00:00Non, le nombre exact n'a pas été dévoilé à ce jour.
00:03En revanche, il s'agit de plusieurs dizaines de personnes,
00:05puisque comme cela a été indiqué précédemment,
00:07il s'agit de réunir l'ensemble des habitants de ces deux hameaux
00:11de façon à avoir une base de profils génétiques la plus complète possible
00:16et procéder ainsi aux rapprochements et discriminations
00:20qui devront être réalisées à partir notamment des empreintes génétiques
00:23qui avaient été obtenues au cours de l'enquête précédente.
00:27Parmi ces dizaines de personnes se trouve le tueur ou la tueuse ?
00:32Toutes les hypothèses sont aujourd'hui sur la table
00:35et nous savons, personne ne contredira ici,
00:38que la résolution d'enquête criminelle aujourd'hui passe davantage
00:42par le support technique, par le support scientifique
00:44que par des témoignages dont chacun peut comprendre les limites
00:48ou par de simples réflexions.
00:51Effectivement, vous formulez cette idée, cette hypothèse,
00:54peut-être, en tout cas, que la réponse se trouve à travers l'étude
00:57de ces profils génétiques et leurs confrontations.
01:00Des traces d'ADN inconnues ont été retrouvées sur les chaussures d'Emile,
01:04celles qu'il portait au moment de sa disparition, sur son t-shirt aussi.
01:07Et l'idée, c'est de comparer ces traces à l'ADN des personnes
01:12qui étaient présentes au Auvergne au moment de la disparition d'Emile,
01:15en excluant la famille, puisque la famille a déjà vu son ADN prélevé.
01:19Maître, est-ce que cette centaine de personnes dont l'ADN a commencé à être prélevé,
01:23ça va durer des semaines, peut refuser cet acte d'enquête-là ?
01:28On peut refuser de voir son ADN prélevé ?
01:30Il y a un principe d'inviolabilité du corps humain et tous les prélèvements
01:34qui peuvent, d'une façon ou d'une autre, même la plus légère portée atteinte
01:37à l'intégrité, pardonnez-moi, du corps humain, ne peuvent pas être faits de façon imposée.
01:43On ne peut pas imposer à quelqu'un.
01:44On ne peut pas le forcer, en quelque sorte, à opérer un prélèvement de quelque nature que ce soit sur
01:48son corps.
01:49Ce dernier, néanmoins, s'expose naturellement, là aussi, à quelques sanctions
01:54pour le cas où il pourrait le refuser.
01:55Mais on ne peut pas imposer ce type de démarche.
01:57En France, cela est rigoureusement interdit.
02:00Comment votre cliente, la grand-mère d'Emile, réagit-elle au début de cette campagne de prélèvement ADN ?
02:08Ma cliente réagit comme elle le fait chaque fois que l'enquête marque un nouveau palier,
02:13puisqu'elle part du principe que chaque échelon qui est ainsi gravi peut nous conduire vers la résolution de cette
02:19énigme
02:20et pour elle, enfin, la vérité des circonstances dans lesquelles son petit-fils a perdu la vie.
02:25Alors, on ne parlera évidemment pas d'enthousiasme, il n'y a pas de satisfaction.
02:30Ces termes n'ont pas leur place dans ce dossier.
02:32Néanmoins, il y a quelque chose d'encourageant.
02:34Et d'encourageant notamment parce que, comme cela a été rappelé précédemment,
02:38nos regards sont officiellement, en quelque sorte, convergents avec ceux des magistrats qui conduisent cette procédure
02:45et des enquêteurs qui la mettent en pratique quotidiennement,
02:49puisque ces demandes faisaient partie de celles que nous avions soumises aux magistrats instructeurs au mois de janvier dernier,
02:54même si naturellement, elles étaient déjà en projet du côté de ces magistrats.
02:59En tout cas, nous avons souscrit, nous avons soutenu, en tout cas après la lecture du dossier auquel nous avons
03:05eu accès,
03:06la nécessité que ces actes, enfin, puissent avoir lieu.
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