00:00A la une également de ce mardi 3 mars, le dépistage du cancer colorectal.
00:05Eh oui, mars, c'est le mois bleu où l'on sensibilise à cette maladie qui touche 47 000 personnes
00:09chaque année.
00:10Il s'agit du deuxième cancer le plus meurtrier en France, 17 000 décès par an.
00:15Et pourtant, seul un français sur trois de plus de 50 ans se fait dépister.
00:19Dans la plupart des cas, ce cancer, s'il est détecté tôt, peut pourtant être guéri, Yasmin Akatou.
00:23Oui, et pour détecter tôt le cancer colorectal, c'est simple.
00:26Des kits de dépistage sont disponibles partout, en pharmacie ou chez le médecin, et le test se fait à domicile.
00:32En cas de résultat positif, la détection précoce offre plusieurs avantages.
00:36Détail Jérôme Viguier, gastro-entérologue et conseiller médical à l'Institut national du cancer.
00:41La lourdeur des traitements, l'importance de la chirurgie qui sera réalisée,
00:45la nécessité d'avoir recours à de la chimiothérapie est déterminée par le stade auquel est découverte la maladie.
00:52Donc, plus on arrive tôt, moins les traitements sont lourds avec moins de séquelles.
00:56Et ce même test permet aussi d'éviter de développer un cancer.
00:59Le dépistage du cancer colorectal permet de dépister des lésions qu'on appelle des lésions précancéreuses,
01:05des adénomes du côlon, qui sont susceptibles de se transformer en cancer en environ 10 ans,
01:09et on peut les enlever et donc éviter qu'elles se transforment en cancer.
01:13Aujourd'hui, seulement un tiers des personnes concernées se font dépister.
01:17Si le taux de participation atteignait 65%, 5700 cancers et 6600 décès pourraient être évités chaque année.
01:24Yasmine Akato, journaliste santé d'Europe 1.
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