00:007h46, notre invitée ce matin, la candidate de la droite et du centre à la mairie de Cherbourg en Cotentin.
00:05Bonjour Camille Marguerite.
00:06Bonjour, merci.
00:07Nous sommes à 10 jours maintenant, du premier tour des élections.
00:10Qu'est-ce qui vous fait espérer cette fois-ci, que c'est la bonne pour votre famille politique,
00:14que vous êtes en mesure de faire tomber, entre guillemets, le maire sortant Benoît Arrivé ?
00:19C'est au fur et à mesure de la campagne, les différentes rencontres,
00:22puisque nous on est sur le terrain depuis le mois de novembre tous les jours,
00:25et les gens sont vraiment en attente d'un changement de municipalité.
00:29Pourquoi changer finalement la ville s'est embellie ces dernières années ?
00:32Il y a de l'emploi, sur le plan de la sécurité on est bien classé.
00:36Qu'est-ce qui ne va pas finalement dans le bilan de Benoît Arrivé aujourd'hui ?
00:41Dans le bilan de Benoît Arrivé aujourd'hui, c'est qu'il y a quand même beaucoup d'éléments sur
00:46lesquels il n'a pas été au bout.
00:48Le quai Lothan Collins notamment, ça fait quand même 10 ans qu'on en parle.
00:51Le réaménagement ?
00:52Oui, le réaménagement.
00:53Ça fait 10 ans qu'on en entend parler, il n'y a même pas un caillou qui a été
00:56enlevé.
00:57Je ne parle même pas du contournement sud-ouest de Cherbourg qui était dans son projet en 2020,
01:02et sur lequel il a fait un retournement de veste, clairement, pour un sujet électoral, j'imagine.
01:09Donc les gens en ont l'air de la trahison de la parole publique.
01:12Mais il y a des choses qui ont été faites quand même.
01:13Il y a des choses qui ont été faites, oui, les rues piétonnes ont été refaites.
01:16Le bus ?
01:17On les a votées, les rues piétonnes, puisque je m'étais d'ailleurs engagée en 2013,
01:20parce que j'ai trouvé que le centre-ville était sale, dégoûtant.
01:23Donc effectivement, le centre-ville a été fait.
01:26Mais ce qui s'est passé pendant ces travaux-là, c'est le manque de dialogue et d'information et
01:31de discussion avec les différents acteurs.
01:33Et ça, ça n'a pas du tout plus.
01:34C'est la distance entre la municipalité et les premiers gens concernés.
01:38Vous entendez parler sécurité sur le terrain ?
01:41Oui, beaucoup.
01:42Est-ce que vous voulez plus de policiers municipaux ?
01:45Presque doubler même leur nombre.
01:46Mais ça a un coût, vous allez faire comment ?
01:48Oui, alors ça a un coût, effectivement.
01:49On fera des choix différents, puisque toute orientation politique amène à des choix différents, à des financements différents.
01:56Doubler les effectifs de la police municipale, ce n'est pas être tout sécuritaire.
02:00Dans une ville comme Cherbourg-en-Cotentin, il devrait y avoir 80 policiers municipaux, puisque c'est 1 pour 1
02:05000 habitants.
02:07Aujourd'hui, on est à 22.
02:08Donc, ce que les gens ressentent sur le terrain, c'est qu'ils aimeraient les voir plus, mais malheureusement...
02:14On est loin de l'insécurité, quand même, ici ?
02:15Il y a quand même des indices, parce qu'il faut quand même savoir que la police nationale intervient sur
02:21des sujets,
02:21mais ne peut pas intervenir partout, puisque comme ils sont en sous-effectifs, ils n'interviennent pas,
02:27et ces interventions-là ne rentrent pas dans les chiffres.
02:29Parce que les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut.
02:32Donc, comme ça ne rentre pas dans les chiffres, les effectifs ne sont pas mis à disposition, en fonction,
02:38et c'est le serpent qui se mord la queue.
02:39Moi, ce que je veux, c'est que les effectifs de la police municipale viennent renforcer
02:44ceux de la police nationale, qui sont aussi en sous-effectifs.
02:477h49, notre invitée, Camille Marguerite, candidate de la droite et du centre à la mairie de Cherbourg.
02:51On a vu des vidéos sur les réseaux sociaux, vous avez fait appel à l'intelligence artificielle
02:55pour imaginer notamment les parkings, création de logements, tout ça.
03:00Est-ce que ce n'est pas vendre un petit peu du rêve, tout ça ?
03:02Non, ce n'est pas vendre du rêve, c'est permettre au plus grand nombre de pouvoir visualiser ce que
03:08nous, on a dans la tête.
03:09Parce que le décrire sur un papier, oui, mais ça ne montre pas la volonté qu'on a derrière.
03:14Et on est en 2026, oui, c'est de l'intelligence artificielle,
03:17mais il faut bien qu'on ait cet outil-là, qui en plus nous permet à nous de projeter,
03:22sans faire appel à un professionnel.
03:24Est-ce que ça a un coût de faire appel à un professionnel pour ça ?
03:27Et c'est un moyen très facile et très ludique de pouvoir partager avec les gens ce qu'on a
03:32vraiment dans la tête.
03:33Alors ça, c'est le côté positif des réseaux sociaux,
03:35mais ce matin, on parle sur la radio ici, de cette enquête du Cevipof et de l'Association des maires
03:39de France,
03:40où on dit qu'un maire sur trois subit des insultes, des agressions sur les réseaux dans cette campagne.
03:45C'est aussi le cas pour vous, c'est dur ?
03:47Oui, c'est aussi le cas, mais après ça fait partie, je dirais, du jeu.
03:53Il faut être blindé, quoi, un peu.
03:55Ah oui, il faut être blindé.
03:56Si on n'est pas blindé pour ça, il ne faut pas faire ce qu'on fait.
03:59Quand on se présente, on sait qu'on va se mettre à disposition, entre guillemets, du public,
04:06et puis il y a du bon, il y a du bon.
04:07Il y a le revers de la médaille.
04:08Il y a deux listes de gauche en face de vous.
04:11Assumez-vous que votre liste est à droite et au centre aujourd'hui ?
04:14Oui, oui, on l'assume, il n'y a pas de problème.
04:17Est-ce que vous aviez dit plutôt liste citoyenne au départ ?
04:20Ah non, non, non.
04:20Moi, je suis issue de la droite et du centre depuis toujours.
04:24Je suis dans l'équipe des centristes avec Hervé Morin.
04:28Il y a des gens de mon équipe qui sont LR.
04:31J'ai aussi des gens du bloc central, et puis j'ai aussi des gens de centre-gauche,
04:36non revendiqués comme tels, donc plutôt de la société civile,
04:39mais qui ont adhéré à notre projet,
04:41et qui ont aussi, comme beaucoup d'entre vous, besoin de changement et envie de changement.
04:46Vous avez fait venir, d'ailleurs, vous parlez de centriste, moi je vous parlais à droite,
04:50parce que vous avez fait venir Bruno Retailleau en meeting.
04:52Vous ne l'avez pas franchement revendiqué, assumé ça, si ?
04:55Ah si, je n'ai pas de sujet avec ça.
04:57Je suis quelqu'un du centre-droite, de la droite, je n'ai pas de problème avec ça.
05:03Je suis très fière qu'il soit venu me soutenir à Cherbourg en présence d'Hervé Morin.
05:07Je n'ai aucun problème avec ça.
05:08Une dernière question, il y aura peut-être une quatrième liste.
05:11On attend de savoir si le tribunal administratif de Caen va statuer sur Jean-Marie Lejeune,
05:16savoir si sa liste a été invalidée, s'il va pouvoir participer.
05:19Vous suivez ça de près ?
05:20Oui, oui, on suit ça de près, évidemment.
05:22Ça ne peut pas grignoter une partie de votre électorat ?
05:24Écoutez, je ne sais pas comment M. Lejeune s'est positionné sur sa campagne.
05:28Il se revendique indépendant, il se dit satisfait des réunions publiques de Quentin Brigel, de la LFI.
05:36Donc, il est très compliqué de cerner son attention politique, en tout cas.
05:41Merci Camille Marguerite.
05:43J'avais une question encore, juste pour passer à la question du jour avec les auditeurs.
05:47Je vous la pose à vous.
05:48Est-ce que vous êtes fière qu'on construise des armes sous-marins nucléaires ici, dans le Cotentin ?
05:52C'est une fierté ?
05:53Une fierté, c'est un fleuron national.
05:56Donc, moi, je suis très fière que la France produise, qu'on ait encore de la productivité sur le territoire,
06:02et que ce soit chez nous, et puis c'est quand même un vecteur d'emploi.
06:05Sans cette entreprise-là, on n'en serait pas là où on en est aujourd'hui.
06:08Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Camille Marguerite, candidate de la droite et du centre à Cherbourg-en-Cotentin.
06:13Merci beaucoup.
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