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00:00Dans ce chaos généralisé, la France fait donc encore le pari du dialogue, mais aussi de la fermeté.
00:05Emmanuel Macron a pris la parole il y a quelques instants depuis Chypre, pays membre de l'Union Européenne.
00:10L'île abrite une base militaire britannique touchée par un drone iranien il y a quelques jours.
00:14Lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée, dit le président français.
00:19Clovis Casali et Emmanuel Macron s'affichent sur le terrain pour apporter son soutien à Chypre.
00:24Le maître mot c'est solidarité, solidarité française envers Chypre, mais aussi européenne.
00:29Donc vous l'avez dit, une phrase forte, lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée.
00:34C'est exactement ce que le président chypriote disait avant la venue du président de la République.
00:39Il soulignait que c'est vraiment la sécurité collective de l'Europe qui est en jeu ici avec Chypre,
00:46qui vient sous le feu iranien ou plutôt des drones du Hezbollah ces derniers jours.
00:52Le président de la République Emmanuel Macron a donc donné ce discours à Chypre.
00:56Tout à l'heure, il sera sur le porte-avions Charles de Gaulle, fleuron de la marine française, où il
01:02dira aussi quelques mots.
01:03Alors dans ce premier discours, qu'est-ce qu'il a dit ?
01:05Clairement, il a voulu souligner la solidarité, mais il a aussi voulu rassurer les partenaires de la France,
01:11Qatar, Émirats arabes unis, Koweït.
01:14Ensuite, il a souligné qu'il avait parlé en amont de sa visite avec Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien.
01:21Pourquoi ? Parce que le Liban, qui est un pays ami de la France, un allié aussi, avec des liens
01:26culturels historiques forts et politiques avec la France,
01:30eh bien le Liban, c'est forcément une raison, enfin c'est un sujet de préoccupation pour la France et
01:36pour l'Europe aussi.
01:37Qu'est-ce qu'il a dit Emmanuel Macron ? Nous sommes vigilants par rapport au Liban.
01:40Le Hezbollah, clairement, a commis une faute en attaquant Israël.
01:44Mais ensuite, Israël a répondu et il faut arrêter ses combats.
01:50Il faut tout d'abord que le Hezbollah stoppe ses attaques pour qu'ensuite Israël fasse de même.
01:55Rappelez-vous, ces derniers jours, Emmanuel Macron avait aussi appelé Netanyahou pour lui dire
01:59« Attention, pas d'invasion terrestre, ce serait la pire des choses. »
02:04Ça sèmerait encore plus le chaos, pas seulement au Liban, mais aussi dans la région.
02:08On va écouter Emmanuel Macron qui parle plus généralement du but de sa visite.
02:13Vous allez voir, les objectifs sont multiples.
02:17Cette mobilisation de notre marine est inédite.
02:21Elle se fait évidemment avec la mobilisation aussi de nos forces aériennes et terrestres dans la région.
02:27Et elle manifeste la volonté de la France de contribuer à la désescalade,
02:33à la sécurité de nos ressortissants, à la sécurité de nos partenaires
02:38et à cette libre navigation et cette sûreté maritime à laquelle nous voulons, par ce biais, œuvrer.
02:46Voilà, on va revenir dans un instant avec vous, Clovis, sur le Détroit d'Hormuz, parce qu'il y a
02:49des choses à dire.
02:49Paimon Asmoudet, vous êtes consultant en géopolitique chez Forward Global.
02:53L'objectif, dit Emmanuel Macron, c'est de contribuer à la désescalade.
02:56La France fait encore là le pari, finalement, des négociations, du dialogue.
03:00Est-ce peine perdue, selon vous ?
03:03Écoutez, quand il s'agit du Liban, au moins précisément, la France a au moins une carte à jouer.
03:07Évidemment, il y a un rôle historique fort.
03:09Quand on parle du conflit plus général en Iran, dans le Détroit d'Hormuz, on va y revenir dans un
03:13instant,
03:13la France, évidemment, a un rôle beaucoup plus marginal à jouer et on en parlera.
03:19Mais au moins pour le Liban, la France peut éventuellement contribuer à renforcer le positionnement de l'État libanais, au
03:26moins.
03:27Après, échanger avec Benjamin Nadezhnyahu, c'est très bien, mais je ne pense pas que le Premier ministre israélien est
03:32vraiment à l'écoute du président français.
03:33Malheureusement, je pense que lui, il a ses objectifs.
03:35Lui, il s'est lancé dans une guerre où il se voit gagnant, et contre la République islamique, et contre
03:41ses forces proxy, notamment l'Hezbollah.
03:44Donc, je pense que l'armée israélienne va rentrer et va faire ce qu'elle a envie de faire.
03:50Sur le Liban, il faudra peut-être rappeler que la France aussi avait joué un rôle.
03:52Elle avait pesé sur le cessez-le-feu en 2024 entre l'Hezbollah et l'Israël.
03:55Tout à fait.
03:56Donc là, déjà depuis 2024, on est rentré dans un cycle encore plus existentiel pour cet axe de résistance qui
04:02avait été créé par la République islamique.
04:04Donc, on l'a vu à Gaza avec la Hamas.
04:06On l'a vu en Syrie avec la chute du régime de Bashar al-Assad.
04:09On l'a vu avec l'affaiblissement d'Hezbollah par les Israéliens depuis la guerre de Gaza.
04:17Et donc là, Benjamin Netanyahou, il voit en fait la fin de la guerre en quelque sorte.
04:21Il pense qu'il peut achever à la fois la République islamique et ses proxys et surtout l'Hezbollah.
04:26Donc, le fait que la France essaie de pousser pour un cessez-le-feu, je ne pense pas que ce
04:30soit vraiment la volonté israélienne en ce moment.
04:32Alors, reprenons sur le discours d'Emmanuel Macron, Clovis, avec une autre annonce à retenir.
04:41Emmanuel Macron dit préparer une future mission purement défensive pour rouvrir le détroit d'Hormuz.
04:46Brad Merck, là, qui est pour l'instant paralysé par les gardiens de la Révolution.
04:49Oui, à terme, le président de la République souhaite mobiliser huit frégates, deux portes-hélicoptères et le porte-avions Charles
04:55de Gaulle,
04:55qui est vraiment le fleuron de la marine française, pour des opérations en Méditerranée orientale, en mer rouge et pour
05:02le détroit d'Hormuz.
05:04Alors, la France ne fera pas cela seule.
05:06Elle le fera avec des pays de l'Union européenne.
05:09Il faut savoir que l'Union européenne a déjà cette opération à Spides en mer rouge, pour sécuriser cette mer
05:17avec du transport maritime.
05:19Tout cela suite à des années de combat, d'attaque des milices outils du Yémen.
05:25Après, il y a le détroit d'Hormuz.
05:27Pourquoi ? Parce qu'il y a du pétrole, il y a du gaz.
05:29Et c'est très important pour les économies européennes, eh bien, de se protéger en quelque sorte, parce que la
05:34crise économique, elle peut arriver.
05:35On l'a vu en France déjà, le prix de l'essence qui ne cesse d'augmenter, avec peut-être
05:39des distributeurs qui prennent un peu des libertés dans l'augmentation du prix.
05:44Mais en tout cas, pour la France, il s'agit d'envoyer des navires avec d'autres pays pour sécuriser
05:50ce détroit d'Hormuz, qui est de facto à l'arrêt complètement.
05:55Vous allez me dire, c'est un peu compliqué actuellement avec les combats entre l'Iran, les missiles, les drones.
06:00Comment faire ça ?
06:00Emmanuel Macron, il prend des précautions, il dit, on va attendre un petit peu que ce soit moins chaud, que
06:06le conflit se soit un petit peu calmé pour y aller.
06:09Et on escortera, on défendra les portes-conteneurs, les tankers qui transportent du pétrole.
06:15On le fera avec d'autres pays, mais de manière purement pacifique.
06:19Ça, c'est un mot qu'il a employé, et défensif.
06:21Ça fait partie de cette stratégie de la France, comme des Britanniques et d'autres pays européens, purement défensifs.
06:28C'est-à-dire, on défend nos pays alliés, les monarchies du Golfe, qui se font attaquer par les drones
06:34et les missiles iraniens,
06:35mais on n'attaque pas sur le sol iranien.
06:38On ne vise pas des cibles iraniennes.
06:41Pémois, vous avez rajouté quelque chose sur le détroit d'Hormuz qui pénalise l'Europe, mais pas seulement, et l
06:46'Asie aussi en particulier.
06:47C'est un peu... Bon, déjà, c'est bien cette volonté de vouloir sécuriser le détroit,
06:51mais j'ai envie de dire que si on attend que les combats se calment, ça sera déjà un peu
06:56tard.
06:56De toute façon, les alliés de la France dans le Golfe Persique, donc les pétro-monarchies, sont déjà sous les
07:02missiles,
07:02et ça depuis plus d'une semaine.
07:05Les dégâts ont déjà été faits dans une certaine partie.
07:08Et le fait que, bon, le président de la République dit qu'on va attendre pour, après, escorter, stabiliser un
07:15peu la situation plus tard,
07:16là, on est, surtout avec l'élection de Mosh Taba Khamenei, on en a facilement pour quelques semaines encore de
07:22combats.
07:23Donc cette idée d'attendre que ça s'establit, ça s'est calme, avant d'intervenir, je pense que de
07:30toute façon...
07:31Moi, j'ai une petite question pour vous.
07:32Vous pensez que la Chine peut faire pression ?
07:34Parce qu'on sait que la Chine, c'est un allié de l'Iran, on sait qu'il y a
07:38énormément du pétrole qui passe par le détroit d'Hormuz,
07:41qui pourrait servir à la Chine.
07:43Est-ce que vous pensez que la Chine a intérêt ou va, tout simplement, essayer de peser sur le débat
07:47?
07:47Bon, déjà, pour l'instant, la Chine se fait très prudente dans le cas de ce conflit.
07:52Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il y a déjà une tendance des tankers qui veulent passer par
07:57le détroit,
07:58de, en fait, se déclarer comme étant chinois.
08:00Donc, ça, c'est quelque chose, on a déjà vu quelques exemples.
08:03Et, effectivement, c'est un peu le seul acteur...
08:05Et qui ont réussi à passer ou pas ?
08:08C'est très anecdotique.
08:09De toute façon, comme il y a eu des frappes, des pastaranes contre des navires qui voulaient passer,
08:17effectivement, c'est très risqué.
08:18Et donc, la flambée de prix qu'on voit, c'est le fait qu'en fait, c'est à l
08:21'arrêt.
08:22Et vous avez même la production dans les pays producteurs, notamment l'Irak,
08:25qui est de plus en plus à l'arrêt.
08:27Et il y a déjà des déclarations de force majeure, par exemple, qui ont été faites au Koweït.
08:32Mais, effectivement, si la Chine voit que ça continue...
08:34Donc, là, ils ont déjà perdu un fournisseur avec les Venezuela, en quelque sorte,
08:38avec l'intervention de Donald Trump en début d'année.
08:41Si l'Iran s'y ajoute...
08:43Bon, c'est pas, disons, les principaux fournisseurs.
08:45La Chine a d'autres fournisseurs de pétrole.
08:47Mais, effectivement, c'est un peu gênant sur le plan économique.
08:49Et, éventuellement, c'est un des seuls acteurs sur la scène internationale
08:53qui peut encore jouer de ses entrées à Téhéran.
08:56De toute façon, l'Iran, c'est un pays très isolé en ce moment,
08:59à part les Russes et les Chinois.
09:00Il n'y a pas d'autres acteurs sur la scène qui peuvent, éventuellement, essayer d'intervenir.
09:05Alors, on attend maintenant l'arrivée d'Emmanuel Macron sur le porte-avion Charles de Gaulle.
09:11Le président a également confirmé la présence de la frégate Languedoc.
09:16On n'est pas les seuls sur zone, pas les seuls pays européens.
09:19Même durant cette visite, le président français n'était pas seul.
09:21Il est venu avec le Premier ministre grec.
09:23Et il y a eu cette déclaration à la presse avec le grec et aussi le président chypriote.
09:27Oui, les grecs, depuis le début, sont très actifs, forcément.
09:32Ils ont envoyé des frégates, mais ce ne sont pas les seuls.
09:35Les Italiens aussi ont envoyé une frégate.
09:37Et il y a quelques jours, on recevait un message de l'entourage du président pour nous dire,
09:41ce matin, le président de la République s'est entretenu avec Giorgia Meloni, la Première ministre italienne,
09:47et avec le Premier ministre grec pour coordonner les efforts militaires dans la zone pour Chypre,
09:53mais aussi pour sécuriser les échanges, le transport maritime en mer Rouge.
09:58Donc, c'était déjà le cas il y a quelques jours.
10:00C'était vraiment un sujet qui était au cœur des discussions européennes.
10:04Et puis, il y a aussi l'Allemagne qui a envoyé un navire qui est arrivé à Chypre.
10:10Il y a l'Espagne qui annonce l'envoi aussi.
10:13Et puis, bien sûr, il y a les Britanniques.
10:15Les Britanniques, a priori, leur navire est encore bloqué à Portsmouth.
10:18Ça fait beaucoup de bruit, ça, à Londres.
10:19Ça fait beaucoup de bruit.
10:20D'ailleurs, j'ai lu dans la presse spécialisée mer-conflit que ce serait pour un problème de maintenance.
10:29Et depuis qu'ils ont privatisé, alors c'est à prendre avec des pincettes,
10:33mais a priori, depuis qu'ils ont privatisé le système de maintenance,
10:36eh bien, ça ne fonctionne pas à plein régime.
10:39Et donc, ils ont perdu énormément de temps.
10:40Mais les Britanniques ont quand même envoyé des armes.
10:43Ils ont des systèmes aériens, anti-aériens.
10:44Ils ont deux bases sur l'île.
10:47Et c'est forcément important.
10:49Alors, juste un mot pour l'Europe.
10:50Pourquoi c'est important ?
10:51Quand Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée.
10:54Et pour l'Europe, on l'a dit,
10:56Détroit d'Ormose, mais aussi les répercussions économiques sur l'Europe sont énormes.
11:01Et c'est pour ça que les Européens doivent se mobiliser,
11:04déjà pour soutenir un pays membre, Chypre,
11:07mais aussi parce que le continent est affecté économiquement.
11:11J'ajoute qu'il y a un second missile qui a été tiré par l'Iran
11:14et détruit par l'OTAN dans l'espace aérien turc.
11:19C'est la deuxième fois que ça arrive, depuis le début du conflit.
11:21Pourquoi cette mise sous tension ?
11:23Quelle est la stratégie iranienne ?
11:24Donc, globalement, la stratégie iranienne est assez complexe
11:28dans le sens où ils avaient déjà mis en place
11:31une stratégie d'embrasement régional avant la mort d'Ali Khamenei,
11:35donc les guides défunts qui ont été tués par les Américains et les Israéliens le 28 février.
11:40Lui, il avait décrit qu'en cas de conflit,
11:44même si moi, à l'Iran, même si je suis éliminé,
11:47en fait, plutôt que de cibler, comme dans la guerre de 12 jours,
11:50en juin dernier, qu'Israël,
11:53en fait, on va cibler toutes les bases américaines de la région,
11:56donc ça implique directement tous les pays voisins,
11:59l'Arabie, les Émirats, Bahreïn, surtout, etc.
12:03Mais donc, y compris l'OTAN ?
12:04Y compris l'OTAN, parce qu'il y a la base d'Injirlik en Turquie.
12:07Donc, à la base, l'Iran a niait, et même la Turquie a essayé de nier,
12:11qu'en fait, cette missile, la première qui a été envoyée,
12:14ciblait vraiment le territoire turc.
12:17Il disait que non, non, ça ciblait des cibles en Méditerranée,
12:21donc on peut parler de la Chypre ou des navires américains.
12:23Et d'ailleurs, ça a été intercepté par un navire américain,
12:26de mémoire la première missile.
12:27Mais on voit que les pastaranes, qui ont pris globalement les pleins pouvoirs en Iran
12:34depuis la mandat à les Khamenei,
12:36eux, ils avaient mis en place une stratégie de mosaïque depuis plus de 20 ans.
12:39Et c'est leur mot, mosaïque.
12:41Ce qui veut dire que même si le commandement central est éliminé ou impacté,
12:45que les unités peuvent jouer d'une certaine indépendance
12:49pour, en fait, choisir eux-mêmes leur cible ou leur frappe.
12:53Et on l'a vu en Oman, par exemple, qui a été cibé à plusieurs reprises,
12:56même si ce n'était pas la volonté, disant, du pouvoir central,
12:59mais c'est parce que ces unités ont cette indépendance
13:01et cette autorité, en fait, est de choisir eux-mêmes des cibles.
13:04Et d'ailleurs, c'était le sujet du discours de Masoud Peseshkion,
13:07donc le président iranien, samedi dernier,
13:09qui s'est globalement excusé auprès de voisins et qui...
13:12Et qui ne servait à rien, en tout cas, il a été désavoué, quoi.
13:14Tout à fait, par tous les autres membres du gouvernement iranien.
13:17Donc voilà, il s'est excusé parce que les Iraniens avaient frappé les pétro-monarchies, quoi.
13:22Globalement, il a dit, on s'excuse et on ne va plus vous faire après
13:26à condition qu'il n'y ait pas de frappe, en fait, de votre territoire.
13:30Donc ça veut dire à condition que les bases américaines soient mises hors service.
13:34Donc évidemment, ça a été désavoué, comme vous avez dit vous-même.
13:38Mais oui, donc on voit, en fait, cette stratégie d'impliquer tous les pays voisins
13:42pour, effectivement, rajouter la pression, surtout sur les États-Unis, pour éventuellement mettre...
13:47Vous parliez de la Turquie.
13:48C'est la Turquie qui a envoyé à quelques heures six F-16 dans la partie turque de Chypre.
13:54Et là aussi, c'est un acte de mobilisation, alors que, comme vous l'avez dit,
13:57ils ont intercepté un deuxième missile, donc ils sont aussi déployés à Chypre.
14:01Alors ça, on en parlera avec Ludovic de Foucault dans la journée à 17h.
14:04Prenez rendez-vous.
14:06Un dernier mot sur Chypre.
14:08Peut-être qu'on a une carte sur cette petite île.
14:12Mais montrons où se trouve Chypre.
14:13Voilà, donc c'est au large du Liban.
14:15Exactement.
14:16L'île stratégique qui peut servir de base arrière pour cette guerre au Moyen-Orient.
14:20Par exemple, et en regardant une carte, on va très vite comprendre que c'est un lieu stratégique face au
14:25Liban,
14:26220 kilomètres à peine, les côtes libanaises, face à Israël aussi, et à Vol d'oiseau, à 1200 kilomètres de
14:33l'Iran.
14:34À quoi ça pourrait servir cette île ?
14:36De base arrière, base militaire, mais aussi peut-être à rapatrier avec toutes les frégates qui sont déployées,
14:43des frégates européennes, on en a parlé, qui sont déployées dans la zone.
14:46Ça pourrait aider à rapatrier des ressortissants, pas seulement français.
14:51C'est vrai qu'il y en a 400 000 qui vivent actuellement au Moyen-Orient.
14:55Pas forcément que des Français, mais aussi des Européens, et pourquoi pas des civils libanais,
14:59parce qu'actuellement, les combats font rage.
15:02Israël, Pilon, Beyrouth, a vidé des quartiers entiers.
15:07On parle de centaines de milliers de Libanais qui sont déplacés.
15:11Peut-être que certains civils, s'ils ne savent pas où ils peuvent aller, peut-être qu'ils pourront être
15:14rapatriés.
15:15En tout cas, priorité serait à priori donnée pour des ressortissants, des ressortissants européens,
15:20mais c'est une des possibilités.
15:21Et puis, il faut aussi dire que ce matin, Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères,
15:29a été interrogé sur l'utilité de la visite d'Emmanuel Macron à Chypre.
15:33Le but de tout ça, est-ce que la France peut vraiment peser ?
15:35Jean-Noël Barraud a quand même répondu que de nombreux observateurs sous-estiment le fait
15:39qu'il y a une forte préoccupation et une attente des alliés français, Liban, mais aussi Chypre, Émirats arabes unis,
15:47Qatar, Koweït, sur la situation.
15:50Pour finir, moi, je parlais avec une expatriée française il y a quelques jours qui se trouve actuellement au Koweït.
15:54Je peux vous dire qu'elle entend des sirènes tous les jours, toute la journée, extrêmement inquiète.
15:59Elle est obligée de rester dans des abris.
16:01Elle ne peut pas être rapatriée.
16:03Et ça, c'est une question qui va nous animer, qui va agiter le débat dans les prochains jours.
16:07Toujours ce problème de rapatriement.
16:08Elle, comme de nombreux ressortissants étrangers, on va dire, parce que ce n'est pas que français,
16:12des étrangers bloqués dans la zone qui n'arrivent pas à être rapatriés,
16:16tout simplement parce qu'il n'y a pas assez de vols affrétés par leur pays
16:20et aussi pas assez de vols commerciaux avec des espaces aériens très souvent fermés.
16:26Merci beaucoup, Clovis, pour les principales annonces d'Emmanuel Macron tout à l'heure à Chypre.
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