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  • il y a 14 heures
Interview ou reportage d'une émission cinéma produite par CANAL+ autour d'un film disponible sur CANAL+ ou sortant en salles, un événement ou une actualité du 7ème Art
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Transcription
00:00Exactement, alors comme Jim Carrey, voilà, bravo, sans faute.
00:06J'imagine que vous avez poussé le perfectionnisme jusqu'à regarder la soirée après, non ?
00:10J'ai regardé des bouts, j'ai pas tout regardé en entier, parce que je redoutais aussi,
00:14parce que c'est un one-shot, c'est ça qui est complètement délirant,
00:16c'est qu'on travaille pendant 4 mois et on a le droit qu'à une prise.
00:20Et ça, ça fout un track monstrueux, et puis on n'a eu que 3 jours,
00:26parce que comme ça s'est fait le jeudi, on a eu une demi-journée en moins de travail à
00:31l'Olympia,
00:32et donc tout s'est fait avec le masque, la lumière, le costume, le quick change qu'on a travaillé,
00:37ce fameux quick change, c'est le changement, vous l'avez vu, de costume à vue,
00:41il ne fallait pas qu'il y ait un petit bout de jaune qui dépasse avant dans les 4 premières
00:44minutes.
00:45Donc en fait, on était sur le fil, il y avait une espèce de sensation de sacré encore plus,
00:51parce que c'était une prise, et donc de le revoir, c'était aussi très vertigineux,
00:55parce que je savais que si je voyais des ratés, je me disais putain !
00:58Moi j'avais envie de la refaire dès le lendemain, de me dire, ça y est, le travail commence,
01:02on va pouvoir affiner.
01:04Bonne répète.
01:04Et en fait, c'était une répète.
01:06C'était une bonne répète.
01:07Normalement, après ça, on va se coucher, il y avait une cérémonie à faire après.
01:10Oui, oui, j'ai eu un petit coup de barre 10 minutes après, j'ai eu un petit moment de
01:15dépression,
01:15je fais, ça y est, c'est fini.
01:17Et là, on m'a dit, alors tu rentres pour le César de la meilleure musique originale,
01:21et tout s'enchaînait, et comme on avait répété un peu dans le désordre,
01:24j'avais Hassan qui était en coulisses, en régie, et qui me disait,
01:29alors là tu vas faire ça, puis après tu vas faire ça,
01:32et donc je n'arrêtais pas de demander c'est quoi après, c'est quoi après.
01:35Tout, tout, voilà, tout, mais c'est ça qui m'excitait aussi,
01:37c'était la fragilité de ça, le funambulisme, l'excitation de devoir gérer
01:44et de faire le show jusqu'au bout.
01:48Mais en fait, on oublie qu'il y a les discours des gens.
01:52Qu'en fait, c'est aussi une cérémonie de remise de prix.
01:54Ça compte, hein ?
01:55C'est pas que une grande fête.
01:56Non, non, non, c'est pas que des enchaînements.
01:57Et donc j'étais là, mais c'est beaucoup trop long,
01:59mais qu'ils se mangent, qu'ils se mangent,
02:01ils sont en train de me gâcher ma fête.
02:04C'était évidemment, voilà.
02:07Et justement, à moins d'une minute de monter sur scène
02:09et de prononcer vos premiers mots face à ce public,
02:12comme vous l'avez dit, à la télé,
02:14et vous pensez à quoi ?
02:15Vous essayez dans quel état d'esprit ?
02:17À juste avant ?
02:18Oui, juste avant, une minute avant.
02:19Nous, on vous a vu entouré de flics dans les coulisses avec Mina
02:21et on s'est dit, wow, il va se passer un truc vraiment bizarre.
02:26Ouais, je...
02:28En fait, c'est une espèce d'état un peu de sidération bizarre
02:31parce que vous avez tellement travaillé.
02:33Donc j'étais très sécurisé par le fait d'avoir quand même
02:36rabâché, rabâché jusqu'à avec, on va peut-être en parler,
02:39mais les co-auteurs, notamment François de Brouwer,
02:41qui m'a aidé à écrire la cérémonie.
02:43On a été seuls dans l'Olympia à 22h la veille
02:46et c'était très émouvant, quoi.
02:49C'était comme une petite veillée à J-1
02:53et on répétait mot pour mot chaque adresse.
02:57Ça, ça m'a énormément sécurisé.
02:59L'expérience du théâtre avec la comédie française
03:02m'a donné énormément de courage, d'armes techniques
03:07pour essayer d'affronter ce méga-track.
03:11Et donc, heureusement que j'avais l'expérience du théâtre avec moi
03:14pour occuper le plateau, pour exister de la tête aux pieds.
03:16Qu'est-ce que je fais de mes bras ?
03:17Qu'est-ce que je fais de mes mains ?
03:18Comment je m'adresse à la salle ?
03:20Comment ne pas être que dans le prompteur,
03:22mais s'adresser aux gens, rendre les choses vivantes,
03:24concrètes et sensorielles.
03:26Et une minute avant, en fait, j'avais un trac monstrueux,
03:30mais c'était même plus le moment d'avoir le trac.
03:33Je ne sais pas comment dire.
03:34C'était le destin, c'est maintenant, on va le faire.
03:37Il n'y a pas le choix.
03:39J'entendais la salle vivre très fort avant que je sois là.
03:42Puis j'ai compris après qu'en fait, c'était Jim qui se levait
03:44et qui faisait déjà le con avec la salle.
03:46Et je ne l'appelle Jim, maintenant.
03:47Ah oui, bien sûr.
03:49Je ne pouvais pas...
03:50Mais voilà, je vous donnerai son 06 à l'occasion.
03:53En revanche, les minutes qui ont précédé votre entrée en scène,
03:56c'était très, très calme dans la loge.
03:58J'avais essayé de venir vous claquer la bise.
04:00Oui, oui, j'étais en jogging.
04:02C'était un peu déstabilisant parce qu'il a fallu faire
04:04une demi-heure d'interview juste avant de monter sur scène.
04:07Oui.
04:08Et il y avait une atmosphère dehors, il faisait très beau.
04:11Ils avaient mis une lune, une grande lune
04:14en référence au sens de la fête qui était là dans le ciel.
04:17Donc c'était très poétique, très beau.
04:18Mais moi, je n'avais pas du tout envie de faire des interviews.
04:21On me disait, alors, quel est votre film préféré de l'année ?
04:23Moi, je n'avais plus aucun film en tête.
04:25Et à la fois, j'étais très honoré,
04:27mais j'avais vite envie de revenir en loge.
04:29C'est là qu'on s'est croisés.
04:30Il y a eu une sieste, c'est ça qu'on voit,
04:32écrit sur le panneau de la loge.
04:33Ah oui, ne déranger sous aucun...
04:35Bah oui, oui, parce qu'il y a toujours quelqu'un de la...
04:39Il y a eu une sieste ou pas vraiment ?
04:40Non, non, je suis resté.
04:41J'ai fermé les yeux pendant 50 minutes, mais impossible.
04:44Au moment où je commençais à m'assoupir,
04:46j'avais le cœur qui repartait.
04:49Et c'était impossible de dormir.
04:50Mais bon, de fermer les yeux...
04:52En fait, j'ai eu un coup de barre
04:53à une demi-heure d'entrée en scène.
04:55J'étais mort.
04:56J'étais crevé, crevé, crevé.
04:58Je me disais, comment je vais faire ?
04:59C'est le moment où on paierait pour ne pas y aller.
05:02Je ne sais pas.
05:03Je n'ai jamais regretté.
05:03Je n'ai jamais regretté.
05:04Je ne me suis jamais dit, mais pourquoi j'ai dit oui ?
05:06Je savais que ça allait être un moment inoubliable.
05:10Mais l'adrénaline, c'est incroyable
05:13comment ça vous réveille les morts.
05:17Et puis, pour l'ouverture très officielle de la cérémonie,
05:20nous avons eu notre présidente, Camille Cotin,
05:24avec cette déclaration.
05:26J'annonce officiellement ce soir l'annexion de la Belgique.
05:31Super acteur, super technicien.
05:34On va envoyer des sociétés françaises gérer tout ça efficacement.
05:38En plus, les Belges, ils sont très sympas.
05:40Ils ne se battront pas.
05:42Cela dit, quand on y pense, l'annexion avait déjà commencé.
05:45Regardez, Cécile de France.
05:48Donc, on continue comme ça.
05:50Virginie Firas sera Virginie de France,
05:52Benoît de France, François de France
05:55et les réalisateurs, les frères des Ardennes de France.
05:59C'est bien, ça.
06:04En France, nous avons encore la liberté de pouvoir nous exprimer.
06:11Soyons-en fiers.
06:13Soyons-en dignes.
06:14La tête haute et le cœur battant.
06:17Vive le cinéma.
06:18Vive la France.
06:21Je déclare la 51e cérémonie des Césars ouverte.
06:27Vive la France.
06:28Vive son cinéma.
06:30Un motif très récurrent dans les discours des artistes remettant.
06:34Beaucoup moins, moins que les années précédentes, j'ai trouvé.
06:37Oui, c'est ce qu'on, parfois, il peut être reproché à cette cérémonie,
06:41d'être un petit peu dans la plainte ou dans une amertume
06:45ou quelque chose d'un peu cynique.
06:46Et là, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de lumière,
06:49beaucoup d'espoir de parler du collectif,
06:52de célébrer la joie et la chance qu'on a,
06:56même s'il faut se battre à chaque fois pour garder ses droits.
06:59l'importance de communiquer aussi sur le CNC,
07:03sur la vérité que c'est le public,
07:06ce sont les amoureux de cinéma qui financent notre cinéma,
07:09de quand même démonter plein de fantasmes,
07:11de mensonges sur notre économie,
07:14mais de célébrer aussi cette chance.
07:16Je trouve ça très beau, très joyeux, nécessaire.
07:19Et le discours de Camille était très équilibré,
07:23avec évidemment cet humour sur la présidence,
07:28cet autoritarisme,
07:29cette ambiance quand même un peu très anxiogène
07:32qu'on vit en ce moment.
07:34Et de passer de l'humour à cette émotion,
07:37c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.
07:39Et elle était à la fois politique
07:40et à la fois très sur l'humain,
07:43sur le collectif, sur l'espoir.
07:44– Je sais que vous aviez un devoir de réserve avant la cérémonie,
07:46mais maintenant vous pouvez nous le dire.
07:48Vous êtes content du palmarès ?
07:49– Ah, oui, je suis content du palmarès.
07:52L'attachement, c'était un de mes films préférés.
07:54Donc je trouve que Karine Tardieu, elle a tellement bien parlé,
07:57cette lettre à sa fille qu'elle a faite, qu'elle a écrite.
08:02Arco, qui a gagné la meilleure animation.
08:04Je suis trop content du palmarès.
08:06Et oui, il y avait un petit côté Jacques Martin.
08:08Tout le monde a gagné.
08:08Tout le monde a 10 sur 10.
08:10Ça a été assez partagé.
08:13Et c'est super que ce ne soient pas deux films qui ramassent tout,
08:16que ce soit...
08:17– Oui, c'était très cool.
08:18– Et Léa Drucker, que j'aime tant,
08:20avec qui j'ai partagé l'affiche sur le film de Michel Leclerc,
08:24Le Mélange des genres.
08:25Je salue Michel.
08:27J'ai adoré faire ce film avec elle.
08:29Et puis le fait que Laurent Lafitte soit récompensé aussi
08:32pour une comédie purée, ça fait du bien.
08:35Ça fait du bien.
08:36Ce n'est pas toujours les acteurs qui pleurent qui ont des prix.
08:39Et il est magnifique dans La femme la plus riche du monde.
08:42Il fait un numéro de haut vol.
08:44Il tente, il joue.
08:47C'est très théâtral ce qu'il fait.
08:48C'est osé et en fait, on pardonne souvent moins...
08:52En fait, on dit dans les films, on en fait trop.
08:53Mais non, dans la vie, il y a des personnages haut en couleur comme ça.
08:57Et je suis très heureux pour lui.
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