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  • il y a 1 heure
"Des nazis à petits pieds", "la parole médiatique vise à une inversion totale des valeurs"... De Mathilde Panot à Jean-Luc Mélenchon en passant par Sophia Chikirou, la France insoumis a-t-elle un problèmé avec les médias? Jean-Michel Aphatie, journaliste, éditorialiste à Quotidien, tente d'y répondre.

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Transcription
00:007h20 sur BFM TV, on se pose cette question, la France insoumise a-t-elle un problème avec les journalistes
00:05ou plutôt avec les grands médias ?
00:08Regardez, la première charge est arrivée dimanche, c'était sur le plateau de Marc Fauvel et c'est signé par
00:12Mathilde Panot.
00:14Quand il y a une inversion des valeurs, avec une parole médiatique qui est aussi en jeu, moi je veux
00:18quand même vous voir, quand il y a une inversion des valeurs,
00:20nous serions désormais les racistes, désormais nous sommes les nouveaux fascistes dans ce pays selon Marianne.
00:24La Une de Marianne, l'Express LFI Danger Public et la Une que vous avez faite aujourd'hui dans votre
00:29journal, le Poison Mélenchon.
00:31D'accord, donc c'est la presse qui est responsable de Mathilde Panot ?
00:35Non, non, il y a une parole médiatique et politique dans ce pays qui vise à une inversion totale des
00:39valeurs,
00:40qui vise à diaboliser la gauche de rupture et à dédiaboliser les racistes.
00:44Et la deuxième charge est arrivée hier, elle est signée par Jean-Luc Mélenchon qui a tenu une conférence de
00:49presse,
00:49mais pas vraiment comme les autres, puisque certains médias n'ont pas été autorisés à rentrer, comme l'AFP, TF1,
00:55Libération.
00:56Seuls les médias triés sur le volet, comprenez, à la botte de la charge insoumise, étaient autorisés.
01:01C'est un argument d'après lequel il faut aller sur les grands médias, je ne sais pas en quoi
01:05ils sont grands aujourd'hui,
01:06mais les grands médias, pour se faire connaître de ceux qui d'habitude ne sont pas de votre but, ne
01:11valent strictement rien.
01:12On ne nous y fait venir que pour nous insulter, nous maltraiter, poser des questions ineptes et offensantes à elles
01:19seules.
01:19Un contexte de violence contre nous, contexte de montée des pétainistes et des suprématistes d'une manière générale,
01:27un rapport aux médias qui deviennent des protagonistes directs de la montée de l'extrême droite dans notre pays,
01:33et puis le troisième point, des dirigeants historiques de la gauche non moins historiques.
01:38M. Cazeneuve, M. Hollande, tout d'un coup, tracent une ligne entre nous et le reste.
01:44Alors stratégie politique ou dérive, rupture démocratique, regardez comment Sophia Chikirou, candidate LFIA à la mairie de Paris,
01:51va encore plus loin en traitant les journalistes des grands médias de nazis à petits pieds.
01:56Peut-être que s'il y a un antifasciste, et nous tous les insoumis antifascistes dans l'Assemblée,
02:01c'est qu'il doit y avoir des fascistes dans ce pays.
02:03Et si on commençait par dire, désolidarisez-vous des fascistes, virez les fascistes de l'Assemblée,
02:10virez les fascistes des médias, parce qu'on n'en peut plus délaquer des fascistes sur les plateaux télé !
02:17Vous nous dégoûtez ! Vous n'êtes pas journaliste ! Vous n'avez rien de journaliste, rendez la carte !
02:24Vous êtes des petits agents ! C'est ce que Simone Weil appelait les nazis à petits pieds.
02:29Voilà ce qu'ils sont, des nazis à petits pieds, qui portent la cravate, se font beau,
02:34se maquillent sur les plateaux télé et nous donnent des leçons !
02:37Nous a rejoint Jean-Michel Apathy. Bonsoir éditorialiste à Quotidien. Il faut rendre la carte, Jean-Michel Apathy.
02:45Sophia Chikirou pose un problème particulier. Mais je voudrais juste réagir à ce que vous disiez.
02:51La France insoumise n'a pas un problème avec les médias. La France insoumise a un problème avec Raphaël Arnaud.
02:57Raphaël Arnaud les amène là où Jean-Luc Mélenchon n'a jamais voulu aller publiquement,
03:02c'est-à-dire vers le gauchisme le plus dangereux, et on l'a vu à Lyon, le gauchisme le
03:07plus violent.
03:08Mais comme il tient à marquer, continue à marquer malgré tout sa solidarité avec Raphaël Arnaud,
03:14nous sommes fiers de Raphaël Arnaud. De quoi vous êtes fiers ?
03:16Qu'est-ce qu'il a fait de bien Raphaël Arnaud dans sa vie, en fait ?
03:20Donc, comme il veut, en lutte contre le système, demeurer solidaire de Raphaël Arnaud,
03:26il dévie le tir vers les médias, et ça donne des choses extrêmement grotesques.
03:32Des vérités alternatives. Par exemple, Manuel Bompard, qui samedi soir a vu une parade fasciste à Lyon.
03:39Bon, qu'il y ait des gens qui ont eu des saluts nazis et des insultes, oui,
03:43mais la parade n'était pas fasciste à Lyon.
03:45Soufia Chikirou, comment elle commence son propos ?
03:48Que reproche-t-on à Raphaël Arnaud d'être antifasciste ?
03:51Personne ne reproche à Raphaël Arnaud d'être antifasciste.
03:54On lui reproche la manière dont il l'est. C'est très différent.
03:58Mais Soufia Chikirou, je voudrais y revenir.
04:00Il nous dégoûte les journalistes.
04:02Nous avons aussi une responsabilité.
04:05Vous ici, spécifiquement, je ne vais pas être gentil avec vous,
04:08spécifiquement, vous recevez, Soufia Chikirou.
04:11Vous organisez des débats entre Soufia Chikirou et ce journaliste
04:15parmi les journalistes qu'est Alain Duhamel.
04:17Vous allez continuer après sa diatribe ?
04:19Ce sont aussi des questions qui nous sont posées.
04:22Si on nous crache sur la gueule comme ça, si on nous insulte,
04:26il faut aussi que nous sachions mettre à distance ceux qui nous insultent.
04:29Pardon, Jean-Michel Apatimé, quand on boycotte la France insoumise,
04:32c'est interdit par la loi, l'ARCOM nous demande de respecter les temps de parole,
04:35y compris de la France insoumise.
04:36Eh bien, je ne vous parle pas de la France insoumise,
04:38je vous parle de Sofia Chikirou.
04:40Après ce qu'elle a dit, je regarderai avec attention les journalistes
04:44des grands médias qui inviteront Sofia Chikirou.
04:49Elle a parlé là, vous savez, les agents, elle a eu ce mot.
04:52Vous savez à quoi ça m'a fait penser les agents ?
04:54C'est le pouvoir soviétique des belles années,
04:57qui qualifiait les journalistes d'agents de l'impérialisme,
05:00d'agents de l'Amérique.
05:01Moi, Sofia Chikirou, si je pouvais la faire boycotter partout, je le ferais.
05:04Ce qu'elle a dit là, c'est un propos ignoble, de guerre civile.
05:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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