00:00Oui, c'est la rhétorique de la force typique des États-Unis.
00:04Hier, on écoutait Pete Exek qui était un peu dans la même diatribe
00:08en expliquant qu'on allait écraser ce régime et qu'on y allait y arriver
00:12et qu'un par un, on va les dégommer tous.
00:16On est habitués au langage de Trump.
00:19D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est que dans la même intervention,
00:22vous avez une contradiction évidente entre on a détruit leur potentiel nucléaire
00:26et juste au début, il nous dit qu'ils étaient à quelques semaines d'avoir une armatomie.
00:30Donc, comment pourrait-il avoir une armatomique si tout a été détruit en juin dernier
00:34puisque c'est ce que Trump ne cesse de répéter ?
00:37Donc, bon, voilà, c'est typique de...
00:40Ce langage est quand même un langage qu'on a entendu à chaque intervention américaine.
00:45Là, en l'occurrence, on insiste et je pense que c'est aussi d'une importance considérable,
00:51c'est auprès du public américain.
00:53Il ne faut pas oublier que Trump s'adresse aux Américains quand il dit ça.
00:57Nous, il n'en a rien à faire, il s'en fiche complètement de nous.
01:00Il s'adresse aux Américains pour leur dire, ayez confiance, cette opération, on la maîtrise.
01:06Les Américains s'aperçoivent aussi que quand même l'Iran comment réagit,
01:10que l'Iran pose des problèmes aux pétro-monarchies du Golfe,
01:15que la région est contaminée.
01:17Mais il faut raconter qu'il faut dire, il faut leur expliquer que le cap est maintenu et qu'il
01:22est maintenu vigoureusement.
01:23Donc, d'où ces langages de la force.
01:25Il y a quand même eu deux conférences de presse de Pitexec en deux jours,
01:29avec à chaque fois quasiment la même rhétorique.
01:31Il faut dire, voilà, on ne fléchit pas parce qu'à un moment, on va se poser la question des
01:36troupes au sol.
01:38Et cette question des troupes au sol, là, pour l'opinion publique américaine, elle est cruciale.
01:41Alors, laissez-moi vous poser une question, Régis, là-dessus, sur les troupes au sol.
01:44Puisque vous voyez notre bandeau, Etats-Unis à Israël, continuez jusqu'au bout, c'est Trump qui a dit ça.
01:48Or, on disait en début de semaine, ils n'ont pas le même agenda.
01:50Trump, il a dit quatre semaines, puis il est passé à cinq, puis finalement, il n'y a plus aucun
01:53délai.
01:54Pitexec nous a dit huit hier, il nous a parlé même de 100 jours.
01:57Voilà, donc ça augmente. Chaque jour, on prend des semaines de guerre supplémentaires.
02:01Au début, on disait, ils n'ont pas le même calendrier, Netanyahou et Trump.
02:04Netanyahou veut la chute des Mollahs, c'est moins sûr pour Trump.
02:07Là, quand il dit à Israël, continuez jusqu'au bout, on a l'impression qu'il se range derrière cette
02:13volonté de voir le régime des Mollahs tomber pour de bon.
02:16Quand, au début de semaine, lundi, on disait, il n'y aura jamais de troupes au sol, certains disaient ça,
02:21jamais de troupes au sol pour les Américains.
02:23Trump, qui l'envisage, le chef d'état-major américain, hier en conférence de presse, qui dit, c'est une
02:28possibilité.
02:28On voit que la donne est en train de changer et que Trump veut peut-être faire tomber lui aussi
02:32le régime des Mollahs une bonne fois pour toutes pour sa propre légende et être vu comme le libérateur des
02:36peuples.
02:37Il discute avec les Kurdes. Il espère que les Kurdes rentrent en sécession à l'intérieur du pays.
02:43Il y a énormément de discussions et d'intermoiements parce qu'il y a beaucoup de Kurdes qui ne sont
02:47pas d'accord.
02:48Et d'ailleurs, après avoir été trahis par les Américains, ils n'ont pas envie d'être trahis une deuxième
02:53fois.
02:53Donc les Kurdes sont au centre et en même temps, ils parlent de négocier avec quelqu'un au cœur du
02:59régime, en gros, pour nous refaire une opération à la Maduro.
03:02C'est-à-dire qu'on prendrait un Larry Jani ou quelqu'un qui serait, on va dire, compatible avec
03:08l'Ouest et qui permettrait finalement d'arrêter la guerre.
03:12Donc Trump est quand même là-dessus extrêmement ambivalent.
03:16En tout cas, on sent bien quand même que cette insistance sur l'usage de la force et sur le
03:22fait qu'on est en train de gagner, c'est aussi une manière de dire qu'il ne faudrait pas
03:26que ça dure trop longtemps.
03:27Parce qu'on ne peut pas faire une guerre qui va durer dix ans.
03:31On ne peut pas s'engluer dans une situation où tous les ingrédients sont là.
03:37Tous les ingrédients sont là et ça peut, et on a vu sur la question du Hezbollah et du Liban,
03:43un Hezbollah visiblement plus vigoureux que prévu, plus coordonné avec l'Iran.
03:49Parce que les frappes sur Chypre, c'est le Hezbollah.
03:53Et puis visiblement, le Hezbollah est capable encore d'envoyer pas mal de roquettes sur Israël.
03:58Donc tout ça, s'occupant d'ailleurs plus de la zone d'Haïfa, tandis que l'Iran frappe plutôt sur
04:04l'intérieur d'Israël.
04:05Donc il y a une coordination entre les deux. Tout ça est quand même quelque chose qu'on regarde avec
04:10un peu de stupeur.
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