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  • il y a 2 jours
Six prévenus guadeloupéens sont jugés devant la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Fort-de-France jusqu’à ce vendredi 27 février 2026, soupçonnés d'avoir envoyé plusieurs tonnes de cocaïne vers l'Hexagone dans des conteneurs depuis le port de Jarry.

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Transcription
00:03A travers l'examen des personnalités des prévenus mêlés au rappel des faits,
00:07le nom de Yandolium revient systématiquement dans l'interrogatoire mené par la présidente d'audience.
00:13L'enquête a révélé que l'accusé, âgé de 36 ans,
00:16Docker mais également à la tête de la société Valogom,
00:19spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets,
00:21était au centre de ce trafic.
00:23Certains de ces co-accusés ont reconnu avoir reçu de l'argent et des billets d'avion de ce dernier,
00:27qui se vantait de gagner au jeu, tel le Pitacock.
00:30Cependant, les enquêteurs estiment que ces sommes provenaient en réalité du trafic de cocaïne.
00:35L'un d'eux a reçu des sommes importantes en cash, allant de 5 000, 6 000 à 11 000
00:39euros.
00:39L'avocate de Yandolium revient sur le long interrogatoire de son client à la barre hier.
00:44Oui, effectivement, son interrogatoire par le président a été long et très intéressant,
00:49puisque l'un des objectifs de cette audience est de comprendre comment fonctionne le port
00:53et comment fonctionne le trafic de stupéfiants au sein de ce port,
00:55puisqu'il a reconnu une partie des faits,
00:58il est en mesure de s'exprimer sur la manière dont cela fonctionne.
01:02Puisqu'on le rappelle, il est docker de profession.
01:04Il est absolument docker de profession.
01:07Et donc, comme d'autres d'ailleurs prévenus dans cette salle d'audience,
01:10à des postes différents, on peut remonter ainsi toute la hiérarchie
01:15lorsque une opération de pollution, ça s'appelle ainsi, est réalisée sur le port.
01:20Et comment il a justement expliqué ce phénomène de convoyage par des conteneurs
01:26vers les grands ports français, notamment le Havre ?
01:29Alors, c'est moins le convoyage que la logistique au sein du port,
01:32c'est-à-dire que des trafiquants viennent recruter sur le port des dockers
01:38en leur proposant une somme d'argent intéressante contre la pollution des conteneurs.
01:43Ensuite, les informations sont propagées au sein du réseau,
01:47de sorte que pollution il y a ou non.
01:51Dans ce dossier, il y a une supposition qu'il y aurait eu plusieurs tonnes
01:55qui auraient été convoyées par ce réseau.
01:57Ils sont, enfin en tout cas là, présents devant cette juridiction,
02:016 mais 1 a été finalement jugé sous notre forme.
02:05Ce sont des suppositions pour vous ?
02:07Ce sont juste des élargissements, des faisceaux d'indices
02:12qui sont un petit peu peut-être convoyés par des écoles téléphoniques
02:16ou des surveillances ?
02:17Bien, compte tenu du fait qu'il y a énormément de pollution de conteneurs
02:22sur tous les ports d'ailleurs, pas que celui-ci,
02:24il y a deux questions qui se posent.
02:26D'abord, c'est la réalité aux dates présumées d'une pollution
02:30et pour le compte de qui ?
02:31Puisque cela se passe tous les jours,
02:34il est assez difficile de déterminer quelles sont les équipes,
02:36comme on dit, qui auraient commandité cela.
02:39Il y a également un autre volet, c'est l'histoire du blanchiment.
02:43Votre client était gérant...
02:47Conteste bien évidemment ce blanchiment,
02:48mais était à la tête également de deux sociétés
02:51qui ont été citées aujourd'hui.
02:53Il a été effectivement un des actionnaires de deux sociétés
02:57qui n'ont pas de lien direct avec le trafic de subéfiants
03:01et là encore se pose une question qui est quasiment philosophique
03:05qui est celle de savoir si on peut à la fois avoir une activité légale
03:10dans des sociétés légales et par ailleurs s'adonner au trafic de subéfiants
03:13sans que ces deux activités aient un lien direct.
03:15Ce sera à la juridiction de trancher.
03:17Mais dans la question, d'autres accusés ont dit qu'ils avaient reçu de sa part
03:21beaucoup d'argent, des sommes en tout cas assez conséquentes.
03:24On parle de 5 000 euros, 6 000 euros, 10 000 euros.
03:26Alors la rémunération, ce n'est pas lui qui la faisait directement
03:29puisque lui, c'était un passeur d'informations
03:33et un passeur de rémunération.
03:36Selon l'accusation, les sociétés Valogom,
03:38spécialisées dans la collecte et le traitement
03:39ainsi que l'élimination des déchets tels des pneus usagés
03:42et la société baptisée Locasphere
03:44seraient également concernées par le blanchiment d'argent sale du trafic.
03:48Pour être des sociétés écrans,
03:50ce procès de la Guada Connection se poursuit aujourd'hui et demain.
03:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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