Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01...
00:07Bienvenue dans ce nouveau numéro des entretiens exclusifs de l'agence de presse sénégalaise,
00:12la vitrine du Sénégal.
00:14Et ce soir, nous avons l'honneur et le plaisir de recevoir, ou plutôt d'être reçus,
00:17c'est selon par Dr Mohamedou Sou, docteur général de Teranga Pharma.
00:24Bonsoir à vous, M. Sou.
00:25Bonsoir.
00:26Merci beaucoup d'avoir eu l'amabilité de recevoir les équipes de l'agence de presse sénégalaise.
00:31Soyez les bienvenus au niveau du siège social de Teranga Pharma,
00:37qui a été mis en place par plus de 700 Sénégalais,
00:41dont 90% de pharmaciens et de médecins,
00:43et qui ont décidé de prendre en charge le destin pharmaceutique du Sénégal
00:50et de l'Afrique subsaharienne francophone.
00:52Vous n'avez pas nul doute compris que ce sera beaucoup question de souveraineté pharmaceutique.
00:58Le prétexte de cet entretien et cette avancée majeure qui vient de voir le jour ici au Sénégal,
01:05pour la première fois, un médicament clé pour la prise en charge de la drépanocytose
01:10vient d'être découvert très paf.
01:13On y revient tout à l'heure.
01:15On produit donc localement, produit localement plutôt par Teranga Pharma.
01:20Et dernière, cette innovation, le docteur Mouhamadou Sou,
01:26pharmacien très engagé et par ailleurs docteur de cette structure.
01:30Docteur, on va aller très rapidement dans le vif du sujet.
01:33Comment est née aujourd'hui l'idée de concevoir et produire localement un médicament contre la drépanocytose ?
01:41Merci Mansour.
01:43Il faut comprendre que Teranga Pharma, dans le cadre de sa stratégie 2020-2030,
01:50sur l'un des axes stratégiques, c'est de développer des médicaments des marques Teranga.
01:58Mais également, contrairement aux multinationales qui ont toujours une logique financière,
02:07nous, en tant que Sénégalais, nous avons une logique de santé publique d'abord,
02:14mais également une logique financière parce que, bien entendu, c'est une entreprise privée.
02:19Quand je parle de logique de santé publique, c'est qu'il arrive souvent qu'il y ait des maladies
02:24chroniques
02:28qui coûtent très très cher aux familles et aux malades.
02:32Et souvent, c'est des maladies, non seulement qui vont gréver le budget de la famille,
02:41mais surtout également, du point de vue de la santé des malades,
02:45que ces personnes malades ont du mal à pouvoir étudier et participer au développement du pays.
02:52Et parmi ces maladies, il y a la drépanocytose, qui est une maladie, disons, inéthique, négligée,
03:00qui ne dispose pas de moyens pour aider les malades.
03:04Et pour nous, Teranga Pharma, dans le cadre de gérer les maladies chroniques,
03:10il était important pour nous de donner une réponse thérapeutique pour les drépanocytaires.
03:18Donc, il est arrivé qu'il y a une ONG française, dirigée par l'ancien ministre Robert Rue,
03:25qui est venu, il y a un ami comme moi qui nous avait mis en relation.
03:28Eux, ils avaient déjà un programme de formation de médecins, pharmaciens et de personnes de santé
03:35pour les former sur la maladie.
03:37Et donc, nous, nous avons apporté le complément qui est l'accès aux médicaments,
03:44de façon à l'accès aux médicaments, pour que les malades sénégalais et africains
03:49puissent avoir accès à cette molécule qui est excessivement chère en Europe,
03:55mais souffrent également de pouvoir déployer la forme médiatique qui n'a pas existé au Sénégal.
04:00Et quel a été, justement, le déclic personnel, voire même professionnel, derrière ce projet ?
04:05Alors, le déclic, c'était d'abord, quand j'étais à l'université,
04:10j'étais fortement marqué par des amis étudiants qui étaient drépanocytaires
04:15et qui ont eu des échecs à cause de la maladie.
04:19C'était des gens très brillants.
04:21Et c'était vraiment très difficile pour eux d'être absentéistes,
04:27mais aussi d'avoir manqué l'examen parce qu'à ce moment précis,
04:32la maladie ne vous a pas permis d'avoir la meilleure déconcentration.
04:36Et donc, ça, c'était des moments très difficiles.
04:38Et étant pharmacien, bien entendu, notre rôle, c'est de donner des réponses,
04:44donc en termes de médicaments.
04:46Et lorsque la volonté également de dire que, dans le cadre de mon travail en tant que directeur général,
04:55je rencontre souvent, je travaille des personnes, des fois, qui sont absentistes au travail
04:59parce qu'ils sont drépanocytaires.
05:01Donc, c'est deux éléments qui ont été très importants dans notre décision
05:06de pouvoir initier ce projet qui a abouti à DREPAF.
05:11Et pourquoi était-il si urgent d'agir en Afrique ou plutôt au Sénégal ?
05:17Alors, pourquoi le Sénégal ?
05:20Je pense que c'est l'ONG DREPAF qui avait déjà commencé au niveau de l'université Jean-Théodrome de
05:28Dakar
05:29de former, donc il a déjà formé, je pense, plus de 300 professionnels africains,
05:34dont des Sénégalais.
05:36Mais l'autre chose qui était importante, c'est l'impact, l'incident sur les enfants.
05:42Aujourd'hui, cette maladie touche, si je ne me trompe pas,
05:49près de, il y a 80 millions d'Africains qui ont donc le gène,
05:52et parmi ces Africains, il y a près de 12 millions qui ont la forme sévère.
06:01Et pour les enfants qui ont la forme sévère, la moitié ne fêteront pas leur cinquième anniversaire.
06:07Donc ce chiffre est terrible.
06:09Vous voyez que les enfants ne puissent pas atteindre l'âge de 5 ans parce qu'il y a une
06:13maladie.
06:14Donc il était important pour nous de travailler sur cette forme pédiatrique et donc de donner
06:18donc ses réponses thérapeutiques.
06:21Et donc vraiment le déclic, c'était cette forme-là.
06:24Les enfants, il fallait les aider, donc avoir accès à un médicament, de se soigner
06:30et de pouvoir également, comme dit, avoir une vie normale.
06:34Vous l'avez tantôt ébauchée, quelle est aujourd'hui l'ampleur un peu de cette maladie en Afrique
06:40ou au Sénégal par ricochet en Afrique ?
06:43Alors au Sénégal, si je ne me trompe pas, parce que j'ai peut-être mon hypoglycémie avec le rapport
06:50de la CBC,
06:51mais je pense qu'on doit être vers les 2000 malades et ça évolue chaque année.
06:57En Afrique, comme je vous l'ai dit, c'est 12 millions, 10 à 12 millions de formes sévères
07:05et c'est des personnes qui n'ont pas accès aux médicaments et au traitement.
07:13Il faut comprendre également que cette maladie provoque également des douleurs
07:19parce que la maladie en tant que telle va attaquer les globules rouges,
07:23des globules rouges qui constituent le sang.
07:27Et donc ça va se manifester par des douleurs très, très, très, très rudes
07:35qui vont même provoquer des crises,
07:38lesquelles provoquent des fois des hospitalisations.
07:41Et lesquelles hospitalisations ont abouti à des décès ou bien même à des situations compliquées.
07:49Parce qu'il faut comprendre également que dans les formes sévères,
07:51vous trouvez beaucoup de complications.
07:54Parmi ces complications, on peut avoir des complications au niveau hépatique,
07:57c'est-à-dire au niveau du foie, au niveau du cœur, au niveau des poumons.
08:02Et tout ceci constitue des réels problèmes pour les malades,
08:05mais surtout pour la famille.
08:06Parce qu'au-delà de la maladie également,
08:08c'est que lorsque vous avez un malade avec la forme sévère dans une famille,
08:12c'est toute la famille qui subit la maladie en fait.
08:14Imaginez que vous avez deux enfants de deux ans, cinq ans,
08:21forcément, s'ils ont des crises, la maman ne peut pas aller au boulot.
08:25Le papa, bien entendu.
08:26Donc ça grève le budget de la famille,
08:28mais également ça crée une certaine instabilité au niveau de la famille
08:31et vraiment ce qu'on appelle, ils n'ont pas une bonne qualité de vie.
08:37Docteur Dunampe, pourquoi l'accès à l'idresseur reste-t-il aujourd'hui limité,
08:42malgré aujourd'hui que ça a été prouvé que son efficacité n'est plus à démontrer ?
08:47Alors, ça c'est une question importante.
08:52Pourquoi ? Parce que, comme je vous l'ai dit, c'est une maladie qui est négligée
08:56et que les ressources financières orientées vers les maladies chroniques en général
09:03sont orientées vers d'autres maladies comme le sida, le paludisme ou d'autres maladies.
09:13Mais il n'y a pas de fond dessiné à la drépanocytose.
09:20L'autre élément, c'est que la forme hydrosurée,
09:24donc la forme adulte qui était présente au Sénégal,
09:27cette forme, ça coûtait excessivement cher.
09:31Mais le plus grave, non seulement ça coûtait excessivement cher,
09:34mais c'est que des fois vous avez de l'argent, mais vous n'en disposez pas, vous n'envoyez
09:37pas.
09:38Parce que le produit n'a pas ce qu'on appelle une autorisation de mise sur le marché.
09:43Les laboratoires qui disposaient de cette forme adulte,
09:45donc, étaient vendus en Europe et aux États-Unis.
09:49Donc, c'est une molécule qui était dessinée aux États-Unis et en Europe.
09:54Et donc, nous, notre responsabilité était de travailler pour que la molécule soit disponible
10:01pour les Africains et pour les Sénégalais.
10:04Et avec l'ONG, Drepafrique a décidé, avec le Triangle Pharma,
10:10de signer un partenariat humanitaire.
10:13Donc, nous sommes dans un projet de partenariat humanitaire
10:16qui, à terme, va permettre de traiter 1 000 enfants sénégalais gratuitement.
10:25Donc, aujourd'hui, ces traitements sont positionnés au niveau de la pharmacie de l'hôpital Albert Royer,
10:35qui sera donc le centre pour pouvoir dispatcher les 1 000 traitements à travers le Sénégal.
10:40Donc, le fait d'avoir apporté ce produit,
10:46donc, il y avait trois objectifs principaux.
10:49Le premier, c'était donc la forme pédiatrique qu'il fallait le faire.
10:53Deuxième, c'était réduire drastiquement le coût financier.
10:58Mais également, et l'autre chose également,
11:01qu'il y ait une disponibilité permanente et à travers tout le territoire national.
11:07Je vous le passe, et vous allez me dire un peu en quoi, aujourd'hui,
11:11ce médicament, DREPAF, constitue aujourd'hui une avance thérapeutique et industrielle.
11:16Alors, en quoi, ça, c'est...
11:17Je vais me présenter sur, comme je vous dis, sur la forme pédiatrique,
11:21parce que c'est la forme 500, quand vous voyez ici,
11:24le problème qu'il y avait pour la molécule.
11:29Lorsqu'on a travaillé sur ça,
11:32le premier problème qu'on avait était lié, donc,
11:36au caractéristique physique et chimique de la molécule,
11:39c'est qu'il y avait du mal à avoir une stabilité.
11:43C'est-à-dire que vous ne pouvez pas le mettre en sirop.
11:47Vous pouvez avoir également un comprimé effervescent,
11:49sinon le produit ne sera pas stable.
11:51Donc, le premier défi qu'il fallait relever,
11:55c'était, donc, d'avoir une forme galénique,
11:58une forme qui permettait de pouvoir disposer d'une bonne stabilité,
12:03mais également qui se soit adaptée pour une bonne utilisation.
12:07Donc, quand vous prenez ces gélules,
12:10c'est des gélules avec la possibilité de l'ouvrir
12:14et de les mettre dans de l'aliment,
12:16ou bien dans ce qu'on appelle des aliments liquides,
12:20comme le biberon, comme l'eau, le lait, le bissap,
12:25parce que tout ça, on a fait des tests sur ces aliments sénégalais,
12:28parce qu'il était important de comprendre
12:31si les malades pouvaient accepter
12:34de pouvoir prendre le produit avec un aliment.
12:38Donc, tous les tests qui ont été faits,
12:40se sont révélés positifs.
12:42Donc, on a testé sur le bruit, le bissap,
12:45le biberon, le lait,
12:47mais également les aliments semi-liquides,
12:50comme le fondé et le rouille,
12:53parce qu'il faut comprendre également
12:54que l'autre innovation majeure,
12:57c'est que le repas peut se prendre à partir de neuf mois.
13:00Neuf mois.
13:01Voilà.
13:01Donc, à partir de neuf mois,
13:03il peut être pris.
13:04Donc, on ouvre la gélule,
13:06on le met dans le biberon.
13:08Maintenant, ce qu'on conseille également au moment,
13:10c'est que lorsque vous le mettez dans l'aliment,
13:11c'est d'utiliser une petite quantité
13:13pour que l'ensemble de la dose soit ingérée
13:16par l'enfant ou le malade.
13:19Donc, l'autre chose qui est importante,
13:21quand vous prenez également le...
13:23Je donne un exemple du cours.
13:25Si vous prenez un enfant de 5 ans,
13:28parce que le produit également,
13:30il faut comprendre que la dose est en fonction du poids.
13:34Mais dire également aux parents
13:36qu'il faudrait que les enfants soient suivis
13:39par un médecin,
13:40parce qu'il faut faire des bilans hématologiques
13:42chaque trois mois.
13:44Pour un enfant de 5 ans,
13:47si l'enfant prend la dose adulte,
13:50ça va lui faire une gélule tous les deux jours.
13:53Et ça va lui revenir 1 500 francs par mois.
13:57Donc, ce qui fait qu'en termes d'accessibilité financière,
14:00l'ensemble des populations sénégalaises
14:02qui ont eu le malheur d'avoir cette maladie
14:04ont accès à ces produits
14:07de façon à un cours très, très abordable.
14:09Pourquoi à ce niveau-là ?
14:11Par rapport au choix de la distribution
14:13à un prix assez raisonnable ?
14:16Oui.
14:16Comme je vous l'ai dit,
14:17nous avons l'ambition de Teranga Pharma
14:21depuis 2019.
14:22Dans le cadre de notre plan stratégique 2020-2030,
14:25nous avons défini notre vision
14:27qui est d'assurer la souveraineté pharmaceutique
14:29du Sénégal à l'horizon 2030
14:31pour notre portefeuille de produits.
14:32Notre ambition, nous avons trois objectifs clés,
14:38ce qu'on appelle les 3 fois 90,
14:41c'est de fournir,
14:44donc pour 90% des maladies les plus fréquentes,
14:47de fournir un médicament
14:48qui va combattre ces maladies-là.
14:5090% des maladies les plus fréquentes.
14:52Mais également diminuer de 90%
14:54les ruptures de médicaments.
14:55Et le troisième, 90%,
14:57c'est de permettre de faire de sorte
15:00que 40% de l'économie des médicaments
15:02reste dans le pays.
15:03Donc je vous l'ai dit,
15:05il était important pour nous
15:07pour des maladies chroniques
15:09qui ont un important impact en santé publique,
15:15même si après nous,
15:16on s'est dit qu'on ne va pas chercher
15:19de l'argent sur ce produit,
15:20parce que le plus important, c'est quoi ?
15:22C'est de soulager les familles
15:25c'est d'apporter la lumière,
15:27d'apporter la stabilité
15:28et permettre le développement des enfants.
15:30Donc nous, ce que nous gagnons, c'est ça.
15:32On va chercher de l'argent sur d'autres produits,
15:34mais sur le produit DREPAF,
15:36et on constatait que,
15:39non seulement c'était une maladie
15:40qui grévait le budget familial,
15:44mais surtout également en termes de qualité de vie,
15:47elle était très mauvaise.
15:48Donc pour nous, le gain qu'on devait avoir,
15:50c'est d'améliorer la qualité de vie,
15:52de permettre à les nourrissons de grandir,
15:55croître, dépasser les 5 ans,
15:57aller à l'école, aller à l'université
15:59et pouvoir travailler
16:00et ne pas participer au développement du pays.
16:03Donc ce que nous gagnons,
16:04c'est le développement du pays,
16:06mais c'est surtout également
16:07améliorer la qualité de vie
16:09donc des malades et ces familles-là.
16:11Raison pour laquelle
16:13le prix a été baissé de façon drastique.
16:18Certes, des pas de géants ont été franchis,
16:20mais est-ce à dire aujourd'hui
16:21que cette souveraineté pharmaceutique
16:23qui vous est si chère
16:24est à portée de main ?
16:26Absolument.
16:27Cette souveraineté pharmaceutique
16:29est à portée de main.
16:30Le Sénégal,
16:32au lendemain de la COVID-19,
16:35a développé un plan,
16:37un plan de relance
16:38de l'investissement pharmaceutique.
16:39Et Thierry Nga Pharma
16:40est un des acteurs clés
16:41qui doit participer
16:43à réaliser cette souveraineté pharmaceutique.
16:45Donc, le plan a trois objectifs,
16:48mais l'objectif principal,
16:50c'est d'avoir 50%
16:51de souveraineté pharmaceutique
16:52en 2035.
16:55Et nous, à Thierry Nga Pharma,
16:57nous avons fait des investissements
17:02cette année.
17:03Donc, nous avons lancé
17:04une nouvelle usine ici
17:05avec le ministre Dr. Sénégal,
17:09qui a lancé le nouvel investissement
17:10qui, à terme,
17:12d'ici décembre 2027,
17:14permettra de faire économiser
17:16au Sénégal
17:17près de 25 milliards
17:18d'importations de médicaments.
17:20Mais également,
17:21la mission que nous avons,
17:22c'est d'ici 2030
17:23de produire
17:2617 des 18 molécules
17:27jugées prioritaires
17:29par le gouvernement sénégalais
17:30à travers une étude
17:31qu'avait faite McKinsey.
17:33Donc, pour dire quoi ?
17:35Pour dire que
17:35la souveraineté pharmaceutique
17:37apporte demain.
17:38Et aujourd'hui,
17:39les Sénégalais,
17:43Thierry Nga Pharma
17:43et les autres,
17:44sommes déterminés
17:45à réussir
17:46à réaliser
17:47cette souveraineté pharmaceutique
17:48qui est d'abord
17:49stratégique.
17:51C'est un enjeu stratégique
17:52avant d'être
17:52un enjeu économique.
17:54Donc, il est important
17:55aujourd'hui
17:55pour nous,
17:56Sénégalais,
17:57de travailler dur,
17:59mais également
18:00que les Sénégalais
18:01consomment les produits
18:02au Médine Sénégal
18:03pour qu'on puisse
18:04accélérer
18:05l'atteinte des objectifs
18:07de souveraineté pharmaceutique.
18:09Vous l'avez tantôt dit,
18:11sur le plan économique,
18:13on voudrait davantage
18:14en connaître.
18:15Est-ce qu'aujourd'hui,
18:16l'impact
18:17que cette production locale
18:18peut-elle avoir
18:19un peu sur
18:20l'économie ?
18:21Vous avez parlé
18:21un peu d'un certain
18:22nombre de milliards,
18:25mais surtout
18:25sur la production
18:27pharmaceutique.
18:28Alors,
18:29le Sénégal a importé,
18:31je pense,
18:31si je ne me trompe pas,
18:32l'année 2025,
18:34le Sénégal a importé
18:35près de 244 milliards
18:38de francs CFA.
18:40Alors,
18:41244 milliards
18:44de profits
18:45qui sont partis.
18:46C'est des emplois
18:47créés ailleurs.
18:48C'est
18:50des pertes de devises
18:52pour notre pays.
18:54Il s'agit aujourd'hui
18:55d'inverser la tendance.
18:57Vraiment,
18:59il faut que
19:00tous les Sénégalais
19:01également participent
19:01à cela.
19:02C'est le lieu
19:03également
19:03de féliciter
19:06le ministère
19:07de la Santé
19:08et particulièrement
19:10le directeur général
19:11de l'ARP
19:13qui a facilité
19:14la mise en œuvre
19:15de la corrélation.
19:16Aujourd'hui,
19:17le Sénégal,
19:17depuis
19:19le 22 septembre 2025,
19:21a mis en place
19:22un système
19:23qu'on appelle
19:24corrélation.
19:25C'est le même système
19:26qui a permis
19:27au Maghreb,
19:28au Maroc,
19:29à l'Algérie,
19:30à l'Égypte,
19:31à la Tunisie
19:31d'atteindre au moins
19:33110% de souffrance
19:34pharmaceutique.
19:34Aujourd'hui,
19:35c'est une réalité
19:35au Sénégal.
19:36Ça a commencé
19:37et c'est un instrument
19:40puissant
19:40qui va permettre
19:41d'accélérer
19:42l'atteinte des souffrances
19:42des pharmaceutiques.
19:44Qu'est-ce que ça signifie ?
19:45C'est que les médicaments
19:46qui sont produits localement,
19:48dès l'instant
19:49qu'un industriel
19:51sénégalais
19:51puisse garantir
19:53trois mois
19:53de consommation nationale
19:56sur la molécule
19:57de façon permanente,
19:58ça signifie
19:59qu'on va bloquer
20:00les importations.
20:02Mais ce n'est pas seulement
20:03bloqué.
20:04Il faut comprendre
20:05que c'est simple
20:05de corrélation également
20:06parce que l'économie,
20:08le médicament
20:08c'est de l'économie.
20:10Il faut pousser
20:11à ce que
20:12ceux qui vendent
20:14des médicaments
20:14au Sénégal
20:15puissent investir
20:16au Sénégal.
20:18Parce que le système
20:19tel qu'il est fait
20:19aujourd'hui,
20:20c'est le médicament
20:21importé
20:22qui est favorisé
20:22par rapport
20:23aux médicaments
20:23qui sont fabriqués
20:24localement.
20:25Et donc,
20:26il faut aujourd'hui
20:27soigner cette donne.
20:28Donc dire à ces entreprises
20:31qui vendent au Sénégal,
20:33qui font des profits
20:33au Sénégal,
20:34il faudrait
20:35qu'ils viennent
20:36investir ici,
20:38créer des emplois,
20:39participer
20:40à l'économie nationale.
20:41Et c'est comme ça
20:42que le Sénégal
20:43va se développer
20:44mais surtout
20:44que l'industrie pharmaceutique
20:46aura un impact
20:47sur le développement
20:49économique
20:49et social
20:50du Sénégal.
20:51Ce modèle
20:52est-il reproductible
20:53aujourd'hui
20:54pour d'autres maladies
20:55chroniques
20:55qui sont souvent négligées ?
20:58Absolument.
21:00Comme je vous l'ai dit,
21:01nous avons commencé
21:02par la drape anocytose.
21:03nous avons identifié
21:05deux, trois maladies
21:06mais la décision
21:07n'est pas encore prise,
21:08je ne vais pas m'avancer
21:09mais il est certain
21:10que nous sommes en train
21:11de travailler
21:11sur une autre maladie
21:12pour lui
21:14avec également
21:14une conséquence
21:16néfaste
21:16sur le pouvoir
21:17d'achat
21:17de ces familles.
21:20Donc pour dire
21:21qu'avec la corrélation
21:23qui est déjà
21:23mise en œuvre
21:26nous avons
21:28la claire conscience
21:30que nous avons
21:31une seule option
21:31c'est le succès.
21:33Mais c'est le succès
21:34que nous allons faire
21:35avec les Sénégalais
21:35qu'ils comprennent
21:36les enjeux.
21:37C'est les enjeux
21:38de santé publique,
21:39c'est les enjeux
21:39d'économique
21:40et les enjeux
21:41de souveraineté.
21:42Je voudrais partager
21:43avec vous quelque chose
21:44pour que les Sénégalais
21:45comprennent un tout petit peu
21:47encore ce qu'est un médicament
21:49importé.
21:50Ces médicaments
21:51ne participent pas
21:52à l'économie,
21:53ils payent zéro franc
21:55en impôt.
21:57Pendant que nous,
21:58les industriels locaux
21:59nous payons
21:59près de 45% d'impôt,
22:02le médicament importé
22:03il ne paye que zéro franc.
22:05Zéro franc d'impôt.
22:06Ceci est anormal.
22:09Donc cette corrélation
22:11va permettre
22:12de changer cela.
22:13Mais l'autre chose
22:15qui est importante
22:15c'est que le consommateur
22:16peut changer aussi.
22:18Et c'est là
22:18où j'appelle
22:19les Sénégalais
22:20à faire ce qu'on appelle
22:21une consommation responsable.
22:22Parce que le médicament
22:24n'est pas comme un produit
22:26comme les autres.
22:28C'est-à-dire que
22:29quand vous achetez
22:30votre téléphone
22:31ou bien les dames
22:32vorent leur sac,
22:34c'est le consommateur
22:35lui-même
22:35qui détermine
22:36les critères de la qualité
22:37du produit
22:38qu'il veut acheter.
22:39Par contre,
22:40le médicament,
22:40le consommateur
22:41ne peut pas déterminer
22:42la qualité.
22:43Même le médecin
22:44qui le précise
22:44ne peut pas déterminer
22:45la qualité.
22:45La qualité ne se déterminera
22:49qu'avec un contrôle qualité
22:51au laboratoire.
22:52C'est au laboratoire
22:53qu'on va vérifier
22:56l'identité
22:57de la molécule,
22:58le dosage
22:59de la molécule,
22:59l'absence
23:00de corps étrangers.
23:01Donc,
23:01tous ces éléments
23:02sont au laboratoire.
23:03Donc,
23:03ça signifie quoi ?
23:04Ça signifie
23:04en termes de consommation.
23:06C'est que
23:06lorsque vous avez
23:07un mal,
23:08je donne un exemple
23:09à un mal,
23:10vous avez
23:11mal à la tête,
23:13l'efficacité
23:14c'est quand vous
23:15prenez le médicament
23:15que votre mal
23:16disparaît.
23:17Vous avez votre fièvre,
23:18la fièvre baisse.
23:19Donc,
23:19ici,
23:19ce qui est important
23:20pour moi
23:21et pour les autres
23:22de le dire
23:22de la façon
23:22la plus claire,
23:24il faudrait une
23:26consommation responsable,
23:27ce qui va permettre
23:27de développer le pays.
23:29Mais autre chose
23:29également
23:29qui est importante,
23:30il faut comprendre
23:31que si nous parvenons
23:33à se développer,
23:35c'est des investissements
23:36qui sont faits
23:36pour d'autres maladies.
23:38Je vous donne l'exemple.
23:38Dans le cadre
23:39du plan
23:39d'investissement
23:40de terrain
23:40de pharma,
23:41nous avons initié,
23:43comme je vous l'ai dit,
23:434 milliards.
23:44Donc,
23:44on a un programme
23:45d'investissement
23:45de 17,4 milliards
23:48sur les 5 ans.
23:50En 2028,
23:51nous avons prévu
23:52d'investir
23:5610 milliards
23:56pour une unité
23:58de production
23:58de pénicilline
24:00qui va combattre
24:01les maladies infectieuses
24:02et d'autres
24:02pour les formes
24:04effervescentes.
24:05Et en 2030,
24:08suivant les choix
24:09du Sénégal,
24:10nous nous engageons
24:11également
24:11à investir
24:15pour combattre
24:16et diminuer
24:17les anticancéreux.
24:18Parce que ça aussi,
24:19c'est un énorme problème
24:20pour les malades
24:21et pour l'économie.
24:22Mais aussi
24:23pour les immunosuppresseurs.
24:24Aujourd'hui,
24:24le Sénégal a mis en place
24:26une politique
24:28de transplantation rénale
24:29et pour que cette politique
24:31puisse réussir,
24:31il faut forcément
24:32avoir des médicaments
24:33anti-régés,
24:34ce qu'on appelle
24:35les immunosuppresseurs.
24:36Donc,
24:36ça signifie quoi ?
24:37Ça signifie que
24:38nous sommes résolument
24:39tournés vers l'atteinte
24:41des objectifs
24:41du Sénégal de pharmaceutique.
24:42Notre ambition,
24:43c'est de ramener
24:43les 50% attendus
24:46en 2035,
24:47nous voulons le faire
24:48en 2030.
24:49C'est sur cette note
24:50d'engagement
24:51et d'optimisme
24:52que prend fin
24:53cet entretien.
24:54Votre mot de la fin,
24:55docteur Saut ?
24:56D'abord,
24:57vous remerciez
24:57de la visite,
24:59mais surtout également
24:59de dire aux Sénégalais
25:01de croire.
25:03Il faut qu'on puisse
25:04croire en nous-mêmes.
25:05Il faut que les Sénégalais
25:06aient confiance
25:07aux nationaux.
25:09Aujourd'hui,
25:11nous avons la responsabilité
25:13de réussir.
25:15Nous n'avons aucun autre choix.
25:17Le seul choix,
25:18c'est de réussir.
25:19Mais pour y réussir,
25:20il faut travailler.
25:22Beaucoup travailler,
25:23énormément travailler,
25:25mais surtout,
25:26comme je l'ai dit tout à l'heure,
25:28c'est qu'ils consomment,
25:29consomment des produits Sénégalais
25:30et que ça crée de l'emploi,
25:34créer de la valeur ajoutée,
25:35mais surtout,
25:36nous permet également
25:37d'aller vers l'Afrique.
25:38Parce que notre ambition
25:39à Teranga Farma,
25:40ce n'est pas seulement
25:40le Sénégal.
25:41Notre ambition,
25:42c'est d'être
25:43une multinationale 2030
25:45avec les Africains
25:47francophones.
25:48Merci beaucoup.
25:49Merci beaucoup,
25:50docteur Mohamed Ossou,
25:51directeur général
25:52de Teranga Farma.
25:53Ça en est fini pour ce soir.
25:54On se donne rendez-vous
25:55très prochainement
25:56avec notre invité.
25:57Mais d'ici là,
25:58on vous laisse
25:58avec les différents programmes
26:00de l'agence de presse sénégalaise
26:01La Vitrine du Sénégal.
26:02Merci à vous.
Commentaires

Recommandations