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  • il y a 2 jours

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Transcription
00:01Ici Gare Lozère, le réveil 100% local, ici Matan.
00:06Il est presque 7h47 avec votre radio, ici Gare Lozère et Maya Baldoro-Fredon,
00:10votre invité avec nous en studio, le président de la Ligue contre le cancer dans le Gard.
00:13On accueille le docteur André Mathieu, bonjour.
00:16Bonjour.
00:16Et merci d'être avec nous ce matin pour parler de Mars Bleu,
00:20mois de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal.
00:2445 500 personnes touchées chaque année en France,
00:27c'est près de 130 nouveaux cas par jour et dans le Gard, les chiffres sont en hausse.
00:32Est-ce qu'on peut l'expliquer cette hausse ? A quoi est-ce que c'est dû ?
00:35C'est dû essentiellement à un problème comportemental,
00:38puisque les facteurs d'apparition d'un cancer sont à peu près les mêmes pour tous les cancers,
00:43à savoir l'obésité, le tabac, l'alcool, l'activité physique,
00:50mais en particulier dans le cancer colorectal, qui est donc un organe digestif,
00:54il y a un rôle important de la diététique au niveau de l'alimentation,
00:58et on connaît l'importance dans ce phénomène de l'abus de viande et d'éléments transformés,
01:06de type charcuterie ou autre, qui sont quand même un élément d'apparition favorable du cancer,
01:13développé sur une lésion bénigne.
01:16Il ne faut pas l'oublier, puisque le cancer colorectal se développe à partir d'un polype,
01:20qui au départ n'est pas cancéreux, mais peut présenter un gros risque de transformation cancéreuse,
01:26d'où l'importance du dépistage.
01:28Alors justement, qui doit se faire dépister et quand ?
01:31Eh bien, tout le monde devrait se faire dépister.
01:34Hommes et femmes ?
01:35Hommes et femmes, puisque c'est, par ordre de fréquence,
01:39le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme, et le troisième chez l'homme,
01:43avec tout de même une mortalité qui reste importante,
01:46puisque nous sommes à plus de 60% de risque dans ce cancer,
01:52qui semble d'apparence moins grave, mais qui finalement peut le devenir,
01:56surtout du fait du retard de diagnostic, ce qui est important.
02:00D'où nous revenons au problème du dépistage.
02:03Et donc justement, est-ce que le dépistage augmente, avance,
02:06avec toutes les campagnes de sensibilisation qui sont faites,
02:08ou est-ce qu'on n'y est pas encore ?
02:09Malheureusement, nous n'y sommes pas du tout.
02:12Nous sommes très loin d'un chiffre qui devrait être statistiquement significatif
02:16au niveau de la diminution du nombre de cancers,
02:20puisque nous sommes à à peu près un peu moins de 20% de personnes
02:25qui font du dépistage organisé.
02:27Il faut savoir que le dépistage organisé doit toucher hommes et femmes
02:30entre 50 et 74 ans.
02:33Bien évidemment, cela n'enlève pas la nécessité de se faire surveiller individuellement,
02:39mais le dépistage organisé est dans cette fréquence statistique d'apparition de la maladie.
02:44Est-ce qu'il y a des signes, des symptômes, qui peuvent nous alerter,
02:48au-delà de faire attention à son alimentation, comme vous l'avez dit en début d'interview ?
02:52Malheureusement, il y a peu de symptômes visibles, sensibles,
02:56ce qui explique parfois le retard de diagnostic,
02:59et qui explique la gravité de la maladie,
03:01puisqu'on le voit finalement à un stade qui est déjà un peu avancé,
03:06et nous revenons à l'importance du dépistage qui est la révélation par le sang d'Alessel,
03:12qui est le symptôme visible, non pas sensible,
03:17mais visible le plus simple pour diagnostiquer une tumeur cancéreuse.
03:21Est-ce qu'on peut tout de même le guérir, en guérir de ce cancer ?
03:25Absolument. Comme tous les cancers, si on le prend, et j'y insiste,
03:29tous les cancers, si on le prend à un stade débutant,
03:33le taux de guérison est supérieur à 90%,
03:36alors qu'il n'est que de 50 à 60% si on le prend à un stade évolué.
03:42D'où, encore une fois, l'importance du dépistage.
03:45Je martèle un peu cet élément parce qu'il y a trop peu de gens
03:49qui réalisent ce dépistage organisé,
03:53d'où l'impact de Mars bleu,
03:56à savoir qu'il n'y a pas, bien évidemment, que le mois de mars,
03:59mais qu'il faut faire du dépistage toute l'année.
04:01Il y a le dépistage organisé, mais est-ce qu'on peut aussi,
04:03soi-même, décider d'aller se faire dépister,
04:06par exemple si, soi-même, dans sa famille,
04:08on a des personnes qui ont été touchées par ce genre de cancer ?
04:10Tout à fait. Il y a un rôle, effectivement, génétique,
04:14encore une fois, non pas dans le cancer lui-même,
04:16puisque le cancer du côlon n'est pas génétique,
04:19mais les tumeurs bénignes digestives au niveau du côlon
04:23peuvent avoir une origine génétique, familiale.
04:26Donc il est très important, quand on a des antécédents,
04:29de réaliser du dépistage et du diagnostic individuel.
04:33Donc le mot d'ordre ce matin, c'est faites-vous dépister.
04:36Merci beaucoup, docteur André Mathieu, d'avoir été avec nous.
04:39Je le rappelle, vous êtes le président de la Ligue contre le cancer dans le Gard.
04:43Et dans le cadre de Mars Bleu, il y a un accueil tous les mardis au CHU de Nîmes
04:46pour vous renseigner avec des ateliers.
04:49Vous avez toutes les infos sur l'appli ici.
04:51Et vous avez également la rediffusion,
04:54la possibilité d'écouter cette interview avec vous.
04:56Merci, docteur.
04:57C'est sur notre application et notre site internet.
05:00Ici, il y a garloser.fr.
05:02C'est tout simple, ça marche bien.
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