00:00Je me souviens que pour mon deuxième spectacle, Crise de foi,
00:02j'avais écrit un sketch sur la mort de Sheikh Yassine, fondateur du Hamas.
00:05Ça racontait l'histoire d'un affrontement entre des hélicoptères de combat armés de missiles d'un côté
00:09et un vieillard aveugle tétraplégique en fauteuil roulant de l'autre.
00:13Un combat pour le moins inégal.
00:15Un ami, qui connaissait les mouvances islamistes en France, m'avait déconseillé de le faire.
00:19En m'expliquant qu'on ne savait pas dire à l'époque si les membres du collectif Sheikh Yassine,
00:23aujourd'hui dissous, étaient aussi dangereux que crétins ou l'inverse.
00:27J'avais donc décidé de le remiser par-devers moi, sans vraiment savoir comment s'exprimait la violence de ses
00:31militants.
00:31Depuis que Abdelhakim Seffrioui, le fondateur du collectif Sheikh Yassine en France,
00:35a participé à désigner Samuel Paty comme une cible, on sait exactement la manière dont il s'y prenne.
00:40C'est justement en désignant ce qu'il considère comme des « islamophobes ».
00:44Ouais, ouais, exactement comme pour Charlie.
00:45Eh bien, vous me croirez ou pas, mais après la condamnation en appel de Seffrioui à 15 ans de prison
00:49pour association de malfaiteurs terroristes pour son rôle dans la campagne de haine en ligne contre Samuel Paty,
00:54son avocat français continue le travail du collectif en désignant la justice française et les juges antiterroristes
01:00comme étant « islamophobes ».
01:01C'est étonnant, mais c'est pourtant ce qui s'est passé.
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