00:00Eric Ciotti n'est peut-être pas le féministe qu'il pensait.
00:02Il y a deux ans, pour le 8 mars, il avait déclaré que le féminisme était d'abord de droite.
00:06Mais depuis qu'il est à la tête de l'UDR, le parti qu'il a créé pour faire alliance
00:09avec le RN,
00:10il a l'air un peu moins à l'aise avec l'égalité des genres.
00:12Il vient même de recevoir une grosse pénalité de plus d'un million d'euros
00:15parce que son parti n'avait présenté que 11 femmes sur 63 candidats aux élections législatives de 2024.
00:21A l'époque, c'était le plus mauvais score niveau parité.
00:23Parce qu'il faut savoir que les partis politiques sont censés présenter autant d'hommes que de femmes
00:27s'ils ne veulent pas avoir de pénalités.
00:28Le système prévu est dégressif, c'est-à-dire que plus l'écart entre les candidatures des femmes et des
00:33hommes est grand
00:34et plus le montant des pénalités est élevé.
00:36Et l'UDR s'était vu retirer 97,6% du financement de sa campagne.
00:40C'est-à-dire que sur les 1,4 millions auxquels il avait le droit, le parti n'a reçu
00:44que 33 600 euros.
00:45Alors vous imaginez bien qu'Eric Ciotti n'était pas hyper content.
00:48Il a attaqué cette décision devant le Conseil d'État, mais il ne s'est pas arrêté là.
00:52Il a aussi mis en doute le bien fondé même des règles de calcul retenues
00:55en demandant au Conseil constitutionnel de se positionner.
00:58Et le Conseil constitutionnel a jusqu'au mois de mai pour étudier la question.
01:01Mais en attendant, l'UDR n'a pas l'air d'apprendre de ses erreurs.
01:04Sur ses 22 candidatures aux prochaines municipales, seulement 4 sont des femmes.
01:08Pour en savoir plus, vous pouvez aller lire notre article sur le site de l'Informé.