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Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, était l’invité du Face-à-face, sur RMC-BFM, mardi 3 mars.

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Transcription
00:00C'est un discours historique qui fait franchir une étape à notre dissuasion,
00:05qui est un trésor national et qui va rester indépendante et française de bout en bout.
00:10Plus précisément, l'appréciation des intérêts vitaux appartiendra uniquement au président de la République
00:17et la décision d'emploi de l'arme nucléaire appartiendra exclusivement au président de la République.
00:22Mais il y a deux dimensions nouvelles.
00:23La première, c'est que nous allons durcir notre dissuasion en relevant notre arsenal.
00:30Le nombre de nos têtes nucléaires.
00:32Le deuxième élément majeur, c'est que nous allons créer des coopérations nouvelles avec les pays européens.
00:38Dans le cadre de cette dissuasion avancée, qui va leur permettre de participer à des exercices,
00:44de s'associer à des manœuvres de signalement ou de pouvoir accueillir sur leur sol des déploiements de circonstances.
00:50C'est ce qui est très avantageux pour nous.
00:52C'est-à-dire que potentiellement, nous aurions des armes atomiques qui seraient situées, localisées en Allemagne par exemple ?
00:58Ou en tout cas des capacités militaires qui pourront ainsi se disperser, compliquer le calcul de l'adversaire.
01:04Mais pour autant, si un jour l'Allemagne par exemple nous dit, écoutez, je suis menacée, il faut activer la
01:09bombe, on pourra toujours dire non ?
01:11C'est le Président de la République qui appréciera souverainement si les intérêts vitaux de la France sont effectivement concernés.
01:17Et c'est lui qui, sur cette base, appréciera souverainement l'opportunité de faire emploi de l'arme nucléaire.
01:23Et cette dissuasion nucléaire restera intégralement financée par la France, par les contribuables français.
01:29Le intégralement financé, ça veut quand même dire qu'ils vont pouvoir en profiter, mais c'est nous qui payons
01:32?
01:32Nous développons avec eux des projets de coopération pour tout le volet de notre sécurité qui n'est pas nucléaire.
01:39C'est ce qu'on appelle dans le jargon militaire le volet conventionnel.
01:42Les systèmes d'alerte pour savoir quand des missiles nucléaires ou non entrent dans nos espaces ou se dirigent vers
01:50nos espaces aériens.
01:52La défense anti-aérienne, comment c'est le grand sujet du moment dans la guerre avec l'Iran.
01:57Évidemment, lorsqu'on le voit avec le fameux dôme de fer.
01:58Et puis ensuite, ce qu'on appelle maintenant, on a pris l'habitude de ce terme depuis la guerre en
02:02Ukraine,
02:03les frappes dans la profondeur, qui est une arme offensive, mais qui a vocation à gérer une escalade militaire sous
02:10le seuil nucléaire.
02:11Puisqu'on a vu avec la guerre en Ukraine qu'on pouvait avoir une très forte intensité de conflictualité, de
02:16guerre, sans que les seuils nucléaires ne soient franchis.
02:20Et donc ces projets de coopération, c'est à l'échelle européenne qu'il faut les mener.
02:24Et c'est aussi une manière pour nos partenaires de contribuer à la défense du territoire national par le développement
02:30de ces projets communs.
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