- il y a 14 heures
Élaboration de la description idéale…
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00:03Musique
00:15A une dizaine de jours de l'élection, la déception plane au-dessus d'Artin,
00:19cette commune ne votera pas le 15 mars prochain.
00:22Bonjour !
00:24Je compte que les Artinois réalisent que sans mer nous sommes perdus
00:28et qu'il faut agir dans l'intérêt d'avoir un maire.
00:32Dans le village de 500 habitants, la situation est particulière.
00:35L'ancien maire Jean-Claude Garde est décédé il y a 4 mois,
00:39alors qu'il comptait se représenter.
00:41Depuis, aucune liste s'est proposée.
00:43J'aimerais bien qu'il y ait une liste.
00:45Il faut être dans le sujet.
00:47Il faut que ce soit quelqu'un qui soit retraité pour pouvoir faire le rôle de maire.
00:53L'absence de liste électorale s'est diffusée comme une épidémie dans le nord du département.
00:58Exemple, à nos lieux, à quelques kilomètres, ici, le maire actuel jette l'éponge,
01:03épuisé par des problèmes de santé et une charge de travail insoutenable.
01:08Son poste est un sujet plutôt tabou dans le village.
01:11Je suis déçu parce que nous, on y était le mandat avant et résultat des courses.
01:15Après, ils nous ont vraiment pris pour des moins que rien et ils n'ont rien fait pendant 6 ans.
01:20Il aurait pu expliquer qu'il n'y a pas de candidat, alors il aurait essayé de faire un peu
01:23un sondage,
01:23mais il n'y a rien fait de ça.
01:25Et puis la commune s'est divisée, voilà.
01:26La commune a été divisée en deux.
01:28Mais que va-t-il se passer après l'élection officielle ?
01:31Direction la préfecture, 4 communes sans candidat dans la Loire.
01:35Cette année, ce n'est pas commun.
01:36Il y a 6 ans, c'était seulement une.
01:38Au niveau national, la tendance est inversée.
01:41106 en 2020 contre 68 cette année.
01:44Et donc, on va mettre en place ce qu'on appelle des délégations spéciales.
01:47Et donc, ils viendront de temps en temps, je dirais, pour se réunir et prendre des décisions,
01:53encore une fois, d'administration de la commune.
01:55C'est tout, pendant 3 mois.
01:57Et ce qui se passe, c'est qu'entre-temps, on va susciter la vocation de liste, si vous voulez,
02:01dans ces communes.
02:02Puis après, on sera obligé de se diriger vers ce qu'on appelle la fusion avec une autre commune.
02:07Mais, encore une fois, cette fusion, elle doit être décidée, demandée par un conseil municipal.
02:12Selon la préfecture, Artin et Saint-Paul n'étaient pas loin d'avoir une liste sur le gong.
02:17Par contre, la mission semble à ce jour plus compliquée pour Gumières et nos lieux.
02:31Au lycée Claude Foriel, l'Europe s'invite dans les classes, mais loin d'un cours magistral.
02:3682 lycéens venus de la Loire et de l'Ardèche se sont glissés dans la peau de diplomates,
02:40représentant les 27 États membres de l'Union européenne.
02:43Leur mission, négocier un texte fictif sur la création d'une défense européenne commune,
02:47amendement, prise de parole chronométrée, stratégie d'alliance.
02:51La séance peinière prend des allures de véritables conseils européens, comme à Bruxelles.
02:55Moi, je représente l'Italie, donc préparer l'Italie en général, quel est son rapport avec ce thème-là, du
03:01coup la défense.
03:02Et après, on a coopéré par petits groupes.
03:05Donc, on a cherché à comprendre les amendements, à savoir pourquoi, si on serait pour ou contre.
03:11Je pense que c'est intéressant, surtout parce que ça nous permet de nous projeter un peu dans des métiers,
03:17dans des rôles qu'en tant que lycéens, on n'a pas du tout.
03:19Et surtout, ce rôle de la défense européenne, qui sont des rôles vraiment qui demandent beaucoup de compétences,
03:25beaucoup d'analyses.
03:26Et là, un peu, entre élèves, on essaie un peu de jouer des rôles et de comprendre comment l'Europe,
03:32elle fonctionne,
03:32comment la sécurité européenne, elle fonctionne.
03:34Pour en arriver là, chaque délégation s'est préparée pendant plusieurs mois,
03:37encadrée par ses enseignants et par des étudiants en classe préparatoire.
03:40Les élèves apprennent à défendre une position parfois éliminée de leurs propres convictions
03:45dans un cadre pluridisciplinaire mélangé aux politiques, langues vivantes et techniques de communication.
03:50Un exercice concret, pensé aussi comme une passerelle vers l'enseignement supérieur.
03:54On est sur la formation des citoyens européens, mais on est aussi sur des compétences,
04:00des compétences qui sont transversales, la prise de parole,
04:03des compétences qui sont travaillées aussi bien au lycée avec le grand oral, par exemple,
04:07mais aussi dans l'enseignement supérieur, notamment nos étudiants de classe préparatoire
04:10sont très souvent en situation de prise de parole.
04:13Pendant quelques heures, l'amphithéâtre Stéphanoil s'est transformé en mini Bruxelles
04:17et derrière les micros, peut-être quelques futurs étudiants en sciences politiques,
04:21voire de futurs décideurs européens.
04:23Trahir nos plus grands principes.
04:25Ah mais t'es grosse !
04:27Ah mais t'as vu à quoi tu ressembles ?
04:29Oui, c'est mytho.
04:30Tu vois ce que je veux dire ?
04:31Donc vas-y, porte la voix.
04:33Ils s'appellent Inès, Kaina, Naël, Mila ou encore Younes, Thibault ou Marouane.
04:38Ils sont dix cette année à présenter leur plaidoyer pour le féminisme.
04:42Comme chaque année depuis cinq ans, à l'initiative de deux professeurs,
04:45à Mori-Ponvian et Elsa Alemo, un concours d'éloquence pour adolescents
04:50est organisé sur notre territoire.
04:52Cette année, le lycée Claude-le-Bois à Saint-Chamond
04:54et le collège Léchant à Saint-Étienne proposent leur candidat.
04:58Rendez-vous à l'INSPE de Saint-Étienne pour la dernière leçon avant la scène dans un mois.
05:04Ces hommes sont étudiés, cités, honorés, jamais jugés pour leur propos.
05:12J'aime bien soit être en concurrence, ça me motive et aussi mon texte,
05:15c'est un truc qui me touche en soi personnellement.
05:18Je vais être sur les critères de beauté et l'hyper-sexualisation.
05:21C'est un truc que beaucoup de jeunes filles vivent au quotidien
05:24et je trouvais ça intéressant de l'aborder.
05:26J'ai beaucoup de soeurs, ça me tient un peu.
05:29Mais aussi, franchement, je voulais vraiment essayer parce que c'est une expérience.
05:33Les Master 1 destinés à devenir professeurs des écoles
05:37disent-ils leur fameux conseil d'éloquence, posture et locution.
05:41Et donc, chacun va pouvoir retravailler son texte pour préparer le jour J.
05:46Je ne veux pas le dire.
05:47Non !
05:48C'est hyper intéressant parce qu'ils nous donnent leur avis extérieur.
05:51Elles nous donnent, parce que c'est essentiellement des femmes.
05:53En fait, ils me critiquent en étant constructif.
05:56En fait, le sujet, il est beaucoup effacé.
06:00On a tendance à beaucoup infantiliser les femmes
06:03et jamais s'en rendre compte, comme si c'était naturel.
06:06En fait, on a beaucoup normalisé ça.
06:07Et je me suis dit qu'il fallait ouvrir les yeux des gens sur ça
06:10et pour qu'ils se disent, en fait, ce n'est pas normal.
06:14Simon, sois un homme.
06:17Voilà ce qu'on me murmure.
06:18Comme si mon prénom portait déjà l'armure,
06:20on m'a pris à serrer fort les mâchoires et à cacher mes peurs.
06:23Cette année, les candidatures sont involontairement paritaires.
06:27Tant mieux, jeunes hommes et jeunes femmes s'unissent
06:29pour interroger notre société avec humour, tendresse et pertinence.
06:36Prendre la parole, convaincre, assumer un rôle de leader,
06:39à Saint-Etienne, ces femmes participent à un atelier
06:41pour apprendre à s'imposer à l'oral et oser être la chef.
06:45Organisée par la Mifloire Sud à l'occasion
06:47de la journée internationale des droits des femmes,
06:49cette journée de formation s'adresse notamment
06:51à des femmes qui souhaitent entreprendre ou porter un projet.
06:54On a tous du talent, on a tous des compétences
06:57et il faut juste savoir le mettre en œuvre et le transmettre.
07:01Et ce qu'il nous a dit M. Bachir,
07:04c'est qu'il faut savoir à un moment donné transmettre son énergie aussi.
07:08Et ça c'est le mot qui m'a vraiment impactée dans cette matinée en tout cas,
07:14l'énergie qu'on transmet, qu'est-ce qu'on donne au départ ?
07:17Déjà le manque de courage, faire face au public,
07:20c'est ce qui me manquait auparavant.
07:22Mais là, avec tout ce que M. Bachir a mis à notre disposition
07:25comme information, je pense être capable désormais
07:28de pouvoir faire face au public.
07:29Quel que soit celui que j'aurai en face de moi, je pense que je pourrais faire face.
07:34Pouvoir parler devant le public, ce n'est pas facile.
07:38Et on continue de se former grâce à l'équipe qui nous aide
07:45à pouvoir trouver les bons mots et avoir un bon vocabulaire.
07:50Autant d'outils pour gagner en confiance face à un public.
07:53A la tête de la formation, le coach en expression orale Bachir Boumedan.
07:57Son objectif, donner des méthodes simples pour prendre sa place à l'oral.
08:01L'idée de base, c'est d'être en énergie.
08:05Pour moi, on ne peut pas prendre la parole et s'exprimer à quelqu'un
08:07sans une énergie, premièrement.
08:09Deuxièmement, structurer ses propos.
08:11C'est-à-dire quand je parle, je fais des phrases,
08:13je structure, il y a un début, il y a un milieu, il y a une fin.
08:16C'est d'autant plus important, non pas lorsque je prends la parole,
08:20mais surtout lorsque je dois faire face à des questions.
08:23Parce que des questions finissent par arriver
08:24et je dois répondre avec une méthode que l'on va découvrir aujourd'hui.
08:29Autant de clés pour ces futures entrepreneuses
08:31qui veulent elles aussi prendre leur place
08:33et pourquoi pas, demain, diriger leur propre entreprise.
08:38Depuis 2024, pour se garer au CHU de Saint-Etienne,
08:41il faut sortir la carte bleue après 30 minutes de visite.
08:44Et de nombreux automobilistes trouvent des solutions alternatives.
08:48On se gare vers Intersport, là.
08:51Il ne faut pas le dire, c'est qu'une or.
08:52Et la raison est souvent la même.
08:54Parce qu'on ne paye pas, parce que c'est super cher.
08:57Peut-être que si c'était gratuit, bien sûr que ça m'inciterait plus à venir.
09:00Je ne chercherais pas d'aller au Roi-Merlin ou que ce soit.
09:02Face à ce problème, l'ancien représentant des usagers au CHU de Saint-Etienne
09:07a fait de la gratuité des parkings son combat depuis 2024.
09:11Il a baissé les armes à la fin de son mandat en décembre 2025.
09:15On a fait remonter plein de choses qui n'ont pas abouti.
09:19Il a tout de même entamé des démarches avec le député de la Loire-Pierry-Courbon
09:23et de Meurthe-et-Moselle Stéphane Abloh
09:25en se rendant jusque dans l'Assemblée nationale.
09:27Une disposition de code de santé publique qui précise que tout citoyen français
09:33peut être soigné gratuitement dans un hôpital public
09:35et que faire payer le parking contrevient à ce principe de gratuité.
09:39Pour moi, c'est possible puisque ça se réserve.
09:42Où est l'étude de réflexion qui a conduit à changer ?
09:47On ne nous a jamais présenté quoi que ce soit.
09:49Dans le passé, le CHU a justifié cette décision
09:52par le manque de place et la construction nécessaire
09:54d'un parking à hauteur de 20 à 30 millions d'euros.
09:58Trop cher pour l'hôpital seul.
10:00Les deux députés ont quand même pris le sujet au sérieux.
10:03Une proposition de loi transpartisane a été soumise à l'Assemblée
10:07et passée en première lecture fin janvier.
10:09L'objectif serait la gratuité pour les patients pendant leur visite,
10:14pour le personnel hospitalier et les aidants.
10:16Et les visiteurs auraient deux heures de stationnement gratuit.
10:20Il faudra que les gestionnaires de parking et les hôpitaux
10:24se mettent autour de la table pour se mettre en conformité avec la loi.
10:28Ce qui veut dire que pour les délégations de services publics
10:30qui ont été contractées, elles devront être renégociées.
10:34Donc avec effectivement sans doute un manque à gagner
10:37pour les délégataires qui sera compensé par l'Etat.
10:40Le gouvernement est contre cette proposition
10:42et il faudra du temps pour que ce texte passe au Sénat.
10:45Le député espère que ce sera fait dans les prochains mois
10:48afin que le texte fasse son retour en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.
11:01Moi c'était par curiosité.
11:02Est-ce qu'il faut avoir fait des stages commando ?
11:04Est-ce qu'il faut faire de la survie ? Je ne sais pas.
11:07Donc par curiosité, moi je prends mon smartphone
11:10et puis je regarde, candidature PKA Express, profil candidat du moins.
11:15Et puis là il y avait une fiche à remplir pour aller plus loin.
11:17Donc j'étais bloqué.
11:19Bon ben j'ai rempli la fiche.
11:20Quelques jours après, j'ai été contacté en disant que mon profil les intéressait
11:25et voir si on pouvait avoir un premier rendez-vous audio.
11:29Et puis après Paris.
11:31Donc là où on voit différentes personnes qui nous posent des questions.
11:34Notre mode de vie, machin.
11:36Qu'est-ce que vous avez fait dernièrement, le week-end dernier ?
11:39Alors là moi je leur ai dit, ben moi je suis allé prélever de l'eau dans les arbres.
11:41Alors ils m'ont regardé avec des grands yeux.
11:43Ah bon, c'est quoi ça ?
11:44J'aurais dit, ben ouais, dans des bois familiaux, on a des bouleaux.
11:47Un arbre, le bouleau.
11:48Puis on prélève la sève de bouleau.
11:50Pour la boire après.
11:51Ça se passe fin mars, la fin mars début avril.
11:54Voilà.
11:54Donc ils ont dû me prendre pour un zambie.
12:02Le stop, c'est le...
12:03Comment dire ?
12:04À la limite, c'est où j'avais le plus de doute, moi.
12:08Sur le stop.
12:09Voilà, parce que je n'avais pas fait de stop depuis très très très très longtemps.
12:13Et finalement, ça a super marché.
12:15Le stop, ça a super marché.
12:18Voilà, alors on avait un truc après.
12:20Parfois je suis vieux, je suis fatigué.
12:23Bon, c'est pas vrai.
12:23Pas vieux, oui, mais fatigué.
12:24Non.
12:25Et les gens devaient prendre pitié peut-être.
12:28Je ne sais pas.
12:29Le stop n'a jamais été un problème pour nous.
12:31D'emblée, chaque véhicule qu'on a arrêté, ça a bien marché.
12:42Je me rappelle d'une autre famille où là, c'était une ferme.
12:47On est arrivé, il y a des champs de...
12:55Enfin, je ne sais pas quoi, c'était du maïs, des piments, des...
12:58Mais on a été super bien accueillis, quoi.
13:00Les gens, mais qui cuisinent par terre, dans la terre, avec du bois, le feu, le foyer.
13:07Leur gamelle qui est toujours en train de chauffer.
13:09Et puis vous arrivez là, avec vos sacs, vous allez transpirer de la journée.
13:13Et puis il vous offre à manger.
13:16Voilà.
13:16Dormir, mais...
13:17Ouais, là, ouais.
13:19Bon, bah oui, ça ira, oui.
13:23Depuis un an, l'artiste urbain Stéphanoa Wackwack, qui a pour habitude et talent d'habiller les enfroctuosités de l
13:30'espace urbain pour en faire des scènes drôles et poétiques,
13:34s'est ici mis au service des patients de l'EHPAD Bellevue pour réaliser ce triptyque, une création collégiale.
13:41Il y avait une contrainte, donc l'objectif c'était de ramener l'art au sein de la structure,
13:47tout en intégrant les envies des résidents et il fallait que les résidents soient pleinement impliqués dans la réalisation de
13:55la fresque.
13:56Alors le street art dans les murs de l'EHPAD, ici, il n'est pas un projet personnel de Wackwack.
14:01Un artiste qui tient plus que tout à garder son anonymat et qui a traduit ici les envies des résidents
14:08autour de trois grandes fresques.
14:10On a évoqué justement un peu ce qu'ils voulaient voir sur la fresque.
14:15Donc tout de suite on est parti sur le thème de Saint-Etienne, la nature, les références.
14:21Par exemple on a pris Saint-Victor-sur-Loire, le Bessat, les Sept-Collines, la mine forcément.
14:29Une fois encore pour faciliter la participation de tous, Wackwack s'est appuyée sur sa technique, celle du pochoir, dont
14:36s'amuse cette résidente.
14:38Coucou ! Non, ça ne vous plaît pas ?
14:42Je trouvais que c'était très agréable de venir nous voir déjà.
14:46Alors on a eu justement avec les discussions avec les personnes qui sont en EHPAD, justement ils nous ont donné
14:52leur version du Saint-Etienne et on s'est rendu compte qu'ils le voyaient d'une manière assez positive
14:56avec principalement au final la nature.
14:59Et on a pu travailler la fresque sur ces événements, sur ces moments importants pour eux.
15:04Et le temps est assez important dans cette fresque.
15:08Alors sur les trois fresques, les matins du Pila, les après-midi sous les crassiers et la nuit à la
15:14mine.
15:15Les différents détails seront reliés d'un trait noir épais.
15:18Wackwack suivant cela la technique du vitrail qui offre à la fois une symbolique, celle du lien et qui recourt
15:25la mémoire.
15:26Oui, parce que justement ce qui est assez intéressant avec le vitrail, c'est au final, c'est à la
15:30fin, c'est un seul contour noir qui va lier tous les éléments et ils seront tous reliés par ce
15:36trait noir.
15:37Donc il y a un petit peu une symbolique là-dedans avec tous les éléments qu'on a voulu mettre
15:42dans les trois murs et les trois fresques avec les résidents.
15:45Et les symboles sont nombreux, une nature joyeuse, jonquille, rondelle, babée sur les collines du Pila.
15:51Les sept collines de Saint-Etienne, les pieds dans l'eau de Saint-Victor, un vélo où la panthère noire
15:56en grimpe sur les collines.
15:58Et la mine, étoile du soir, lampe de mineur, les galeries et le passage du train d'évacuation du charbon.
16:05Un triptyque où chacun peut se raconter avec des images stylisées, une fresque qui sera terminée en fin de semaine.
16:12Et qui a reçu l'aide d'Aesio Santé et de la conférence des financeurs de la prévention en perte
16:18d'autonomie, ici dans le département de la Loire.
16:23Et si collectionner de l'art devenait simple et accessible à tous ?
16:27C'est ainsi qu'est né ELAO, un concept imaginé par trois cofondateurs, avec comme objectif rendre l'art accessible
16:34au plus grand nombre,
16:35tout en soutenant des artistes émergents à fort potentiel.
16:38On a un comité qui nous aide à bien sélectionner ces artistes-là sur le carreau, bien sur le volet.
16:44Et du coup, ce qu'on fait, c'est qu'à partir de là, on va gamifier un petit peu
16:49l'expérience.
16:49C'est-à-dire qu'on va proposer, on va mettre en jeu une œuvre de l'artiste qu'on
16:53va lui acheter.
16:55Et on va ensuite proposer au grand public de venir acheter des petites œuvres qui sont du coup accessibles en
17:02termes de prix,
17:03qui sont numérotées, signées et qui permettent derrière de participer à un concours.
17:08Et dans ce concours, du coup, à la fin, il y a un tirage au sort qui nous permet de
17:11savoir qui va gagner l'œuvre de l'artiste qui lui sera remise en main propre.
17:15À l'origine de ce concept, plusieurs constats faits par Cédric Nieutin, l'un des fondateurs.
17:20L'idée est venue tout naturellement de se dire qu'est-ce que moi qui aime l'art émergent, qu
17:25'est-ce qu'on pourrait faire pour aider ces artistes ?
17:27Je me suis aussi rendu compte que finalement, peu de foyers font l'acquisition d'œuvres d'art.
17:33Beaucoup pensent que c'est quelque chose qui n'est pas pour eux, soit parce qu'ils ne comprennent pas,
17:37soit parce que c'est pour un autre monde.
17:40Alors qu'en fait, l'art, il peut être très accessible.
17:43À Saint-Etienne, au sein de l'atelier Caine, Tanguy Roland fait partie de ces artistes à fort potentiel, sélectionnés
17:49par le comité de curation.
17:51Ce qui fonctionne, c'est que j'ai eu des retours très positifs sur ma campagne, qui a eu lieu
17:55au moment des fêtes de Noël.
17:57Donc il y a eu un vrai dialogue, des interactions, des échanges avec les publics.
18:01Et j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de respect aussi pour l'artiste dans la façon de rendre
18:05cet art accessible.
18:06Cette toile que vous avez sous les yeux est mise en jeu et sera remportée.
18:11Eula aurait inventé ainsi la rencontre entre artistes et publics, un modèle hybride mélangeant la diffusion culturelle,
18:17le soutien économique et l'expérience collective, où l'achat d'un hologramme, comme ils aiment l'appeler,
18:23est perçu comme une participation à l'émergence d'un talent, en plus de l'acquisition d'une œuvre.
18:30Alors ce dernier week-end de février, huit monts brisonnaises sont descendus de la sous-préfecture
18:36pour enchaiser la commune stéphanoise, et pas de n'importe quelle manière avec huit chaises.
18:42On a chacun notre univers et on a décidé de faire des chaises, de mêler l'art et l'artiste.
18:48Alors l'origine du projet, c'est une simple discussion autour d'une table,
18:52entre des peintres et une artisan tapissière.
18:56Parce qu'Amandine, elle est tapissière, elle voulait nous tapisser.
18:59Et on était à la maison et Toto, il a dit, non mais attends, moi j'ai pas envie d
19:03'imprimer,
19:04il y a l'IA, on va rester humain, moi j'ai plein de toiles, j'en décroche une, je
19:07te la donne, tu te démerdes.
19:09C'était ses mots.
19:10Et plutôt que de subir l'IA, les huit contre-attaquent.
19:13On n'imprime pas pour le donner à notre ébéniste, on découpe notre tableau.
19:18Elle part avec la toile roulée et elle la met sur la chaise en fait.
19:22Donc du coup en plus on lui donne quartier libre et quand la chaise arrive, et ben voilà, c'est
19:27une pépite.
19:28Alors le procédé d'entoilage a été un véritable exercice de style.
19:32Coup parce que c'est galère quand même.
19:36Et non, après c'est l'idée de, est-ce que c'est vraiment du mobilier, est-ce que c
19:39'est vraiment de l'art,
19:40on est un peu entre deux, on sait pas trop.
19:42Et c'est cet entre deux qui interroge.
19:45Autrement dit, peut-on s'asseoir sur l'art sans vergogne ?
19:49Ah oui, on fait ce qu'on veut en fait.
19:51Après quand on lâche le soin, c'est bien de me mettre ses fesses dessus, oui oui.
19:57Je me sens bien, je me sens comme à la maison, je me sens dans mon monde.
20:01Dans mon monde imaginaire, tel que je le vois.
20:04On se dédouble en fait sur la chaise et c'est pour ça qu'on dit qu'on est en
20:07chaise.
20:07Alors parmi les huit chaises, c'est Béatrice Théra avec ses vieux collés côte à côte
20:12qui rappelle le mieux la pièce burlesque, les chaises de UNESCO.
20:17Et ça lui parle.
20:18Ça me parle tout simplement parce que ça me fait penser aussi à Daniel's Arms.
20:25Et c'est un peu tout dans l'absurde.
20:28Et justement, toutes les huit chaises, on est dans quelque chose d'absurde.
20:33Et je suis vraiment là-dedans en ce moment.
20:34J'écris d'ailleurs sur mes dessins, sur mes peintures.
20:38Ils sont légers, ils sont humains, ils sont tendres.
20:43Ils acceptent leurs imperfections.
20:46Tout ce qu'on n'arrive pas à faire, nous-mêmes, je leur fais faire justement.
20:53Les enchaisés qui vont retourner à mon prison, vous les retrouverez pour la plupart à la galerie Notre-Dame.
20:59Huit chaises de bonnes factures, non empilables, peut-être lavables.
21:04Une belle tablée, dépareillée en perspective.
21:06Sauf qu'il faut passer le cap du prix.
21:08Chaque modèle est à 1500 euros.
21:10On nous a promis que c'était négociable.
21:13Mais ce n'est pas pour toutes les bourses.
21:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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