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Dans son édito du 03/03/2026, Thomas Bonnet revient sur la guerre en Iran et l'impact indirect que cela pourrait avoir sur la campagne présidentielle en France.

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Transcription
00:00Évidemment, la guerre en Iran écrase l'actualité et relègue les considérations politiques au second plan dans notre pays.
00:06Thomas, vous allez revenir sur les prises de position des candidats potentiels pour 2027,
00:11qui sont finalement obligés de composer avec ces bouleversements internationaux.
00:15Oui, qu'elle paraît dérisoire la campagne pour les municipales face au grand désordre mondial.
00:19Difficile de faire exister les considérations du quotidien en ce moment, comme régulièrement ces dernières années.
00:24Le tragique de l'histoire se joue en direct sur nos écrans.
00:27Une actualité qui écrase tout le reste et qui relègue au second plan les considérations politiciennes.
00:31Pour autant, la politique n'est jamais loin et les candidats potentiels ou déjà déclarés pour 2027 l'ont bien
00:37compris.
00:38Beaucoup de ces vertus dans la période actuelle a démontré qu'ils sauront demain être en mesure de prendre les
00:43bonnes décisions sur le plan diplomatique.
00:44Car c'est aussi un chef des armées que les Français vont devoir choisir l'an prochain.
00:48On a parfois tendance à l'oublier, Anthony, mais entre deux débats sur la réforme des retraites et sur le
00:52budget,
00:52le chef de l'État, c'est quand même celui qui décide d'appuyer sur le bouton rouge ou de
00:55lancer une offensive militaire.
00:57C'est pas rien, évidemment.
00:58La politique internationale représente en fait la majorité de l'agenda du locataire de l'Éisée.
01:03Donc ce qui se joue en ce moment, c'est la question de la crédibilité de celui ou celle qui
01:07accédera demain à la fonction suprême.
01:10Soyons clairs, le prochain président ne sera pas élu sur la base de son programme diplomatique.
01:14En revanche, les Français sont sensibles à la capacité des uns et des autres de représenter dignement notre pays.
01:19Pour autant, attention à ne pas retomber dans les travers de 2022 et de cette campagne présidentielle qui n'en
01:25fut pas une,
01:26écrasée par la guerre en Ukraine.
01:27Elle avait été empêchée.
01:29Il n'y avait pas eu de débat de fond sur les réelles attentes du quotidien des Français.
01:32Qui tire son épingle du jeu en ce moment ?
01:34Alors il y a deux catégories, Anthony.
01:35Ceux qui inscrivent leurs analyses dans la réalité.
01:37Et puis il y a les autres.
01:38Les autres, ce sont notamment tous ces élus de gauche qui parlent davantage du droit international que de la mort
01:43de Ramenei.
01:43On a quand même lu de la part de Marine Tondelier, chef des écologistes, que l'ayatollah aurait dû être
01:48jugée.
01:49Jugée par qui ? Par quoi ? Comment ? On n'en sait rien.
01:52Elle non plus sûrement, mais ça fait chic de s'en remettre à une justice imaginaire plutôt que d'assumer
01:56le recours à la force.
01:57Je ne reviens pas sur cette gauche dont on parlait hier et qui, par calcul électoral et liens historiques,
02:01convient aujourd'hui à prendre quasiment le parti du régime iranien contre Israël.
02:05J'y inclue toutefois Dominique de Villepin qui, à force de regarder en replay son discours de 2003 sur l
02:10'Irak,
02:11ne s'est pas aperçu que le monde a un peu changé depuis.
02:14Dans le reste du paysage politique, on observe le RN qui s'est félicité de la mort de Ramenei
02:18tout en prenant quelques distances avec le pouvoir américain dans la lignée de son engagement souverainiste.
02:23Côté LR, la ligne Bellamy-Rotaillot est, on ne peut plus clair, avec un soutien sans faille
02:27à ceux qui veulent faire tomber le régime iranien.
02:30Et puis, il y a le bloc central avec une personnalité qui sort du lot, c'est Gabriel Attal.
02:35Un peu comme au moment de la capture de Maduro au Venezuela,
02:38l'ancien Premier ministre dénote par rapport à sa famille politique.
02:41D'abord, en saluant clairement l'opération militaire en Iran
02:44et en se plaçant du côté de la réale politique,
02:46de ceux qui ont bien compris que l'ordre mondial n'était plus celui des années 70.
02:50En occupant les plateaux télé dans cette période, il sera notre invité ce matin,
02:54Gabriel Attal veut montrer sa différence avec Emmanuel Macron,
02:56mais aussi avec ses possibles concurrents pour 2027.
02:59Pendant que certains sont coincés au gouvernement et ne peuvent donc pas prendre la parole,
03:03d'autres, comme Édouard Philippe, brillent par son absence.
03:05Préoccupé par sa réélection au Havre, le patron d'Horizon est totalement silencieux
03:09sur l'actualité internationale.
03:11Et c'est aussi pour insister sur cet effet de comparaison
03:13que Gabriel Attal muscle son jeu diplomatique.
03:16Lui qui était en Ukraine la semaine dernière
03:18et qui sera dans différentes capitales européennes ces prochains jours.
03:21Preuve s'il en est que même si l'actualité met la politique française au second plan,
03:24elle n'efface pas les ambitions pour autant, bien au contraire.
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