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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Bonjour, merci de nous accueillir. 14h-15h, c'est votre B-News Weekend.
00:04Nous sommes en édition spéciale, c'est le huitième jour du conflit au Moyen-Orient.
00:10Restez évidemment avec nous, on va tout vous raconter, on va vous montrer toutes les images.
00:15Les dernières images comme celle-ci au-dessus de l'aéroport de Dubaï ce samedi avec une forte explosion au
00:21-dessus de l'aéroport.
00:22Regardez aussi ces images du côté de Beyrouth, l'armée israélienne poursuit ses opérations contre le Hezbollah.
00:30Regardez également ces images à Téhéran cette nuit, nos équipes évidemment sont sur le terrain.
00:35On va les retrouver au cœur du conflit, nos spécialistes sont à mes côtés.
00:39Je vous les présente dans quelques instants mais on commence comme d'habitude par les toutes dernières informations avec vous
00:44Sandra Tchombo que je salue.
00:45Bonjour Sandra.
00:46Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:48L'armée israélienne appelle les habitants d'un quartier de tir à évacuer avant une frappe sur des infrastructures militaires
00:54du Hezbollah dans le sud du Liban.
00:56Une organisation qu'elle qualifie de terroriste dans un message accompagné d'une carte des secteurs visés.
01:02L'Iran va être très durement frappé aujourd'hui.
01:05Donald Trump durcit le ton sur son réseau social.
01:07Le président américain a menacé d'étendre les frappes à des zones et des groupes de personnes qui n'avaient
01:13encore jamais été considérées comme des cibles.
01:15Et puis vous le disiez Thierry, l'aéroport de Dubaï reprend partiellement du service après une opération d'interception ce
01:22matin au-dessus de la plateforme.
01:24Les Émirats arabes unis ont démenti tout incident sur place avant d'évoquer un incident mineur suite à la chute
01:29de débris due à une attaque iranienne.
01:32Merci beaucoup.
01:33Nouveau point dans 30 minutes tout au long de cette édition spéciale évidemment.
01:37A tout à l'heure ma chère Sandra.
01:39Présentation de l'équipe qui m'accompagne.
01:41Lara, Tchékov, journaliste aux Gilets des bonjours.
01:44Bruno Combi, polytechnicien ingénieur en génie nucléaire.
01:47Bonjour.
01:48Bonjour Thierry.
01:48Soyez le bienvenu.
01:49Richard Haddad, historien politologue spécialiste du Moyen-Orient.
01:52Soyez le bienvenu vous aussi.
01:54Et Driss Ghali, essayiste.
01:55Bonjour Driss.
01:56La guerre donc au Moyen-Orient est donc entrée, je vous le disais, dans la deuxième semaine, dans cette deuxième
02:02semaine.
02:03Et c'est tendant à de nombreux pays de la région à la une.
02:07Cette déclaration, on y reviendra, du président iranien Hamasoud Pezeskihan.
02:12Importante déclaration qui a déclaré ce samedi que son pays, et oui son pays, ne se rendrait jamais.
02:17Au moment où Israël annonçait une nouvelle offensive menée par 80 avions de combat.
02:22On écoutera dans quelques instants le président iranien.
02:24Et Donald Trump qui a affirmé lui ce matin, sur son réseau social, que l'Iran allait être très durement
02:32frappé aujourd'hui.
02:34On verra ce que cela veut dire très concrètement avec nos spécialistes.
02:38Mes priorités à nos équipes évidemment sur le terrain.
02:40On va tout de suite retrouver sur le terrain du côté du taux droit d'Ormus.
02:46Mais on me dit qu'il y a un petit problème de connexion.
02:48Ils ne sont pas encore connectés.
02:50On va écouter, je vous le disais, cette déclaration du président de la République islamique, Massoud Pezeskihan,
02:58qui fera évidemment réagir nos invités.
03:02Les ennemis peuvent emporter dans leur tombe leur souhait de voir le peuple iranien se rendre.
03:09Je dois présenter mes excuses en mon nom propre et au nom de l'Iran aux pays voisins qui ont
03:14été attaqués par l'Iran.
03:18Le conseil de direction provisoire a décidé hier qu'aucune autre attaque ne serait menée contre les pays voisins
03:27et qu'aucun missile ne serait tiré à moins qu'une attaque contre l'Iran ne soit lancée depuis ces
03:34pays.
03:37Richard Hatch, comment savez que vous êtes un spécialiste du Moyen-Orient ?
03:40Comment analysez-vous cette prise de position du président de la République islamique ?
03:45Le président de la République islamique nous explique que son peuple ne se rendra jamais.
03:49Mais son peuple souhaite surtout sa chute à lui.
03:52Il ne s'agit pas que de demander au peuple iranien de se rendre.
03:57Il s'agit de faire tomber ce régime.
03:59Son peuple, qu'il a massacré à coup de mitrailleuse il n'y a encore même pas deux mois,
04:03il ose encore parler au nom de son peuple.
04:05Tout ça, c'est pathétique.
04:06Et puis quant aux excuses qu'il présente aux pays voisins, je ne sais pas en croire.
04:12C'est étonnant cette déclaration.
04:13Alors je vous envoie 400 missiles par jour sur votre tête.
04:16Après je vous dis, excusez-moi, ce n'était pas contre vous.
04:21Et puis il ment parce qu'il dit qu'il arrêtera si les Américains ne bombardent pas l'Iran depuis
04:30ses pays voisins.
04:32Or, au départ, ce n'était pas le cas.
04:35Les premiers bombardements ne sont pas venus ni des Émirats arabes unis, ni du Kuwait, ni de Bahreïn.
04:41Et donc il les a bombardés quand même.
04:42D'ailleurs, ils bombardent des zones civiles, ils bombardent des aéroports,
04:45ils jettent leurs missiles n'importe comment et leurs drones aussi.
04:48Donc tout ça, c'est de la communication.
04:50C'est pour montrer qu'il est gentil et les autres sont méchants.
04:53Ça s'arrête là.
04:54Et là, Tchékov, qui est votre regard ?
04:56C'est vrai que quand vous regardez attentivement la presse des monarchies du Golfe ces derniers jours,
05:01vous voyez qu'elle est particulièrement virulente à l'encontre des Iraniens.
05:07Donc ça, il faut le souligner.
05:09Et puis ce qu'on peut dire aussi, c'est que Trump a réussi un coup de force vraiment d
05:15'une main de maître dans la région.
05:17Parce qu'aujourd'hui, il y a des morts dans les pays du Golfe.
05:21Ce n'est pas Israël qui a tiré sur eux, ce sont les Iraniens.
05:24Et donc, en fait, il a accéléré l'histoire et il a réussi ce qu'il voulait faire depuis le
05:30départ.
05:30C'est-à-dire, je ne sais pas si on peut parler de rupture entre les sunnites et les chiites,
05:34parce qu'elle était déjà bien entamée depuis longtemps.
05:36On sait qu'on connaît la rivalité entre l'Arabie saoudite et l'Iran dans la région.
05:41Aujourd'hui, il a réussi à monter les monarchies du Golfe contre l'Iran,
05:47qui se retrouve aujourd'hui seul, isolé.
05:49Et les Américains, donc il a réussi, Trump, cette recomposition régionale avec ses monarchies,
05:55avec les Israéliens, contre l'Iran.
05:59Bruno et Edric, je vous fais réagir dans quelques instants,
06:02mais on a retrouvé la connexion et priorité, évidemment, à nos équipes qui sont sur le terrain
06:06pour vous faire vivre au plus près ce conflit du Moyen-Orient.
06:09On va retrouver donc Pauline Trevzer et Stéphanie Rouquier du côté du détroit d'Hormuz.
06:14Bonjour Pauline.
06:15Donc vous vous trouvez à quelques kilomètres, très précisément, du détroit d'Hormuz.
06:19Le détroit est toujours bloqué, on l'a dit, alors que l'armée américaine continue de frapper l'Iran.
06:24Quelle est la situation au moment où on se parle, Pauline ?
06:30Oui Thierry, nous sommes juste en face du détroit d'Hormuz, en face de l'Iran,
06:35avec Stéphanie Rouquier, là où les États-Unis ont frappé plus de 3000 cibles depuis le début du conflit.
06:43L'armée américaine affirme également avoir coulé 43 navires de la marine iranienne.
06:48De son côté, le régime islamique a encore ciblé hier un pétrolier américain près des frontières du Koweït,
06:57car le régime cherche à déstabiliser les intérêts américains,
07:01mais pas seulement, puisque des intérêts civils du pays du Golfe sont également touchés.
07:07On l'a vu, cette frappe, ce matin, à l'aéroport de Dubaï, avec un drone iranien, Thierry.
07:14Quelle ambiance, Pauline, sur place ? Est-ce que vous entendez des explosions ?
07:18Décrivez-nous un petit peu ce que vous vivez.
07:23Alors non, Thierry, aujourd'hui, nous n'avons pas entendu d'explosions, de missiles à Oman,
07:28mais nous avons bien vu des navires à l'arrêt.
07:30Et on sait qu'une centaine de pétroliers est toujours bloqués dans le détroit d'Hormuz.
07:36La chaîne logistique, ici, est très, très perturbée.
07:39Et le cours du pétrole continue, lui, d'être fortement déstabilisé.
07:44Merci beaucoup, Pauline Traser, avec Stéphanie Rouquier, du côté et non loin du détroit d'Hormuz.
07:51Je continue mon tour de table, mais on reviendra sur la situation du détroit d'Hormuz.
07:54Évidemment, avec vous, Bruno, sur cette déclaration avec laquelle nous avons débuté cette émission.
08:01Oui, Thierry, d'abord sur cette déclaration du président Pézéch-Kian.
08:05La guerre bat son plein des deux côtés.
08:08Israël et les États-Unis bombardent autant qu'ils peuvent.
08:10Les Iraniens résistent autant qu'ils le peuvent aussi.
08:13Et combien de temps ?
08:14Combien de temps, c'est toute la question.
08:16Moi, ce que je remarque, c'est que quand on parle de ne pas se rendre, on en parle.
08:21Donc, ça veut dire que quelque part, ils y pensent un peu quand même.
08:25Ça peut être une lecture.
08:26Voilà, donc c'est la lecture que j'en fais.
08:29En tout cas, quand je regarde les déclarations des uns et des autres,
08:32entre les Iraniens qui disent « nous ne nous rendrons pas » d'une manière très affirmative,
08:35et les Américains qui disent de leur côté « notre volonté est totale, nous ne manquerons pas de volonté ».
08:42Et l'amiral Charles Cooper, qui disait qu'il frappe à plein régime.
08:48Donc, on voit que le ton est quand même plutôt offensif.
08:52Donc, je pense que, hélas, cette guerre va continuer au moins encore un certain temps.
08:57Il reste à voir, bien sûr, combien de temps.
08:58Alors, sur le détroit d'Hormuz, maintenant, il se trouve que c'est une région que je connais,
09:02puisque j'y ai servi en tant qu'officier dans la Marine nationale, sur un aviso-escorteur.
09:07Aujourd'hui, on appelle ça une frégate multimission.
09:09Et notre mission, c'était, au détroit de Bab-el-Mondeb, un peu, mais surtout au détroit d'Hormuz,
09:13d'assurer la libre circulation des pétroliers, c'est-à-dire exactement la situation à laquelle nous faisons face aujourd
09:19'hui.
09:20Donc, j'ai une vision, un petit peu avec les mains dans le cambouis, en quelque sorte, sur ce qui
09:24se passe là-bas.
09:25Donc, je pense que, de fait, la situation, c'est que le détroit est quasi totalement bloqué.
09:31Les navires ne circulent plus.
09:32Donc, on a un gros amas de bateaux à l'intérieur et à l'extérieur.
09:35Ceux de dehors ne peuvent pas rentrer.
09:36Ceux de dedans ne peuvent pas sortir.
09:38Pour l'instant, c'est bloqué.
09:40Et je crains que ça reste bloqué encore un petit moment.
09:43Et que, donc, les troubles économiques qui en découlent avec le prix du pétrole, le prix du gaz et la
09:48déstabilisation économique, ça risque de trinquer.
09:52Alors, je peux vous faire une analyse un petit peu plus détaillée de combien ça va coûter aux Français dans
09:56un premier temps.
09:57Et après, sur le plus long terme, on ne sait pas.
09:59Ça peut être encore pire ou, au contraire, peut-être un peu moins si jamais ça ne dure pas longtemps
10:03et que ça se résout rapidement.
10:05Mais est-ce que vous voulez que je vous décris ça maintenant ?
10:07Allez-y, puisque vous êtes parti sur la lancée.
10:10Allez-y, évidemment.
10:11C'est un sujet très concernant.
10:13Alors, sur le plan économique, chaque fois que le pétrole augmente de 1 dollar, en gros, le prix de l
10:20'essence en France augmente de 0,5 centime.
10:24C'est très simple.
10:25C'est un petit calcul mathématique élémentaire.
10:27Il y a 159 litres de pétrole dans un baril.
10:31Donc, vous comptez 1 dollar de plus par baril.
10:33Ça vous fait un peu plus que 1,5 centime par dollar d'augmentation.
10:40Donc, aujourd'hui, le pétrole a déjà augmenté de 20 dollars le baril, en ordre de grandeur.
10:44Donc, ça veut dire que le prix de l'essence, mécaniquement, va augmenter.
10:48Ça a déjà augmenté de quelques centimes parce que les marchés n'intègrent pas tout de suite.
10:52Ça met un certain temps avant d'augmenter.
10:54Il y a une sorte de latence.
10:55Ça va augmenter de quelques centimes et ça va augmenter de 10 centimes si on en reste à l'augmentation
11:01d'aujourd'hui.
11:02Justement, c'est quoi les conséquences pour les Français qui nous regardent ?
11:04Eh bien, concrètement, pour un Français moyen qui fait 15 000 kilomètres avec une voiture qui consomme 6 litres au
11:09100,
11:09ça veut dire 12 euros par mois d'augmentation sur le prix de l'essence en supposant que les taxes
11:13restent au même niveau,
11:15ce qui n'est pas toujours le cas.
11:17Donc, 12 euros par Français et par mois si l'augmentation reste à 20 dollars, le baril d'augmentation, comme
11:23on est aujourd'hui.
11:24Mais, le Détroit étant bloqué, est risquant de rester bloqué au moins un certain temps.
11:29On ne sait pas combien.
11:31Si ça augmente plus, les projections qui sont faites vont jusqu'à 150-170 dollars le baril.
11:36Donc, ça veut dire qu'on a une augmentation de 100 dollars par baril.
11:41Donc, à ce moment-là, on a une augmentation qui est de 50 centimes par litre.
11:44Ce qui correspond pour les Français concrètement, sans toucher les taxes en France,
11:48en les laissant au même niveau, à une augmentation de leurs dépenses quotidiennes de 60 euros
11:53pour un Français qui roule dans une petite voiture normale.
11:56Alors, je n'avais pas parlé qu'on en parle aussi rapidement, mais Bruno Combi,
12:00puisque nous sommes dans le sujet.
12:01Il est important qu'il n'y ait pas de panique pour les téléspectateurs qui nous regardent.
12:06Vous voyez, vous imaginez bien, on remplit les bidons, on fait les barnaissances, etc.
12:10On n'en est pas là.
12:12On n'en est pas là.
12:12Les prix risquent de monter, mais il y a du stock.
12:14Ça met un certain temps à monter.
12:15Alors, en France, comme dans tous les pays européens, on a trois mois de stock d'avance.
12:20Ça, c'est important.
12:20L'augmentation n'est pas immédiate.
12:22Il n'y a pas de risque de manquer de pétrole demain matin.
12:24Effectivement, il faut le souligner.
12:27Mais ça risque de monter.
12:28Le prix va monter un peu.
12:29Alors après, quand le Détroit sera débloqué, en espérant que ce soit le cas,
12:33à ce moment-là, ça pourra redescendre.
12:34Parce que le prix d'équilibre naturel du pétrole est autour de 60-70 dollars le bruit,
12:39comme on était avant.
12:40Parce qu'au-dessus de ce prix-là, ça devient rentable d'exploiter les pétroles lourds
12:44qui sont au nord de l'Alberta dans le Canada ou les pétroles lourds du Venezuela
12:48qui comptent assez cher à extraire, justement, 60-70 dollars.
12:52Et donc là, il y en a des quantités immenses qui peuvent venir sur le marché
12:54dans des délais de l'ordre de l'année ou de mettre en place un certain nombre d'outils de
13:00production.
13:01Et donc, dès que le pétrole monte au-dessus de 70-80-100 dollars,
13:05en fait, c'est provisoire.
13:06Parce que comme on peut en produire beaucoup pour moins cher,
13:09ça redescend à un moment donné.
13:12Merci pour ça.
13:12Mais il peut y avoir une crise grave, comme on a vu le premier choc pétrolier,
13:15le deuxième choc pétrolier.
13:16Et là, il se passe quelque chose, manifestement.
13:19Driss, on a fait un petit pas de côté, mais c'est aussi ça, l'actualité.
13:23Et c'est important, puisqu'on parlait du détroit d'Ormuz.
13:25J'aimerais aussi avoir votre réaction sur cette déclaration du président Massoud
13:29et éventuellement sur la situation sur le détroit d'Ormuz,
13:32une zone ô combien sensible, avec des conséquences qu'on vient d'évoquer avec Bruno.
13:36Et c'était parfait et très clair pour les téléspectateurs qui nous regardent.
13:38Sur la déclaration du président iranien,
13:41je pense qu'il parle aux musulmans.
13:44Il parle aux musulmans.
13:45On est en plein mois de ramadan.
13:46On n'en parle pas assez.
13:47Donc c'est un mois normalement où la violence est interdite entre musulmans,
13:51où la guerre est interdite.
13:52Il y a quelques mois comme ça dans l'année.
13:54Donc il joue un peu cette fibre de dire,
13:56moi je ne romps pas la trêve du ramadan.
13:59Ce sont vos régimes alliés à Israël et alliés aux Etats-Unis.
14:02C'est une fibre qui marche dans le monde musulman.
14:05N'oublions pas que Bin Laden était saoudien.
14:06Il était révulsé.
14:07Il est passé à l'acte parce qu'il y avait des bases américaines en Arabie saoudite
14:10après la première guerre du Golfe.
14:12La deuxième chose, c'est qu'il y a aussi un peu là-dedans de la manipulation,
14:17un peu de la perversité,
14:18parce que ces pays du Golfe voient maintenant tout ce qu'ils peuvent perdre.
14:21C'est-à-dire que sur Dubaï, le Bahreïn, Qatar,
14:26et là il leur dit à vous de jouer.
14:28Je sais vous frapper.
14:29Pour l'instant, il n'a pas encore frappé le dessalement.
14:31Il n'a pas frappé Burj Khalifa.
14:32Il n'a pas frappé encore les...
14:33Mais on l'a vu, il a frappé l'aéroport de Dubaï aujourd'hui,
14:36mais juste à côté.
14:39Donc il y a un peu de manipulation des opinions publiques
14:42qui ne sont pas habitués à la guerre.
14:43Ce sont des peuples quand même qui vivent dans le confort
14:46depuis la Seconde Guerre mondiale,
14:48grâce aux chocs pétroliés notamment.
14:49Et puis ce sont des peuples où il y a 80% d'immigration.
14:52On ne sait pas comment on va réagir les Émirats demain.
14:55Je ne sais pas combien d'Émirats-t-il, peut-être 200 000, 400 000,
14:57il faut réviser mes tables.
14:59Ou le Qatar, vous avez 80% d'immigrés,
15:02Tibétains, Indiens, Pakistanis.
15:04Je parle de panique, je parle de...
15:06de passer en économie de guerre, en mentalité de guerre.
15:10C'est très difficile de passer d'une mentalité de Singapour,
15:16paradis fiscal, où on fait du business,
15:17à une mentalité de ville assiégée.
15:19Où on est dans une...
15:20C'est inédit au fait.
15:22On l'a vu à Dubaï, dans tous ces pays-là,
15:24on ne s'attendait pas.
15:25On l'a vu les expatriés européens qui...
15:27Mais que feront...
15:28Personne ne s'attendait à une telle situation.
15:30Que feront les Indiens, par exemple,
15:31qui forment le gros des masses populaires là-bas,
15:34qui travaillent ?
15:34Voilà, personne n'a la réponse,
15:36parce qu'on n'a pas de précédent historique.
15:38Mais je pense que les Iraniens,
15:39très intelligemment, jouent cette carte-là de la panique.
15:42Parce qu'Israël, les États-Unis,
15:45même l'Arabie, ça va rester.
15:47Mais les petits pays comme ça, ultra-riches,
15:49c'est très, très fragile.
15:51Pour cela.
15:52Oui.
15:53Effectivement, ça va leur faire drôle,
15:55parce qu'ils sont dans une sorte de transition,
15:56ils ne savent pas très bien où ils sont.
15:58Ils sont de fait multimilliardaires,
16:00rentiers du pétrole depuis des décennies,
16:02riches à foison.
16:03Et ça va leur faire très drôle.
16:05Et peut-être même plus que ce qu'ils imaginent.
16:07Parce qu'en réalité, on est déjà en train d'arriver
16:10à la charnière d'une époque,
16:11où on a vécu dans l'ère d'abord du bois,
16:14puis du charbon, puis du pétrole et du gaz,
16:17maintenant.
16:18Et en fait, avec l'arrivée de la voiture électrique,
16:20des pompes à chaleur,
16:22de toutes ces guerres et ces tensions,
16:24qu'en fait, quand on réfléchit un tout petit peu,
16:26nous alimentons nous-mêmes par notre argent
16:28chaque fois qu'on fait le plein d'essence à la pompe.
16:31Alors moi, je roule en voiture électrique
16:32depuis 2012, exclusivement.
16:35Et ma principale motivation,
16:37c'est justement pour éviter ce que nous voyons aujourd'hui.
16:39Parce que si plus de Français faisaient comme moi,
16:42cette guerre n'existerait pas.
16:44On ne serait pas dépendant du pétrole.
16:45Et maintenant, les voitures électriques de bonne qualité,
16:48avec une autonomie suffisante,
16:50qui recharge rapidement,
16:51elles existent.
16:52Et donc, on a entretenu une rente artificielle
16:55par milliards d'euros
16:57à des pays lointains
16:59qui en ont abondamment profité,
17:02mais qui vont peut-être perdre.
17:04Donc en fait, cette crise,
17:05au premier choc pétrolier, en 1974,
17:08on a mis en route le programme nucléaire en France.
17:10Ça a été une grande réussite.
17:11On a mis en route les premiers programmes
17:13d'isolation des bâtiments et d'économie d'énergie.
17:16Ça a été une demi-réussite,
17:18mais on a continué depuis.
17:19Ça va dans le bon sens.
17:21Mais on est resté dépendant du pétrole et du gaz
17:24pour une partie du chauffage de nos bâtiments
17:27et surtout pour le transport routier.
17:28Or, aujourd'hui, on est à un carrefour technologique
17:31qui nous permet de faire un choix.
17:34Et les outils technologiques sont prêts.
17:36Et donc, ce choix, il va s'accélérer brutalement
17:38à cause de cette guerre.
17:39Donc, ça risque de leur faire beaucoup plus mal
17:41encore que ce qu'ils imaginent.
17:42Alors, on évoquait ces pays,
17:45Dubaï, évidemment,
17:46où, vous l'avez très justement dit,
17:48on n'est pas habitués à ces zones de conflit.
17:52Et vous savez qu'on a un grand nombre de ressortissants
17:54qui tentent de revenir dardard
17:56sur le sol français.
17:58Et je vous propose de prendre la direction
17:59de l'aéroport de Roissy, Charles de Gaulle.
18:02On va retrouver l'une de nos équipes,
18:03Sharon Camara, Malo Steiner.
18:05Bonjour, Sharon.
18:07Quelles sont les dernières informations
18:09du côté de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ?
18:12Est-ce qu'il y a des avions qui sont prévus ?
18:15Racontez-nous quelles sont les dernières informations, Sharon.
18:18Bonjour, Thierry.
18:19Donc, comme vous l'avez dit,
18:20nous sommes à l'aéroport Charles de Gaulle.
18:22Juste derrière moi, vous voyez,
18:24nous sommes au terminal 2C.
18:26C'est ici que les passagers
18:27en provenance des pays du Golfe
18:30arrivent, atterrissent tout au long de la journée.
18:32Jusqu'à présent, aucun vol de rapatriement
18:35n'est arrivé, mais les équipes d'accueil
18:37nous ont indiqué que quelques-uns
18:38sont prévus tout au long de cette journée,
18:40mais sans plus de précision.
18:42Jusqu'à présent,
18:43seuls les vols commerciaux atterrissent.
18:45Sur les panneaux qui sont derrière moi,
18:47on a pu voir qu'il y a un vol
18:48en provenance de Beyrouth
18:50qui va atterrir à 17h10.
18:52Ensuite, à 19h30,
18:53il y a un vol de la compagnie Emirates
18:55en provenance de Dubaï
18:56qui atterrira.
18:57Pour l'instant, aucun retard n'est indiqué.
19:00Donc, tous ces vols devraient arriver
19:01comme prévu.
19:02En termes de chiffres,
19:04700 ressortissants jugés vulnérables
19:06ont pu rentrer jusqu'à présent en France
19:08par des vols de rapatriement.
19:10À cela s'ajoutent 2000 ressortissants
19:12qui ont pu rentrer
19:12par des vols commerciaux.
19:14Merci Sharon Camara,
19:15avec Malo Steiner
19:16depuis l'aéroport de Roissy.
19:18Avant de nous faire agir
19:19les uns et les autres,
19:20un témoignage recueilli tout à l'heure
19:23par l'ami Julien Pasquet.
19:24C'est ce touriste
19:25qui était dans un avion
19:27qui voulait absolument quitter Dubaï.
19:31Il témoignait
19:32alors qu'il était à bord de l'avion.
19:34Écoutez ce témoignage.
19:35Il s'appelle Charles.
19:36Ça fait maintenant
19:37depuis 5-6 heures
19:38qu'ils nous disent
19:39qu'on va partir.
19:40Donc, ce matin,
19:43on a passé toute la nuit
19:44à l'aéroport
19:45parce qu'il devait partir
19:46à 7 heures du matin,
19:48heure de Dubaï.
19:49Maintenant, il est 4 heures
19:50de l'après-midi,
19:51heure de Dubaï.
19:52Donc, vous voyez,
19:53ça fait quelques heures
19:55qu'on est là.
19:56Je crois qu'on aurait déjà
19:57dû être à Paris.
19:58C'est un avion de ligne
20:00de la compagnie Emirates.
20:03Et j'ai donc acheté
20:04le billet sur Internet.
20:06J'ai déjà acheté 3 billets.
20:07Il faut bien comprendre.
20:09Et donc, avec celui-là,
20:10j'ai pu venir ce matin,
20:12enfin cette nuit.
20:13Et depuis, on attend,
20:14on attend.
20:15Il faut dire qu'on était déjà
20:17à l'entrée de l'avion
20:18quand on a entendu
20:19une forte détonation.
20:22et là, tout le monde
20:23a eu peur.
20:24On est tous allés
20:25à la fenêtre
20:26pour voir ce qui s'est passé
20:27mais on n'a rien vu.
20:28Et c'est là qu'on a commencé
20:30à entendre les alarmes
20:32sur les portables
20:33et on a dû aller
20:34se mettre à l'abri
20:36à l'intérieur de l'aéroport.
20:38C'était fou, fou, fou.
20:39Je n'ai jamais vu ça.
20:40J'attends de partir
20:42et c'est vrai que les nerfs
20:44sont un peu à bout.
20:46Il est sympathique ce Charles
20:47mais on comprend
20:48que les nerfs sont à bout.
20:50C'est sincèrement,
20:51on en a eu beaucoup
20:51de témoignages.
20:53C'est la galère
20:55de chez Galar
20:55avec un grand G majuscule.
20:58Un petit tour de table
20:59Lara sur nos ressortissants
21:00qui sont obligés
21:01de fuir évidemment
21:02dans un moment de panique.
21:04Non, je souris
21:05parce que ça me fait penser
21:06à une collègue
21:06qui restait 20 heures
21:08de Dubaï
21:09pour rentrer,
21:09elle est finalement
21:10rentrée en France.
21:11Stéphanie Demuru
21:12qui avait d'ailleurs témoigné
21:14et qui avait galéré
21:16et qui avait beaucoup galéré.
21:20Il y a beaucoup d'arnaques
21:21aussi.
21:22Les prix,
21:22c'est dingue.
21:23Hier, on avait un témoignage
21:24c'était 15 000
21:26ou 20 000.
21:2720 000.
21:28Il y a même des compagnies
21:29de jets privés
21:29qui proposent des tarifs
21:31qui vont jusqu'à 200 000 euros
21:32pour faire des trajets
21:33Dubaï-Le Caire.
21:35Qui peut se payer ça ?
21:36Il faut également
21:38être vigilant sur ça je pense.
21:40Oui, non ?
21:42Oui, ce n'est pas simple
21:43pour des raisons techniques.
21:44La guerre,
21:45ça se revient souvent
21:46sans prévenir
21:47et ça ne se passe jamais
21:48tout à fait comme prévu.
21:49Et donc,
21:50ça bouleverse un emploi du temps
21:51habituellement bien rodé.
21:52Et quand ça se passe
21:53sur des envois
21:53qui n'étaient pas habitués
21:55à cela,
21:55c'est ce qu'on évoquait ?
21:56Et donc là,
21:57pour pouvoir faire partir
21:58ces personnes,
21:59on en discutait par ailleurs
22:01hier avec la ministre
22:05secrétaire d'État
22:05aux affaires étrangères,
22:07il y a des milliers
22:08de Français
22:08qui veulent partir
22:09et il n'y a que
22:09quelques centaines
22:10de places par jour
22:11dans les avions
22:11qui décollent.
22:12Donc évidemment,
22:13ce n'est pas simple,
22:13on ne peut pas satisfaire
22:14tout le monde tout de suite.
22:15Donc d'abord,
22:16les personnes un petit peu fragiles.
22:19Je crois que nos autorités
22:21font ce qu'elles peuvent
22:22dans ces circonstances
22:23pas simples,
22:23mais ce n'est pas simple
22:24parce qu'il y a
22:25des raisons techniques.
22:26Quand vous avez des groupes
22:27armés avec des lances-roquettes,
22:28avec des missiles
22:29qui sont prêts
22:30à faire n'importe quoi
22:30pour se faire remarquer
22:31ou pour semer la panique,
22:33avant que le moindre avion décolle,
22:35il faut s'assurer
22:36que l'espace aérien est libre.
22:37Il faut l'intervention
22:39de la terre, etc.
22:40Imaginez qu'un avion de ligne...
22:42Il y en a eu un avion
22:43qui a dû faire demi-tour
22:44à cause de tir.
22:45Alors, à Téhéran,
22:46ça bombarde sec.
22:47Il y a des risques importants.
22:48Mais à Dubaï, à Doha,
22:50pour l'instant,
22:51il n'y a quand même pas de morts
22:52parmi la population civile.
22:54Donc ce qui est important,
22:56c'est que l'avion décolle
22:57et ne soit pas abattu.
22:58Et donc il faut éclaircir le ciel,
23:00s'assurer que tout est bon,
23:01le faire un par un.
23:02Il faut l'intervention des militaires.
23:04Donc il y a peu d'avions
23:05pour l'instant
23:05qui peuvent décoller.
23:06Je terminerai le tour de table.
23:09Mes priorités à nos équipes
23:10qui sont sur le terrain
23:10et je vous propose
23:11de retrouver Noémie Aliyua,
23:13journaliste,
23:14bien connue,
23:15qui participe souvent
23:16à nos émissions
23:17et qui est en Israël.
23:19Bonjour Noémie.
23:21Merci d'accepter de témoigner.
23:24C'est important également.
23:25Une semaine de guerre.
23:26Comment va le moral des Israéliens
23:29une semaine
23:30après le début de cette guerre ?
23:32C'est une bonne question, Thierry.
23:34Vous savez, j'ai écouté d'ailleurs
23:35le témoignage exaspéré
23:36du monsieur
23:37que vous avez entendu
23:38il y a quelques minutes
23:39et c'est vrai
23:40que la population là,
23:42elle est à bout.
23:44C'est difficile
23:44lorsque vous êtes réveillé
23:46en pleine nuit
23:46comme ça a été le cas
23:47notamment ici
23:48dans cette ville de Natalia
23:49qui se trouve
23:49à environ 30 kilomètres
23:50au nord de Tel Aviv
23:52lorsque vous êtes réveillé
23:53plusieurs fois en pleine nuit
23:54que vous devez
23:55avec vos enfants,
23:56vous lever,
23:57réveiller vos enfants
23:58et courir vers l'abri
23:59lorsque vous n'avez pas
24:00d'abri de protection
24:01chez vous
24:01qu'il faut rejoindre
24:03soit celui de l'immeuble,
24:04soit celui de l'abri public
24:06qui se trouve un petit peu
24:06plus loin,
24:07tout ça sous les sirènes
24:09stridentes.
24:09C'est très inquiétant,
24:11c'est une situation de guerre
24:12et il faut s'y adapter.
24:13Maintenant,
24:14c'est très important
24:14de comprendre aussi
24:15la mentalité israélienne
24:17qui est une mentalité
24:18qui est faite pour la guerre,
24:19qui a l'habitude de la guerre
24:20et qui a aussi
24:21une forme de discipline
24:22très militaire
24:23parce que vous savez
24:24qu'en Israël,
24:25l'armée est obligatoire,
24:26les hommes ont tous fait l'armée
24:27et donc ils savent
24:28que dans des situations
24:29critiques,
24:30dans des situations
24:31où leur sécurité
24:32est menacée,
24:33il faut être discipliné
24:34et militaire
24:35et c'est ce qu'ils font
24:36puisque les consignes
24:37sont quand même
24:38la plupart du temps
24:39très largement respectées.
24:41Maintenant,
24:41ce qui est intéressant aussi
24:42dans ces situations-là
24:44d'alerte
24:44et de danger permanent,
24:47c'est quand même
24:48la façon
24:48dont le gouvernement israélien
24:50et dont les autorités israéliennes
24:52se sont prises
24:52pour protéger
24:53leur population
24:54parce que si aujourd'hui
24:55il n'y a pas des milliers
24:57et des dizaines
24:58de milliers de morts
24:58en Israël,
24:59c'est parce que justement
25:00ces abris ont été construits
25:02parce qu'il y a eu
25:03une forme de prévoyance
25:04de la part des autorités
25:05qui ont fait en sorte
25:06qu'il y ait des abris
25:08partout dans les grandes villes
25:09où les gens peuvent s'abriter
25:11lorsqu'ils n'en ont pas
25:11chez eux.
25:12Vous avez ici
25:13dans cette ville de Natalia
25:14des abris,
25:15des bunkers.
25:16Voilà,
25:16je reçois sur mon téléphone
25:17une préalerte,
25:18ça veut dire qu'il peut y avoir
25:19encore une sirène
25:20à tout moment.
25:22Donc,
25:22si vous voulez,
25:23il y a quand même
25:23tout un système
25:25qui est organisé
25:25pour protéger
25:26la population.
25:27Et ça,
25:28c'est très important
25:28de même que les défenses
25:31anti-aériennes
25:31qui sont parmi
25:32les plus performantes
25:34du monde,
25:34vous remarquez
25:35il y a quelques secondes
25:35sur ce plateau
25:36que dans le Golfe également
25:37il n'y a pas eu de morts
25:38parce qu'il y a aussi
25:39des systèmes de défense
25:41anti-aériennes
25:42qui sont particulièrement
25:43performantes.
25:44Donc,
25:44lorsque vous avez
25:44à la fois des défenses
25:46aériennes
25:46qui sont très importantes
25:48et très performantes
25:49et en même temps
25:50des abris sur tout
25:50le territoire,
25:51vous êtes en mesure
25:52aussi de protéger
25:53votre population
25:54dans ces situations
25:55de guerre.
25:56Et puis,
25:56un dernier mot
25:57parce qu'il y a quand même
25:58des opérations militaires
25:59de la part de l'armée
26:00israélienne
26:00qui sont en cours
26:01en ce moment
26:02et qui ont justement
26:03pour but de faire
26:04parier ces tirs de missiles
26:05sur le territoire israélien.
26:07Vous avez vu
26:08que ce matin,
26:08il y a eu des frappes
26:09très importantes
26:10notamment à Téhéran
26:12de la part
26:12de l'armée israélienne,
26:14de l'aviation israélienne
26:15qui a revendiqué
26:16d'ailleurs cette opération.
26:17Ce sont 80 avions
26:18de chasse
26:19qui ont frappé
26:20notamment
26:21des infrastructures militaires
26:22et dans ces infrastructures militaires
26:25notamment justement
26:26des sites
26:26de construction
26:27de missiles,
26:28des sites
26:28qui permettent
26:29de garder
26:32les missiles,
26:32de les mettre
26:33de côté
26:33pour pouvoir
26:34les tirer.
26:35Donc,
26:35lorsque vous frappez
26:36à la source,
26:36l'objectif,
26:37c'est justement
26:37de faire en sorte
26:38qu'il y ait
26:39de moins en moins
26:40de tirs
26:41sur le territoire israélien
26:42et de même
26:43au Liban.
26:44Il y a aussi
26:44des frappes
26:45très importantes
26:46notamment à Darié
26:47dans la banlieue
26:48sud de Beyrouth
26:49qui,
26:49on le sait,
26:49est une région
26:51qui est gouvernée
26:52quasiment par le Hezbollah
26:53aujourd'hui
26:53et c'est là aussi
26:54où se trouvent
26:55toutes les constructions
26:56de missiles
26:56et toutes les réserves
26:58en termes de munitions
26:59de missiles
27:00qui sont tirées
27:00sur le territoire israélien.
27:02Donc,
27:02parallèlement,
27:03ces opérations aussi
27:04sont menées justement
27:05pour faire en sorte
27:06de protéger
27:07la population israélienne
27:08et de faire en sorte
27:09qu'il y ait de moins en moins
27:11de tirs
27:11dans les jours
27:12et dans les semaines
27:12qui viennent.
27:13Noémie,
27:14question plus personnelle
27:15puisqu'on l'a vécu
27:16en direct avec vous,
27:17vous venez de subir
27:18une alerte.
27:19question plus personnelle
27:21mais qui touche
27:22tous les israéliens.
27:22Qu'est-ce qui se passe
27:23dans votre cerveau
27:25quand vous recevez
27:25une telle alerte ?
27:26Parce que je ne savais pas
27:27que vous preniez
27:27trop de temps non plus,
27:28je préfère que vous mettiez
27:29à l'abri
27:31le plus vite possible
27:31mais juste une petite réponse
27:33rapide Noémie.
27:35Alors,
27:35rapide,
27:36vous savez,
27:36sur le coup,
27:37je suis une journaliste
27:38assez chevronnée
27:38parce que j'ai travaillé ici
27:39pendant trois ans
27:40et j'ai déjà couvert
27:41des guerres en Israël
27:42et j'ai déjà couvert
27:43des situations
27:45particulièrement difficiles
27:46notamment à l'époque
27:47dans le sud d'Israël
27:48toute proche
27:48de la bande de Gaza.
27:49Je me souviens
27:50quand j'étais à Ajod
27:51à deux kilomètres
27:52de la bande de Gaza,
27:52vous aviez des missiles
27:53qui passaient
27:54au-dessus de votre tête
27:54et quand vous avez vécu
27:56des situations comme ça
27:57et c'est le cas
27:58de la plupart des Israéliens
27:59qui sont habitués
28:00à la guerre
28:01donc qui ont une mentalité
28:01aussi qui est façonnée
28:03pour à la fois garder
28:04la tête froide
28:05dans les situations difficiles
28:06et pour savoir être
28:07très minutieux
28:08et très discipliné
28:09lorsqu'il le faut.
28:10Là,
28:11pour tout vous dire,
28:11j'ai reçu une pré-alerte
28:13sur mon téléphone.
28:13Ça veut dire
28:14qu'il y a potentiellement
28:16une alerte
28:17qui va retentir
28:18dans les minutes
28:19qui viennent
28:19et lorsque la sirène
28:22retentira,
28:22là,
28:22ce sera le moment
28:23d'aller dans les abris.
28:26Maintenant,
28:26ce n'est pas le cas
28:27dans tout l'été,
28:28dans toutes les régions
28:29d'Israël.
28:30Lorsque vous êtes,
28:30par exemple,
28:31dans le nord
28:31et on sait que ça frappe
28:32très fort dans le nord
28:33notamment depuis ce matin,
28:35lorsque vous êtes dans le nord,
28:36vous avez 30 secondes
28:37pour aller dans un abri
28:38et là,
28:39clairement,
28:39je vous parlerai
28:40juste devant la porte
28:41d'un abri
28:42si j'étais dans le nord.
28:43Ici,
28:43dans le centre,
28:44on a 1 minute,
28:4532 minutes
28:46à partir du moment
28:46où la sirène d'alerte
28:47retentit.
28:48Mais on est comme ça
28:49dans une sorte
28:50d'hyper-vigilance.
28:51On sait qu'à tout moment,
28:53il peut y avoir une alerte,
28:54il peut y avoir un missile
28:55et pourtant,
28:56encore une fois,
28:57c'est ce que je vous racontais
28:57hier, Thierry,
28:58les gens,
28:59dans ce petit espace de vie,
29:01ils essayent quand même
29:02de respirer,
29:03de sortir leurs animaux,
29:05de sortir leurs chiens,
29:05d'acheter ce qu'il faut
29:06pour manger.
29:07Alors,
29:08je ne vous dis pas
29:08que les barres sont remplies,
29:09c'est faux,
29:09mais quand même,
29:10on essaye de continuer
29:12à vivre le mieux possible
29:13dans cette situation de guerre.
29:15C'est très important,
29:15y compris pour ne pas
29:17se laisser briser psychologiquement.
29:19Merci pour ce témoignage
29:20au combien important,
29:21Noémie Allioua.
29:22Merci mille fois
29:23et si vous avez la deuxième alerte,
29:25évidemment,
29:26qu'on évite aux abris.
29:27Merci beaucoup,
29:27Noémie Allioua.
29:2914h30,
29:30nous sommes en édition spéciale
29:31dans ce Mini-News Week-end.
29:32C'est le moment
29:33de faire un tour
29:34des toutes dernières informations
29:35avec vous,
29:35Sandra Chumbo.
29:36Et on démarre
29:37avec ces propos
29:38du président américain
29:39qui affirme que l'Iran
29:40va être très durement frappé
29:42aujourd'hui.
29:43Donald Trump durcit le ton
29:44sur son réseau social
29:46et menace d'étendre
29:47les frappes à des zones
29:49et des groupes de personnes
29:50qui n'avaient encore jamais
29:51été considérées
29:52comme des cibles.
29:53Les Etats-Unis
29:54pourraient déployer
29:55un troisième porte-avions
29:56au Moyen-Orient,
29:57selon des médias américains.
29:58L'USS George W. Bush
30:00a achevé ce jeudi
30:01son entraînement
30:02préalable au déploiement.
30:03C'est la dernière étape
30:04avant la certification
30:05pour des missions opérationnelles.
30:08Et puis,
30:08le bilan s'alourdit
30:09à l'est du Liban.
30:10Au moins 41 morts
30:11et 40 blessés
30:12suite à l'opération
30:13commando israélienne
30:14menée la nuit dernière
30:15sans succès.
30:16des raids ont notamment
30:17visé plusieurs villes
30:19dans le district de Balbek
30:20pour retrouver
30:21les restes
30:21de l'aviateur Ron Arad
30:22capturé en 1986.
30:25Merci beaucoup
30:25pour ces toutes dernières informations.
30:27Alors,
30:27Noémie nous le disait,
30:29l'armée israélienne
30:30a indiqué ce samedi
30:30poursuivre
30:31ces opérations
30:32contre l'Hezbollah
30:33au Liban,
30:34notamment dans la plaine
30:35de la Beka,
30:36dans l'est du pays,
30:37mais également
30:37dans le sud du pays.
30:38On voit tout ça
30:39avec Noémie Hardy
30:39et on poursuit
30:40le décryptage
30:41avec nos invités.
30:43Jour 1,
30:44lundi 2 mars,
30:46la riposte israélienne.
30:47Le Hezbollah
30:48se venge
30:49de la mort
30:49de l'ayatollah
30:50Hamenei
30:51et attaque Israël.
30:52En réponse,
30:53l'État hébreu
30:54décide de frapper
30:55les points clés
30:56du groupe terroriste.
30:57La banlieue
30:58du sud de Beyrouth,
30:59bastion du Hezbollah
31:00est visée.
31:02Israël promet
31:03d'intensifier sa riposte.
31:05Le Hezbollah
31:06plonge à nouveau
31:07le Liban
31:08dans la guerre.
31:09Jour 2,
31:10mardi 3 mars,
31:11Israël vise
31:12le Hezbollah
31:13dans le sud.
31:14Tsaal cible
31:15un autre point
31:16stratégique
31:17du groupe terroriste.
31:18Cette fois,
31:19dans le sud du Liban,
31:20un siège
31:21d'une organisation
31:22islamiste
31:22alliée au Hezbollah
31:24et au Hamas
31:24a été touché
31:25à Saïda,
31:26la ville principale
31:27du sud du Liban.
31:28Un immeuble
31:29de 7 étages
31:30a presque été
31:31entièrement détruit.
31:33Jour 3 et 4,
31:34mercredi 4 mars
31:36et jeudi 5 mars,
31:38Israël demande
31:39d'évacuer Beyrouth.
31:40Les frappes
31:40se poursuivent
31:41Israël souhaitent
31:42neutraliser
31:43le Hezbollah.
31:44Jeudi,
31:45l'Etat hébreu
31:46a demandé
31:46à la population
31:47d'évacuer
31:48la banlieue sud
31:49de Beyrouth
31:49pour éviter
31:50les bombardements
31:51nocturnes.
31:52Jour 5,
31:54vendredi 6 mars,
31:55Israël intensifie
31:56les frappes.
31:57La banlieue sud
31:58de Beyrouth,
31:58lieu stratégique
31:59du Hezbollah,
32:00est bombardée
32:01comme annoncé
32:02la veille
32:02par Tsaal.
32:03Ces images
32:04impressionnantes
32:05d'une frappe
32:05sur cet immeuble
32:06qui s'effondre
32:07en quelques secondes.
32:11Depuis lundi,
32:12Israël a annoncé
32:13avoir mené
32:1426 vagues
32:15de frappes
32:15sur la banlieue
32:16sud de Beyrouth.
32:17Du côté du Liban,
32:18environ 70 roquettes
32:20ont été tirées
32:21ce vendredi
32:21en direction
32:22d'Israël
32:23par le Hezbollah.
32:25Nous serons
32:26avec le colonel
32:27Rafovitch
32:28à la fin
32:28de cette émission
32:29pour faire un point précis
32:30sur la situation.
32:32Mais dès hier,
32:33je crois que vous étiez
32:33à mes côtés,
32:35Richard Haddad,
32:36le colonel Rafovitch,
32:37je l'avais rarement vu
32:39comme cela.
32:41En fait,
32:42le Hezbollah,
32:42c'est l'objectif
32:43numéro un.
32:44Il l'a dit
32:44et redit.
32:46Israël ne lâchera pas
32:48le Hezbollah
32:48avec une détermination
32:50énorme.
32:51Je pense que cette fois-ci,
32:51ils veulent en terminer
32:52définitivement.
32:55Les frappes
32:56sont aussi puissantes
32:57qu'en 2006.
32:58En 2006,
32:59la guerre avait duré
33:00un certain temps.
33:01Ils avaient rasé
33:02cette banlieue sud
33:03à l'époque,
33:03pratiquement rasée.
33:04Elle avait été reconstruite
33:05par le Qatar,
33:06d'ailleurs,
33:06après 2006,
33:07en mieux.
33:08Cette fois-ci,
33:09le Hezbollah
33:10n'a plus le soutien
33:11qu'il avait autrefois.
33:13Les frontières
33:13avec la Syrie
33:14ont été fermées.
33:15Il n'a plus
33:16d'approvisionnement
33:17en armes.
33:18Israël veut en profiter
33:19pour y mettre fin
33:21définitivement.
33:22Après,
33:23il y a la promesse
33:25du gouvernement libanais
33:26de le désarmer.
33:30Le gouvernement libanais
33:31s'était engagé
33:32il y a un an
33:33pratiquement
33:33à désarmer
33:34le Hezbollah
33:35en trois phases.
33:36Sud,
33:36centre,
33:37nord.
33:37Je vais vite.
33:39Ils ont commencé
33:40par le sud
33:40et on se rend compte
33:41qu'ils n'ont rien fait.
33:42En réalité,
33:42ils ont déployé
33:43quelques unités
33:43de l'armée libanaise
33:44mais ils n'ont rien
33:44désarmé du tout.
33:45Aujourd'hui,
33:47le gouvernement israélien
33:49par la voix
33:50de son ministre
33:51de la Défense,
33:52je ne suis même pas sûr
33:53que ce soit
33:53le ministre de la Défense,
33:53un ministre israélien
33:55a mis en garde
33:55le gouvernement libanais
33:58à lancer
33:59un ultimatum
34:00au gouvernement libanais
34:02de désarmer
34:03le Hezbollah
34:03immédiatement,
34:04de commencer en tout cas,
34:06faute de quoi
34:06l'Israël
34:07pourrait
34:08s'attaquer
34:09aux institutions
34:10libanaises.
34:11Je dis ça
34:12parce qu'on répète
34:14on en a parlé hier
34:15que l'armée libanaise
34:16et le gouvernement libanais
34:18n'ont pas les moyens
34:19de désarmer le Hezbollah
34:21ce qui est faux.
34:23Je peux vous dire
34:24pourquoi c'est faux
34:25parce que même
34:25s'ils ne peuvent pas
34:26le désarmer
34:26en 24 heures
34:27évidemment,
34:28d'abord l'armée libanaise
34:29c'est 85 000 hommes
34:30et j'entends à droite
34:31à gauche
34:32que le Hezbollah
34:32c'est 100 000 hommes.
34:33C'est une vaste plaisanterie
34:35le Hezbollah
34:35ce n'est pas plus
34:36que 10 000 hommes.
34:37Ça c'est la propagande
34:37du Hezbollah
34:38de dire on a 100 000 hommes.
34:39Les guerres de la communication.
34:40Voilà.
34:42Pour des raisons mathématiques
34:43parce qu'il y a 1 000 ans
34:44500 000 chiites au Liban
34:45et il ne peut pas y avoir
34:46100 000 hommes
34:47passons sur ce détail.
34:48Donc l'armée libanaise
34:49a les moyens
34:50mais il n'y a pas la volonté.
34:51Et puis par ailleurs
34:52même si elle ne le désarme pas
34:53en 24 heures
34:54ce qui est impossible
34:55bien évidemment
34:55elle pourrait beaucoup le gêner
34:57ce que ne peut pas faire Israël.
34:58Je vous donne un exemple précis
34:59notre journaliste
35:00vient de parler
35:02de la plaine de la BK
35:03et de la bande du sud
35:05de Beyrouth
35:05et à le sud du Liban.
35:06Mais tout ça n'est pas relié.
35:07C'est-à-dire
35:08on ne peut pas
35:08le stock de missiles
35:10du Hezbollah
35:10et sa fabrication
35:11se trouve dans la plaine
35:12de la BK
35:13et il n'y a pas de communication
35:14entre les deux zones.
35:16Pour cela
35:16il faut passer
35:17dans les zones chrétiennes
35:18et dans les zones
35:19où l'armée libanaise
35:20est maître du jeu
35:21et où la population chrétienne
35:23ne laisse pas.
35:23Et donc
35:24je veux dire par là
35:25que le gouvernement libanais
35:26pourrait déjà commencer
35:28par gêner
35:29au point de vue logistique
35:30le Hezbollah.
35:31Par exemple
35:31l'autre jour
35:31il y a un responsable du Hezbollah
35:33qui a été ciblé
35:33dans un hôtel
35:34dans une zone chrétienne
35:37où il s'était réfugié.
35:38Par exemple
35:39ils auraient pu l'arrêter
35:39puisqu'ils ont décrété
35:40depuis lundi
35:41le gouvernement libanais
35:42a décrété depuis lundi
35:43que toute personne
35:44qui possède des armes
35:46ou qui utilise des armes
35:47contre le Hezbollah
35:48doit être arrêtée
35:49et tout ça est illégal.
35:51Donc ils auraient pu l'arrêter
35:52ils n'en ont rien fait.
35:53Laura ?
35:54Moi je discutais hier
35:55avec un officier
35:57de la brigade nord
35:58qui est engagé
35:59en ce moment
36:00sur le front
36:01contre le Hezbollah
36:02qui était
36:04assez virulent
36:05contre
36:05envers l'armée libanaise
36:08parce qu'ils disaient
36:08que c'était
36:09de leur responsabilité
36:10d'agir
36:11et qu'ils n'ont pas fait
36:12le travail
36:14correctement.
36:15Donc aujourd'hui
36:15Israël sent
36:16que la responsabilité
36:18pèse
36:18sur elle
36:20pour affaiblir
36:21le Hezbollah
36:22mais il n'excluait pas
36:25lors des discussions
36:27que j'ai eues avec lui
36:28de collaborer plus tard
36:29avec l'armée libanaise
36:32dans un deuxième temps
36:33et de travailler
36:34main dans la main
36:34avec eux.
36:35On sait qu'aujourd'hui
36:37la branche militaire
36:38et la branche politique
36:38du Hezbollah
36:39sont très installés
36:41ils ont la main mise
36:43sur l'État
36:44et que le système politique
36:45est complètement
36:47paralysé
36:47au Liban.
36:48On se souvient
36:49que la guerre
36:50en Syrie
36:50a provoqué
36:51un afflux
36:52de réfugiés
36:52massifs
36:53au Liban
36:53et que jusqu'en 2007
36:55la Syrie
36:56occupait 80%
36:57du Liban
36:59sans réaction
37:00du Hezbollah.
37:01Donc ça montre
37:01que ce n'est pas
37:02un mouvement nationaliste
37:04comme ils le revendiquent.
37:07On voit bien
37:08que le Hezbollah
37:10effectue
37:11des alliances
37:12régionales
37:13avec la République
37:14islamique d'Iran
37:15avec le régime
37:16à l'époque.
37:18Ils avaient soutenu
37:19le régime
37:20de Bachar el-Assad
37:22également.
37:23Ils avaient envoyé
37:24des hommes
37:25pour soutenir
37:27le régime
37:27et Al-Joulani
37:30qui est le président
37:31de la Syrie
37:32à disposer
37:34des hommes
37:35à la frontière
37:36libano-syrienne
37:38dans l'éventualité
37:39de coopérer
37:40avec l'armée
37:42israélienne
37:43pour combattre
37:44éventuellement
37:44le Hezbollah.
37:45Bien que l'armée
37:47syrienne
37:48d'Al-Joulani
37:49soit faible,
37:50on se doute bien
37:51que ce n'est pas
37:51une armée
37:52très puissante,
37:53en tout cas
37:53pour le moment
37:54c'est une possibilité
37:55qui est envisagée.
37:57Bruno,
37:58deux mots encore
37:58sur le sujet
37:58parce que
37:59Claude Miquet nous attend.
38:00Je rebondis
38:01sur ce que nous disait
38:01à juste titre
38:02Noemi
38:03concernant le système
38:04de défense
38:04anti-aérienne
38:05d'Israël.
38:06C'est effectivement
38:06un système
38:07tout à fait exceptionnel
38:08avec cette défense
38:09à quatre étages successifs
38:11avec Arrow 3
38:11qui fait les interceptions
38:12des missiles aériens
38:14qui viennent
38:14en haute altitude.
38:16En dessous,
38:16il y a la fronte de David,
38:18en dessous,
38:18le dôme de fer
38:19et encore maintenant
38:20les intercepteurs laser
38:21qui sont en cours
38:22de développement.
38:23Donc c'est un système
38:23qui est unique au monde
38:24à tel point que
38:25même Donald Trump
38:26voudrait s'en emparer
38:28pour faire un dôme,
38:29un golden dôme,
38:30il appelle ça
38:31le dôme doré
38:32qui protégerait
38:33tous les Etats-Unis.
38:33Mais c'est un territoire
38:34beaucoup plus vaste.
38:35Mais heureusement
38:35qu'Israël bénéficie
38:37de cette protection
38:38parce qu'on imagine
38:38l'ampleur des dégâts sinon.
38:40On est avec
38:41Claude Miquet,
38:42notre spécialiste
38:43renseignement.
38:44Merci Claude.
38:45J'ai deux sujets
38:45évoqués avec vous
38:46et avec nos invités,
38:47nos spécialistes
38:48qui m'accompagnent.
38:49On va d'abord
38:49parler de l'ONU,
38:50Claude.
38:52L'ONU,
38:53je ne sais pas
38:54si on peut le dire
38:55comme ça,
38:55mais c'est un peu
38:5650 ans d'impuissance
38:58à la frontière
38:59libano-israélienne.
39:00C'est le symbole
39:01de l'impuissance
39:02à une certaine époque
39:03avec l'OLP
39:04et puis on en parlait
39:05là avec nos invités
39:06avec le Hezbollah.
39:07C'est un peu ça
39:07le constat aujourd'hui,
39:08non ?
39:10Oui, absolument Thierry.
39:12L'ONU,
39:13la mission de l'ONU
39:14d'interposition au Liban
39:16est une des plus longues
39:17de son histoire
39:18et objectivement,
39:20elle n'a jamais servi
39:20à rien.
39:22Dans les années 70-80,
39:24l'ONU n'est pas arrivée
39:25à empêcher
39:27l'implantation
39:27des camps armés
39:29de l'OLP
39:31dans le sud du Liban
39:31ni surtout
39:32ce qui était son rôle,
39:34les infiltrations,
39:35enfin une partie
39:35de son rôle,
39:36les infiltrations
39:37de l'OLP
39:38au nord d'Israël
39:39ou les tirs de roquettes
39:42et depuis
39:42n'ont jamais empêché
39:43les tirs de roquettes
39:44du Hezbollah
39:46vers Israël
39:47et ils n'ont pas bougé
39:48d'un pas,
39:50d'une oreille
39:52ou d'un cil
39:52pour désarmer
39:53le Hezbollah.
39:54J'ai un souvenir personnel
39:55de cette phase
39:57d'interposition.
39:57En 1982,
39:59j'étais,
39:59l'été 82,
40:01j'étais,
40:01je suivais
40:02l'armée israélienne
40:03dans l'opération
40:05P en Galilée
40:05pour démanteler
40:06les bases
40:07de l'OLP
40:07dans le sud
40:10du Liban
40:11et nous avons donc
40:13franchi la frontière
40:14dans un convoi militaire.
40:15Il y avait un petit contingent
40:17de la force d'interposition
40:18de l'ONU
40:19qui était là,
40:20des braves soldats
40:21des palais
40:21qui étaient manifestement
40:22complètement perdus
40:23dans un environnement
40:24auquel ils ne comprenaient rien
40:26et la seule chose
40:27qu'ils faisaient
40:27au bord de la route
40:28dans des petits carnets,
40:30c'était de noter
40:30les numéros
40:31des plaques
40:32et des véhicules militaires
40:33qui passaient la frontière.
40:34Point à la ligne.
40:36Code,
40:36priorité à nos équipes
40:38qui sont sur le terrain
40:39et en viendra
40:40avec vous
40:40notamment
40:41sur les dernières déclarations
40:43de Donald Trump
40:44et j'en profite
40:44pour donner cette information.
40:46Iran affirme
40:46avoir ciblé
40:47un pétrolier
40:48battant au pavillon
40:48des îles Marshall
40:49dans le golfe.
40:52Voilà,
40:52c'est une dépêche
40:53de l'agence France Presse.
40:55Télé,
40:55donc,
40:56ma source.
40:56On va prendre
40:57la direction
40:57de Tel Aviv
40:58retrouver Valentin Rouillon
40:59et Fabrice Elsner.
41:01Valentin Rouillon,
41:02on me dit
41:03qu'effectivement
41:03on était avec
41:04Noémie Allioua,
41:05il y a des alertes.
41:06Vous avez déjà eu
41:06une alerte
41:07sur votre téléphone
41:08donc on va faire
41:08un point très rapide
41:10avec vous.
41:10Quel est l'état des lieux
41:11au moment où on se parle ?
41:15Écoutez Thierry,
41:16l'alerte vient
41:17à l'instant
41:17de se terminer.
41:18Vous voyez,
41:19ces personnes
41:20qui sont en train
41:21de sortir
41:22de l'abri blindé.
41:24Alors,
41:24on était à l'intérieur
41:25tout à l'heure
41:25malheureusement
41:26difficile d'avoir
41:27du réseau
41:28puisque ce sont
41:29des portes blindées,
41:30les murs sont très épais
41:31donc c'est difficile
41:32de pouvoir
41:33vous communiquer
41:34mais regardez,
41:35vous le voyez,
41:36les rues,
41:36pendant cette alerte,
41:38les rues,
41:38elles étaient
41:39complètement vides
41:40et là,
41:40les gens,
41:41tout simplement,
41:42reviennent s'installer
41:43en terrasse
41:44parce qu'il est
41:4615h41 ici
41:47à Tel Aviv,
41:49une heure de plus
41:50et c'est vrai que
41:51les gens étaient
41:52installés pour déjeuner,
41:54pour rendre un café.
41:56En tout cas,
41:57ici,
41:57nous avons reçu
41:58sur les téléphones
41:59cette alerte,
42:01cette alerte,
42:01donc sans doute
42:02un missile,
42:03Tzal va le confirmer,
42:05sans doute un missile
42:06qui est rentré
42:06dans le ciel
42:09israélien
42:09et donc tout le monde
42:11est invité
42:11à chaque fois
42:12qu'on a cette alerte
42:14sur le téléphone
42:14est invité
42:15à se rendre
42:16dans l'abri
42:16le plus proche.
42:17Merci beaucoup
42:18pour ce témoignage
42:19in situ,
42:20Valentin Rouillon
42:20avec Fabrice Elsner
42:22et on comprend aisément
42:23que la communication
42:24était difficile
42:24puisque vous étiez
42:25aux abois
42:25mais c'est ça aussi
42:26la réalité
42:26quand on couvre
42:27une guerre
42:28et encore bravo
42:28à vous et à toutes
42:29les équipes
42:30de CNews
42:30qui nous faites vivre
42:32au plus près
42:33la réalité du terrain
42:34et c'est important
42:35ces témoignages.
42:36Claude
42:37et j'en profite
42:38également,
42:39je voudrais
42:39qu'on revienne
42:40sur la position
42:41des Etats-Unis
42:42et on en parlera
42:43avec nos invités.
42:45Je voudrais qu'on écoute
42:46Donald Trump
42:47et ses dernières déclarations
42:49notamment sur
42:50l'évolution du conflit
42:52c'est important
42:52ce qu'il dit
42:53là aussi
42:53on est dans la communication
42:55mais c'est important
42:56ce que dit Donald Trump.
43:00L'Iran
43:01ça se passe très bien
43:02quelqu'un a demandé
43:03sur une échelle
43:04de 0 à 10
43:05quelle note vous donneriez ?
43:06J'ai répondu
43:07que je donnerais
43:07entre 12 et 15.
43:09Leur armée a disparu
43:11leur marine a disparu
43:13leur communication
43:14a disparu
43:15leur dirigeant
43:16a disparu
43:18Alors l'autre son
43:19sur lequel
43:20j'aimerais vous faire
43:21réagir également
43:21c'est quand il parle
43:23de l'armée
43:23et Donald Trump
43:25de son armée
43:28Notre armée
43:29est phénoménale
43:31c'est ça
43:34cette semaine
43:35c'est la nouveauté
43:36de cette semaine
43:37nous sommes
43:38dans une situation
43:39où il y a
43:44des leaders
43:46iraniens
43:47qui s'entraînent
43:49à leur peuple
43:50qui tuent
43:51leurs citoyens
43:53qui font
43:55qui
43:58mutilent
43:58leurs propres citoyens
44:00et qui tuent
44:00énormément de gens
44:02et nous avons
44:03nous avions un choix
44:04nous aurions pu
44:06laisser faire
44:08ou faire quelque chose
44:11et je suis très impressionné
44:13par notre armée
44:15j'admire notre armée
44:16ce qui s'est passé
44:17au Venezuela
44:17et ce qui se passe
44:18ici maintenant
44:19avec les
44:21bombers B2
44:22les bombardiers B2
44:24et
44:26en Iran
44:27aujourd'hui
44:28je pense que
44:30nous sommes
44:30plus respectés
44:31aujourd'hui
44:32en tant que pays
44:33que nous n'avons
44:34jamais été
44:36Alors très rapidement
44:37Claude
44:37parce qu'on va être en ligne
44:38avec le colonel
44:39Rafovitch
44:40et qu'on arrive
44:40au terme de l'émission
44:41mais on sait
44:42que l'issue du conflit
44:43devrait passer
44:43pour en finir
44:44par une intervention
44:46terrestre
44:47et on sait
44:49que Donald Trump
44:49a toujours dit non
44:50mais
44:51a priori
44:52c'est la raison
44:52pour laquelle
44:53je voulais vous avoir
44:54une rumeur
44:54qui court
44:55sur l'envoi
44:56de forces spéciales
44:57est-ce que vous pouvez
44:57nous préciser
44:58très rapidement
44:58les choses ?
45:00Oui tout à fait
45:02une invasion
45:02de forces massives
45:03américaines
45:04en Iran
45:05c'est exclu
45:05d'abord
45:06elles ne sont pas là
45:06il faudrait
45:07dans la doctrine
45:08américaine
45:09il faut une sépariorité
45:09écrasante
45:10donc il faudrait
45:112 ou 300 000 hommes
45:12pour entrer en Iran
45:13ils ne sont pas là
45:13donc c'est exclu
45:15et ce serait
45:16beaucoup trop coûteux
45:16en vie humaine
45:17en revanche
45:18effectivement
45:18utiliser des forces spéciales
45:20par exemple
45:20pour encadrer
45:21les groupes
45:22de combattants kurdes
45:23qui vont pénétrer
45:24par l'ouest de l'Iran
45:25pour harceler
45:26les forces de sécurité
45:28iraniennes
45:29ça c'est tout à fait
45:30envisageable
45:31et d'ailleurs
45:31c'est peut-être
45:32déjà en cours
45:33de même
45:34des forces spéciales
45:34pourraient être utilisées
45:35toujours en encadrement
45:37des Kurdes
45:37pour frapper
45:39certains objectifs
45:40certains sites de lancement
45:41difficiles à atteindre
45:44oui
45:46vous pouvez poursuivre
45:47Claude
45:47on vous entend
45:48d'accord
45:49et donc oui
45:51excusez-moi
45:51il y a eu une interférence
45:52et donc
45:53il pourrait également
45:54frapper des sites
45:55de lancement de missiles
45:56ou des lieux
45:57de stockage
45:58de missiles
45:59mais ce sera vraiment
46:01ce sera vraiment
46:03voire frapper
46:04des individus
46:05mais ce serait vraiment
46:06des opérations
46:07extrêmement ponctuelles
46:08impliquant très peu
46:09d'hommes
46:09ce qu'on sait
46:10c'est que
46:11en tout cas
46:11c'est une rumeur
46:12qui court depuis plusieurs semaines
46:13deux des groupes Delta
46:15qui avaient participé
46:16à l'enlèvement
46:16de Maduro
46:17au Venezuela
46:18seraient positionnés
46:19dans des bases américaines
46:20en Irak
46:20donc pas très loin
46:22des groupes kurdes
46:23qui sont transcents
46:25d'entrer en Iran
46:27depuis plusieurs semaines
46:29Merci pour ces précisions
46:31et c'est important
46:32évidemment
46:33on retrouvera
46:34dans le courant
46:35l'après-midi
46:35et potentiellement
46:36dans Pondstein
46:37tout à l'heure
46:38Lara Tchikov
46:39Je pense que
46:40les plans de Netanyahou
46:42et de Trump
46:42ont été minutieusement
46:44pensés
46:44depuis des semaines
46:45et qu'ils savent
46:46exactement ce qu'ils font
46:47d'ailleurs
46:47l'armée israélienne
46:48parle de préparer
46:50plusieurs surprises
46:51dans les prochains jours
46:52donc
46:53leur premier objectif
46:54affiché aux Israéliens
46:55et aux Américains
46:57c'est de
46:57réduire le régime
46:59des Mola
47:00à l'âge de pierre
47:01ensuite
47:02l'autre
47:03dans un deuxième temps
47:05il pourrait
47:06laisser
47:06la population
47:08se retourner
47:10contre eux
47:11à travers
47:11des minorités
47:12comme il disait
47:13Claude Moniquet
47:15à l'ouest
47:16de l'Iran
47:17des minorités
47:18kurdes
47:18des minorités
47:19azéries
47:19des minorités
47:20balouches
47:20qui auraient été
47:21en réalité formées
47:22en Israël
47:23depuis des années
47:24et à travers
47:25ces minorités-là
47:26ils pourront
47:28éventuellement
47:29les armées
47:29et c'est peut-être ça
47:30les surprises
47:31dont parle
47:32l'armée israélienne
47:33leur donner des armes
47:33et aider le peuple
47:35iranien
47:35à se retourner
47:36contre le régime
47:38la troisième étape
47:39consisterait
47:40parce que je pense
47:41que dans la tête
47:42de Trump
47:42lorsqu'il essaye
47:44de brouiller des pistes
47:44en disant
47:45qu'il a
47:45deux trois noms
47:46en tête
47:47pour diriger
47:49l'Iran
47:51en fait
47:51je pense
47:52qu'il pense
47:53à Reza Pallavi
47:54mais qu'il ne veut
47:55pas faire croire
47:56que Pallavi
47:57est l'homme
47:58de Washington
47:59oui
47:59bien sûr
48:00et d'ailleurs
48:00Reza Pallavi
48:01qui était invité
48:01de Laurence Ferrari
48:04jeudi
48:05lui a répondu
48:06à Donald Trump
48:07à Driss
48:08à Driss Ghani
48:08juste un point
48:10pour faire le lien
48:10entre la situation
48:11au sud Liban
48:12et la situation
48:13en Iran
48:14il y a deux concepts
48:15parallèles
48:15mais très différents
48:16qui on confond souvent
48:17il y a le contre-terrorisme
48:18et la contre-insurrection
48:19le contre-terrorisme
48:20c'est les forces spéciales
48:22qui vont aller tuer
48:23les patrons du Hezbollah
48:25ou descendre en Iran
48:26et aller encadrer
48:27les Kurdes
48:27ou n'importe quelle
48:29rébellion
48:29ils vont faire
48:31le gros du boulot
48:31mais c'est ponctuel
48:33ce sont des forces d'élite
48:34et la contre-insurrection
48:36c'est un travail militaire
48:37et politique et social
48:38et c'est ce qui fait
48:39le changement de régime
48:40c'est-à-dire parce que
48:41vous avez un gars
48:42qui travaille pour les Hezbollah
48:43depuis 40 ans
48:43il ne va pas devenir vigile
48:44chez Carrefour le lendemain
48:45on a le même problème
48:46en Colombie
48:47avec les cartels
48:48et au Mexique
48:48on n'arrive pas
48:49à convaincre quelqu'un
48:50qui a vécu
48:51avec un Kalachnikov
48:52pendant 40 ans
48:53tout le prestige
48:53que ça donne
48:54de devenir
48:55comme nous
48:55un civil normal
48:57donc c'est tout un travail
48:58politique
48:58soit pour les neutraliser
48:59vous les mettez
49:00dans des camps
49:00d'internement
49:01les Chinois
49:02faisaient la rééducation
49:03avec Mao
49:04ou vous les mettez
49:05dans une armée
49:06c'est un travail
49:06pour les mobiliser
49:08dans une armée
49:08ce que font
49:08avec les Kurdes
49:09en Irak
49:10et vous avez aussi
49:10un travail
49:11de leur proposer
49:13un nouveau projet
49:14c'est ce qu'a essayé
49:15de faire
49:16assez brillamment
49:17le général Petrius
49:19en Irak
49:19quand il a
49:20finalement
49:22parvenu
49:22à réduire la violence
49:23il a proposé
49:24aux anciens terroristes
49:24sunnites
49:25un boulot
49:26comme policier
49:26dans l'armée irakienne
49:27payé 100 dollars
49:28par mois
49:29juste un dernier point
49:30il y a un grand français
49:31méconnu
49:31qui a tout formulé
49:33qui s'appelle
49:33David Galula
49:351919-1967
49:37les Américas
49:37l'ont copié
49:39et il nous explique
49:41comment
49:41il est très difficile
49:42de lutter
49:42contre
49:42lui il travaille
49:43contre l'FLN
49:44mais c'est assez similaire
49:45il nous explique
49:46comment on peut
49:46traiter ces problèmes là
49:47ça prend beaucoup de temps
49:48c'est un travail
49:48où le militaire
49:49fait de la politique
49:50ce n'est pas une histoire
49:51seulement de bombe laser
49:52sur Rudi Galula
49:53il dit
49:53la violence excessive
49:54n'est pas forcément
49:56utile
49:57dans ces cas là
49:58et il dit aussi
49:58qu'il faut bloquer
49:59les frontières
50:00en France
50:01enfin en Algérie
50:02la France
50:02a bloqué les frontières
50:03la ligne Maurice
50:05est-ce qu'Israël
50:06a bloqué les frontières
50:07du Liban
50:08c'est impossible
50:09donc elle met la pression
50:10sur le gouvernement libanais
50:11mais je ne connais pas le Liban
50:12mais je ne pense pas
50:13qu'il soit capable
50:14de rendre hermétiques
50:16les frontières
50:16tant qu'on n'a pas fait ça
50:17on fait un travail à moitié
50:19c'est facile de critiquer
50:20depuis Paris
50:21mais c'est l'enjeu
50:23Richard
50:23oui
50:24puisqu'on parle du Liban
50:25les milices
50:27toutes les milices
50:28qui ont participé
50:29à la guerre du Liban
50:30de 1975
50:30à 1990
50:32ont été désarmées
50:34et ça s'est passé
50:35très très vite
50:35toutes ont été désarmées
50:37certaines ont été transformées
50:38en partis politiques
50:38celles qui n'ont pas été transformées
50:39en partis politiques
50:40ont disparu
50:41et tous les combattants
50:42qui étaient effectivement
50:43les maîtres du jeu
50:45avec leurs armes
50:46etc
50:46se sont réintégrés
50:47mais tout ça a disparu
50:48très rapidement
50:48sauf là bien évidemment
50:49parce que
50:50c'était l'accord
50:51c'était l'accord
50:52de garder le Hezbollah
50:53mais toutes les autres milices
50:55il y en avait énormément
50:57on était stupéfaits
50:58de la rapidité
50:59de leur désintégration
51:00et de leur réintégration
51:01et ça s'est très bien passé
51:02comme quoi ça peut arriver
51:03après pour revenir
51:05aux frontières du Liban
51:06la Syrie
51:06comme je l'ai dit
51:07il y a quelques minutes
51:07a fermé sa frontière
51:09a même massé des troupes
51:10le long de la frontière
51:11pour éviter que le Hezbollah
51:12s'infiltre en Syrie
51:15du côté nord
51:16c'est Israël
51:17et il ne reste plus
51:17que l'aéroport de Beyrouth
51:19donc c'est quand même
51:20assez
51:23ceux qui veulent fuir
51:24auront du mal
51:24parce qu'il n'y a pas
51:25de bateaux qui sortent
51:26et ça va être compliqué
51:27le mot de la fin
51:28Bruno Combi
51:29sur la déclaration
51:30de Donald Trump
51:32il est très satisfait
51:33de lui-même
51:3315 sur 10
51:34le lève parfait
51:35bien sûr
51:35on se souvient
51:37que l'an dernier
51:38il nous avait expliqué
51:39que le programme nucléaire
51:40iranien
51:40était anéanti
51:42oblitéré
51:43disait-il
51:44et puis on constate
51:45qu'aujourd'hui
51:45il est quand même
51:46un peu obligé
51:46d'y revenir
51:47donc
51:48bon
51:49c'est peut-être pas
51:50si brillant que ça
51:51ensuite sur
51:52l'intervention
51:52des troupes au sol
51:54donc pour rebondir
51:56sur ce que disait
51:56Claude Moniquet
51:57effectivement une intervention
51:58au sol massive
52:00est totalement impossible
52:02on se souvient
52:03que quand les américains
52:03sont intervenus en Irak
52:05il a fallu
52:05trois à six mois
52:06pour préparer
52:07cette intervention
52:08or là
52:09ce temps-là
52:09n'existe pas
52:10donc c'est pas possible
52:12ça va être compliqué
52:13en revanche
52:15un commando
52:16qui ferait des actions
52:18ponctuelles
52:18est hautement probable
52:20de mon point de vue
52:21alors il y a bien sûr
52:22le fait d'aider
52:23certains groupes
52:24qui pourraient aider
52:25à prendre le pouvoir
52:26mais moi je vois autre chose
52:27au niveau du nucléaire
52:29c'est que
52:29ce qui est au coeur
52:30de cette guerre
52:31ça reste en grande partie
52:32ces 440 kilos d'uranium
52:33s'ils pouvaient les ramener
52:35ça serait un gros trophée
52:36très beau
52:37dirait-il
52:38et donc il va chercher
52:39à les prendre
52:40c'est ce qu'il voulait faire
52:40au début
52:41mais comme ils ont muré
52:43un certain nombre
52:44avec des tonnes de roches
52:46la montagne de la pioche
52:47et un certain nombre
52:48de sites souterrains
52:49c'est difficile à récupérer
52:50mais peut-être
52:51qu'ils n'ont pas capitulé
52:52et que c'est encore ça
52:53qu'ils ont derrière la tête
52:54merci de m'avoir accompagné
52:55durant cette édition spéciale
52:57d'une heure
52:57l'édition spéciale
52:58se poursuit évidemment
52:59avec Julien Pasquet
53:01dans quelques instants
53:02et moi j'aurai le plaisir
53:03de vous retrouver
53:03à 17h
53:04pour une nouvelle édition spéciale
53:05pour vous faire vivre au mieux
53:07ce qui se passe
53:08au Moyen-Orient
53:09à tout à l'heure
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