Passer au playerPasser au contenu principal
[#Déclaration] Gabon : déclaration des partis politiques de l’opposition membres de la CNR et alliés

́
📲 066441717 📞 011775663

📬 contact@gabonmediatime.com

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

🇬🇦
⏱️̀ ’ ’.
̀ ̂ ́.

#GMT
#Gabon

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00La composition de la CNR est donc composée de l'UATP, du président Bolendou Bokosso-Vincent,
00:07du PGP, du président Moutin Zambar Benoît, du CDG, du président Séné Ingenza,
00:14du PSE, du président Obama-Francis Hubert, du PNTP, du monsieur Jean-Rémi Yaman,
00:21de l'ACR de M. Boubamba-Brunobène, du PDN de M. Matiga-Pierre et des partis alliés à leur côté
00:32présent à la côte aujourd'hui
00:33que sont l'EPG du président Louis-Dizé Alain-Claude et réagir du président Omounou-Michel.
00:41Alors la cérémonie de jour va se dérouler en deux phases.
00:44La première consistera à la lecture de la déclaration de jour qui sera faite par le président du PGP,
00:51monsieur Bolendou Bokosso, monsieur Moutin Zambar, pardon.
00:56Ensuite, en deuxième phase, nous aurons cet échange entre les membres de la souhait qui sont présents ce jour
01:01et les présidents de la CNR et les partis alliés présents ici ce jour.
01:06Sans plus tarder, nous avons passé la parole au président du PGP, monsieur Moutin Zambar Benoît,
01:11pour la lecture de la déclaration de jour. Merci.
01:19D'abord, mesdames, messieurs de la presse, merci comme...
01:26La sonore, la sonore.
01:30Ah, un technicien peut venir au secours, là ?
01:36Alain, tu as d'arrêt le seul micro qui marche ?
01:41Mesdames, messieurs de la presse, merci d'avoir répondu nombreux à notre appel.
01:52Dans un pays comme le nôtre, dans un pays qui lutte pour ses libertés et pour la démocratie,
02:00vous êtes indispensables.
02:05même lorsque vous nous égratignez, parfois très durs, ou que certains, comme c'est mon cas, sont affiblés d'épithètes
02:15qui n'ont pas leur réalité, à lire certaines presses, mais ce sont des amis qui écrivent cela, je ne
02:24leur en veux pas.
02:28Personnellement, et je pense, l'ensemble de la CNR pense que vous, vous participez au mouvement de fondation,
02:38de renforcement des fondations de la démocratie dans notre pays, de la liberté dans notre pays.
02:45Et chez vous, je crois, les faits sont têtus, mais le commentaire est libre.
02:52Mais vous aurez matière à faire commentaire, parce que le commentaire de la CNR et de ses amis,
03:02et ses amis, je suis sûr, ça va, le cercle va s'agrandir.
03:07C'est notre souhait, nous comptons sur vous pour porter une voix différente
03:14de celle qu'on entend aujourd'hui prioritairement.
03:21Je vous donne donc lecture de la déclaration de la CNR et des partis alliés
03:29en vous présentant d'abord les excuses de notre président,
03:35le professeur Vincent Moulin-Ribou-Coussot,
03:40en péché, et qui vous salue.
03:45Nous parlons aussi en son nom.
03:54Discours de la Coalition pour la Nouvelle République
03:58et des partis politiques alliés sur l'état de la nation.
04:07Gabodès et Gabonais, mesdames et messieurs les représentants de la presse et des médias,
04:13au petit matin du 30 août 2023,
04:18lorsque le Comité pour la transition et la restauration des institutions
04:23en abrégé Céthéry prenaient le pouvoir par un coup d'État militaire,
04:30un espoir immense traversait le Gabon.
04:36Les résultats de l'élection présidentielle du 26 août 2023
04:42avaient été proclamés dans des conditions troublantes.
04:48La population, épuisée par des décennies de mauvaise gouvernance,
04:56accueillait ses coups d'État avec un soulagement mêlé d'attentes profondes.
05:02Dans les rues de Libreville, comme dans les provinces,
05:05on célébrait, on croyait à l'aurore d'une heure nouvelle.
05:12Près de trois ans après,
05:15loin d'honorer ses promesses de rupture,
05:19le pouvoir Céthéry a reproduit et même amplifié
05:23les travers des systèmes qu'il a renversés.
05:30Dès le 2 février 2024,
05:33la Coalition pour la Nouvelle République
05:36avait formellement alerté
05:38les autorités de la transition
05:40sur les dérives constatées à chaque étape du processus.
05:46Dialogue dit inclusif,
05:50référendum constitutionnel,
05:53code électoral,
05:55élection locale et présidentielle.
05:58Toutes ces alertes sont restées sans écho.
06:03Ce qui était hier une crainte
06:06est aujourd'hui une réalité documentée,
06:10caractérisée par des mensonges d'État
06:12érigés en mode de gouvernance.
06:16L'inhumanité,
06:19le machiavélisme,
06:21le cynisme,
06:23l'amateurisme,
06:25l'autocratie
06:26sont autant d'États
06:28servis au peuple.
06:35Premièrement,
06:37les mensonges d'État
06:38érigés en mode de gouvernance.
06:42Un pouvoir se juge d'abord
06:44à la valeur de sa parole.
06:46Sur ce critère fondamental,
06:50la transition accuse un bilan accablant.
06:54Premier mensonge,
06:57emploi des jeunes,
06:59promesse en fumée.
07:02Le chef actuel de l'exécutif avait déclaré,
07:05avec assurance, je cite,
07:08« Je n'ai pas d'adversaire,
07:11mon seul adversaire,
07:14c'est le chômage des jeunes. »
07:15Fin des citations.
07:17Pour cela,
07:20non seulement,
07:21il va inciter les jeunes
07:22à prendre d'assaut
07:24tous les départements ministériels
07:28pour y déposer les dossiers
07:30d'intégration à la fonction publique,
07:32mais aussi,
07:34il va annoncer,
07:35dans son message à la nation,
07:38du 31 décembre 2024,
07:40que, je cite,
07:42courant 2025,
07:44« Je vais créer 163 000 emplois. »
07:48Fin des citations.
07:50« Que généralement,
07:52que généreraient
07:53les chantiers du chemin de fer
07:56de Linga,
07:57Mayumba,
07:58du port en eau profonde
08:00de Mayumba
08:01et du barrage hydroélectrique
08:03de Boué. »
08:06Ce n'est pas la CNR qui cite ça.
08:07Ce ne sont pas les alliés
08:08de la CNR qui citent ça.
08:10C'est le chef de l'exécutif.
08:14À ce jour,
08:16nous n'avons aucun retour
08:17de recrutement
08:18et d'intégration
08:19à la fonction publique,
08:22malgré les 140 000 dossiers
08:24déposés par les jeunes
08:25à la demande du CETERI
08:27sous le gouvernement
08:28de Ndansima.
08:31Bien au contraire,
08:32nous assistons,
08:33pour le déplorer,
08:35à la réduction importante
08:37des effectifs
08:38dans le secteur privé.
08:42Deuxième mensonge,
08:45la Banque de Crédit
08:46pour l'entrepreneuriat,
08:48un véritable parcours
08:50du combattant.
08:52L'accès au crédit
08:54va via la Banque de Crédit
08:56pour l'entrepreneuriat
08:58gabonais,
09:00BCSG,
09:01en après-G.
09:02s'est révélé,
09:04pour ceux qui s'y sont essayés,
09:07un véritable parcours
09:09du combattant
09:09qui a fait redoncer
09:11plus d'un.
09:13Les jeunes
09:14qui ont massivement
09:15soutenu le CETERI
09:16sont ainsi
09:17les premiers sacrifiés
09:19de la Vème République.
09:23Le contraste
09:24entre la promesse
09:26et la réalité
09:27est d'autant plus cruel
09:29que c'est cette même jeunesse
09:31qui a légitimé
09:33par son enthousiasme
09:35le coup d'État
09:36du 30 août 2023
09:39abusivement qualifié
09:40de coup de libération.
09:44Troisième mensonge,
09:47la dette publique,
09:49un endettement
09:50sans contrepartie.
09:52La dette du Gabon
09:54présente
09:54la particularité
09:55alarmante
09:57de croître
09:58de façon exponentielle
10:00sans jamais
10:01se traduire
10:03sur le terrain
10:05par des programmes
10:07d'investissement
10:08structurant
10:08productif
10:10et générateur
10:10d'emplois
10:11et de richesses.
10:14Paradoxalement,
10:16les emprunts
10:17sont engloutis
10:18dans le fonctionnement
10:20pour maintenir
10:22le train de vie
10:22exagèrement élevé
10:24de gouvernants.
10:27Augmentation
10:28injustifiée
10:29des budgets
10:31de certaines institutions,
10:33des salaires
10:35des officiers
10:35supérieurs
10:36et généraux
10:36de corps armés,
10:38sans oublier
10:39le financement
10:41des fondations
10:42budgétivores
10:43des proches
10:44du chef
10:45de l'exécutif.
10:48Nous en voulons
10:49pour preuve
10:50dans le document
10:52de stratégie
10:53de financement
10:53du plan national
10:54de développement
10:55de la transition
10:56peine d'été
10:58de 2024-2026
11:01élaboré
11:02par le CETERI,
11:04la dette publique
11:05était arrêtée
11:07pour fin 2023
11:08à 56,7%
11:12du PIB.
11:15Or,
11:16l'agence
11:17de notation
11:18Fish
11:18Ratings
11:19affirme,
11:20je cite,
11:22la dette publique
11:23totale
11:24devrait bondir
11:25à 80,4%
11:27du PIB
11:28en 2026
11:30et poursuivre
11:32sa hausse
11:33pour frôler
11:34les 87%
11:36en 2027.
11:38Fin de citation.
11:40Tout cela
11:42montre le caractère,
11:45montre que
11:45le CETERI
11:46par rapport
11:48au régime
11:49des Chus
11:49a largement
11:51dépassé
11:52les normes
11:52d'endettement
11:53édictées
11:54par la CEMAC
11:55sans une contrepartie
11:57palpable
11:58en termes
11:59d'amélioration
11:59des conditions
12:00de vie
12:00des populations.
12:01Au contraire,
12:03les Gabonais
12:04vivent
12:05ce que les internautes
12:06résument
12:07avec une armature
12:11parlante,
12:12je cite,
12:14le Gabon
12:15est devenu
12:16un pays
12:17de coupé-coupé,
12:19l'eau coupée,
12:21l'électricité
12:22coupée,
12:24la bourse
12:25des élèves
12:25et étudiants
12:26coupée,
12:27les routes
12:28coupées,
12:29l'école
12:30coupée,
12:31le travail
12:32coupé,
12:34les réseaux
12:35sociaux
12:35coupés,
12:39cette description
12:41aussi réaliste
12:43que cocasse
12:44est inacceptable
12:46pour un pays
12:47de seulement
12:492,5 millions
12:51d'habitants
12:53dotés
12:54d'immenses
12:55ressources
12:56naturelles.
12:59Quatrième mensonge,
13:01les enseignants
13:03et la trahison
13:05de leurs revendications.
13:07La régularisation
13:09des situations
13:09administratives
13:10et financières
13:11des enseignants,
13:13stagiaires
13:13non titularisés
13:15depuis plus de
13:16dix ans,
13:18enseignants
13:18en pré-salaire,
13:21avaient été
13:21solennellement
13:22promises.
13:25Ces catégories
13:26introuvables
13:27dans le statut
13:28général
13:29de la fonction
13:29publique
13:30illustrent
13:32la précarisation
13:33organisée
13:34du secteur
13:36éducatif.
13:39Les multiples
13:40protocoles d'accord
13:41signés
13:43entre le gouvernement
13:44et les représentants
13:46du corps
13:47enseignant
13:47n'ont abouti
13:49à aucun
13:49résultat
13:50tangible.
13:52Le gouvernement
13:53se cache
13:54désormais
13:55derrière
13:56de vagues
13:57« soucis
13:59techniques »
14:02pour
14:03justifier
14:03ce que
14:04la CNR
14:05et les
14:05partis
14:06alliés
14:06qualifient
14:07sans ambiguïté
14:08de
14:08énième
14:09grossier
14:10mensonge
14:10d'État.
14:13Nous
14:13affirmons
14:14que la pérennisation
14:16de ces méthodes
14:17vise à maintenir
14:18les jeunes
14:18Gabonais
14:19dans cette
14:20perspective
14:21cynique
14:22de sacrifier
14:23permanent
14:23réduit à n'être
14:25qu'une masse
14:26malléable.
14:28Adieu
14:28les études
14:29supérieures
14:30et la
14:31recherche
14:31scientifique.
14:32Adieu
14:33le développement
14:34du pays.
14:37Cinquième
14:38mensonge
14:38L'affaire
14:41nazie
14:43A la suite
14:44des remous
14:45causés
14:45par l'affaire
14:47nazie
14:47un jeune
14:49ressortissant
14:50libanais
14:51qui avait
14:52réussi à sortir
14:53du territoire
14:54national
14:54eu égard
14:56aux déclarations
14:57d'une extrême
14:58gravité
14:59de l'intéressé
15:02indexant
15:03un service
15:05sensible
15:06de la présidence
15:07de la République
15:08le gouvernement
15:10par la voix
15:11du ministre
15:12des Affaires
15:12étrangères
15:13à la suite
15:15de sa rencontre
15:16avec l'ambassadrice
15:17du Liban
15:18avait annoncé
15:20l'arrestation
15:21puis
15:22l'extradition
15:24de nazie
15:24du Liban
15:25vers le Gabon.
15:28Plusieurs mois
15:29sont passés.
15:31Nazie
15:31n'a toujours
15:32pas été
15:32extradée.
15:34Il ne le sera
15:35jamais
15:36d'autant
15:37que le Liban
15:38n'extradle pas
15:38ses ressortissants.
15:41C'est encore là
15:42un mensonge
15:44d'État.
15:47Deuxièmement,
15:49le caractère
15:50inhumain
15:51du pouvoir.
15:53L'inhumanité
15:54d'un pouvoir
15:55se mesure
15:55à la façon
15:56dont il traite
15:57les plus vulnérables
16:00de ses concitoyens.
16:04Sur ce critère,
16:05la transition
16:06a montré
16:07un visage
16:08particulièrement
16:08hideux.
16:11La vie chère
16:12et l'absence
16:14de politique
16:14de régulation,
16:16l'inflation
16:17des prix
16:17à la consommation,
16:19déjà préoccupante
16:20avant le coup d'État,
16:22s'est aggravée
16:23sous la transition.
16:26Le prix du riz,
16:27du pain,
16:28des carburants
16:28et des produits
16:29de première nécessité
16:30a continué
16:32sa progression
16:33sans que le gouvernement
16:34ne prenne
16:35de mesures
16:36efficaces
16:36de régulation
16:38ou de contrôle.
16:40Une inflation
16:42qui peut se justifier
16:43par deux facteurs
16:44essentiels,
16:44notamment
16:46la faible
16:47production locale
16:48des produits
16:49de première nécessité
16:50et les taxes
16:52exorbitantes
16:53à l'importation.
16:55Le pouvoir
16:56d'achat
16:57des ménages
16:58gabonais,
16:59particulièrement
17:00dans les classes
17:01populaires
17:01et moyennes,
17:03s'est dégradée
17:04de manière notable.
17:08Les annonces
17:09de mesures
17:10de contrôle
17:10des prix
17:11n'ont jamais été
17:12suivies
17:13d'une mise
17:13en œuvre
17:14crédible.
17:16Jusqu'à un passé
17:18récent,
17:19l'État
17:20gabonais
17:20s'en subventionnait
17:22le groupe
17:23CK-Gadis,
17:25présent sur
17:26l'ensemble
17:27du territoire,
17:28ce qui favorisait
17:30la pratique
17:31des prises
17:32abordables
17:33aux ménages
17:34modestes.
17:36Le coût
17:37porté
17:37au groupe
17:38CK-Gadis
17:39par la suppression
17:41de cette subvention
17:42entraîne
17:44la fermeture
17:45de nombreux
17:45magasins
17:46à travers
17:47le pays.
17:48Bien utile
17:49pour les consommateurs
17:50CK-Dos,
17:53Gabo-Prix,
17:54CK-Dos.
17:56Une fermeture
17:57qui entraîne
17:58une double conséquence,
18:00notamment
18:01le chômage
18:03massif
18:03des Gabonais
18:04et,
18:06je mets entre guillemets,
18:08le grand remplacement
18:09qui va se traduire
18:11par l'exclusivité
18:14du commerce
18:15de proximité
18:16aux seules mains
18:17des étrangers.
18:19Tout cela
18:20avant la mise
18:22en place
18:22de la fameuse
18:24centrale d'achat
18:25dont on ignore
18:27à ce jour
18:28les tenants
18:29et les aboutissants.
18:32La CNR
18:33et les partis
18:35alliés
18:35demandent
18:36aux Gabonais
18:37d'être
18:37très vigilants
18:38vis-à-vis
18:40de cette
18:40nébuleuse
18:41en création
18:42dont il
18:43se susurre
18:44que l'État
18:46sera minoritaire
18:47au capital.
18:50Les déguerpissements
18:52forcés
18:54Depuis la prise
18:56du pouvoir
18:56par le Céterie,
18:58plusieurs opérations
18:59de déguerpissements
19:00de population
19:01ont été conduites
19:02dans plusieurs quartiers
19:04du Grand Libreville
19:05et de grandes villes
19:06de province
19:07au Bendo,
19:09Ntou,
19:10Port-Chantilly.
19:12Ces opérations
19:13présentées
19:14officiellement
19:16comme des campagnes
19:18d'assainissement
19:19urbain
19:19ont été
19:21menées
19:22dans des conditions
19:23violentes
19:24des standards
19:24internationaux
19:25du droit
19:26en matière
19:27d'expropriation
19:28pour cause
19:30d'utilité publique.
19:33Des familles
19:35entières
19:35ont été
19:36expulsées
19:38sans délai
19:39raisonnable
19:39de préavis,
19:40sans qu'on leur
19:42ait présenté
19:43un décret
19:44portant indication
19:45du projet
19:46d'utilité
19:47publique.
19:49La conséquence
19:50est que
19:51des milliers
19:52de personnes
19:53se retrouvent
19:54sans abri
19:55sans que l'État
19:56n'ait prévu
19:57de politique
19:57de prise en charge
19:59sociale soutenable.
20:02Au moment
20:03où nous parlons,
20:04les déguerpissements
20:05du carrefour
20:06Essénie
20:07sont parqués
20:08dans un gymnase
20:10à proximité
20:11du lycée
20:12technique
20:12Marbongo
20:13dans des conditions
20:14d'hygiène
20:15inhumaines
20:16quand d'autres
20:18compatriotes
20:19continuent
20:19de squatter
20:20sous les décombres
20:22érigés
20:23en abri
20:23de fortune
20:24derrière
20:25l'Assemblée nationale
20:26sans que cela
20:27n'émeuve
20:28les gouvernants.
20:31La sécurité sociale
20:33en langue
20:36sur le plan
20:37de la couverture
20:38sociale
20:39la Caisse nationale
20:41de sécurité sociale
20:42CNSS
20:43et la Caisse nationale
20:45d'assurance maladie
20:46et de garantie sociale
20:47CNANGES
20:48traversent
20:49une crise
20:50de gouvernance
20:51profonde
20:52dont les responsabilités
20:54peinent
20:54à être
20:55établies.
20:59Les remboursements
21:01de soins
21:01sont suspendus
21:03ou fortement
21:05réduits.
21:06Les hôpitaux
21:08publics
21:09manquent
21:09de plateaux
21:10techniques
21:11de médicaments
21:12essentiels
21:13de personnel
21:15médical
21:15qualifié
21:16en nombre
21:17suffisant
21:18et d'équipements
21:19de base.
21:21Dans ce milieu
21:22la gratuité
21:24du service
21:25public
21:25n'existe plus.
21:26En effet
21:27pour déplacer
21:29un malade
21:30entre deux
21:31structures
21:31hospitalières
21:32publiques
21:33les parents
21:34du patient
21:35sont tenus
21:35de louer
21:36l'ambulance
21:37de l'hôpital
21:38moyennant
21:39une somme
21:40de 70 000 francs
21:43la course.
21:45Il en résulte
21:47un taux de mortalité
21:48très élevé
21:50affectant davantage
21:52la croissance
21:54démographique
21:54du Gabon.
21:56De plus en plus
21:57les pharmacies
21:59et les cliniques
21:59refusent
22:01de recevoir
22:03les assurés
22:04de la CNAMGES
22:06ce qui précarise
22:08davantage
22:09les Gabonais
22:09classés
22:10économiquement
22:11faibles.
22:13Trois
22:14le machiavénisme
22:17du pouvoir
22:19Le pouvoir
22:20qui se veut
22:21adepte
22:22de machiavène
22:23applique
22:24maladroitement
22:25une doctrine
22:26mal assimilée
22:30Intimidation
22:32Arrestation
22:33et
22:34emprisonnement
22:35arbitraire
22:35Depuis
22:38le début
22:38de la transition
22:39plusieurs
22:40syndicalistes
22:41responsables
22:43politiques
22:43de l'opposition
22:44journalistes
22:46et simples
22:46citoyens
22:47ayant exprimé
22:48des opinions
22:49critiques
22:50ont été
22:51l'objet
22:52d'intimidation
22:53de convocations
22:55par les services
22:56de renseignement
22:57d'arrestation
22:58et de détention
22:59provisoire
23:01abusives.
23:03Ces pratiques
23:04visent
23:05à créer
23:06un climat
23:08de peur
23:08propre
23:09à décourager
23:10toute expression
23:11dissidente.
23:13Elles violent
23:14frontalement
23:15les articles
23:1621 et 22
23:18de la Constitution
23:18qui garantissent
23:20respectivement
23:21la liberté
23:23d'association
23:24et la liberté
23:25d'expression
23:26ainsi que
23:27l'article 9
23:28de la Charte
23:29africaine
23:30de droit
23:31de l'homme
23:31et de peuple
23:33l'état
23:34de droit
23:35que le CETERI
23:36s'était engagé
23:38à restaurer
23:38est ainsi
23:40bafoué
23:40par les actes
23:42de ce même
23:42CETERI
23:43et du gouvernement
23:44dit civil
23:45qui lui a
23:46succédé.
23:49la liquidation
23:50de la démocratie
23:51par le
23:53baillonnement
23:54des partis
23:54politiques
23:55et des médias
23:56sous couvert
23:59de moralisation
23:59de la vie
24:00politique
24:00les autorités
24:02de la transition
24:03ont engagé
24:05un processus
24:08d'affaiblissement
24:08organisé
24:10du pluralisme
24:12politique.
24:12des partis
24:14politiques
24:14historiques
24:15se voient
24:15menacés
24:16de dissolution
24:17administrative.
24:19Des procédures
24:21judiciaires
24:22ont été
24:23initiées
24:23contre
24:24des dirigeants
24:25des leaders
24:26d'opinion
24:27sur la base
24:28des chefs
24:28d'accusation
24:29vague
24:29et au relan
24:31manifestement
24:32politique.
24:33La presse
24:35indépendante
24:35fait l'objet
24:36de pressions
24:37constantes,
24:39retraits
24:39de publicité
24:40officielle,
24:41convocations
24:42de journalistes,
24:43menaces
24:44d'annulation
24:44d'agréments,
24:46emprisonnement
24:47des activistes
24:47indiqués
24:48des syndicalistes.
24:51La suspension
24:53par la haute
24:54autorité
24:55de la communication
24:56HAC
24:57en abrégé
24:58en février
25:002026
25:01des réseaux
25:02sociaux
25:02en flagrante
25:04violation
25:05de l'article
25:0514
25:06de la Constitution
25:07qui consacre
25:09la liberté
25:10d'accès
25:10à l'information
25:11s'inscrit
25:13dans le continuum
25:13d'isolement
25:15et de baillonnement
25:16systématique
25:16des Gabonais.
25:18C'est le lieu
25:19ici
25:19de rappeler
25:21que la HAC
25:22est un organe
25:23de régulation
25:24des communications
25:25n'ayant aucune
25:27compétence
25:28de prendre
25:28via un communiqué
25:29des mesures
25:31répressives
25:32généralisées
25:33au détriment
25:35de l'ensemble
25:35des habitants
25:36de la nation
25:38et aux multiples
25:39conséquences
25:40socio-économiques
25:41et politiques.
25:43Tout ce manège
25:44traduit
25:45une volonté
25:46manifeste
25:47de liquider
25:49les partis
25:49politiques
25:50de l'opposition
25:50et même
25:51les alliés
25:51du pouvoir
25:52de les rendre
25:53invisibles
25:54et inaudibles
25:55à l'opinion
25:56publique nationale
25:57et internationale.
25:59L'objectif
26:01inavoué
26:02étant
26:03dirigé
26:03UDB
26:05en partis
26:06uniques
26:07ce qui est
26:09pour la CNR
26:10les partis
26:11politiques
26:12alliés
26:12et de nombreux
26:14Gabonais
26:15un récule
26:16démocratique
26:17inacceptable.
26:214.
26:23Le cynisme
26:24du pouvoir
26:26Le cynisme
26:28d'un pouvoir
26:28se traduit
26:29le cynisme
26:31d'un pouvoir
26:31traduit
26:32le mépris
26:33que celui-ci
26:34a pour son peuple
26:36qu'il ne considère
26:37uniquement
26:38qu'au moment
26:39des élections
26:40comme en témoigne
26:41la pratique
26:42éhontée
26:43des bœufs volants
26:44à qui l'on promet
26:45monsthème
26:46et merveille
26:47avant chaque scrutin
26:50pour ensuite
26:51les dominer
26:52et les précariser
26:53après les votes.
26:56S'agissant
26:57particulièrement
26:57du cas
26:58des étudiants
26:58boursiers
26:59gabonais
26:59à l'étranger,
27:00la situation
27:02est dramatique
27:03nos enfants
27:05à l'étranger
27:06sont livrés
27:06à eux-mêmes
27:07les uns
27:09cherchent
27:10les moyens
27:10pour rentrer
27:12au pays
27:12et d'autres
27:14sont au bord
27:15de la dépression.
27:18Aux dernières nouvelles,
27:20il semblerait
27:21que certains
27:23de nos enfants
27:25menaceraient
27:25de se suicider
27:26face
27:28à l'immensité
27:29des problèmes
27:30académiques
27:31et sociaux
27:31qu'ils rencontrent.
27:33problèmes
27:34académiques
27:35et sociaux
27:35insolubles.
27:39Face
27:39à cette détresse
27:42de nos enfants
27:43à l'étranger,
27:45le pouvoir
27:46reste insensible,
27:49imperturbable
27:50et stoïque
27:50alors même
27:51que le leitmotiv
27:52de ce pouvoir
27:54était de rendre
27:55la dignité
27:56aux Gabonais.
27:59En ce qui concerne
28:01la suspension
28:01des réseaux sociaux
28:03par la Haute
28:04Autorité
28:05de la Communication
28:06HAC,
28:08la CNR
28:09et les partis
28:09alliés
28:10sont en
28:11tout en festigeant
28:12cette mesure
28:15anticonstitutionnelle
28:16et unique
28:17tiennent à rappeler
28:19les dispositions
28:21de l'article 14
28:22de la Constitution.
28:24Je cite
28:25« L'État
28:27garantit
28:28aux citoyens
28:30l'égal
28:31accès
28:32à l'information.
28:34Toute personne
28:35a droit
28:36à la liberté
28:36d'opinion,
28:38d'expression,
28:39de communication
28:40et de presse.
28:43Elle exerce
28:44son droit
28:45à l'accès
28:47et à la diffusion
28:48de l'information
28:49quel qu'en soit
28:50le support. »
28:52Fin de citation.
28:54Le Gabon
28:55dispose
28:56d'un arsenal
28:58juridique
28:59et pénal
28:59de nature
29:01à traduire
29:02tous les auteurs
29:04de dérive
29:04dûment
29:05identifiés
29:06devant
29:07tribunaux.
29:10Les libertés
29:11publiques
29:11ne peuvent
29:13être restreintes
29:14que par
29:15le président
29:16de la République
29:17au moyen
29:17d'un décret
29:18à la suite
29:19des circonstances
29:21exceptionnelles
29:22conduisant
29:24à proclamer
29:25l'état
29:26d'urgence
29:27seul
29:28conformément
29:29à l'article 60
29:30de la Constitution.
29:33C'est seulement
29:34dans ces conditions
29:35que le président
29:37de la République
29:38investit
29:40des prérogatives
29:41de puissance
29:42publique
29:43et habilité
29:44à prendre
29:46des textes
29:46réglementaires
29:47encadrant
29:49la restriction
29:49des libertés
29:50dans l'espace
29:52et dans le temps.
29:55Le cynisme
29:56ici
29:56est d'avoir
29:58promis
29:58la dignité
29:59des instances
29:59compétentes
30:00à cet effet.
30:045.
30:05L'amateurisme
30:08Au-delà
30:09des mensonges
30:10délibérés
30:11soulignés
30:11plus haut,
30:13les tenants
30:13du pouvoir
30:14depuis la transition
30:16à ce jour
30:17s'illustrent
30:18par un amateurisme
30:20déconcertant
30:22caractérisé
30:23par une
30:25incompétence
30:26managériale
30:27notoire
30:28et une absence
30:29de vision
30:30stratégique
30:31que les faits
30:34documentent
30:35abondamment.
30:38un budget
30:40peu fiable
30:41et de priorité
30:43déconnecté
30:44des réalités.
30:46Le budget
30:47de l'État
30:47pour
30:482026
30:51adopté
30:51dans la
30:52précipitation
30:53par le
30:53Parlement
30:54de la transition
30:56repose
30:57sur des
30:57hypothèses
30:58de recettes
30:59pétrolières
30:59présentées
31:01de manière
31:02anormalement
31:03optimiste
31:04dans un
31:06contexte
31:06de volatilité
31:08des coûts
31:08internationaux.
31:11Les priorités
31:13d'action
31:14du gouvernement
31:14n'ont jamais
31:16fait l'objet
31:16d'un document
31:17de politique
31:18économique
31:18cohérent,
31:20discuté
31:20et rendu
31:21publique.
31:23Des sommes
31:24colossales
31:25à hauteur
31:26de plusieurs
31:28milliards
31:29de francs
31:30CFA
31:30ont été
31:31engagées
31:33dans des
31:34secteurs
31:34non prioritaires
31:36avec de
31:37multiples
31:37passations
31:38de marché
31:38public
31:40de gré
31:41à gré
31:41contraire
31:43à la loi
31:44relative
31:45au marché
31:46public.
31:48Nous avons
31:49pour preuve
31:51la construction
31:52à Libreville
31:53d'immeubles
31:54futuristes
31:56sur la façade
31:57du bord de mer
31:58au détriment
32:00des politiques
32:00publiques
32:01qui sont
32:01du point de vue
32:02de la CNR
32:03et ses alliés
32:04prioritaires
32:05pour la nation
32:06telles que
32:07la santé,
32:08le logement
32:09social,
32:10l'éducation,
32:12la bourse
32:13des élèves
32:13et des étudiants
32:14sans en mettre
32:15les infrastructures
32:17structurantes.
32:19Le taux
32:20de chômage
32:20des jeunes
32:21est au-delà
32:22de 40%
32:23de la population
32:24active.
32:25Les prix
32:26de denrées
32:27de première nécessité
32:28ne cessent
32:29de grimper.
32:31Le peuple
32:31gabonais
32:32peine
32:32à se soigner,
32:34à se nourrir,
32:35à s'éduquer,
32:36à se loger.
32:38A contrario,
32:40les forces
32:41de défense
32:42et de sécurité
32:42sont pour le pouvoir
32:44la priorité
32:45des priorités
32:46comme le montre
32:47le budget
32:48de la défense
32:48qui est,
32:49après celui
32:50de la présidence
32:51de la République,
32:52le plus important
32:53par rapport
32:54aux autres départements
32:55ministériels
32:56vitaux
32:56de notre pays.
33:01L'amateurisme
33:02se manifeste aussi
33:04dans la multiplication
33:06des structures
33:07administratives
33:08redondantes
33:10créées
33:10pour satisfaire
33:12des équilibres
33:13politiques internes
33:14plutôt que pour
33:16améliorer
33:16l'efficacité
33:18de l'action
33:20publique.
33:21Le FMI,
33:23dans ses consultations
33:24au titre
33:25de la revue
33:25de l'article 4,
33:27a souligné
33:28le caractère,
33:29je cite,
33:30« expansionniste »
33:32et,
33:32toujours citation,
33:34« difficilement soutenable »
33:36fin de citation,
33:38de la politique
33:39budgétaire
33:39du Gabon.
33:42Par ailleurs,
33:43il est vrai
33:44qu'une
33:46auto-amnistie
33:48a été consacrée
33:50par la Constitution
33:52aux auteurs
33:54du coup d'État.
33:56Toutefois,
33:57cette disposition
33:58n'annule pas
33:59l'obligation
34:00de la redévabilité
34:03actée
34:04par la charte
34:06de la transition
34:07et par la Constitution.
34:12Cacophonie
34:13dans la gestion
34:15de la crise
34:17du secteur
34:18éducatif.
34:20Du secteur
34:22éducation.
34:23L'amateurisme
34:25du pouvoir
34:25est davantage
34:27mis en relief
34:27à travers
34:29la cacophonie
34:30qui règne
34:30au sein
34:31de l'exécutif
34:33dans la gestion
34:34de la crise
34:34du secteur
34:35de l'éducation.
34:37qu'elle n'a pas été
34:38la surprise
34:39des Gabonais
34:40de constater
34:42les déclarations
34:43contradictoires
34:44du ministre
34:44de la Fonction
34:45publique
34:45qui,
34:46recevant
34:46les représentants
34:48de l'SOS
34:49éducation
34:49à la base,
34:51affirment
34:51qu'il n'y aurait
34:52que 20 sortants
34:53écoles
34:54mis en solde
34:55à la fin
34:56du mois de février
34:57au lieu de 148
34:58prévues
34:59par le protocole
35:00d'accord
35:00et qui,
35:0224 heures plus tard,
35:03affirment
35:04que les 148
35:05seront mis
35:06sur bon de caisse
35:07pour fin février
35:082026.
35:11Quel amateurisme
35:13affligeant !
35:16Uégard
35:17à ce qui précède,
35:19il est indéniable
35:20que l'amateurisme
35:22du pouvoir
35:22a un impact
35:24dégradant
35:25sur la vie
35:25et la dignité
35:27du peuple gabonais.
35:306.
35:32L'autocratie
35:33au pouvoir
35:34En régime
35:37démocratique,
35:38la gestion
35:39du pouvoir
35:40se caractérise
35:41par des institutions
35:43fortes
35:44s'appuyant
35:45sur un corpus
35:46institutionnel
35:47adossé
35:48à une constitution
35:50impersonnelle,
35:53intemporelle
35:54et non
35:55discriminatoire.
35:56Or,
35:57la constitution
35:58actuelle,
35:59la mère de loi,
36:01n'en déplaise
36:02aux éminents docteurs
36:03qui l'ont élaborée.
36:05L'un d'obéir
36:06à ce standard
36:07se révèle être
36:08un instrument
36:09de dictature
36:10au service
36:12exclusif
36:13d'un seul homme
36:13nous ramenant
36:15à la constitution
36:16de 1961
36:17qui a débouché
36:19au goût d'état
36:20de 1964
36:21et au pouvoir
36:22autoritaire
36:23qui s'en est suivi.
36:26Une constitution
36:27taillée
36:28pour un homme.
36:30La constitution
36:32du 19 décembre
36:332024
36:34constitue
36:35la pièce
36:36maîtresse
36:37du projet
36:38autocratique
36:39de la transition.
36:41L'analyse
36:42constitutionnelle
36:43de cette loi
36:44fondamentale
36:45révèle
36:46une concentration
36:48inédite
36:49de pouvoir
36:49aux mains
36:50de la seule
36:51personne
36:52du président
36:53de la République.
36:54En effet,
36:56le président
36:57est chef
36:58de l'État,
36:59chef
37:00du gouvernement,
37:02chef
37:02de l'administration,
37:05chef
37:05de force
37:06de défense
37:06et de sécurité,
37:08président
37:09du conseil
37:10supérieur
37:11de la magistrature,
37:13chef
37:13de parti politique
37:15au surplus
37:15son parti,
37:16détient
37:17l'hyper-majorité
37:19au sein
37:20des deux chambres
37:21du Parlement
37:21avec une absence
37:23totale
37:24de responsabilité
37:26devant le peuple.
37:28La suppression
37:29du poste
37:30du premier ministre,
37:32remplacée
37:33par deux
37:33vice-présidents
37:34nommés
37:34et révocables
37:36par le seul
37:37président
37:38achèvent
37:39cette logique
37:41de concentration.
37:48Le régime
37:49est
37:50le régime
37:50instauré
37:51rompt avec
37:52les acquis
37:53du constitutionnalisme
37:55africain
37:55contemporain
37:56en matière
37:58de séparation
37:59des pouvoirs
38:00et d'indépendance
38:02de la justice.
38:05Les institutions
38:06en main
38:07des copains,
38:09coquins
38:09et consanguins.
38:11La composition
38:13des institutions
38:14de la République
38:16depuis août
38:172023
38:18suit un modèle
38:20de cooptation
38:21clinique
38:21et de fidélité
38:23personnelle
38:24au chef
38:25de la junte
38:26plutôt qu'un modèle
38:27de compétence
38:28et de représentativité
38:30nationale.
38:31Les postes
38:33clés
38:34de l'administration
38:35des sociétés
38:37parapubliques,
38:38des régimes
38:39financières,
38:40des instances
38:41judiciaires
38:42et des institutions
38:43ont été
38:45confiés
38:45à des proches
38:46du chef
38:47de l'exécutif
38:48pour la plupart
38:49sans expérience
38:51avérée.
38:53Cette logique
38:54de cooptation
38:55clientéliste
38:57avait été
38:58formellement
38:59condamnée
39:00par cela même
39:01qu'il exerce
39:02aujourd'hui
39:03sans pudeur
39:05ni retenue.
39:08Appel
39:09au large
39:11front uni
39:12démocratique
39:13des patriotes
39:15gabonais.
39:17La dignité
39:18d'un peuple
39:19n'est pas
39:20une notion
39:21abstraite.
39:22Elle se mesure
39:24à sa capacité
39:26à nommer
39:26les choses
39:27par leur nom,
39:29à refuser
39:30de se laisser
39:31gouverner
39:31par le mensonge
39:33et à exiger
39:35pour ses enfants
39:36un meilleur,
39:38un avenir
39:39meilleur
39:39que celui
39:40qu'on tente
39:41de lui voler
39:42une génération
39:43de plus.
39:45Nous venons
39:46de démontrer,
39:48fait ce chiffre
39:50à l'appui,
39:51que le pouvoir
39:52de la transition
39:53a menti
39:53sur la dette,
39:55sur l'emploi
39:56des jeunes,
39:56sur la restauration
39:58de la dignité
39:58des Gabonais,
40:01qu'il a élaboré
40:02et promulgué
40:04une constitution
40:06taillée
40:06sur mes yeux
40:07pour la perpétuation
40:10personnelle
40:11du pouvoir
40:12et qu'il a
40:13reprime
40:14injustement
40:15et aveuglément
40:17ceux qui osent
40:18dire la vérité.
40:21Nous n'acceptons pas
40:22que le coup d'État
40:25du 30 août
40:262023
40:27ait simplement
40:29servi
40:29à remplacer
40:31un système
40:32prédateur
40:33par un autre
40:35plus militarisé.
40:39Nous n'acceptons pas
40:40que notre dignité
40:43soit tournée
40:44en dérision
40:45par des gouvernants
40:47qui,
40:48de façon cynique,
40:50utilisent
40:51les concepts
40:51de la démocratie
40:52pour couvrir
40:54les pratiques
40:55de l'autocratie.
40:58Nous n'acceptons pas
41:00que nos enfants
41:01soient toujours victimes
41:03des crimes
41:05dits rituels.
41:07Nous n'acceptons pas
41:08que la quiétude
41:11des Gabonais
41:12soit troublée
41:13par une criminalité
41:16galopante.
41:18Nous n'acceptons pas
41:19que le pire
41:21soit présenté
41:22comme un progrès.
41:25C'est la raison
41:27pour laquelle
41:27la CNR
41:29et ses alliés
41:30lancent
41:32un appel
41:33solennel
41:33à la prise
41:35de conscience
41:36patriotique
41:37face
41:38à la dégradation
41:40générale
41:41de l'État
41:42et de la nation.
41:44Le Gabon
41:46mérite mieux.
41:47Les Gabonais
41:48peuvent
41:49et doivent faire mieux.
41:50L'histoire
41:52nous jugera
41:52à l'homme
41:54des responsabilités
41:55que nous aurons
41:56assumées
41:57en 16 heures
41:58décisives
41:59pour notre nation.
42:02Je vous remercie.
Commentaires

Recommandations