00:00Alors d'abord, permettez-moi, quand je vois ces images, de revivre un peu l'année 2024 avec beaucoup d
00:06'émotion.
00:07Moi, quand je revois ces images, je pense à toutes ces populations déplacées.
00:12Je pense, et on en parlera tout à l'heure, à nos militaires libanais qui sont dans une situation extrêmement
00:17compliquée.
00:18Et effectivement, je pense que depuis trois ans, en tout cas sur la période que j'ai passé au Liban,
00:24il y a eu une évolution des mentalités.
00:26Si quand je suis arrivé, beaucoup de Libanais avaient le sentiment que le Hezbollah était le seul à pouvoir résister.
00:33D'ailleurs, ils l'appelaient le mouvement de la résistance.
00:36Aujourd'hui, clairement, il me semble qu'il y a eu une inversion et que la majorité des Libanais en
00:42ont ras-le-bol.
00:44Maintenant, il faut que ça se termine.
00:46Ils veulent retrouver leur souveraineté, ils veulent retrouver leur terre et ils veulent vivre en paix.
00:51Ras-le-bol du Hezbollah, très clairement.
00:53Ils ont ras-le-bol de la situation, c'est-à-dire qu'ils ont identifié effectivement le Hezbollah comme
00:57étant responsable du retour de ces nouvelles frappes.
01:02Et ce que souhaitent les Libanais, et on en parlera tout à l'heure, le Liban, c'est notre petit
01:08frère et je vous expliquerai pourquoi.
01:09Ils souhaitent que ça s'arrête tout ça.
01:11Ils ont un potentiel extraordinaire.
01:14Ce sont des gens charmants, toutes confessions confondues.
01:17Ils vivent ensemble, ils se sont organisés dans la crise pour vivre ensemble.
01:21Et ce pays qui est un laboratoire de crise, qui doit nous apprendre beaucoup aujourd'hui, doit recommencer à vivre.
01:28Donc il faut que ça cesse.
Commentaires