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«Nous avançons vers une défense européenne dans laquelle le bouton nucléaire ne sera pas à Emmanuel Macron», estime Michel Onfray, philosophe, à propos de la dissuasion nucléaire française.

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00:00Nous avançons à petits pas vers une défense européenne commune
00:04dans laquelle le bouton nucléaire ne sera pas à la main du chef de l'État.
00:09Il y a des dossiers qui existent et qui nous montrent qu'ils vont, eux,
00:16constituer un conseil qui sera décisionnaire.
00:19Qui sera le patron du conseil décisionnaire ?
00:22La France, dit-il.
00:22Oui, bah lui.
00:24Bah oui.
00:24Lui.
00:25C'est notre décision nucléaire.
00:25Non, c'est pas la France, lui.
00:26C'est lui.
00:27Oui, je pense que lui, il se dit, dans quelques mois, il va falloir que je trouve un job.
00:31Et ce sera un job formidable pendant cinq ans de piloter le conseil qui pilotera l'usage nucléaire.
00:39Moi, j'ai quelques bouteilles de vin.
00:41Je ne les mets pas chez des bons copains un peu partout en France en disant
00:44j'ai des bouteilles chez un copain de Dunkerque, chez un copain de Brest,
00:46chez un copain de Strasbourg et chez un copain d'Avignon.
00:49Parce que ces copains, ils peuvent se fâcher avec moi et je risquerai de perdre mes bouteilles.
00:52Eh bien, c'est exactement la même chose quand vous allez disséminer l'ensemble de votre dispositif nucléaire
00:59sur des pays qui sont susceptibles d'être nos ennemis,
01:01qui sont tellement susceptibles d'être nos ennemis qu'ils le sont déjà.
01:03Je vous rappelle que quand l'Allemagne n'achète pas d'avions français,
01:10quand il y a un projet d'avion européen et que l'Allemagne torpille l'avion européen pour acheter des
01:15avions américains,
01:16est-ce que ce sont des amis ?
01:18Le général de Gaulle disait fort justement que nous n'avions pas d'ennemis, nous n'avions que des intérêts.
01:22Et il a raison, et il avait raison.
01:24Et c'est comme ça avec les humains aussi.
01:25Il faut lire la Rochefoucauld, il faut lire les moralistes français du XVIIe siècle.
01:28Et quand ces gens d'un seul coup deviennent nos ennemis,
01:30qui aurait pu croire qu'un jour un chef de l'État américain ait envie d'envahir le Groenland ?
01:35Qui aurait pu penser ça il y a deux ans ? Personne.
01:38Donc là on dit...
01:39Les Etats-Unis l'ont dit depuis longtemps, mais bon, qu'ils voulaient racheter le Groenland,
01:42ça fait plusieurs années qu'ils le disent.
01:44Oui, mais disons depuis dix ans, si vous voulez, j'ai tort sur deux ans,
01:48mais disons sur dix ans, personne ne pouvait imaginer une chose pareille.
01:51Donc là c'est quand même très visible que l'Allemagne, que l'Europe de Maastricht,
01:56elle a été allemande.
01:57Il faudrait s'expliquer d'ailleurs, on fait d'ailleurs un numéro sur la collaboration,
02:02les collaborations, c'est en charge du terme afro-populaire,
02:04mais pourquoi Mitterrand a-t-il à ce point méprisé la France, abandonné la France,
02:08voulu offrir la France à l'Allemagne ?
02:10Et pourquoi ça continue aujourd'hui ?
02:11Et pourquoi est-ce que le premier déplacement à l'étranger,
02:14moi je dis à l'étranger, je ne fais pas comme ceux qui disent
02:16que le ministre des Affaires étrangères est de l'Europe.
02:19Non, on va à l'étranger quand on s'en va en Allemagne.
02:21Pourquoi est-ce que c'est le premier vol de...
02:24De tous les présidents.
02:26Oui, mais de François Hollande, qui se prend la foudre d'ailleurs,
02:28il aurait dû relire un peu les Grecs et savoir que quand la foudre vous tombe dessus,
02:31c'est que les dieux ont des choses à vous dire.
02:34Et pourquoi est-ce qu'il s'en va voir Mme Merkel ?
02:36Je viens d'être élue, j'arrive juste chez Mme Merkel en lui donnant quoi ?
02:39Les clés des...
02:40C'est quoi ? C'est une soumission française ?
02:41Oui, c'est une soumission française à l'Allemagne,
02:43et c'est une soumission française à l'Europe,
02:44c'est donc une démission de la part de la France.
02:46C'est-à-dire que cette stratégie nucléaire,
02:48pour faire avaler les petits morceaux, comme avec les enfants,
02:51une demi-cuillère pour papa, une demi-cuillère pour maman,
02:53là on vous dit, le bouton sera français.
02:56Non, le bouton ne sera pas français.
02:57Il y aura une commission qui décidera dans laquelle le président de la commission peut être français.
03:02Mais quand on a un français si peu français, ce n'est pas la France.
03:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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