant,
00:25:45donc à Tokyo et à Paris.
00:25:47Peut-être que pour ceux qui nous regardent,
00:25:48le terme remplaçant aux Jeux, ça ne parle pas à tout le monde.
00:25:50Est-ce que tu peux nous expliquer, Arthur, concrètement,
00:25:53le rôle d'un remplaçant aux Jeux Olympiques ?
00:25:55Donc, en tout cas, en BMX, le rôle du remplaçant,
00:25:59à Tokyo et à Paris, ils ont été un peu différents.
00:26:01Bon, je vais parler surtout de Paris,
00:26:03parce que ça va être le plus important.
00:26:05Mais Paris, voilà, le rôle du remplaçant,
00:26:07bon, déjà, il peut rentrer jusqu'à la veille de la compétition,
00:26:11je crois, forcément, s'il y en a un qui se blesse, etc.,
00:26:14le remplaçant peut rentrer.
00:26:17Mais une fois que la compétition est lancée,
00:26:19voilà, le remplaçant est sur la touche.
00:26:24Mais voilà, moi, quand je suis nommé remplaçant,
00:26:29il y a une discussion avec le sélectionneur,
00:26:31il me dit, voilà, bon, est-ce que tu veux être remplaçant ?
00:26:35Ah, tu as le choix, quand même.
00:26:37Non, non, oui, il m'a proposé, il m'a dit,
00:26:39est-ce qu'il va me dire mes missions, entre guillemets ?
00:26:42Et mes missions, c'était d'aider, justement,
00:26:44les trois gars au quotidien, dans l'entraînement,
00:26:48de les accompagner, etc.
00:26:50Dès qu'ils avaient besoin de moi,
00:26:53entre guillemets, je devais être présent avec eux
00:26:55et voilà, juste être sparring partner d'entraînement.
00:27:00Et voilà, c'est un rôle, du coup,
00:27:03comme j'avais vraiment bien digéré,
00:27:05voilà, cette non-qualif,
00:27:08voilà, je me suis dit, bah, écoute,
00:27:10c'est l'occasion d'y aller,
00:27:12de vivre les Jeux à Paris.
00:27:15Et puis bon, c'est jamais, s'il y a une blessure,
00:27:18voilà, ça peut arriver, on est un sport à un risque.
00:27:20Donc peut-être que je peux rentrer,
00:27:22mais ça, c'était vraiment loin,
00:27:24enfin, c'était vraiment pas du tout le but.
00:27:25Et le but, c'était justement d'accompagner les gars.
00:27:28Et moi, je leur ai dit direct,
00:27:30je leur ai dit, voilà,
00:27:31si vous avez besoin de moi à 8h à la piste,
00:27:33je viens à 8h,
00:27:35enfin, voilà, n'hésitez pas,
00:27:36je suis là pour vous,
00:27:37il n'y a aucun problème.
00:27:38Il y a Sylvain qui l'a très bien joué,
00:27:41il en avait besoin.
00:27:43Et voilà, je pense que j'ai été à toutes ses séances,
00:27:45en tout cas, quand il était à Saint-Quentin
00:27:48et quand on a fait un stage dans le Sud aussi après.
00:27:51Donc je pense que j'ai été quasiment à toutes ses séances.
00:27:55Les deux autres, un petit peu moins,
00:27:57mais je le savais à l'avance,
00:27:58parce qu'ils sont un petit peu plus réservés,
00:28:01ils ont un fonctionnement un petit peu plus solitaire.
00:28:04Donc Joris Daudet et Romain Bayeur.
00:28:05Joris et Romain, ouais.
00:28:07Et voilà, ils m'ont sollicité 2-3 fois.
00:28:10Mais voilà, et puis surtout,
00:28:12ce qui a été bien,
00:28:15et c'est là que tu te rends compte
00:28:16que plus ou moins t'as servi à quelque chose,
00:28:18c'est qu'ils m'ont tous remercié.
00:28:20à la fin de cette Olympiade,
00:28:25ils m'ont tous remercié.
00:28:26Les familles sont venus me remercier, etc.
00:28:30Donc voilà, mon rôle, pour le coup,
00:28:32a été très bien rempli.
00:28:34Donc ça, voilà, il y a quand même,
00:28:36malgré, enfin forcément, moi, j'étais sur la touche,
00:28:38donc forcément...
00:28:39Déçu, il y avait quand même de la fierté
00:28:41d'avoir accompagné ces gars.
00:28:42J'étais très, très heureux pour eux.
00:28:44Enfin, voilà, en tribune,
00:28:45j'étais intenable parce que j'arrivais pas
00:28:47à rester en place avant la finale.
00:28:49Plus stressé que sur les contre-coupes.
00:28:50Ouais, ouais, ouais.
00:28:51C'est ça qui est ouf.
00:28:52Mais vraiment, je tenais pas en place.
00:28:54J'étais pour le coup dans les tribunes.
00:28:56J'ai dû partir, me mettre dans les escaliers
00:28:59parce que je tenais pas en place.
00:29:02Et ouais, non, j'étais vraiment comme un ouf.
00:29:05Et voilà, forcément, après,
00:29:06il y a eu une petite descente
00:29:07et voilà, un petit contre-coup.
00:29:10Mais voilà, ça fait partie du sport.
00:29:13Et je pense que ces choses-là
00:29:14m'ont aidé aussi pour l'avenir
00:29:17et pour la saison qu'il est faite cette année.
00:29:19Non, mais c'est beau ta part
00:29:20parce que je sais que ça n'a pas été simple non plus.
00:29:23T'as non-qualification.
00:29:23Alors, tout part.
00:29:25Bon, c'est pas que ça,
00:29:26mais tu te blesses à la cheville en 2023.
00:29:29La suite, ça va être très compliqué.
00:29:30Ça va impacter ta saison.
00:29:31La dernière fenêtre de qualif au jeu,
00:29:34c'était les championnats du monde 2024.
00:29:35Toi, t'avais fait focus dessus en plus.
00:29:36Tu t'étais dit, bon, je fais un peu all-in
00:29:39championnat du monde
00:29:40pour me réserver physiquement.
00:29:42Ça passe pas.
00:29:43Tu fais pas le résultat espéré.
00:29:44Donc, à ce moment-là,
00:29:45tu décroches pas ton ticket pour les Jeux.
00:29:47On a parlé des Jeux,
00:29:48ton rôle de remplaçant
00:29:49qui s'est bien déroulé
00:29:50où t'as aidé les gars.
00:29:52au moment où tu comprends
00:29:54que tu vas pas faire partie
00:29:55de l'aventure en tant que titulaire
00:29:57pour ces Jeux Olympiques de Paris,
00:29:58comment ça se passe ?
00:29:59Est-ce que c'est tout un monde
00:30:00qui s'effondre ?
00:30:01Ou comme tu l'as dit tout à l'heure,
00:30:02tu passes très, très vite à autre chose ?
00:30:05Bah, du coup, je pense que c'est le moment
00:30:07où ça a été le plus long.
00:30:09Mais bon, quand je vais te dire la longueur,
00:30:11tu vas te dire, ok, bon, ça va.
00:30:13Mais ouais, dès le lendemain,
00:30:14je t'ai passé à autre chose.
00:30:15Et ouais, forcément, le soir,
00:30:17il fallait pas me parler,
00:30:18il fallait...
00:30:19Voilà, j'étais tout seul
00:30:21dans ma chambre, etc.
00:30:23Donc ouais, forcément,
00:30:25les Jeux Olympiques en France,
00:30:27déjà, ça arrive...
00:30:28Enfin, ça va pas re-arriver
00:30:29avant que j'arrête.
00:30:31Donc voilà, tu loupes quelque chose.
00:30:34Enfin voilà, je savais que...
00:30:35J'avais tous mes amis et tout
00:30:37qui pouvaient venir, etc.
00:30:40Donc voilà, c'est un peu un rêve
00:30:41qui s'envole à ce moment-là.
00:30:43Bien sûr.
00:30:43Tu sais quoi, Arthur ?
00:30:44Parce que c'est hyper intéressant,
00:30:45mais je vais te couper
00:30:46parce qu'il y a une personne
00:30:47qui confirme tes propos
00:30:48et qui est très importante pour toi,
00:30:50qui va un peu dans ton sens,
00:30:51qui dit un peu ce que tu dis
00:30:52et je trouve ça intéressant d'écouter
00:30:53et puis tu réagiras par la suite.
00:30:56Coucou Arthur, comme tu le sais,
00:30:57je ne pouvais pas être présente
00:30:58à tes côtés ce soir,
00:30:59mais je voulais te faire cette vidéo
00:31:00pour te dire à quel point
00:31:01je suis fière de toi.
00:31:03On m'a demandé une petite anecdote
00:31:04et je voulais revenir
00:31:05sur les championnats du monde de 2024.
00:31:08Moment assez compliqué
00:31:09où globalement,
00:31:10tu perds ta qualification
00:31:11aux Jeux Olympiques.
00:31:13forcément difficile à accepter,
00:31:16difficile à encaisser.
00:31:17Tu me dis à ce moment-là
00:31:19à vouloir arrêter le BMX.
00:31:21Je t'avoue que je n'y crois pas trop.
00:31:23La preuve,
00:31:24quelques jours plus tard,
00:31:25tu es champion d'Europe,
00:31:27quelques mois après,
00:31:28champion de France
00:31:29et un an plus tard,
00:31:31champion du monde.
00:31:32Je pense que ça te représente bien.
00:31:34Tu doutes beaucoup,
00:31:35mais tu n'abandonnes jamais.
00:31:36mais c'est pour ça
00:31:37qu'on sera là
00:31:38pour te supporter en 2028
00:31:40et qu'on a hâte d'y être.
00:31:43Ta copine.
00:31:44Exactement.
00:31:45On a vu les maillots derrière.
00:31:47d'ailleurs.
00:31:48Donc,
00:31:49oui,
00:31:50forcément,
00:31:51c'est vrai qu'en plus,
00:31:52elle était là
00:31:53à mes côtés en 2024
00:31:54parce qu'elle roulait aussi
00:31:55à ce moment-là.
00:31:56Tu lui as dit
00:31:57que tu voulais arrêter
00:31:57en sortie de la qualification.
00:32:00Tu voulais te plaquer.
00:32:01Ben oui,
00:32:02forcément,
00:32:03il y a ce problème à la cheville.
00:32:05C'était très dur.
00:32:07Tu ne vois pas le bout du tunnel.
00:32:08Oui,
00:32:08je me suis blessé en octobre.
00:32:11C'était en mai
00:32:12de l'année d'après.
00:32:14Donc oui,
00:32:14forcément,
00:32:16quand tu passes
00:32:177-8 mois
00:32:18dans la douleur
00:32:19de la cheville,
00:32:21il y a toujours
00:32:21devoir adapter
00:32:22tes entraînements
00:32:23à savoir
00:32:25si elle va
00:32:26s'enlever,
00:32:27etc.
00:32:28Je savais
00:32:29qu'il fallait
00:32:31que je me fasse opérer
00:32:32déjà dans un premier temps
00:32:33mais si l'opération
00:32:34ne fonctionnait pas,
00:32:36forcément,
00:32:36je n'allais pas pouvoir
00:32:37continuer dans cet état-là.
00:32:40Donc oui,
00:32:40sur le moment,
00:32:41forcément,
00:32:41tu as envie d'arrêter,
00:32:42tu as envie de tout plaquer,
00:32:44tu as ce petit rêve
00:32:45qui s'envole.
00:32:46Mais voilà,
00:32:47ça a été forcément
00:32:48une période
00:32:49un peu compliquée.
00:32:50Je suis passé vite
00:32:51à autre chose
00:32:52mais à la fois,
00:32:53forcément,
00:32:53il y a eu des petits moments
00:32:55de temps en temps
00:32:55ou de down.
00:32:58Mais voilà,
00:32:58ça fait partie,
00:32:59ça fait partie du sport
00:33:00et ça fait partie aussi
00:33:01de l'être humain.
00:33:04Ça arrive,
00:33:04ça n'arrive pas
00:33:05que dans le sport,
00:33:06ça arrive dans
00:33:07tout plein de choses.
00:33:09Donc voilà,
00:33:09mais c'est ça aussi
00:33:10qui nous aide
00:33:12à nous relever
00:33:13et des fois
00:33:16à mieux nous relever.
00:33:17Ah bah,
00:33:17c'est ton cas typiquement
00:33:18parce qu'il y a deux solutions
00:33:19dans ces situations-là.
00:33:21C'est soit tu t'effondres,
00:33:22soit tu repars de plus belle.
00:33:23Toi,
00:33:23c'est ce que tu as fait.
00:33:24Déjà,
00:33:24ta copine l'a dit
00:33:25deux semaines plus tard
00:33:26après ses championnats d'Europe.
00:33:27Oui, c'est ça.
00:33:28Et puis ton année 2025,
00:33:30elle est magnifique,
00:33:31champion du monde à Copenhague.
00:33:33Tu remportes le classement
00:33:34général de la Coupe du Monde.
00:33:36On va revenir forcément
00:33:37sur ces compétitions.
00:33:39Pour l'instant,
00:33:40cette année 2025,
00:33:41c'est clairement
00:33:41la meilleure de ta carrière.
00:33:42Oui, de très loin.
00:33:45De très, très loin.
00:33:46Mais voilà,
00:33:47pour revenir à 2024,
00:33:48il y a ce championnat du monde.
00:33:50Deux semaines après,
00:33:51je fais champion d'Europe.
00:33:52Donc déjà,
00:33:52forcément,
00:33:52ça rebooste un petit peu.
00:33:55Il n'y a pas un peu
00:33:56de frustration aussi
00:33:57de te dire...
00:33:58Alors,
00:33:58je crois qu'à ces championnats
00:33:59d'Europe,
00:33:59il n'y avait pas...
00:34:00Non,
00:34:01il n'y avait pas
00:34:02les trois olympiques.
00:34:03Mais est-ce que quand même
00:34:04de te dire
00:34:04je fais champion d'Europe,
00:34:05là,
00:34:06j'arrive à m'exprimer
00:34:07alors qu'au championnat du monde,
00:34:08je n'ai pas réussi ?
00:34:09Forcément,
00:34:10forcément,
00:34:10on se dit
00:34:12je l'ai fait
00:34:13entre guillemets
00:34:13au mauvais moment.
00:34:14Mais cette compétition,
00:34:15elle m'a surtout prouvé
00:34:16à moi-même
00:34:18que je pouvais quand même
00:34:20batailler avec les meilleurs.
00:34:22Parce qu'il y avait quand même
00:34:23le gars qui fait quatre au jeu.
00:34:25Il était quand même
00:34:25à ce championnat de Rome-là.
00:34:27Donc oui,
00:34:27forcément,
00:34:28il a élevé les jeux
00:34:29un mois plus tard.
00:34:29Donc je ne sais pas
00:34:30si c'est vraiment donné
00:34:31à 100%,
00:34:32etc.
00:34:34Mais ouais,
00:34:35voilà.
00:34:35Donc c'était surtout...
00:34:38Je ne voulais pas du tout
00:34:39y aller à cette course.
00:34:42Qu'est-ce qui t'a convaincu ?
00:34:44Justement,
00:34:44de me prouver à moi-même
00:34:45que je n'étais pas fini.
00:34:49Donc voilà,
00:34:50c'était surtout ça.
00:34:52Loin d'être fini.
00:34:53Oui,
00:34:54du coup,
00:34:542025,
00:34:55l'année...
00:34:562025,
00:34:57championnat du monde
00:34:57fin juillet.
00:34:59Une ambiance de dingue.
00:35:00Alors j'ai été choqué,
00:35:01j'ai vu les images,
00:35:01mais tu as un cop en fait.
00:35:03tu déplaces toute la Bretagne,
00:35:05il y a la famille,
00:35:06les amis,
00:35:06ça gueule dans tous les sens.
00:35:07Ouais,
00:35:07c'est ça qui est...
00:35:09Ils sont exceptionnels,
00:35:10franchement.
00:35:13Ils m'ont encore fait une surprise
00:35:14il y a deux semaines.
00:35:15Ils sont venus à une compétition
00:35:17sans m'avoir prévenu.
00:35:19Ils ont tout organisé
00:35:20avec ma copine,
00:35:21etc.
00:35:22Donc voilà,
00:35:22ils kiffent le moment.
00:35:24Et maintenant,
00:35:24on est tous un peu dispatchés
00:35:25à droite,
00:35:26à gauche,
00:35:26dans la France,
00:35:27voire même certains
00:35:28un peu dans le monde.
00:35:29Donc ça permet aussi
00:35:30de tous nous retrouver.
00:35:32eux,
00:35:33ils passent leur week-end
00:35:34ou leur semaine,
00:35:35ils découvrent la ville,
00:35:37ils font la fête,
00:35:38ils profitent à fond.
00:35:39Et voilà,
00:35:40ils rajoutent dans ce petit truc-là
00:35:41le BMX.
00:35:43Oui,
00:35:43donc dans le lot,
00:35:44tu n'as pas que des passionnés
00:35:44de BMX.
00:35:45Là,
00:35:46ils ne connaissent absolument rien
00:35:48au BMX.
00:35:49Vraiment,
00:35:50ils ont appris...
00:35:50C'est là pour Arthur Pilar.
00:35:51Exactement,
00:35:52il y en a un dedans,
00:35:54il est venu avec sa copine,
00:35:55ils n'avaient jamais vu
00:35:56une course de BMX avant.
00:35:58C'est les ultras.
00:35:59Donc ouais,
00:36:00après,
00:36:00bon,
00:36:01maintenant,
00:36:02ils ont compris
00:36:03un petit peu
00:36:04le déroulé de la compétition,
00:36:06ils ont compris le BMX,
00:36:06etc.
00:36:07Mais ouais,
00:36:08au début,
00:36:09quand ils sont venus,
00:36:10ouais,
00:36:10il fallait vraiment
00:36:10leur expliquer le truc.
00:36:13Mais ouais,
00:36:13c'est ça qui est...
00:36:14Ma soeur a participé
00:36:15à tout ça,
00:36:15elle était en tribune avec...
00:36:16Pas sur ces championnats
00:36:17du monde-là,
00:36:18mais sur les précédents
00:36:19pour essayer de les calmer
00:36:20parce que nous,
00:36:22au départ,
00:36:22il faut que ce soit
00:36:23très silencieux.
00:36:24Et bon,
00:36:25eux qui ne connaissent
00:36:26pas grand-chose,
00:36:27des fois,
00:36:27ils...
00:36:27Les fumigènes,
00:36:29il y a plein d'anecdotes
00:36:32avec ça.
00:36:33Ah ouais,
00:36:34il y a eu des trucs
00:36:34comme ça ?
00:36:35Ouais,
00:36:36Glasgow 2023,
00:36:37du coup,
00:36:37je fais vice-champion
00:36:38du monde.
00:36:39Eux,
00:36:39ils sont trop contents,
00:36:41fumigènes dans les tribunes,
00:36:42sauf que dans les pays
00:36:44là-bas,
00:36:45c'est interdit.
00:36:46C'est interdit,
00:36:47du coup,
00:36:47ils se sont retrouvés
00:36:48avec les flics,
00:36:50moitié menottés,
00:36:51machin.
00:36:52Pas mal.
00:36:53Bon,
00:36:53ils ont compris
00:36:54que ce n'était pas
00:36:54des méchants,
00:36:55juste ils ont voulu
00:36:56kiffer le truc.
00:36:57Du coup,
00:36:58ils sont repartis,
00:36:58mais ouais,
00:36:59ils sont bien restés
00:37:00une petite heure
00:37:00avec les gendarmes.
00:37:02Ouais,
00:37:03Arthur,
00:37:03tu déchaînes les foules.
00:37:04Ouais,
00:37:05ouais,
00:37:05Parlons un peu
00:37:05de cette course victorieuse.
00:37:07Tu sors super bien,
00:37:07tu prends un super départ,
00:37:09tu mènes toute la course.
00:37:10On en a parlé un petit peu
00:37:11en off.
00:37:11Tu m'as dit,
00:37:12c'est très dur
00:37:12dans cette discipline
00:37:13de faire une course parfaite.
00:37:15Cette course-là,
00:37:16c'est le championnat du monde.
00:37:17Est-ce qu'on est proche
00:37:17de la perfection
00:37:18ou il y a encore
00:37:19plein de choses à améliorer ?
00:37:20Non,
00:37:20ouais,
00:37:21c'est ça qui est...
00:37:22Sur la première ligne droite,
00:37:22je pense qu'il n'y a pas
00:37:23grand-chose à améliorer.
00:37:25Je pense qu'elle est
00:37:26quasiment parfaite.
00:37:27Voilà,
00:37:28après,
00:37:28sur le reste de la piste,
00:37:29il y a deux,
00:37:30trois petites erreurs.
00:37:31Mais voilà,
00:37:32ça a été des conditions
00:37:33déjà très dures.
00:37:34Il pleuvait.
00:37:38Étant breton,
00:37:38je déteste quand même
00:37:39rouler sous la pluie.
00:37:40Ah bon ?
00:37:41Ouais.
00:37:41Donc,
00:37:42ouais,
00:37:43mais ouais,
00:37:43ça a été une course
00:37:46quasi parfaite.
00:37:46À quel moment
00:37:47tu sais,
00:37:48dans la course,
00:37:49pendant la course,
00:37:50que tu vas remporter ce titre ?
00:37:53C'est quand je sors
00:37:54du dernier virage.
00:37:55Voilà,
00:37:55je savais que la dernière
00:37:55ligne droite était très courte,
00:37:58pas de grandes difficultés,
00:37:59du coup,
00:37:59je réaccélère.
00:38:01Tu sens souvent
00:38:02quand il y a quelqu'un
00:38:03derrière toi ou pas.
00:38:04Là,
00:38:04bon,
00:38:04je ne chantais plus ou moins rien,
00:38:06je réaccélère fort.
00:38:08Et voilà,
00:38:08c'est vraiment dans un dernier
00:38:09virage où je me dis
00:38:10« Waouh,
00:38:11tu l'as fait ».
00:38:12Mais ouais,
00:38:13là,
00:38:14à l'heure actuelle,
00:38:14j'ai encore
00:38:15quasiment des trous
00:38:17quasiment toute la course,
00:38:18je n'ai presque aucun souvenir.
00:38:20Ah ouais ?
00:38:20Ouais,
00:38:20vraiment.
00:38:22Tu l'as revu beaucoup,
00:38:22cette course,
00:38:23tu l'as revisionnée beaucoup ?
00:38:24J'ai mis du temps
00:38:24avant de la revisionner
00:38:27parce que je voulais
00:38:28dans un premier temps
00:38:29en profiter,
00:38:30etc.
00:38:32Et pareil,
00:38:32j'ai mis du temps
00:38:33avant d'avoir
00:38:34des émotions,
00:38:35etc.
00:38:37Donc ouais,
00:38:37je l'ai revisionnée,
00:38:39pas souvent,
00:38:41mais je l'ai quand même
00:38:42revisionnée
00:38:42pour forcément voir
00:38:44aussi ce que j'avais fait de bien.
00:38:47et voilà,
00:38:48forcément,
00:38:49on s'en sert aussi.
00:38:50Moi,
00:38:51je m'en sers un peu
00:38:51pour justement,
00:38:53voilà,
00:38:53c'est ce truc-là
00:38:55que je veux encore retrouver
00:38:56et je m'en sers,
00:38:59ouais,
00:38:59vraiment en tant que,
00:39:01voilà,
00:39:02je,
00:39:02comment dire,
00:39:04je veux refaire
00:39:07cette première ligne-là,
00:39:08surtout.
00:39:09et puis moi,
00:39:09je me dis,
00:39:10c'est vraiment
00:39:11le titre de la résilience.
00:39:13Ce terme-là,
00:39:13résilience,
00:39:14j'ai un peu de mal
00:39:15parce qu'on l'utilise
00:39:16à tout bout de champ
00:39:17concernant le sport,
00:39:18mais là,
00:39:19j'ai envie de dire
00:39:19que ça correspond plutôt bien.
00:39:21Tu ne te qualifies pas
00:39:22au jeu,
00:39:23période compliquée,
00:39:23et puis tu décroches
00:39:24ce premier titre
00:39:25de champion du monde
00:39:25l'année d'après.
00:39:26C'est une belle revanche aussi.
00:39:29Ouais,
00:39:29ouais,
00:39:29complètement,
00:39:30complètement.
00:39:30Et puis,
00:39:31ouais,
00:39:31il y a eu cette année compliquée.
00:39:33D'ailleurs,
00:39:33je me fais opérer de la cheville,
00:39:34je fais trois mois off.
00:39:36Du coup,
00:39:37toute ma saison,
00:39:38je dois un petit peu
00:39:38la gérer
00:39:40un petit peu
00:39:42tous les jours.
00:39:43Tous les jours,
00:39:46des fois,
00:39:46je vais sur des courses.
00:39:48Finalement,
00:39:48je ne roule pas
00:39:49parce que la cheville,
00:39:50elle ne va pas bien.
00:39:52Donc,
00:39:52surtout en début d'année.
00:39:54Et voilà,
00:39:54après,
00:39:54je refais des compètes
00:39:55méchants
00:39:56que je n'ai pas encore
00:39:57le niveau,
00:39:58etc.
00:40:00Et puis,
00:40:00ouais,
00:40:01j'arrive sur les Coupes du Monde
00:40:02et je me sens frais,
00:40:05je me sens au top.
00:40:06Et ouais,
00:40:07je ne sais pas
00:40:09comment l'expliquer,
00:40:10mais...
00:40:10C'est quoi cette sensation
00:40:11un peu ?
00:40:11Tu as l'impression
00:40:12de voler sur la piste ?
00:40:13Tu es dans un état
00:40:14de flou,
00:40:15intouchable ?
00:40:16Ouais,
00:40:17c'est vraiment ça.
00:40:18Quand j'y gagne
00:40:20ma première Coupe du Monde,
00:40:21je sentais
00:40:22que j'étais
00:40:24quasiment intouchable.
00:40:25j'étais intouchable
00:40:26et ouais,
00:40:28ça a été...
00:40:28Alors que pour le coup,
00:40:30j'ai fait beaucoup d'erreurs
00:40:31sur la finale.
00:40:33Mais ouais,
00:40:35tu te sens pousser des ailes
00:40:37sur ces moments-là.
00:40:37les championnats du monde,
00:40:39vainqueurs du classement général
00:40:41de la Coupe du Monde.
00:40:41Alors ça n'a pas été simple
00:40:42parce qu'il y a un concurrent
00:40:43quand même de choix,
00:40:44c'était Sylvain André,
00:40:45ton compatriote,
00:40:46qui était prêt à tout
00:40:47pour gagner,
00:40:48pour te passer devant.
00:40:49Écoute ce petit message,
00:40:50Artur.
00:40:52Salut Tonton Pils,
00:40:53dernière anecdote en date,
00:40:55quand je t'ai dit
00:40:55les yeux dans les yeux
00:40:56que je te sortirai
00:40:57du dernier virage
00:40:58s'il fallait
00:40:58pour gagner
00:40:59le classement général
00:41:00de la Coupe du Monde.
00:41:01Ouais,
00:41:02on fait du BMX,
00:41:03on fait aussi des maths
00:41:04et pouvoir en parler
00:41:06la veille de la course
00:41:07avant de dormir ensemble,
00:41:09je trouve ça assez cool.
00:41:10Moi, c'est qui ?
00:41:11C'est Tonton Pils.
00:41:14Ouais, ouais, ouais,
00:41:15du coup,
00:41:16on était ensemble justement,
00:41:17c'était en Argentine,
00:41:18on était ensemble.
00:41:19Donc même chambre,
00:41:20il te dit ça ?
00:41:21Même chambre,
00:41:21et ouais,
00:41:21il me dit ça,
00:41:22mais en plus le connaissant,
00:41:24je sais très bien
00:41:25qu'il...
00:41:26C'est pas des paroles en l'air.
00:41:26Non, je sais très bien
00:41:27qu'il, bah,
00:41:28forcément il va le faire
00:41:29dans la loyauté,
00:41:31etc.,
00:41:31mais s'il faut qu'il le fasse,
00:41:32il le fera.
00:41:34Et voilà,
00:41:35forcément quand il dit ça,
00:41:38je pense qu'il sait très bien
00:41:39à ce qu'il a fait,
00:41:40il voulait me mettre
00:41:41une petite pression.
00:41:42Et t'as su y résister ?
00:41:43Et voilà,
00:41:44j'ai su y résister,
00:41:45et en plus il n'était pas deuxième,
00:41:46donc il était loin
00:41:47de pouvoir me sortir,
00:41:49donc...
00:41:49Enfin loin,
00:41:50il était quand même présent,
00:41:51mais voilà,
00:41:52pour le coup là,
00:41:53ce week-end là aussi,
00:41:54j'étais quasiment intouchable,
00:41:57donc...
00:41:57Et pareil,
00:41:58je suis arrivé à cette course-là
00:42:00sans...
00:42:02Pour moi,
00:42:02j'étais pas bon.
00:42:03Enfin,
00:42:04parce que l'entraînement,
00:42:06j'avais des mauvaises sensations,
00:42:08etc.,
00:42:08et je pense que forcément,
00:42:10ça m'aide,
00:42:11parce que je veux toujours
00:42:12m'améliorer,
00:42:13toujours aller de plus en plus loin,
00:42:15d'être...
00:42:16Voilà,
00:42:16de devenir la meilleure version
00:42:17de moi-même,
00:42:18et voilà,
00:42:19je suis allé à cette course,
00:42:20vraiment,
00:42:21pour moi,
00:42:22j'étais pas super bon,
00:42:24et finalement,
00:42:25c'est la meilleure course
00:42:27de ma...
00:42:29Enfin,
00:42:29des coupes du monde,
00:42:30parce que du coup,
00:42:30je gagne les deux,
00:42:32et je gagne le classement derrière,
00:42:34donc ouais,
00:42:36forcément,
00:42:37forcément,
00:42:37tu te poses des questions derrière.
00:42:392025,
00:42:40une année en or,
00:42:412028,
00:42:42je te le souhaite également,
00:42:43on va en parler tout de suite
00:42:44dans le show de banc.
00:42:51La petite question traditionnelle
00:42:53dans cette séquence,
00:42:54en quoi le Arthur Pilar de 2028
00:42:56sera différent de celui de 2024 ?
00:43:00Je dirais qu'il sera un peu plus vieux.
00:43:01Même de 2025,
00:43:02j'ai envie de dire,
00:43:03pour le coup.
00:43:03Il sera déjà un peu plus vieux,
00:43:04mais il aura pris encore plus d'expérience,
00:43:09et du coup,
00:43:10il va se servir de cette année 2025
00:43:11qui a été très enrichissante,
00:43:15où j'ai compris beaucoup de choses.
00:43:17Voilà,
00:43:18mon fonctionnement aussi,
00:43:19j'ai trouvé,
00:43:20je pense,
00:43:20mon équilibre,
00:43:21mon fonctionnement,
00:43:23et voilà,
00:43:23on va continuer 2026,
00:43:252027 et 2028.
00:43:27En termes de progression,
00:43:30est-ce que là,
00:43:30à l'heure actuelle,
00:43:31on se parle,
00:43:31en 2026,
00:43:32tu considères que tu es loin de ton prime,
00:43:35ou que tu t'en approches ?
00:43:36C'est difficile,
00:43:37de toi analyser comme ça.
00:43:38Oui,
00:43:39je sais que j'ai des axes
00:43:40où je peux encore m'améliorer.
00:43:41Lesquels ?
00:43:43Ma vitesse un peu en première ligne,
00:43:45je pense que je peux être encore meilleur.
00:43:48Et voilà,
00:43:49deux,
00:43:50trois axes,
00:43:52physiquement aussi,
00:43:53où je pense que je peux m'améliorer.
00:43:56mais voilà,
00:43:57on ne sait pas
00:43:57est-ce que,
00:43:59voilà,
00:43:59est-ce que je le serai ou pas ?
00:44:03On verra,
00:44:04on va travailler en tout cas pour,
00:44:05et on verra,
00:44:07on fera les comptes
00:44:08soit après 2028
00:44:10ou soit à la fin de la carrière.
00:44:12Mais voilà,
00:44:12moi,
00:44:12l'objectif,
00:44:13c'est que je finisse ma carrière
00:44:16mais que je n'ai pas de regrets.
00:44:17Je me dis,
00:44:18si j'avais fait ça,
00:44:20ça aurait peut-être marché.
00:44:21En tout cas,
00:44:22je vais te dire,
00:44:22Arthur,
00:44:23il y a quelques points
00:44:24sur lesquels tu peux encore progresser.
00:44:25Ce n'est pas moi qui le dis,
00:44:26c'est cet homme.
00:44:29Hello Arthur,
00:44:30maintenant que tu as 30 ans,
00:44:31est-ce que je peux espérer
00:44:33que tu t'énerves un peu,
00:44:34moi,
00:44:34souvent à l'entraînement ?
00:44:35Petite question pour toi,
00:44:38on sait que maintenant
00:44:39que tu sais performer
00:44:39sur les années impaires,
00:44:41donc comment tu comptes faire
00:44:42pour être performant
00:44:43sur les années paires ?
00:44:46Cette personne,
00:44:47Arthur,
00:44:47qui est ?
00:44:48Mon entraîneur,
00:44:49Mon entraîneur.
00:44:50Donc deux choses alors,
00:44:51performer sur les années paires
00:44:52et puis être un peu moins
00:44:54en ronchon à l'entraînement ?
00:44:55Oui,
00:44:56ça je me suis amélioré quand même.
00:44:58Oui,
00:44:58en ronchon à l'entraînement,
00:44:59je me suis amélioré.
00:45:01Mais voilà,
00:45:01ça rejoint le fait
00:45:02que je suis un peu perfectionniste,
00:45:05donc dès que ça ne va pas,
00:45:06j'ai tendance
00:45:07à un peu m'énerver
00:45:08et forcément
00:45:09à me renfermer
00:45:11sur moi-même.
00:45:12mais quand je suis arrivé
00:45:14au pôle à Saint-Quentin
00:45:16fin 2018,
00:45:17début 2019,
00:45:18je pense que je pourrais
00:45:19partir de l'entraînement
00:45:20tellement j'étais
00:45:21un peu saoulé,
00:45:22etc.
00:45:23Et voilà,
00:45:25forcément t'es jeune,
00:45:25etc.
00:45:26Et voilà,
00:45:27maintenant ça va mieux.
00:45:28Maintenant,
00:45:29je m'entraîne tout seul
00:45:30avec mon entraîneur
00:45:31qui est là
00:45:31sur toutes mes séances
00:45:32de BMX.
00:45:33Donc si je m'en vais,
00:45:34il va se retrouver tout seul.
00:45:36Donc c'est dommage.
00:45:37On parle beaucoup
00:45:38de BMX pur
00:45:39depuis le début de l'émission.
00:45:41Bon,
00:45:41je suppose qu'il y a
00:45:42beaucoup de préparation
00:45:42physique aussi.
00:45:43C'est un sport
00:45:43où on y va quand même
00:45:45pas mal sur la muscu.
00:45:46Préparation mentale aussi ?
00:45:47Est-ce que tu es accompagné
00:45:48là-dessus, suivi ?
00:45:49Ouais, ouais, ouais,
00:45:50je suis suivi
00:45:50en prépa mental.
00:45:52Donc ouais,
00:45:53c'est un axe
00:45:55important.
00:45:56En tout cas,
00:45:57en BMX,
00:45:58forcément,
00:45:58on est un sport
00:46:00d'engagement,
00:46:01de confrontation
00:46:03directe
00:46:03avec les adversaires.
00:46:06Donc ouais,
00:46:06c'est un axe
00:46:07où je pense que
00:46:07pareil,
00:46:08là-dessus,
00:46:08j'ai progressé
00:46:12et pareil,
00:46:12je me suis affirmé
00:46:13un petit peu.
00:46:14J'avais tendance
00:46:15à, voilà,
00:46:16forcément avec
00:46:17les palmarès
00:46:18de certains,
00:46:19de Joris,
00:46:19de Sylvain,
00:46:20de Romain,
00:46:21de me mettre
00:46:22un peu en dessous.
00:46:23Et si je gagnais
00:46:23une compétition,
00:46:24je ne me sentais pas
00:46:25légitime d'avoir
00:46:26gagné la course
00:46:27parce que ces gars-là
00:46:28étaient là.
00:46:29Le fameux syndrome
00:46:30de l'imposteur.
00:46:30Ouais,
00:46:31c'est ça,
00:46:31exactement.
00:46:32Voilà,
00:46:32un peu cette peur
00:46:33de vouloir gagner
00:46:34finalement.
00:46:35Et voilà,
00:46:35du coup,
00:46:36en discutant,
00:46:37en travaillant,
00:46:38en préparation mentale,
00:46:39forcément,
00:46:40ça aide.
00:46:41Mais voilà,
00:46:42ça a mis du temps.
00:46:43Ça a mis du temps,
00:46:44ça met du temps.
00:46:45Et puis finalement,
00:46:47il n'y a pas de recette miracle.
00:46:49Voilà,
00:46:49il faut juste parler,
00:46:50juste se comprendre
00:46:51et juste,
00:46:53voilà,
00:46:54bien se comprendre,
00:46:55bien se connaître aussi
00:46:56parce que ce n'est pas évident
00:46:58de se connaître.
00:46:59Bien sûr.
00:46:59le premier gros objectif
00:47:02dans cette Olympiade,
00:47:03c'est de se qualifier.
00:47:04Oui.
00:47:04Ce qui est très compliqué.
00:47:06Tiens,
00:47:06on a fait les frais,
00:47:07évidemment.
00:47:08Arthur,
00:47:08est-ce que ça,
00:47:08c'est quelque chose
00:47:09que tu appréhendes un peu,
00:47:10déjà ?
00:47:11On n'y est pas encore,
00:47:12mais est-ce que tu réfléchis déjà
00:47:14aux différents scénarios,
00:47:15ce qui peut se passer ?
00:47:16Non,
00:47:16non,
00:47:16non,
00:47:17pas du tout
00:47:17parce que de 1,
00:47:18on n'a pas les modalités
00:47:19de sélection encore,
00:47:20en tout cas pour la France.
00:47:23Voilà,
00:47:23on sait qu'on doit qualifier la nation
00:47:26dans un premier temps.
00:47:27On va essayer d'avoir
00:47:28le quota max,
00:47:29qui va être 2-3 athlètes.
00:47:31Voilà,
00:47:32le début de la qualif,
00:47:34elle ouvre en septembre.
00:47:36Là-dessus,
00:47:37je pense qu'on n'a pas de pression.
00:47:39Je pense que la France
00:47:40aura 3 quotas.
00:47:41Il y a très grande chance.
00:47:43donc pas de pression là-dessus.
00:47:46On verra.
00:47:47En 2 ans,
00:47:48tout est possible.
00:47:49On ne sait jamais.
00:47:51Donc on verra.
00:47:52Et puis après,
00:47:52pareil,
00:47:53moi je prends saison par saison
00:47:54et j'avance comme ça.
00:47:57pas de projection lointaine
00:47:59pour l'instant.
00:48:00C'est vrai que la concurrence
00:48:01est dingue.
00:48:02On parle souvent en ce moment
00:48:03de Joris Dodet,
00:48:04Sylvain-André-Romain Maillot,
00:48:05le podium olympique,
00:48:07toi champion du monde,
00:48:08Edi Clarté.
00:48:09Et puis,
00:48:09je ne l'ai pas cité tout à l'heure,
00:48:10mais sur les derniers championnats du monde
00:48:11à Copenhague en 2025,
00:48:13chez les élites étitrées,
00:48:15Alexis Piestnachowski en U23
00:48:18et Evan Oliveira chez les juniors.
00:48:20Tous français,
00:48:21vous raflez tous les titres
00:48:22dans les différentes catégories.
00:48:23Donc la relève derrière aussi,
00:48:25elle a les dents longues
00:48:25et à la fin.
00:48:26Oui, c'est ça qui est ouf.
00:48:29C'est que tu as les vieux,
00:48:30Joris, Sylvain,
00:48:31qui sont là depuis 15 ans.
00:48:35Tu as la génération de Romain
00:48:37et la mienne,
00:48:39on les a rejoints.
00:48:42Après, tu as une autre génération
00:48:43qui commence à venir nous rejoindre
00:48:45et derrière, tu as les jeunes.
00:48:47Donc, c'est ça qui est ouf.
00:48:50Et puis, nous, forcément,
00:48:51on n'a pas non plus envie
00:48:53de se faire battre par des plus jeunes.
00:48:55Donc, oui, forcément,
00:48:56ça nous aide aussi.
00:48:58Ça nous aide aussi.
00:48:59Ça les aide aussi
00:49:00parce qu'eux ont envie
00:49:00d'atteindre notre niveau.
00:49:03Donc, oui,
00:49:04on s'aide mutuellement,
00:49:06soit directement
00:49:07directement.
00:49:09Là, c'est clairement
00:49:10un cercle mutueux.
00:49:11C'est une émulation
00:49:12qui permet à tout le monde
00:49:13d'attendre le soir.
00:49:14Oui, c'est ça, exactement.
00:49:15Donc, c'est ça qui est cool.
00:49:18Dernière petite question
00:49:19avant de passer
00:49:19à la rubrique suivante.
00:49:21Le BMX Race
00:49:22se disputera
00:49:22à Los Angeles en 2028
00:49:24au bassin de Sepulveda,
00:49:26un grand parc
00:49:27au nord de Los Angeles.
00:49:28Je crois qu'on a une petite image.
00:49:29Je voulais juste avoir
00:49:30une petite réaction de ta part
00:49:31sur le lieu.
00:49:33Est-ce que, voilà,
00:49:35disputer une compète
00:49:36à Los Angeles,
00:49:36aux Etats-Unis,
00:49:37c'est quelque chose
00:49:38qui te plaît,
00:49:38qui t'inspire ?
00:49:40Oui, oui, oui.
00:49:40Je suis déjà allé là-bas
00:49:42en stage.
00:49:44Il y a le centre américain
00:49:47à côté de San Diego.
00:49:50Je ne suis jamais vraiment
00:49:52allé à Los Angeles,
00:49:53mais la ville a l'air cool.
00:49:55Gros pays de BMX,
00:49:57les Etats-Unis ?
00:49:58Ça a été un gros pays.
00:49:59Ça a été un gros pays.
00:50:00Ça l'est toujours,
00:50:02mais ils sont un petit peu
00:50:03moins présents.
00:50:05Mais oui,
00:50:06je crois que c'est dans un golf.
00:50:07Donc, pareil,
00:50:08il y a plein d'aspects logistiques
00:50:11qu'on va devoir gérer souvent.
00:50:13La piste est faite un an avant,
00:50:15on va s'entraîner, etc.
00:50:17Mais là, je pense que le CIO
00:50:20ne va jamais louer un golf un an.
00:50:22Oui, ça me paraît compliqué.
00:50:23Le propriétaire du golf
00:50:24ne va jamais non plus.
00:50:26Du coup, on ne sait pas
00:50:27à l'heure actuelle
00:50:27quand est-ce que la piste
00:50:28va être construite.
00:50:30Tout cet aspect-là
00:50:31qu'on va devoir aussi gérer
00:50:33forcément sur le moment présent.
00:50:36Donc, on verra bien.
00:50:38Mais oui, les US,
00:50:39forcément,
00:50:40aller dans le pays
00:50:41un peu fondateur du BMX,
00:50:44aller défier les Américains
00:50:46parce que je pense
00:50:46qu'ils vont être présents.
00:50:48Donc, oui,
00:50:49ça va être un beau challenge.
00:50:52Je ne t'ai pas demandé,
00:50:53mais à Paris,
00:50:53tu avais fait la cérémonie d'ouverture ?
00:50:55Non, on avait fait le choix
00:50:56de ne pas la faire, nous.
00:50:58D'accord.
00:50:58Parce que notre copain
00:51:00était un peu rapprochée
00:51:01de la cérémonie
00:51:03et nous,
00:51:03on n'était pas au village olympique.
00:51:06Avec le cyclisme,
00:51:07on était à part.
00:51:08Du coup,
00:51:08il fallait qu'on aille au village
00:51:09derrière la cérémonie,
00:51:11de la cérémonie
00:51:11qu'on rentre au village.
00:51:12Donc, on allait rentrer
00:51:13à je ne sais pas quelle heure.
00:51:14Oui, compliqué.
00:51:15Donc, oui,
00:51:15on avait fait le choix
00:51:17de ne pas y aller
00:51:17et ça a marché.
00:51:20Allez,
00:51:20on ferme le chapitre
00:51:22Jeux olympiques
00:51:222024-2028.
00:51:24Maintenant,
00:51:25j'aimerais parler avec toi
00:51:25d'une personne, Arthur,
00:51:26qui a été extrêmement importante
00:51:28dans ton parcours.
00:51:30Encore maintenant,
00:51:31dans toutes les compétitions
00:51:32que tu disputes,
00:51:33on en parle au coin du feu.
00:51:40Allez,
00:51:40vous en avez l'habitude maintenant.
00:51:41Je rejoins Arthur
00:51:41dans ce beau canapé orange
00:51:43pour parler tout simplement
00:51:45de ton papa
00:51:46qui a été très présent
00:51:48dans ton parcours,
00:51:49je l'ai dit,
00:51:50qui t'a accompagné partout
00:51:50dans un camion aménagé,
00:51:52musique bretonne.
00:51:54Exactement.
00:51:54Et puis,
00:51:54on allait s'entraîner au BMX.
00:51:56La passion a vécu à deux.
00:51:58Oui, c'est ça.
00:51:59Oui, oui,
00:51:59je pense que ça lui permettait
00:52:01de lui aussi s'épanouir.
00:52:03Voilà,
00:52:03il voyait son fils
00:52:05qui marchait plutôt bien.
00:52:07Puis, bon,
00:52:08lui,
00:52:08il allait le week-end,
00:52:09il retrouvait un peu
00:52:09ses collègues du BMX.
00:52:12Donc, ouais,
00:52:13il kiffait,
00:52:14je pense,
00:52:15tout autant que moi.
00:52:16En plus,
00:52:16pour le coup,
00:52:18sans me mettre la pression,
00:52:19voilà,
00:52:19je pense qu'il le faisait
00:52:21vraiment sans se dire
00:52:22mon fils va être pro,
00:52:24voilà,
00:52:24comme on entend maintenant
00:52:25le projet Mbappé,
00:52:26machin,
00:52:27etc.
00:52:28Voilà,
00:52:29enfin,
00:52:29en tout cas,
00:52:29moi,
00:52:29je ne le ressentais pas.
00:52:31Donc, ça,
00:52:31je pense que c'est
00:52:32le plus important.
00:52:33Donc, ouais,
00:52:33sans pression,
00:52:35il ne m'a jamais grondé
00:52:36quand je faisais un mauvais résultat,
00:52:37quand je tombais,
00:52:38etc.
00:52:39Jamais.
00:52:40Donc,
00:52:41donc,
00:52:41il m'a beaucoup aidé.
00:52:43Mais en tout cas,
00:52:44parce que,
00:52:44voilà,
00:52:44on le sait,
00:52:45les déplacements,
00:52:46les compétitions,
00:52:47il a sacrifié beaucoup de choses
00:52:48pour t'accompagner
00:52:49dans ce projet,
00:52:50même si tu l'as dit,
00:52:51ce n'était pas un projet
00:52:52forcément de haut niveau,
00:52:52mais dans cette passion,
00:52:53dans ce plaisir.
00:52:54Ouais,
00:52:54ouais,
00:52:54il a sacrifié
00:52:56déjà du temps,
00:52:57de l'argent,
00:52:59de la vie de famille.
00:53:01Forcément,
00:53:01quand il allait le week-end,
00:53:02on partait juste lui et moi,
00:53:04donc forcément,
00:53:04il n'était pas avec ma mère,
00:53:07il n'était pas avec ses...
00:53:07J'ai un grand frère et une petite soeur,
00:53:09donc il n'était pas avec ses deux autres enfants.
00:53:12Donc,
00:53:12ouais,
00:53:12forcément,
00:53:14forcément,
00:53:14c'était...
00:53:16Je pense que,
00:53:16voilà,
00:53:17il a fait des choix,
00:53:18etc.
00:53:18et qui maintenant payent.
00:53:22Et voilà,
00:53:23moi aussi,
00:53:23je me dis que maintenant,
00:53:26je me sens redevable
00:53:28de quelque chose,
00:53:31indirectement,
00:53:31même s'il ne me l'a jamais dit,
00:53:33etc.
00:53:33Mais voilà,
00:53:34tu te sens redevable
00:53:35de tout ce qui a été sacrifié
00:53:37parce que,
00:53:37pareil,
00:53:38sur le moment,
00:53:38tu ne te rends pas compte
00:53:39de tout ce qui a été fait,
00:53:40etc.
00:53:41Du temps,
00:53:43ouais,
00:53:43de l'argent,
00:53:45etc.
00:53:45Et maintenant,
00:53:46je m'en rends compte,
00:53:47c'est...
00:53:48Du coup,
00:53:49je me dois de lui rendre quelque chose.
00:53:522015,
00:53:53c'est ta première année en élite.
00:53:55Malheureusement,
00:53:56tu perds ton père.
00:53:56Oui.
00:53:58Comment tu l'as vécu ?
00:53:59Je sais que chacun
00:54:00vit différemment le deuil.
00:54:02Comment ça s'est passé
00:54:03pour toi, Artur ?
00:54:04Moi,
00:54:05je me suis réfugié
00:54:07dans l'amusement
00:54:10avec mes amis,
00:54:11etc.
00:54:12Je suis beaucoup sorti
00:54:13à cette époque-là.
00:54:14Voilà,
00:54:14en plus,
00:54:15je venais d'être majeur
00:54:16à 18-19 ans.
00:54:18En fait,
00:54:19j'avais juste envie
00:54:19de profiter un peu
00:54:20d'oublier tout ça
00:54:21et j'avais même
00:54:22oublié le vélo.
00:54:24Voilà,
00:54:24j'avais passé,
00:54:25je pense à...
00:54:26Parce que ça te faisait
00:54:27penser à ton père ?
00:54:28parce que,
00:54:28voilà,
00:54:29je pense que j'avais besoin
00:54:30aussi de souffler.
00:54:32Et voilà,
00:54:34je pense que j'ai passé
00:54:35deux mois
00:54:36sans trop toucher au vélo
00:54:38ou en m'entraînant
00:54:39quand je n'avais décidé.
00:54:42et voilà,
00:54:43j'ai pris mon temps
00:54:44et une fois
00:54:45que ça a été digéré
00:54:47plus ou moins,
00:54:48je me suis mis
00:54:49à rattaquer,
00:54:51à me réentraîner,
00:54:52etc.
00:54:52Je savais que ça
00:54:53allait revenir
00:54:54mais voilà,
00:54:55sur le moment,
00:54:56j'avais juste envie
00:54:57de décompresser,
00:54:58de profiter,
00:55:00de ne pas faire vélo.
00:55:01Et est-ce que sa présence
00:55:03maintenant continue
00:55:04à t'accompagner
00:55:05un peu sur tes compétitions
00:55:06quand tu décroches
00:55:07un titre ?
00:55:08Est-ce que la première
00:55:08pensée que tu as
00:55:09c'est pour lui ?
00:55:10Ouais,
00:55:11forcément,
00:55:13forcément,
00:55:15dès que j'étais en finale,
00:55:16j'avais un peu
00:55:17une pensée pour lui.
00:55:18Je l'ai enlevé
00:55:19par un peu peur
00:55:21de justement
00:55:22que ça me mette
00:55:23une pression supplémentaire.
00:55:25Mais ouais,
00:55:26souvent,
00:55:27quand je passe la ligne,
00:55:28moins sur les petites courses
00:55:30ou même pas du tout
00:55:30sur les petites courses,
00:55:31plus sur les grandes courses,
00:55:33je me dis
00:55:34tout ce qu'il a fait
00:55:36pour moi,
00:55:36etc.
00:55:38Et voilà,
00:55:38maintenant,
00:55:40je me suis habitué
00:55:41à cette vie
00:55:41sans lui,
00:55:42etc.
00:55:43Mais voilà,
00:55:44il est toujours
00:55:44dans un coin
00:55:46de ma tête.
00:55:47Justement,
00:55:47en 2023,
00:55:48quand je fais
00:55:48vice-champion du monde,
00:55:49j'avais fait
00:55:50un peu une caricature
00:55:51à l'arrière de mon casque,
00:55:52un peu un portrait de lui
00:55:53juste pour cet événement-là.
00:55:56Et ouais,
00:55:58voilà,
00:55:59c'est
00:56:00maintenant,
00:56:01le titre de ton documentaire
00:56:02aussi,
00:56:03un rêve pour deux.
00:56:04Finalement,
00:56:05c'est ça.
00:56:05Exactement.
00:56:06Parce qu'il ne me l'a jamais dit,
00:56:08mais voilà,
00:56:09il l'a dit à des gens
00:56:10qui me l'ont dit
00:56:13derrière.
00:56:14Mais voilà,
00:56:14lui,
00:56:15il voulait vraiment
00:56:17m'aider,
00:56:18m'accompagner
00:56:18du mieux que je pouvais.
00:56:20Et voilà,
00:56:20comme je dis,
00:56:21c'est vraiment sacrifié
00:56:23pour moi.
00:56:26même si mon frère
00:56:28ne faisait pas du tout
00:56:29de BMX,
00:56:30mais voilà,
00:56:31il l'accompagnait aussi,
00:56:32mais forcément
00:56:32beaucoup moins
00:56:33et forcément,
00:56:34c'est beaucoup
00:56:35moins honoreux
00:56:36qu'un vélo
00:56:37et que d'aller
00:56:38l'autre bout de la France
00:56:39pour une compétition.
00:56:40Dernière question,
00:56:41dans tout ça,
00:56:42ta mère,
00:56:43comment elle s'est comportée
00:56:44avec toi
00:56:45vis-à-vis de ta passion,
00:56:46de ton métier maintenant,
00:56:47le BMX,
00:56:48est-ce qu'elle t'a toujours
00:56:49soutenu,
00:56:49elle allait sur les compétitions,
00:56:50c'était un rôle différent
00:56:51qu'avait ton père ?
00:56:52Ouais,
00:56:52c'était un rôle
00:56:53complètement différent.
00:56:54Ma mère est venue
00:56:55assez tard
00:56:55sur les compètes
00:56:56et vraiment même tard
00:56:59quand ma sœur,
00:57:00elle a commencé.
00:57:02Donc ouais,
00:57:03elle ne venait pas du tout
00:57:04au début
00:57:05et ouais,
00:57:06j'ai fait une compète,
00:57:07je me rappelle,
00:57:08où mon père ne pouvait pas venir
00:57:10et c'est moi qui,
00:57:12enfin,
00:57:13c'est ma mère qui m'a amené
00:57:13plutôt à cette compète
00:57:15et du coup,
00:57:16j'ai fait de la merde.
00:57:19Je pense qu'il me semble
00:57:20que je lui ai dit
00:57:20que je ne voulais plus
00:57:21qu'elle vienne,
00:57:22enfin,
00:57:22plus que ce soit qu'elle
00:57:23qui m'accompagne à une compète
00:57:25et voilà,
00:57:26je pense qu'elle a elle aussi
00:57:27et puis elle n'aimait pas
00:57:29spécialement trop ça non plus.
00:57:30Forcément,
00:57:30t'es dehors toute la journée,
00:57:32dans le froid,
00:57:33etc.,
00:57:33c'est pas le plus plaisant.
00:57:35Oui,
00:57:35puis c'était un peu peut-être
00:57:36un projet,
00:57:37une aventure
00:57:37que vous viviez à deux,
00:57:38c'était aussi
00:57:38un moment quoi.
00:57:40Ouais,
00:57:40elle venait sur des courses
00:57:42départementales,
00:57:43régionales,
00:57:43mais elle ne venait jamais
00:57:44sur des Coupes de France,
00:57:46etc.
00:57:48Quand ça dépassait la Bretagne,
00:57:49elle ne venait pas.
00:57:51Mais ouais,
00:57:52voilà,
00:57:54maintenant,
00:57:54elle vient,
00:57:55elle vient de plus en plus.
00:57:57Ma soeur en fait aussi,
00:57:59du coup,
00:57:59forcément,
00:57:59c'est plus simple.
00:58:01Puis ça nous permet,
00:58:02moi,
00:58:02je rentre moins souvent,
00:58:03donc ça nous permet
00:58:04aussi de nous voir
00:58:05les week-ends,
00:58:06etc.
00:58:07Donc,
00:58:08même si je ne suis pas
00:58:10très,
00:58:10très famille,
00:58:11voilà,
00:58:12je...
00:58:13Mais...
00:58:14Mais ouais,
00:58:15c'est différent.
00:58:16C'est différent,
00:58:17même si elle me soutient,
00:58:18elle m'écrit tout le temps,
00:58:19elle se lève
00:58:20pour regarder mes courses,
00:58:21etc.
00:58:22Mais ouais,
00:58:23c'est différent.
00:58:24Allez,
00:58:24on va finir cette émission
00:58:25avec une note un peu plus fun,
00:58:26un peu plus cool.
00:58:27Ouais,
00:58:28avec plaisir.
00:58:28La tier liste,
00:58:29le tout feu tout flamme,
00:58:30c'est parti.
00:58:35Alors,
00:58:36comme d'habitude,
00:58:36je te donne cette tablette,
00:58:38Arthur,
00:58:38cinq catégories,
00:58:39flamme olympique,
00:58:39feu de camp,
00:58:40briquet,
00:58:40allumette,
00:58:41cendre,
00:58:41flamme olympique,
00:58:42c'est le top du top
00:58:42et plus on descend,
00:58:43moins c'est bon,
00:58:44plusieurs éléments à classer,
00:58:45je te laisse les classer rapidement,
00:58:47il nous reste deux minutes
00:58:47et puis les décrypter un petit peu.
00:58:50Alors,
00:58:50Eric et Ramzi,
00:58:51moi,
00:58:51j'adore vraiment,
00:58:54je tombe encore sur des vidéos TikTok,
00:58:56sur des émissions,
00:58:57etc.
00:58:57Il avait un tout petit peu la tablette,
00:58:58voilà,
00:58:59parfait,
00:58:59nickel,
00:58:59c'est bien ça.
00:59:01Et ouais,
00:59:01du coup,
00:59:02je regarde tout le temps,
00:59:02j'adore leur connexion qu'ils ont entre les deux,
00:59:05etc.
00:59:06Elle est incroyable.
00:59:09Kylian Mbappé,
00:59:10je mettrais feu de camp,
00:59:12pareil,
00:59:12j'étais fan de lui.
00:59:13Tu l'as rencontré ?
00:59:14Je l'ai rencontré,
00:59:15ouais,
00:59:16j'ai eu la chance de le rencontrer,
00:59:17de discuter un petit peu avec lui,
00:59:19etc.
00:59:19J'étais très fan de lui,
00:59:21mais ouais,
00:59:23quand je vois un petit peu son comportement,
00:59:26etc.
00:59:27voilà,
00:59:28il fait un peu,
00:59:29un peu vraiment star,
00:59:30un peu super star,
00:59:31je ne peux pas trop approcher,
00:59:33etc.
00:59:33Enfin,
00:59:33en tout cas,
00:59:34de ce qu'il montre.
00:59:37Cette photo est géniale,
00:59:38on a l'impression qu'il est captivé par ce que tu rappelais.
00:59:41Ouais,
00:59:41je ne sais pas ce que tu disais,
00:59:42mais...
00:59:42Ouais,
00:59:42je ne sais pas,
00:59:43mais ouais,
00:59:44tu vois,
00:59:44pour le coup,
00:59:45là,
00:59:45il était vraiment adorable,
00:59:46il y avait une chaise à côté de moi,
00:59:48et il me dit,
00:59:49est-ce que je peux m'asseoir là,
00:59:50etc.
00:59:51Pour le coup,
00:59:52sur ce moment-là,
00:59:52il était très,
00:59:53très gentil,
00:59:54franchement,
00:59:54même,
00:59:57mais ouais,
00:59:58voilà,
00:59:58sur tout l'aspect qui montre derrière,
01:00:02après,
01:00:03il ne doit pas avoir une vie facile non plus.
01:00:05Une vie atypique.
01:00:06Ouais,
01:00:07ouais,
01:00:07ouais.
01:00:07Allez,
01:00:07je te laisse finir rapidement les derniers éléments.
01:00:09course à pied,
01:00:10je déteste vraiment le beurre doux aussi.
01:00:14Ah bah,
01:00:14pour un breton,
01:00:15ouais.
01:00:17Le breakdance,
01:00:18je ne sais pas si c'est fait exprès,
01:00:21mais je me suis fait une intense du pouce.
01:00:24C'est fait exprès.
01:00:25et voilà.
01:00:25T'as oublié un petit peu avec ton coach qui m'a expliqué ce petit...
01:00:27Il y a deux semaines sur le breakdance,
01:00:30donc ouais,
01:00:30on va dire que c'est pas ouf.
01:00:33Le café,
01:00:33ouais,
01:00:33le café,
01:00:34j'adore
01:00:35et je viens d'acheter une nouvelle machine récemment.
01:00:37Addict au café.
01:00:38Ouais.
01:00:39Ouais,
01:00:40ouais,
01:00:40vraiment.
01:00:41Le Gwenadjou aussi,
01:00:42ouais,
01:00:42ça c'est...
01:00:43Classique.
01:00:44Ça c'est,
01:00:44ouais,
01:00:45c'est incroyable.
01:00:46Même une anecdote,
01:00:47je me suis retrouvé en Nouvelle-Zélande,
01:00:48il y avait la Coupe du Monde
01:00:50et je ne sais pas pourquoi,
01:00:51il y avait un drapeau breton.
01:00:52Mais ils sont partout,
01:00:53les drapeaux bretons,
01:00:54tant d'appartements.
01:00:54Un drapeau breton dans les tribunes,
01:00:56dans un bled perdu en Nouvelle-Zélande
01:00:58et même moi,
01:01:00j'étais en haut de la but de départ,
01:01:01j'ai dit wow,
01:01:02ok.
01:01:03Le sucre aussi,
01:01:04ça c'est...
01:01:05C'est un peu mon...
01:01:08C'est justement,
01:01:08c'est le facteur
01:01:09où je dois faire un peu attention,
01:01:10où je dois m'améliorer,
01:01:11c'est vraiment le sucre.
01:01:13Voilà,
01:01:13je suis un peu un gourmand.
01:01:15Les légumes,
01:01:16pareil,
01:01:17j'en aime,
01:01:17donc je vais les mettre dans les allumettes.
01:01:19Ça c'est à l'inverse du sucre,
01:01:20tu dois un peu plus en manger.
01:01:21je dois un petit peu plus en manger.
01:01:23Bon,
01:01:24les pâtes carbo aussi,
01:01:25ouais.
01:01:25Avec ou sans crème ?
01:01:28Avec quand même.
01:01:28Ouais,
01:01:29je suis d'accord.
01:01:29Avec,
01:01:29c'est moins pâteux,
01:01:31c'est...
01:01:32On est d'accord.
01:01:33Ouais,
01:01:33et Rafa,
01:01:36Rafa,
01:01:36Rafa,
01:01:36le top but top.
01:01:37c'est au-dessus de tout.
01:01:38Je vais reprendre la tablette
01:01:39et te poser la dernière question,
01:01:40tu dois choisir entre Eric et Ramzy,
01:01:41le café,
01:01:42le guenadu,
01:01:43le sucre,
01:01:43les pâtes carbo ou Raphaël Nadal ?
01:01:45Ouais,
01:01:46Rafa,
01:01:46bah ouais,
01:01:46c'est plutôt...
01:01:48Ouais,
01:01:48vraiment inspiré par ce gars,
01:01:53que j'ai...
01:01:54Voilà,
01:01:54pareil,
01:01:55quand j'étais petit,
01:01:55j'étais pas spécialement fan,
01:01:57mais que voilà,
01:01:58j'ai appris à découvrir,
01:02:00etc.,
01:02:00et vraiment fan de ce gars-là.
01:02:03Ouais,
01:02:04bah écoute,
01:02:04merci beaucoup Arthur,
01:02:05pour cette heure passée à tes côtés.
01:02:08Ouais,
01:02:08déjà une heure.
01:02:08Je me suis régalé,
01:02:09ça passe vite,
01:02:10c'est bon signe,
01:02:10quand ça passe vite,
01:02:11et puis je te souhaite plein de bonnes choses,
01:02:13notamment pour les premières étapes de Coupe du Monde
01:02:15qui arrivent en juin.
01:02:16Exactement,
01:02:17merci beaucoup.
01:02:18Merci à toi Arthur,
01:02:19je remercie toutes les équipes en régie,
01:02:20Julien Perronnet à l'édition,
01:02:21Nicolas Baillet à la réalisation,
01:02:23Paul Lebrete au son,
01:02:24et Sandrine David au maquillage,
01:02:25on se retrouve la semaine prochaine
01:02:26pour un nouveau On s'enflamme.
01:02:27Salut tout le monde.
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