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  • il y a 14 heures
Débat du premier tour des élections municipales 2026 à Rouen, organisé par ICI Normandie et 76 Actu, réunissant Marine Caron, Maxime Da Silva et Nicolas Mayer-Rossignol.

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Transcription
00:00:04Ici Normandie
00:00:08Municipal 2026
00:00:10Vote dans moins de 3 semaines pour le premier tour des élections municipales le 15 mars prochain.
00:00:14Bonjour à toutes et à tous.
00:00:15Bienvenue dans ce débat du premier tour à Rouen, organisé par Ici Normandie.
00:00:20Et 76 Actu, vous en êtes le rédacteur en chef, Julien Bouteillet. Bonjour.
00:00:23Bonjour Emmanuel.
00:00:24Débat suivant direct en intégralité sur ici.fr, Actu.fr et nos réseaux sociaux.
00:00:29Un débat qui est perturbé par la défection de Grégoire Houdan, le candidat du Rassemblement National qui nous a annoncé
00:00:35ça il y a quelques minutes à peine.
00:00:37Sans qu'une proposition de remplacement nous soit faite, il pointe un conflit éditorial qui l'oppose à la rédaction
00:00:43de 76 Actu.
00:00:45On regrette vivement que le principal candidat d'extrême droite qui avait fait plus de 20% des voix au
00:00:49second tour des élections législatives en 2024 sur la première circonscription de la Seine-Maritime.
00:00:55Simon regrette qu'il se soustrait à un débat prévu de longue date et qu'il prive les électeurs d
00:01:00'éléments de compréhension des enjeux locaux de ce scrutin.
00:01:03C'était pour lui l'occasion d'expliciter son programme en 50 points.
00:01:08Julien, comment va se dérouler ce débat ?
00:01:10Alors ce débat va se dérouler en trois séquences que nous allons découper durant lesquelles les candidats auront l'occasion
00:01:16de développer des points de leur programme, des points précis.
00:01:19On va parler notamment du financement de certaines mesures phares.
00:01:22Ensuite on va revenir sur trois thèmes majeurs de cette campagne, nous y reviendrons après.
00:01:26Et enfin nous passerons à des questions un peu plus peut-être fâcheuses, un peu plus piquantes pour clore ce
00:01:32débat où chaque candidat aura l'occasion de répondre.
00:01:34Et face à nous donc trois candidats pour un scrutin inédit depuis 2008 avec le centre et la droite qui
00:01:40sont réunis dans la liste Réussir Rouen que vous menez.
00:01:44Marine Caron, bonjour.
00:01:45Bonjour.
00:01:45Vous avez 35 ans, vous êtes entrepreneur dans le domaine de la formation, vous êtes élue depuis plus de dix
00:01:50ans.
00:01:50D'abord au conseil départemental de la Seine-Maritime et depuis 2020 dans l'opposition au conseil municipal.
00:01:56Vous aviez fait un peu plus de 6% au premier tour des élections en 2020 à la tête d
00:02:01'une liste centriste dissidente avant de rallier la liste de droite dissidente, elle aussi, de Jean-François Bureau au second
00:02:07tour.
00:02:08Cette fois vous êtes soutenu par les partis Horizon, Renaissance, Modem et Les Républicains.
00:02:12Tout à fait.
00:02:14Nous recevons également Maxime Da Silva, bonjour.
00:02:16Bonjour.
00:02:17Vous êtes tête de liste Faire mieux pour moi, donc la liste soutenue par la France Insoumise.
00:02:21Vous avez 32 ans, vous travaillez actuellement pour le groupe LFI à l'Assemblée Nationale et vous avez été candidat
00:02:27aux législatives en 2022 sur la première circonscription de Rouen.
00:02:31Absolument, bonjour.
00:02:32Le Seine-Maritime, pardon.
00:02:35Et nous recevons également Nicolas Maillé-Rossignol, maire et président sortant de la métropole de Rouen.
00:02:41Vous êtes tête de liste Faire de Rouen, donc liste soutenue par le Parti Socialiste, les écologistes, place publique et
00:02:47le PCF et je crois que je n'oublie personne.
00:02:49Éveil citoyen, un certain nombre de citoyens, mais oui, c'est ça.
00:02:52Ok.
00:02:52Et merci de votre invitation.
00:02:53Merci.
00:02:54Et vous avez donc 48 ans, vous êtes ingénieur de formation et vous avez également présidé la région et êtes
00:03:01un des principaux au cadre du Parti Socialiste.
00:03:03Le débat, c'est maintenant.
00:03:09La première partie de ce débat, combien ça coûte ? Voilà comment on l'a intitulé, a priori tout est
00:03:13dans le titre.
00:03:13L'argent, c'est le nerf de la guerre, d'autant plus quand c'est de l'argent public, dans
00:03:17un contexte budgétaire tendu, localement et au niveau national.
00:03:21On a extrait une mesure phare de chacun de vos programmes, une mesure qu'on a jugée coûteuse.
00:03:25A vous de nous expliquer comment vous la financez.
00:03:28Alors, il n'y a pas d'argent magique, disait Emmanuel Macron il y a quelques années.
00:03:32C'était au C.E.
00:03:32Je suis durement devant une infirmière.
00:03:35Et justement, parce qu'il n'y a pas d'argent magique, on voulait vous interroger sur le financement de
00:03:40mesures phares de votre programme.
00:03:42Donc, M. Maillé Rossignol, on va commencer par vous, avec votre proposition d'étendre, dans un premier temps, la gratuité
00:03:48des transports en commun à un certain nombre d'usagers,
00:03:51donc les seniors et les jeunes, pour résumer.
00:03:53Et dans le même temps, le projet d'une nouvelle ligne de tramway.
00:03:56Et on le sait, ce sont des projets assez coûteux.
00:03:58Est-ce que, dans un premier temps, vous avez chiffré ces deux mesures ?
00:04:02Oui, bien sûr. D'abord, il faut dire qu'on peut faire tout ça si on a la métropole.
00:04:06Parce que ce que vous venez de dire, c'est métropolitain.
00:04:08Tout le monde comprend bien que les transports en commun, ce n'est pas dans une ville, c'est dans
00:04:11les 71 communes de notre agglomération.
00:04:13Et vous le savez, moi, je suis candidat pour être maire de Rouen et président de la métropole, précisément, justement,
00:04:18pour, par exemple, cette raison-là.
00:04:19C'est pour pouvoir être efficace.
00:04:21Deuxièmement, on peut faire ce genre de projet qui sont des projets de longue haleine.
00:04:25On n'est pas les seuls, hein.
00:04:26Tramway, vous avez vu à Caen, vous avez vu au Havre, vous avez vu à Montpellier, je veux dire, ça
00:04:29se fait ailleurs.
00:04:30Mais il faut avoir les finances pour le faire.
00:04:31Et les finances de la métropole, aujourd'hui, sont des finances qui sont très solides.
00:04:35On est dans le top 6 des métropoles les moins endettées de France.
00:04:39Et par ailleurs, on a un revenu fiscal par habitant qui est le plus bas de toutes les métropoles de
00:04:44France.
00:04:44Et ces chiffres sont publics.
00:04:45Ensuite, sur le chiffrage des deux points, alors ce sont deux projets qui correspondent à des chiffrages très différents.
00:04:51Vous en avez un qui concerne du fonctionnement, la gratuité, entre guillemets, les transports.
00:04:54Je dis entre guillemets parce qu'évidemment que ça a un coût, comme l'école publique, quand elle est gratuite,
00:04:57elle a forcément un coût.
00:04:59Et l'investissement sur le tramway.
00:05:01Donc d'un côté, vous avez du fonctionnement.
00:05:03De l'autre côté, vous avez de l'investissement.
00:05:04Puis après, plus tard, du fonctionnement quand le tramway est en opération.
00:05:08Sur la gratuité, d'abord, on l'a déjà fait dans certaines étapes.
00:05:11Le samedi, ça nous a coûté quelques millions d'euros par an.
00:05:13Les moins de 18 ans, et vous avez vu l'impact formidable que ça a, notamment au pouvoir d'achat,
00:05:17par exemple, pour les parents solos, ça coûte 4-5 millions par an.
00:05:22Si on prend la proposition que nous formulons, c'est-à-dire d'étendre jusqu'au moins de 25 ans
00:05:26et au plus de 65 ans, l'ordre de grandeur, c'est environ 10 millions d'euros par an.
00:05:32Maintenant, pour que vous ayez une comparaison, le budget total de la métropole, c'est combien ? Un milliard.
00:05:38L'épargne de la métropole, en fonctionnement, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on dégage une fois qu
00:05:42'on a payé toutes les dépenses avec nos recettes, c'est de l'ordre de 100 millions.
00:05:46Donc ça correspond à 10% de cette épargne, si je suis précis, ou à 1% du budget total,
00:05:50mais c'est plus pertinent de comparer à l'épargne.
00:05:52Donc, est-ce que c'est faisable ? Oui. Après, évidemment que ça implique d'avoir les finances saines, on
00:05:59les a.
00:05:59Ça implique bien sûr de maintenir un bon niveau d'épargne, parce que sinon on aurait d'autres difficultés.
00:06:04Mais on a prouvé dans ce mandat que c'était faisable. J'ajoute que d'autres villes ou d'autres
00:06:07territoires l'ont prouvé.
00:06:08Je termine sur le tramway. Alors là, c'est de l'investissement, puisqu'il faut faire des infrastructures, acheter des
00:06:13rames, etc.
00:06:14Bon, l'ordre de grandeur d'un tramway, ça dépend de sa taille, de la 8 passes, du nombre de
00:06:18bus, enfin de trames, etc.
00:06:20Et puis, vous pouvez l'appeler métro, si vous voulez, qu'il passe sous terre. Il y a deux écoles.
00:06:24C'est de l'ordre de 300, 400, 500 millions d'euros, à peu près.
00:06:28C'est environ 13 millions d'euros du kilomètre, selon l'étude du CERN.
00:06:31Voilà, mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que si vous divisez par le temps d'amortissement de
00:06:35ce type d'infrastructure,
00:06:36qui est de l'ordre de 30 à 50 ans, parce que c'est ça la grande différence avec les
00:06:39bus.
00:06:40Les bus, c'est 10, 15, 20 ans. Un tramway, c'est 30, 50 ans.
00:06:43Évidemment, le dernier tramway qu'on a fait ici, j'ose pas dire le dernier métro, mais les cinéphiles apprécieront,
00:06:48c'était dans les années 90. Donc, vous voyez bien que ça fait longtemps.
00:06:50Et ça se fait ailleurs. Si vous divisez par le temps, 30, 50 ans, 500 millions, 50 ans,
00:06:56c'est de l'ordre donc de 10 millions par an.
00:06:58C'est moins que ce qu'on a fait sur ce mandat sur les vélos.
00:07:01Donc, si on l'a fait pour les vélos, je pense qu'on peut le faire pour le tramway.
00:07:04Voilà pour vous répondre très précisément.
00:07:07Marine Caron, la mesure la plus coûteuse qu'on a pu identifier dans votre programme,
00:07:11c'est votre plan pour les écoles. Vous prévoyez 50 millions d'euros sur le mandat.
00:07:16Ça fait à peu près 8,5 millions par an, plus la rénovation des piscines de la ville.
00:07:20Comment est-ce que vous financez cette somme ?
00:07:22Il y a un vrai enjeu aujourd'hui sur les écoles de la ville.
00:07:26Il y a eu sur le mandat environ 35 millions d'euros investis sur les écoles.
00:07:32Nous, on propose en effet d'avoir un plan Ambition École de 50 millions d'euros.
00:07:36Alors, c'est de l'investissement. Ce n'est pas du fonctionnement ici.
00:07:38C'est de l'investissement qui a pour objectif aussi de passer des marchés globaux de performance énergétique.
00:07:43Donc, d'amener aussi à une réduction. On a visé 40% de réduction énergétique.
00:07:47Donc, deux dépenses énergétiques de nos écoles.
00:07:49Et c'est une priorité aujourd'hui pour nous parce que nos jeunes, que nos enfants aient des conditions dignes
00:07:54pour pouvoir aller étudier à l'école. C'est prioritaire.
00:07:57Et quand on a aujourd'hui des écoles dans lesquelles il fait 9 degrés au mois de janvier
00:08:01ou 14 degrés au mois d'octobre parce qu'on repousse l'allumage du chauffage, c'est qu'il y
00:08:04a un problème.
00:08:05Donc, on a mis beaucoup de choses sur ce mandat pour renaturer et débitumer les cours de récréation.
00:08:09On ne le dénonce pas. C'est une bonne chose. Il fallait le faire.
00:08:11Mais on a oublié en parallèle qu'il fallait rénover aussi énergétiquement les bâtiments.
00:08:14Comment vous financez ça ? Parce que 8,5 millions par an, c'est 14% du budget d'investissement
00:08:18de la ville ?
00:08:19Eh bien, on fait des choix sur d'autres investissements qu'on ne fera pas.
00:08:22Lesquels ?
00:08:22Alors, ne mélangeons pas tous les budgets, mais par exemple, quand on annonce un palais des congrès à 80 millions
00:08:28d'euros,
00:08:28nous, c'est des choix sur lesquels on n'ira pas.
00:08:30Donc, il faudra revoir, en effet, entre les budgets métropolitains et les budgets municipaux, quels investissements.
00:08:35Mais clairement, ces investissements en matière de rénovation énergétique,
00:08:38c'est des investissements qui sont gagnants sur le long terme.
00:08:40Donc, c'est des investissements sur lesquels on mettra le paquet.
00:08:42Mais comment vous les financez ? Puisque le projet de palais des congrès, c'est quelque chose de putatif,
00:08:46ce n'est pas encore dans les budgets.
00:08:47Aujourd'hui, on peut avoir l'ambition d'aller plus loin sur l'investissement,
00:08:50notamment d'augmenter le budget d'investissement de la ville,
00:08:52parce qu'il permettra, à terme, de faire des économies.
00:08:54Tout ça sans augmenter les...
00:08:56Tout ça avec une règle claire, en effet.
00:08:58Pas d'augmentation d'impôts, mais au-delà du pas d'augmentation d'impôts,
00:09:01pas de création d'impôts nouveaux.
00:09:02Parce qu'aujourd'hui, il y a plusieurs menaces qu'on entend au Conseil métropolitain,
00:09:06comme le fait de déplafonner le versement en mobilité sur les entreprises
00:09:11pour pouvoir assurer la gratuité de transport en commun,
00:09:13ou alors le fait de créer une taxe foncière métropolitaine
00:09:16pour payer la gratuité ou d'autres projets métropolitains.
00:09:18Nous, on dit, pas d'augmentation d'impôts, c'est une priorité.
00:09:21Vous parlez de mutualisation dans votre programme,
00:09:23mutualisation des frais avec la métropole.
00:09:26Si vous n'êtes pas à la tête de la métropole, comment vous ferez ?
00:09:28Mais en fait, des métropoles fonctionnent très bien avec deux personnes différentes.
00:09:33C'est le cas à Bordeaux, c'est le cas à Lille, c'est le cas à Caen, c'est
00:09:36le cas à Marseille.
00:09:39Mais ce qui est essentiel aujourd'hui,
00:09:41c'est de travailler avec une gouvernance qui soit apaisée, ouverte et non partisane.
00:09:44Et donc, à partir du moment où on arrive à faire ce travail-là,
00:09:47on peut avoir à la tête de la métropole une personne qui n'est pas le maire de Rouen,
00:09:51mais dans lequel le maire de Rouen contribue à l'exécutif métropolitain.
00:09:54Et dans ce cas-là, avoir des budgets qui respectent l'intégralité des territoires.
00:09:57Parce que je rappelle quand même que la métropole, c'est 70 communes en plus de Rouen.
00:10:02Merci Marine Caron.
00:10:03On passe à Maxime Da Silva.
00:10:06On a fait à peu près les comptes dans votre programme, qui est disponible en ligne.
00:10:10Le mot « gratuité » revient plus d'une vingtaine de fois dans votre programme.
00:10:15On parle notamment de gratuité des cantines, de packs de fournitures scolaires pour les écoliers,
00:10:21des premiers mètres cubes d'eau, de transport, de parking.
00:10:25Une fois encore, la gratuité, elle a un coût.
00:10:28Comment vous allez financer ces différents dispositifs gratuits ?
00:10:31Je passe aussi sur un certain nombre de services que vous voulez proposer gratuitement.
00:10:35Quel argent vous faites entrer dans les caisses pour pouvoir financer tous ces dispositifs gratuits ?
00:10:38Très bien. Merci beaucoup déjà de proposer un axe financement dans ce débat.
00:10:42Parce que c'est la première fois que, malgré les nombreux débats qu'il y a eu, qu'il y
00:10:44a un axe là-dessus.
00:10:45Je pense que c'est essentiel.
00:10:47Avant de développer sur comment on fait de la gratuité.
00:10:50Évidemment, on parle bien sûr de gratuité pour les gens, pour les habitants.
00:10:53C'est évident. Je voudrais dire deux choses.
00:10:55Et ça répond en partie à votre question.
00:10:57La première, c'est que ça a été rappelé.
00:10:59Les finances de la ville de Rouen, notamment, sont des finances qui sont saines
00:11:02et qui permettent d'avoir une marge de manœuvre.
00:11:05On a parlé de la dette qui a beaucoup diminué.
00:11:07On est à moins 60 millions de dettes depuis 2015.
00:11:11On a un excédent budgétaire de la ville qui est important.
00:11:1320 millions d'euros après 15 millions d'euros de prélèvement pour le remboursement de la dette.
00:11:18On a une taxe foncière qui est stable aujourd'hui sur la ville depuis 2016.
00:11:21Et enfin, il y a la possibilité de faire plein d'économies pour pouvoir financer ces mesures qui sont des
00:11:27mesures ambitieuses.
00:11:28Je pense au fait d'en finir avec des dépenses outrancières.
00:11:31Des dépenses outrancières actuelles, comme à la métropole avec le financement de l'école privée.
00:11:35Des dépenses outrancières qui ont été abandonnées, et c'est fort heureux,
00:11:38comme des projets culturels à plusieurs millions d'euros qui ont été prévus l'été dernier.
00:11:42Ou des dépenses outrancières qui sont prévues dans certains projets,
00:11:45comme ça a été rappelé tout à l'heure, avec ce palais des congrès à 80 millions d'euros.
00:11:49Ça c'est du budget métropolitain ?
00:11:51Oui absolument.
00:11:52Des économies également grâce à de l'investissement.
00:11:55Parce que si vous faites de la rénovation thermique des bâtiments publics,
00:11:59ça va forcément avoir pour effet de faire baisser les factures d'énergie à terme pour les finances publiques.
00:12:05Également en ayant des positions politiques qui permettent de faire respirer les budgets.
00:12:09Je pense à deux choses.
00:12:10La première, une mobilisation pour le déplafonnement des versements de mobilité.
00:12:15Donc effectivement, pour pouvoir développer un nouveau tramway par exemple,
00:12:18on peut aller piocher dans l'épargne, comme le propose M. Mayer-Rossignol.
00:12:22Mais on peut également se mobiliser auprès du Parlement pour qu'il y ait ce déplafonnement.
00:12:29Ensuite...
00:12:29Donc faire contribuer davantage les entreprises implantées ?
00:12:32Absolument oui, je suis pour le déplafonnement de ce versement de mobilité depuis de nombreuses années.
00:12:35Et ensuite aussi s'opposer aux budgets violents qui sont impliqués aux collectivités territoriales.
00:12:39Vous avez ici des personnes qui nous répondent comment elles vont faire de la rigueur budgétaire vis-à-vis des
00:12:45collectivités territoriales.
00:12:46Alors qu'on a un budget 2025 de la nation qui a baissé de 5,5 milliards d'euros.
00:12:502026 pardon, de 5,5 milliards d'euros le budget des collectivités.
00:12:5410,2 milliards d'euros pour le budget 2025.
00:12:56Avec les deux personnes qui débattent avec moi aujourd'hui,
00:13:00qui ont été en soutien de ces gouvernements qui viennent faire une guerre budgétaire aux collectivités territoriales.
00:13:04Donc si on veut que les collectivités territoriales, elles aient des marges de manœuvre,
00:13:07moi c'est ce que je m'engage à faire en tant que maire de Rouen,
00:13:09c'est ne plus soutenir des budgets macronistes et puis se battre pour qu'on puisse financer les collectivités de
00:13:15ce pays.
00:13:15Et puis ensuite, d'un point de vue philosophique, vous parlez de faire des économies.
00:13:20Je pense notamment que les délégations de services publics,
00:13:22et là elles sont nombreuses que ce soit à la métropole ou à la ville,
00:13:25lorsqu'on fait des retours en régie publique,
00:13:27eh bien on n'est plus dans la recherche du profit.
00:13:29On comprend bien, c'est logique pour les auditeurs,
00:13:32qu'une entreprise privée elle va chercher à faire des profits
00:13:34lorsqu'elle s'occupe d'un service, alors qu'une régie publique,
00:13:37eh bien on va juste s'occuper de rendre un service aux habitants.
00:13:40On a beaucoup de délégations de services publics qu'on souhaite faire revenir en régie.
00:13:44Et puis on parlait d'économie encore,
00:13:46il y a un tout sécuritaire, mais j'en dis pas trop,
00:13:48parce qu'on va y revenir je crois dans le débat.
00:13:50Mais je pense qu'il y a des dépenses inutiles,
00:13:51comme aujourd'hui on dépense des millions d'euros d'argent public
00:13:53dans des caméras de vidéosurveillance qui font la preuve de leur inefficacité,
00:13:57qui vont permettre de pouvoir financer à la fois des mesures de gratuité,
00:13:59mais aussi des mesures de présence humaine.
00:14:01Je me permets, parallèlement dans votre programme,
00:14:04vous revendiquez de vouloir mettre fin à des systèmes de verbalisation abusif.
00:14:08J'imagine que vous visez peut-être les voitures lapis,
00:14:10les fameuses sulfateuses APB.
00:14:12Est-ce que c'est pas privé aussi la ville d'une partie de ses recettes
00:14:14qui pourrait justement financer cette gratuité ?
00:14:16C'est à nouveau un choix politique.
00:14:18Aujourd'hui on n'a aucun droit à l'erreur.
00:14:20Par exemple il peut y avoir des avertissements qui sont mis en place.
00:14:23On a beaucoup de gens qui nous font remonter
00:14:25que parfois pour quelques minutes ou pour l'achat d'une baguette de pain,
00:14:29le stationnement il a l'air punitif et il n'a pas d'intérêt immédiat.
00:14:34Donc oui il va falloir trouver un équilibre vis-à-vis des finances de la ville,
00:14:38mais aujourd'hui les gens voient le stationnement en ville
00:14:41comme une sulfateuse qui vient punir et rien que punir
00:14:44et ce n'est pas ma vision des choses.
00:14:47Merci.
00:14:49Merci beaucoup, on passe à la deuxième partie de ce débat.
00:14:57Et le premier thème qu'on a choisi d'aborder c'est la santé.
00:15:01L'offre de soins, la consultation ma commune, mon maire et moi
00:15:04qui a été menée par l'institut Odoxa pour Ici Normandie
00:15:07montre que plus de la moitié des habitants des métropoles,
00:15:1151% jugent difficile d'avoir accès à un généraliste,
00:15:1475% c'est-à-dire 3 sur 4 de consulter un spécialiste
00:15:18et ça monte à 85% à l'échelle de la Seine-Maritime pour les spécialistes.
00:15:23Alors qu'est-ce qu'on fait Marine Caron ?
00:15:24Vous proposez, vous, c'est une des principales mesures du volet santé de votre programme,
00:15:29un guichet unique pour l'installation des professionnels.
00:15:32Le tracas administratif c'est le principal obstacle ?
00:15:34Déjà il faut rappeler, pour rebondir sur ce que vous venez de dire,
00:15:37que depuis 2017 on a perdu 19% de médecins généralistes à Rouen,
00:15:41que la question de la désertification médicale elle n'est pas uniquement rurale,
00:15:45elle existe aussi en zone urbaine.
00:15:46Qu'il y a 50 000 personnes qui n'ont pas de médecin traitant sur notre métropole
00:15:50et qu'il y a un vrai enjeu de territoire sur l'accès à la santé là-dessus.
00:15:54Donc bien entendu c'est qu'est-ce qu'on fait pour accompagner
00:15:56et pour aider les médecins à avoir envie de s'installer sur le territoire.
00:15:59Aujourd'hui on a entendu ces dernières semaines
00:16:01le départ à la retraite de deux médecins généralistes sur les Hauts-de-Rouen
00:16:04qui ne sont pas remplacés,
00:16:05différents centres de santé qui menacent de fermer,
00:16:08en centre-ville, Sommède aussi à la gare,
00:16:11c'est plusieurs milliers de patients qui se retrouveraient sans suivi
00:16:13à la fois généralistes et spécialistes.
00:16:15Et tout ça c'est uniquement des tracas administratifs si désertes ?
00:16:18C'est un ensemble de choses,
00:16:20c'est-à-dire que pour attirer des médecins,
00:16:22il y a les démarches administratives et ce guichet unique qui est proposé,
00:16:24c'est accompagner jusqu'à ceux qui commencent leur internat sur leur territoire
00:16:27pour qu'ils aient une forme d'accueil
00:16:30et d'écoute et d'interface
00:16:32avec laquelle privilégier, avec laquelle communiquer.
00:16:34C'est accompagner sur les démarches administratives,
00:16:37en effet, c'est le lieu,
00:16:38c'est les accès, les stationnements,
00:16:40c'est les logements aussi,
00:16:41parce qu'il y a un ensemble quand un médecin vient s'installer sur un territoire,
00:16:43puis après il y a le cadre de vie, mais on en parlera dans la deuxième partie bien entendu.
00:16:46Tout ça, ça fait partie des enjeux de santé,
00:16:48pas seulement ceux-là,
00:16:49il y en a bien d'autres qu'on a évoqués
00:16:51depuis le mois de novembre, puisque c'est le moment où on a pris
00:16:53ce sujet à bras-le-corps,
00:16:55on a évoqué la question du stationnement des professionnels de santé
00:16:57qui viennent à domicile, les infirmiers qui posent des vraies difficultés
00:17:00sur le stationnement, la question des maisons de santé,
00:17:02la question d'une mutuelle communale,
00:17:03c'est plein de sujets qui sont essentiels aujourd'hui
00:17:05pour faire de Rouen une ville vraiment
00:17:07où on apporte une attention réelle à la santé du quotidien.
00:17:10Nicolas Maillard-Rossineul,
00:17:11c'est uniquement une question de tracas administratifs,
00:17:13de cadre de vie, si les médecins ne viennent pas s'installer à Rouen ?
00:17:16Non, je ne crois pas,
00:17:17je suis toujours étonné quand on parle de santé
00:17:19quand on ne commence pas par parler de prévention.
00:17:23Le premier enjeu de santé,
00:17:24d'abord,
00:17:25c'est tout ce qui, par la prévention,
00:17:27permet d'éviter des problèmes de santé.
00:17:29C'est vrai qu'en France, on a un peu ce tropisme,
00:17:31mais c'est aux responsables politiques
00:17:32de rappeler que c'est le premier enjeu.
00:17:34Je vais vous donner juste un exemple concret,
00:17:35on a divisé par deux
00:17:37la pollution de l'air.
00:17:38Vous vous souvenez du dernier jour de pic de pollution,
00:17:40d'alerte de pollution ?
00:17:41Vous vous souvenez quand c'était ?
00:17:422024.
00:17:43Non, il y en a eu en 2025,
00:17:44mais vous ne vous souvenez pas quand c'était ?
00:17:46Et pour cause,
00:17:46parce qu'il y en a eu beaucoup moins qu'avant,
00:17:48en 2025, il y a eu 5 jours d'alerte de pollution sur 2025.
00:17:51Jusqu'en 2019-2020,
00:17:52il y en avait entre 15 et 20 par an,
00:17:54ozone, particules fines,
00:17:55et dioxyde d'azote.
00:17:56Ça, derrière,
00:17:57c'est des cancers,
00:17:58c'est des affections chroniques respiratoires,
00:18:00etc.
00:18:00Donc, c'est un point extrêmement important.
00:18:02Ensuite,
00:18:02il y a bien sûr des tracas administratifs,
00:18:04il faut essayer de simplifier,
00:18:05mais il ne faut pas non plus
00:18:07faire passer des vessies pour des lanternes.
00:18:09La mairie n'est pas le premier acteur sur la santé,
00:18:12chacun le sait,
00:18:12c'est évidemment l'État.
00:18:13Qu'est-ce que peut faire la mairie ?
00:18:14Elle peut faire des choses concrètes.
00:18:16Moi, je pense que le premier sujet,
00:18:18c'est l'accès à la santé,
00:18:19à travers deux choses,
00:18:20l'accès aux médecins
00:18:21et l'accès aux centres hospitaliers.
00:18:23Accès aux médecins,
00:18:24parce que les délais,
00:18:25surtout pour des spécialistes,
00:18:25sont parfois trop longs,
00:18:27on n'a pas de baguette magique,
00:18:28mais on a vu que dans d'autres territoires,
00:18:32d'autant que maintenant,
00:18:33les nouveaux médecins,
00:18:33en proportion,
00:18:34sont plus enclins à faire du salariat,
00:18:36ce qui existait très peu
00:18:37il y a 10, 20, 30 ans.
00:18:39Premier point.
00:18:39Deuxième point,
00:18:40l'accès aux centres hospitaliers.
00:18:42Et moi, je pense aux tarifs des parkings,
00:18:44parce qu'on sait qu'aujourd'hui,
00:18:45il y a un débat national,
00:18:46on verra ce qui se passera au niveau de la loi,
00:18:47mais on est nombreux à penser
00:18:48que ces tarifs sont,
00:18:50au moins pour certaines catégories,
00:18:51puisque vous avez les malades,
00:18:53les patients,
00:18:53vous avez les personnels,
00:18:54puis vous avez aussi les aidants,
00:18:55les proches.
00:18:56Ces tarifs sont très chers
00:18:57et en général,
00:18:58on ne va pas aux centres hospitaliers
00:18:59par plaisir.
00:19:00Je parle en connaissance de cause,
00:19:01mais je fais écho à tout le monde.
00:19:02Tout le monde a vécu ça.
00:19:04Donc, si on peut travailler,
00:19:05là encore, c'est la métropole,
00:19:06pour, d'une part,
00:19:08baisser ces tarifs
00:19:09au niveau métropolitain
00:19:10sur les centres hospitaliers,
00:19:11en liaison avec l'ARS,
00:19:13en liaison avec l'État,
00:19:13en liaison avec le département,
00:19:14qui est quand même une collectivité
00:19:15très importante sur ces sujets.
00:19:17Et d'autre part,
00:19:18et ça, c'est plutôt la ville,
00:19:19travailler sur un centre communal
00:19:21et une mutuelle communale,
00:19:22parce que savez-vous que 40%
00:19:24des Français,
00:19:25et Rouen ne fait pas exception,
00:19:26se privent de mutuelle,
00:19:28parce que quand on n'a pas
00:19:29beaucoup d'argent,
00:19:29on pense que c'est une dépense optionnelle,
00:19:31sauf qu'après, les yeux,
00:19:32les dents, etc.
00:19:34Voilà des propositions concrètes,
00:19:35utiles.
00:19:36Est-ce que ça va tout révolutionner ?
00:19:37Non, ça serait malhonnête
00:19:38de dire le contraire,
00:19:39mais c'est vraiment utile et concret.
00:19:41Alors, le parking du CHU,
00:19:43le coût du parking du CHU,
00:19:44la mutuelle communale,
00:19:45c'est des sujets sur lesquels
00:19:46vous arrivez à être d'accord,
00:19:47je crois, avec Marine Caron,
00:19:48notamment, mais aussi avec Maxime Dacil...
00:19:50Sur le parking, non, je crois pas.
00:19:50Sur le parking, pas avec Marine Caron,
00:19:52mais avec M. Dacilva.
00:19:53Mais sur la mutuelle communale,
00:19:54en tout cas, vous êtes d'accord
00:19:55avec Mme Caron.
00:19:58Maxime Dacilva,
00:19:58j'ai envie de vous demander,
00:19:59finalement, sur la santé,
00:20:00qu'est-ce qui peut vous différencier
00:20:01en termes de mesures
00:20:02dans ce que vous proposez,
00:20:03que ce soit sur le volet prévention,
00:20:04que ce soit sur le volet attractivité ?
00:20:06Je crois notamment
00:20:07que vous n'êtes pas d'accord
00:20:08sur la question du financement privé,
00:20:10enfin, du financement public
00:20:11aux écoles privées qui attirent,
00:20:12notamment des futurs médecins à Rouen.
00:20:15Qu'est-ce qui vous démarque
00:20:16concrètement des autres candidats ?
00:20:17Je dirais que c'est d'abord
00:20:19une question de volonté politique.
00:20:20Il y a deux personnes
00:20:21qui viennent nous expliquer
00:20:22leur méthode.
00:20:23Or, Mme Caron, par exemple,
00:20:25vis-à-vis de la santé,
00:20:27a fait partie d'une majorité
00:20:29au Conseil départemental,
00:20:31celle de M. Bélanger,
00:20:33qui a diminué de 50%
00:20:34l'année dernière
00:20:35la subvention à Atmo,
00:20:37qui est chargée de surveiller
00:20:38la qualité de l'herbe.
00:20:39Je ne vous ai pas entendu
00:20:40vous lever contre cette décision.
00:20:43Et donc, évidemment,
00:20:44que c'est une incohérence politique
00:20:45du côté de M. Maillard-Rossignol.
00:20:47On partage aussi,
00:20:48dans notre programme,
00:20:50des ambitions fortes,
00:20:51je crois notamment
00:20:51en direction de la psychologie
00:20:52des jeunes.
00:20:53Je regrette que pas plus tard
00:20:54qu'en décembre 2025,
00:20:56dans le plan territorial
00:20:57de santé mentale
00:20:58qui a été signé avec l'ARS,
00:21:00il n'y a pas eu
00:21:00ces objectifs qui a été mis,
00:21:01alors qu'aujourd'hui,
00:21:02il a des marges de manœuvre
00:21:03comme maire de Rouen
00:21:04pour agir là-dessus.
00:21:06Donc, oui,
00:21:07je partage à la fois
00:21:08la mise en place
00:21:08d'une mutuelle municipale.
00:21:10Et franchement,
00:21:10ce n'est pas un dispositif
00:21:12qui est nouveau
00:21:13et qui a été inventé
00:21:13dans le cadre
00:21:14de cette municipale
00:21:152026.
00:21:16Lors des élections municipales
00:21:17de 2014,
00:21:18beaucoup de mairies
00:21:19communistes
00:21:19ou socialistes
00:21:20proposaient déjà
00:21:21ces dispositifs.
00:21:22Je m'étonne quand même
00:21:22que 12 ans plus tard,
00:21:23à la ville de Rouen,
00:21:24rien n'ait encore été fait.
00:21:25Là, Dieu sûr,
00:21:26que ça aurait été possible.
00:21:27Et juste,
00:21:27je voulais répondre quand même
00:21:28sur les médecins
00:21:28et comment on accueille
00:21:29les médecins.
00:21:30Il faut aussi les accueillir
00:21:31par rapport au changement,
00:21:32je dirais,
00:21:33de population de médecins.
00:21:35Aujourd'hui,
00:21:36moi, je propose
00:21:37d'ouvrir deux centres
00:21:37de santé municipaux,
00:21:39un sur chacune des deux rives,
00:21:40avec des médecins salariés.
00:21:41Pourquoi ?
00:21:42Parce qu'on n'est plus
00:21:44sur le médecin
00:21:45il y a 30 ou 40 ans,
00:21:46où c'était un métier
00:21:48où il y avait
00:21:48une très forte majorité
00:21:49d'hommes,
00:21:50avec des personnes
00:21:51qui faisaient 70 ou 80 heures
00:21:52ou 100 heures par semaine.
00:21:54On est maintenant
00:21:54sur des médecins
00:21:55qui parfois partagent
00:21:56les tâches ménagères
00:21:57à la maison,
00:21:58parfois veulent s'occuper
00:21:59aussi des enfants
00:22:00et qui du coup
00:22:00sont en recherche
00:22:01de statut de médecin salarié.
00:22:02On a depuis 2010
00:22:0418% des personnes
00:22:06qui sortent de médecine
00:22:07avec le statut
00:22:08de médecin généraliste
00:22:09qui veulent être médecin salarié.
00:22:10Deux médecins salariés
00:22:11dans ces centres municipaux ?
00:22:13Sur les médecins salariés,
00:22:14là on est parti
00:22:14sur deux fois quatre,
00:22:15donc ça fait huit médecins salariés
00:22:17et aussi dans l'accueil,
00:22:18il y a des conditions
00:22:19qui ont été rappelées
00:22:20par certains
00:22:20qui sont intéressantes
00:22:21mais il y a aussi
00:22:22besoin d'adaptabilité,
00:22:23je pense notamment
00:22:24aux locations
00:22:24à la demi-journée
00:22:26dans les centres de santé municipaux
00:22:27qui sont en forte demande
00:22:28de la part des médecins
00:22:29et il faut y répondre.
00:22:29Huit médecins salariés,
00:22:31vous dans votre centre
00:22:32municipal de santé,
00:22:33vous prévoyez combien
00:22:34de médecins,
00:22:35Nicolas Maillard-Rossignol ?
00:22:36On prévoit aussi
00:22:37deux maisons,
00:22:38France Santé
00:22:39et un centre municipal
00:22:40effectivement pour être précis
00:22:41au Sapin et à Saint-Éloi.
00:22:44Effectivement,
00:22:44c'est l'ordre de grandeur.
00:22:46Je dis juste pour ma part
00:22:47puisque globalement
00:22:48ce sont les propositions
00:22:49que je viens de faire
00:22:50mais je voudrais juste
00:22:50nuancer quand même un point,
00:22:52c'est que les situations
00:22:53des médecins
00:22:55peuvent varier.
00:22:56Tous les médecins
00:22:56ne souhaitent pas être
00:22:57dans le salariat,
00:22:58tous les médecins,
00:22:59ça dépend vraiment
00:23:00des territoires
00:23:01donc je pense
00:23:01qu'il faut faire attention
00:23:03et essayer effectivement
00:23:04d'aborder les sujets
00:23:05de santé
00:23:06qui sont souvent
00:23:07invisibilisés
00:23:08ou tabous
00:23:08auxquels on ne pense pas
00:23:09forcément.
00:23:09J'ai parlé de la prévention,
00:23:11on vient de parler
00:23:11de la santé mentale
00:23:12effectivement.
00:23:13La santé mentale,
00:23:13il y a eu des choses
00:23:14qui ont été faites
00:23:14au niveau national,
00:23:15vous savez,
00:23:15des consultations psy,
00:23:17etc.
00:23:17Sauf qu'elles sont remboursées
00:23:18qu'à 60% aujourd'hui.
00:23:19Vous proposez la première
00:23:21consultation psy gratuite
00:23:22pour les moins de 50 ans ?
00:23:22Je donne un exemple concret.
00:23:23Déjà, aller voir un psy,
00:23:24ce n'est pas si évident.
00:23:25On va me prendre pour un fou,
00:23:26surtout si vous êtes un jeune,
00:23:27un ado, etc.
00:23:28Ce n'est pas simple.
00:23:29Ensuite,
00:23:30vous avez un dispositif national
00:23:31et c'est très bien,
00:23:31sauf que ça coûte 50 euros
00:23:33et c'est remboursé à 60%.
00:23:35Donc, vous faites le calcul,
00:23:36il vous reste 20 euros
00:23:37à rembourser.
00:23:38Ce n'est pas du tout évident
00:23:39pour plein de familles.
00:23:40Donc, effectivement,
00:23:41là encore,
00:23:41ça ne va pas tout changer,
00:23:42mais c'est un vrai plus.
00:23:44Et puis,
00:23:44troisième point
00:23:44qui est hyper important
00:23:45et qui est en lien
00:23:46avec la prévention,
00:23:48et je regrette
00:23:48qu'on n'en parle jamais,
00:23:49c'est le sport santé.
00:23:50Le sport sur ordonnance
00:23:51et le sport santé.
00:23:52Dans l'environnement urbain,
00:23:53on doit pouvoir se retrouver.
00:23:54Ce n'est pas une position radicale.
00:23:57Ça se fait dans plein de territoires.
00:23:58On l'a fait ici.
00:23:59Vous voyez, par exemple,
00:24:00le samedi,
00:24:00des ruanings,
00:24:01c'est-à-dire des courses
00:24:02qui peuvent avoir un but,
00:24:03d'ailleurs,
00:24:04solidaire, humanitaire ou autre.
00:24:05C'est de la prévention
00:24:06dans l'espace public
00:24:07et je pense qu'il faut
00:24:08qu'on développe ça
00:24:09avec les associations.
00:24:10Marine Caron,
00:24:11c'est quelque chose
00:24:11que vous proposez ?
00:24:12Soutien au sport santé,
00:24:13santé mentale.
00:24:14Santé mentale,
00:24:14bien-villir aussi.
00:24:16Le salariat des médecins,
00:24:18la gratuité des premières consultations
00:24:19psy pour les jeunes,
00:24:21c'est des mesures qui vous parlent ?
00:24:22Il y a plusieurs choses
00:24:22à répondre à tout ça.
00:24:23D'abord,
00:24:24il faut remettre aussi
00:24:25en contexte
00:24:25le fait qu'il y a
00:24:26un contrat local de santé
00:24:27à la ville de Rouen.
00:24:28Ce contrat local de santé,
00:24:29il a pour objectif
00:24:30de porter des actions
00:24:31vis-à-vis de la santé
00:24:32et des actions
00:24:34avec les différents acteurs
00:24:35de la santé d'un territoire.
00:24:37Sur tout ce qui vient d'être dit,
00:24:38il y a plusieurs choses.
00:24:38D'abord,
00:24:39la question de la gratuité
00:24:39des parkings
00:24:42des centres hospitaliers.
00:24:43C'est un point
00:24:44qu'on entend beaucoup.
00:24:45Le maire de Rouen,
00:24:46il est président
00:24:46du conseil de surveillance
00:24:47du CHU.
00:24:49Il n'y a rien
00:24:49qui a été fait
00:24:49pendant six ans
00:24:50sur ce sujet-là.
00:24:50Mais vous y êtes favorable
00:24:51ou pas ?
00:24:51Aujourd'hui,
00:24:51c'est plus compliqué que ça
00:24:52parce que ce qu'il faut savoir
00:24:53aussi derrière,
00:24:54c'est qu'aujourd'hui,
00:24:55le coût de trois heures
00:24:56de stationnement
00:24:56au parking du CHU,
00:24:58il est aujourd'hui moins cher
00:24:59que le stationnement
00:24:59dans les parkings en ouvrage
00:25:01gérés par la métropole.
00:25:02Donc, si c'est vrai,
00:25:03on peut vérifier.
00:25:04Et donc, du coup,
00:25:06il y a un vrai sujet...
00:25:06Madame Caron,
00:25:06il n'y a pas un mot
00:25:07dans votre programme
00:25:07parce que la question
00:25:10elle est plus large.
00:25:11C'est-à-dire que
00:25:12si on travaille
00:25:12sur les tarifs
00:25:14des centres hospitaliers
00:25:15et notamment
00:25:16sur une gratuité
00:25:17comme on l'entend,
00:25:17le risque,
00:25:18c'est d'avoir
00:25:18un embouteillement
00:25:19de gens qui viennent
00:25:19s'y garer pour faire
00:25:20autre chose.
00:25:21Moi, je suis plutôt favorable
00:25:22à travailler à une mesure
00:25:23qui n'a pas été évoquée
00:25:24jusque-là,
00:25:24de dire que chaque patient
00:25:25qui est hospitalisé
00:25:26sur une durée longue
00:25:27chaque jour a le droit
00:25:28à une visite
00:25:28avec un stationnement gratuit.
00:25:30C'est-à-dire de pouvoir
00:25:31avoir une manière
00:25:32de réguler aussi
00:25:33les flux d'entrée
00:25:34et de sortie
00:25:34au sein de ces parkings.
00:25:35C'est des avis
00:25:36qui sont différents
00:25:36mais je pense qu'il faut aussi
00:25:37savoir être raisonnable
00:25:39sur tout ça.
00:25:40Juste deux autres points
00:25:41très courts
00:25:41parce que moi j'entends
00:25:43la question de la santé mentale
00:25:44c'est extrêmement important.
00:25:46On a un centre hospitalier
00:25:47du Rouvray
00:25:47qui travaille sur ces sujets-là.
00:25:49Certes, il y a une mesure
00:25:50qui existe
00:25:50et vous l'avez rappelé
00:25:52et tant mieux de le rappeler
00:25:52mais cette mesure
00:25:54sur la partie qui est non couverte
00:25:55plutôt que de vouloir
00:25:55créer un doublon
00:25:56et financer une mesure
00:25:58de gratuité
00:25:59pour la première séance
00:26:00pour les moins de 25 ans
00:26:01pourquoi est-ce que la mairie
00:26:03dans ce cas-là
00:26:03et ce n'est pas l'idée
00:26:04que vous proposez
00:26:04mais c'est dommage
00:26:05elle ne viendrait pas plutôt
00:26:06aborder la part
00:26:07qui n'est pas payée
00:26:08et c'est-à-dire la part mutuelle
00:26:09pour ceux qui ne sont pas
00:26:09couverts par mutuelle
00:26:10parce qu'il y a des jeunes
00:26:11quand même
00:26:11qui sont aussi couverts par mutuelle
00:26:12donc un remboursement
00:26:13à 100% de cette partie-là
00:26:14et dans ce cas-là
00:26:15au lieu d'aider sur une séance
00:26:16parce qu'on sait très bien
00:26:17qu'un suivi psy
00:26:17ce n'est pas uniquement une séance
00:26:18c'est plusieurs
00:26:19et bien ça permettrait
00:26:20de financer plusieurs séances
00:26:22pour un jeune
00:26:22qui n'a pas de mutuelle
00:26:23et qui pourrait avoir
00:26:24un vrai accompagnement
00:26:25plutôt que juste un one-shot
00:26:27qui crée un doublon
00:26:27avec ce que l'État fait déjà.
00:26:30Juste là-dessus
00:26:31excusez-moi
00:26:31parce que j'ai décortiqué
00:26:38historiale aussi à Rouen
00:26:38on est dans une ville
00:26:39où il y a des territoires
00:26:40à deux vitesses
00:26:41on a un médecin généraliste
00:26:42pour 2500 personnes
00:26:43sur les Hauts-de-Rouen
00:26:44alors que c'est un médecin généraliste
00:26:45pour 1000 dans les autres quartiers
00:26:47donc ça doit être ça aussi
00:26:48la priorité
00:26:49c'est faire en sorte
00:26:49que les écarts se réduisent.
00:26:52Mais si je puis me permettre
00:26:53puisqu'on en a parlé juste avant
00:26:54vous voyez que potentiellement
00:26:56au moins pour des personnels
00:26:58ou des aidants
00:26:59la gratuité pour les plus de 65 ans
00:27:01ou les moins de 25 ans
00:27:01sur les transports
00:27:02c'est aussi un élément
00:27:03qui est important
00:27:04pour l'accès à la santé.
00:27:05Tout à l'heure
00:27:05il y avait un débat
00:27:06sur le coût
00:27:08mais quand on fait ce débat
00:27:09sur le coût
00:27:09on ne prend jamais en compte
00:27:11l'intérêt et les gains
00:27:12qu'on peut avoir
00:27:13y compris pour les personnes
00:27:14qui par exemple
00:27:15vont aller visiter un proche
00:27:16moi je suis fier
00:27:17de porter cette mesure là.
00:27:18On passe à la deuxième partie.
00:27:24Alors on va passer
00:27:25sur un sujet
00:27:26qui était assez majeur
00:27:27parmi les préoccupations
00:27:28des Rouennais
00:27:29et des citoyens
00:27:30en 2020
00:27:31lié à un contexte
00:27:32que l'on connaît déjà
00:27:33et qui semble
00:27:34un peu moins prégnant
00:27:35dans les préoccupations
00:27:38des Français
00:27:39des citoyens
00:27:39et des Rouennais
00:27:40actuellement
00:27:41c'est la transition écologique
00:27:43et ma première question
00:27:44elle est globale
00:27:45on va commencer peut-être
00:27:46avec monsieur Da Silva
00:27:47comment on remobilise
00:27:49les Rouennais
00:27:49sur la question
00:27:50de la transition écologique
00:27:51et comment on leur redonne
00:27:53le goût
00:27:53de se mobiliser
00:27:54sur cette question
00:27:54qui est cruciale ?
00:27:56Eh bien je pense
00:27:56en faisant
00:27:57de la pédagogie
00:27:59de la transparence
00:28:00et en alertant
00:28:01sur les dangers
00:28:02du changement climatique
00:28:02on a aujourd'hui
00:28:03un arc réactionnaire
00:28:04qui a totalement invisibilisé
00:28:06la question du changement climatique
00:28:08alors pourtant
00:28:08ça reste la plus grande
00:28:09des urgences
00:28:10on combat aussi
00:28:11des personnes
00:28:12qui font de leur programme
00:28:14la sécurité
00:28:15rien que la sécurité
00:28:16que la sécurité
00:28:17alors que la preuve
00:28:18effectivement
00:28:18il faut se battre
00:28:19contre l'insécurité
00:28:20des Rouennaises
00:28:21et des Rouennaises
00:28:21mais est-ce que c'est pas
00:28:22avant tout
00:28:22les projections
00:28:23que nous avons
00:28:24sur la montée des eaux
00:28:25et ce qui pourrait arriver
00:28:26au quartier Lille-la-Croix
00:28:27en raison des crues
00:28:28et des montées de Seine
00:28:29est-ce que c'est pas
00:28:30la pollution de l'air
00:28:31est-ce que c'est pas
00:28:31la canicule
00:28:32quelles sont vos propositions
00:28:33et bien là-dessus
00:28:34il y a plein de choses
00:28:35on a aujourd'hui
00:28:36un record national
00:28:37de pollution
00:28:38notamment lié au PIFAS
00:28:39par exemple
00:28:40avec l'implantation
00:28:41de BASF
00:28:42après Lubrizol
00:28:43ici sur la métropole
00:28:45donc il y a des moyens
00:28:47sur des principes
00:28:48de pollueur payeur
00:28:49il y a des moyens
00:28:49sur le fait
00:28:49d'aller contrôler
00:28:50la qualité de l'eau
00:28:51il y a des moyens
00:28:52sur le fait
00:28:52quand je parlais
00:28:53de transparence
00:28:54il faut mettre
00:28:55l'accent là-dessus
00:28:56ensuite
00:28:56je suis content
00:28:57qu'on puisse aborder
00:28:58ce sujet
00:28:58parce qu'aujourd'hui
00:28:58on a par exemple
00:29:00un projet métropolitain
00:29:01sur la côte Sainte-Catherine
00:29:02la côte Sainte-Catherine
00:29:03tout le monde connaît
00:29:04c'est ce point culminant
00:29:05à Rouen
00:29:06depuis lequel on peut faire
00:29:06avoir une vue
00:29:08et faire des photos
00:29:08merveilleuses
00:29:09de notre ville
00:29:09moi je regrette
00:29:10qu'il y a un projet
00:29:12de parking
00:29:13dans cette forêt
00:29:15qui va venir dénaturer
00:29:16pourtant un joyau
00:29:18naturel
00:29:18de notre ville
00:29:19et donc on a
00:29:20des militants écologistes
00:29:22qui se mobilisent
00:29:23contre ce projet
00:29:24je veux leur dire
00:29:24à ce micro
00:29:25leur soutien
00:29:26et leur dire
00:29:28que je ne comprends pas
00:29:28pourquoi
00:29:29parce que j'ai eu
00:29:29accès à ce dossier
00:29:30la majorité métropolitaine
00:29:32qui est composée
00:29:33de personnes
00:29:34se disant
00:29:35de gauche
00:29:35est constitué
00:29:36un dossier
00:29:36je l'ai vu
00:29:37il fait 350 pages
00:29:38pour pouvoir
00:29:39déroger à des règles
00:29:40et pouvoir menacer
00:29:41des espèces protégées
00:29:42alors je sais
00:29:43que vous êtes intéressés
00:29:43à cela
00:29:44moi symboliquement
00:29:45j'ai décidé que
00:29:45parmi les espèces protégées
00:29:47les curieux roux
00:29:47est menacé
00:29:48et d'en faire symboliquement
00:29:49mon 55ème candidat
00:29:50aussi pour dire
00:29:51que la cause animale
00:29:51elle est importante
00:29:52et que non
00:29:53pour construire
00:29:552, 3, 4 places
00:29:56de parking
00:29:56on ne va pas menacer
00:29:57des espèces animales
00:29:58tout ça c'est du bon sens
00:30:00on ne peut plus
00:30:01soutenir ce genre de projet
00:30:02et enfin
00:30:02enfin enfin
00:30:03on a des projets
00:30:04écocides
00:30:05comme le contournement
00:30:06est
00:30:07à 133 à 134
00:30:08il y a 6 ans
00:30:09c'est plus trop sur la table
00:30:09bah en fait
00:30:10c'est plus trop sur la table
00:30:11et moi j'aimerais bien aussi
00:30:11qu'on ait de la clarification
00:30:12parce qu'on a un candidat
00:30:13du rassemblement national
00:30:14bon visiblement
00:30:15qui déteste
00:30:15le débat démocratique
00:30:17on n'est pas étonné
00:30:18qui n'est pas là aujourd'hui
00:30:20que va faire
00:30:21quelle est la position
00:30:22de la droite
00:30:22là dessus
00:30:23on a fait un débat
00:30:24organisé par
00:30:24effet de serre toi même
00:30:25une association
00:30:27à laquelle je veux
00:30:27rendre hommage
00:30:28sur le territoire
00:30:28sur laquelle j'ai cru comprendre
00:30:30que madame Caron
00:30:30a abandonné
00:30:31le contournement est
00:30:32donc il faudrait aussi
00:30:33de la clarification là dessus
00:30:34en tous les cas
00:30:34je veux dire à celles et ceux
00:30:35qui nous écoutent
00:30:36que celles et ceux
00:30:36qui ont été de toutes
00:30:37les mobilisations
00:30:38dans la rue
00:30:39y compris contre le contournement est
00:30:41ce sont bien les insoumis
00:30:42et qui pourront continuer
00:30:42à compter sur notre mobilisation
00:30:44Marine Caron
00:30:45sur le contournement est
00:30:46et on a épluché votre programme
00:30:48pas une seule fois
00:30:49vous faites mention
00:30:49de Lubrizol
00:30:50en plus de 30 pages
00:30:51c'est un peu étonnant non ?
00:30:52Alors le document
00:30:53ici il a volontairement
00:30:54été plus court
00:30:55et il y a tout sur le site
00:30:5730 pages
00:30:57bah oui mais quand vous comparez
00:30:58alors pas chez
00:30:59Maxime Dasselval
00:31:00mais chez Nicole Emerson
00:31:00il fait le double
00:31:01donc nous on a fait un choix
00:31:02de faire un document
00:31:03écologiquement plus responsable
00:31:04et donc moins long
00:31:05sans faire mention de Lubrizol
00:31:06et avec des compléments
00:31:07que vous retrouverez
00:31:08sur le site internet
00:31:10il y a un vrai enjeu
00:31:11aujourd'hui
00:31:12sur la transition écologique
00:31:13en effet ça a été évoqué
00:31:14par Maxime Dasselval
00:31:15et pour moi la priorité
00:31:17c'est qu'on soit capable
00:31:18de porter une écologie positive
00:31:19et non pas punitive
00:31:20il y a des sujets
00:31:21que les gens ont vécu
00:31:22comme quelque chose de punitif
00:31:23la mise en place
00:31:24de manière accélérée
00:31:25de la ZFE
00:31:25ça a été vécu
00:31:26de manière punitive
00:31:27et pas compris
00:31:29par les habitants
00:31:30surtout quand en parallèle
00:31:31on achetait
00:31:33des bus ailleurs
00:31:35qui étaient critères 4
00:31:36voire pire
00:31:37donc forcément
00:31:38on a besoin d'accompagner
00:31:39les gens sur le changement
00:31:40on est en retard
00:31:41sur des sujets
00:31:41sur lesquels on n'est pas conforme
00:31:43la question de la collecte
00:31:44des biodéchets par exemple
00:31:44donc il y a plein de sujets
00:31:46qu'il faut réussir à prendre
00:31:46à bras le corps aujourd'hui
00:31:48parce que la question c'est
00:31:48est-ce que notre territoire
00:31:49il est suffisamment résilient
00:31:51pour affronter demain
00:31:52tous les sujets
00:31:53qui vont venir
00:31:54liés à cette transition écologique
00:31:56et à ces évolutions climatiques
00:31:57la réponse est non
00:31:58et on doit être en mesure
00:31:59de pouvoir avoir
00:32:00des vraies propositions là-dessus
00:32:01et ça demande de la clarification
00:32:02justement Maxime Da Silva
00:32:03vous invite à la clarification
00:32:05sur le contournement Est
00:32:06je vais clarifier et je suis très claire
00:32:07j'ai toujours été
00:32:08une défenseure
00:32:10du contournement Est
00:32:11que ce soit au département
00:32:13que ce soit à la métropole
00:32:14ou à la ville de Rouen
00:32:15parce que je considère
00:32:16que c'est un sujet
00:32:17de qualité de vie
00:32:17de qualité d'air
00:32:18de l'air aussi pardon
00:32:19c'est un sujet
00:32:20de décongestionnement
00:32:21de la ville
00:32:21et c'est un sujet
00:32:22d'envergure sur un territoire
00:32:23on est une des rares métropoles
00:32:25en France
00:32:26qui n'a pas de contournement
00:32:26aujourd'hui le constat
00:32:28et c'est la réalité aussi
00:32:29il faut être honnête pour le dire
00:32:31les finances publiques
00:32:32elles ne permettront pas
00:32:33de financer à la fois
00:32:34un contournement
00:32:34à la fois un train
00:32:35et je pense qu'il faut
00:32:36remettre autour de la table
00:32:37tous les acteurs
00:32:37parce que pour défendre
00:32:38les projets d'infrastructure
00:32:39ce n'est pas uniquement
00:32:40les collectivités territoriales
00:32:41qui le font
00:32:41elles ont aussi besoin
00:32:42des acteurs locaux
00:32:43que ce soit des acteurs économiques
00:32:44que ce soit des acteurs associatifs
00:32:46et il faut porter ensemble
00:32:47un projet d'envergure
00:32:48pour le territoire
00:32:49et aujourd'hui en effet
00:32:50on met le contournement Est
00:32:51entre parenthèses
00:32:52en attendant
00:32:52la LMPN
00:32:53en effet
00:32:53la priorité pour moi
00:32:54c'est le ferroviaire
00:32:55parce que c'est ce qui est demandé
00:32:56de manière large
00:32:57moi j'ai fait mes études
00:32:58à Paris
00:32:59à l'époque je mettais
00:33:001h05 pour aller à Paris
00:33:01quand aujourd'hui
00:33:01il faut mettre en moyenne
00:33:031h20
00:33:031h25
00:33:04ça questionne
00:33:05et forcément
00:33:05on n'a pas envie que Rouen
00:33:07soit uniquement
00:33:08une ville dortoir
00:33:09ce qu'elle n'est pas
00:33:09mais il ne faudrait pas
00:33:10que ça tende vers ça
00:33:11donc on a besoin en effet
00:33:12de mettre
00:33:13toutes les forces communes
00:33:14ensemble
00:33:14qu'importe les sensibilités politiques
00:33:16mais pour ça il faut travailler
00:33:17avec le département
00:33:18il faut travailler avec la région
00:33:19il faut travailler avec l'Etat
00:33:20sur un projet d'infrastructure
00:33:21pour notre territoire
00:33:22alors je suis content
00:33:23que mon interpellation
00:33:23ait permis à Marine Caron
00:33:25d'essayer de dire ça
00:33:27mais loin de moi
00:33:29c'est juste que vous ne l'écoutez pas
00:33:29loin de moi
00:33:30mon ambition de vouloir faire
00:33:30votre métier de journaliste
00:33:32à votre place
00:33:32monsieur Bouteyer
00:33:33puisque vous le faites déjà très bien
00:33:34mais je voudrais en profiter
00:33:35peut-être
00:33:36me soutiendrez-vous là-dessus
00:33:37pour savoir si dans l'hypothèse
00:33:39où le parcours législatif
00:33:40de l'abrogation de la ZDFE
00:33:41va jusqu'au bout
00:33:42si monsieur Maillard-Rossignol
00:33:43compte enfin nous débarrasser
00:33:44de ce projet
00:33:45injuste socialement
00:33:46et écologiquement
00:33:47on allait venir à la ZDFE
00:33:48c'est une question
00:33:49qu'on voulait vous poser
00:33:50Nicolas Maillard-Rossignol
00:33:51puisque le projet
00:33:52d'abrogation de loi
00:33:53d'abrogation des ZDFE
00:33:55suit son parcours législatif
00:33:57adopté dans une commission
00:33:59mixte paritaire
00:33:59entre députés et sénateurs
00:34:00si c'est abrogé
00:34:01si la loi va à son terme
00:34:03oui la droite et l'extrême droite
00:34:04non non c'est pas vrai monsieur
00:34:05excusez-moi
00:34:06la France Insoumise
00:34:07a voté contre
00:34:07pourquoi vous dites
00:34:08que c'est la droite et l'extrême droite
00:34:09est-ce que vous pouvez
00:34:09éclairer votre position
00:34:10monsieur Maillard-Rossignol
00:34:11c'est pas la peine
00:34:12d'être agressif
00:34:13je ne suis pas agressif
00:34:14mais faites gaffe
00:34:15je vous remercie
00:34:16de jouer le professeur
00:34:17mais si vous voulez bien
00:34:18vous avez compris
00:34:18des élus communistes
00:34:19qui ont voté
00:34:19pour l'abrogation de la ZDFE
00:34:20est-ce que c'est la droite
00:34:21et l'extrême droite
00:34:21monsieur Maillard-Rossignol
00:34:22on peut convenir
00:34:23que c'est transpartisan
00:34:24c'est bien connu
00:34:25qu'au Sénat
00:34:25la majorité est de gauche
00:34:27non écoutez
00:34:28on parle d'une commission
00:34:29mixte paritaire
00:34:29avec des sénateurs
00:34:30donc si vous voulez
00:34:31qu'il y ait une majorité
00:34:31au Sénat
00:34:32ne qualifiez pas
00:34:33de droite et d'extrême droite
00:34:34la gauche de ce pays
00:34:35il y a eu beaucoup
00:34:36de contre-vérités
00:34:37vous avez eu beaucoup
00:34:42je sais que le débat
00:34:46dans la France insoumise
00:34:47est parfois
00:34:47un peu difficile à voir
00:34:48arrêtez vos caricatures
00:34:50non je n'ai pas besoin
00:34:51de caricature
00:34:53on va laisser passer
00:34:54le parler
00:34:55donc si on peut revenir
00:34:56un tout petit peu
00:34:57à Rouen et aux Rouennais
00:34:58d'abord il faut
00:34:59il faut rappeler les choses
00:35:00la ZDFE
00:35:00n'est pas une décision locale
00:35:02c'est une règle européenne
00:35:05c'est une règle européenne
00:35:06pour laquelle
00:35:07le délai
00:35:09et le retard de transposition
00:35:10au niveau national
00:35:11par la France
00:35:12a généré notamment
00:35:13des décisions de justice
00:35:15sanctionnant la France
00:35:16pour son inaction
00:35:18sur la qualité de l'air
00:35:19premier point
00:35:19deuxième point
00:35:20c'est une loi
00:35:21qui a été votée
00:35:21madame Caron
00:35:22vous êtes quand même
00:35:22sacrément gonflée
00:35:23par vos alliés
00:35:25pas par les nôtres
00:35:26ni non plus d'ailleurs
00:35:27la France insoumise
00:35:27par le député de l'époque
00:35:29qui est un de vos alliés
00:35:30monsieur Adam
00:35:31et beaucoup d'autres
00:35:32bon
00:35:32troisième point
00:35:33jusqu'en 2019-2020
00:35:35Rouen avait
00:35:36la troisième pire qualité de l'air
00:35:38je rappelle que la ZFE
00:35:39n'est pas un sujet écologique
00:35:40c'est un sujet de santé publique
00:35:42bon
00:35:42on peut discuter sur les critères
00:35:43tout ce que vous voulez
00:35:44mais en attendant
00:35:44on avait la troisième pire
00:35:45et donc
00:35:46ce qui aurait été punitif
00:35:48madame Caron
00:35:49c'est que si nous n'avions pas agi
00:35:50aujourd'hui nous serions obligés
00:35:52par la loi
00:35:52que vos amis ont voté
00:35:53d'interdire tous les véhicules
00:35:55critères 5
00:35:564
00:35:563
00:35:57vous avez mis en place
00:35:58de manière un peu anticipée
00:36:00et donc
00:36:00nous avons évité
00:36:02et nous avons
00:36:02et heureusement qu'on l'a fait
00:36:04parce que mes prédécesseurs
00:36:05ne l'avaient pas fait
00:36:05et parce que vous
00:36:06n'aviez pas mis en place
00:36:07avec cette loi
00:36:08qui était très mal faite
00:36:09les mesures suffisamment incitatives
00:36:11pour aider les gens
00:36:12à changer de véhicule
00:36:13si nous ne l'avions pas fait
00:36:14nous serions obligés
00:36:15et ça ce serait une vraie bombe sociale
00:36:16aujourd'hui
00:36:17d'interdire les critères 3
00:36:19c'est à dire
00:36:19un véhicule sur 3
00:36:20et moi je suis très fier
00:36:21qu'on ait pu éviter cela
00:36:23et ce qui nous permet aujourd'hui
00:36:24et ça répond à la question
00:36:25qui a été posée tout à l'heure
00:36:26qui était tout aussi malhonnête
00:36:27d'éviter la ZF maintenant
00:36:29puisque maintenant
00:36:30nous n'avons plus que
00:36:31les critères 5-4
00:36:32puisque nous sommes repassés
00:36:34en dessous des seuils
00:36:35et je vous invite à vérifier
00:36:36c'est l'association indépendante
00:36:37Atmo
00:36:38que précisément
00:36:39effectivement le département
00:36:40ne veut plus financer
00:36:40si vous perdez votre outil législatif
00:36:43qui permet la mise en place
00:36:44de la ZF
00:36:44nous sommes en dessous des seuils
00:36:46et si on repasse au-dessus
00:36:48que se passera-t-il
00:36:48mais nous ne sommes plus
00:36:49précisément
00:36:50regardez les tendances
00:36:51donc je suis très précis
00:36:52les tendances nationales
00:36:52d'ailleurs
00:36:52les tendances nationales
00:36:53qui sont liées aussi
00:36:54au renouvellement du parc
00:36:54nous avons la meilleure progression
00:36:56de France
00:36:57c'est facile à vérifier
00:36:58bien sûr
00:36:59vous avez raison
00:37:00il y a des évolutions générales
00:37:01les véhicules eux-mêmes
00:37:02c'est tout à fait vrai
00:37:03sauf que
00:37:04quand on regarde
00:37:05il y a deux territoires
00:37:06qui ont eu le meilleur parcours
00:37:08et la meilleure performance
00:37:09c'est Reims et Rouen
00:37:11pour être précis
00:37:11c'est Rouen puis Reims
00:37:12et bien moi je suis fier
00:37:14qu'on ait été
00:37:15aujourd'hui
00:37:15ceux qui avons le plus
00:37:17amélioré de France
00:37:18la qualité de l'air
00:37:19parce que ça nous permet
00:37:20d'éviter ce débat
00:37:21qui est un débat
00:37:22en réalité instrumentalisé
00:37:23oui par l'extrême droite
00:37:24au niveau national
00:37:25pour des questions populistes
00:37:26et je trouve que c'est regrettable
00:37:28moi je suis très content
00:37:29aujourd'hui
00:37:30c'est ce que nous avons fait
00:37:32vous savez monsieur Boutier
00:37:33que nous avons mis en place
00:37:35le pass ZFE
00:37:36qui a été mis en place
00:37:36par d'autres métropoles
00:37:37et pourquoi nous avons pu mettre
00:37:38ce pass ZFE
00:37:39oui la métropole
00:37:39parce que
00:37:40les collègues
00:37:41qui en parlent aujourd'hui
00:37:42ici
00:37:43les autres candidats
00:37:43ne souhaitent pas avoir
00:37:44la métropole
00:37:45je suis là que tout ça
00:37:45est métropolitain
00:37:46quand même
00:37:46bon bref
00:37:47peu importe
00:37:48mais moi au moins
00:37:49j'essaye d'être cohérent
00:37:50parce que ce sujet
00:37:51est au niveau métropolitain
00:37:53évidemment
00:37:53parce que les pics de pollution
00:37:55ils sont sur quoi ?
00:37:56sur la Sud 3
00:37:56sur le boulevard industriel
00:37:57c'est-à-dire en grande partie
00:37:58pas sur le territoire
00:37:59de la ville de Rouen
00:38:00mais juste à côté
00:38:00sur l'agglomération
00:38:01et nous avons pu
00:38:02parce que
00:38:03je rappelle quand même
00:38:04qu'on était à plus de 50 microgrammes
00:38:06par mètre cube de Nox
00:38:07c'est-à-dire le 3ème pire de France
00:38:08l'année dernière
00:38:09on était à 24
00:38:10et pour ce début d'année
00:38:11vous n'avez pas eu de pic de pollution
00:38:12d'ailleurs pas non plus
00:38:13sur les particules fines
00:38:14et on est à 22
00:38:15bon et bien moi
00:38:16je suis fier de ça
00:38:17on va passer à la 3ème partie
00:38:22c'est le 3ème thème
00:38:24qu'on a choisi d'aborder
00:38:25dans ce débat des municipales
00:38:26le cadre de vie
00:38:27on a inclus dans cet item
00:38:29la propreté
00:38:30la sécurité
00:38:30les transports
00:38:31l'attractivité de la ville
00:38:33en une question
00:38:34comment faire de Rouen
00:38:35une ville plus agréable
00:38:37à vivre
00:38:38Marine Caron
00:38:39est-ce que vous avez
00:38:39des propositions là-dessus ?
00:38:41Bien sûr
00:38:42et contrairement
00:38:43à ce que
00:38:44Maxime Dacilva
00:38:45dira certainement
00:38:46juste après
00:38:47la sécurité
00:38:48fait partie de ses priorités
00:38:49parce que
00:38:50c'est pas un sujet
00:38:52qui appartiendrait
00:38:53à un camp ou à un autre
00:38:53parce que ça concerne
00:38:54notre liberté
00:38:55et notre sécurité à tous
00:38:56que ça soit
00:38:57les jeunes
00:38:58que ce soit les familles
00:38:59que ce soit les actifs
00:39:00qui travaillent la nuit aussi
00:39:01en horaire décalé
00:39:02que ce soit les seniors
00:39:03qui ne se déplacent plus
00:39:04de la même manière aujourd'hui
00:39:05et sont inquiets
00:39:06de beaucoup de choses
00:39:07donc mettre des moyens
00:39:09sur la sécurité
00:39:09c'est une priorité
00:39:10mettre des moyens
00:39:11sur la propreté de la ville
00:39:12c'est une priorité
00:39:14également
00:39:14parce qu'aujourd'hui
00:39:15on a une ville
00:39:17et les gens le disent
00:39:18qui est plus sale
00:39:19qu'elle ne l'était
00:39:20par le passé
00:39:20donc différents phénomènes
00:39:22la question de la volonté
00:39:23de supprimer en 2021
00:39:24les corbeilles de rue
00:39:25et de proximité
00:39:26la question de la lutte
00:39:27contre la dératisation
00:39:29on a divisé par deux
00:39:30les moyens
00:39:30depuis cinq ans maintenant
00:39:31donc c'est des sujets
00:39:33qui sont essentiels
00:39:33aujourd'hui
00:39:34et sur lesquels
00:39:35on doit remettre
00:39:36l'axe très clairement
00:39:37parce que ça concerne
00:39:38le quotidien des habitants
00:39:39et tout ça
00:39:40ça a un impact aussi
00:39:41en termes d'attractivité
00:39:42sur le commerce de proximité
00:39:43et donc c'est des enjeux
00:39:44sur lesquels
00:39:44nous on fait des propositions
00:39:45très claires
00:39:47parmi vos propositions
00:39:48justement
00:39:48il y a le fait
00:39:49de renforcer
00:39:49les effectifs
00:39:50de police municipale
00:39:52là je reviens
00:39:52une fois encore
00:39:53sur le chiffrage
00:39:55est-ce que vous avez chiffré
00:39:56le coût que ça représenterait
00:39:57pour la ville
00:39:57c'est un coût important
00:39:58bien sûr qu'on l'a chiffré
00:39:59alors nous ce qu'on veut
00:40:00c'est une police municipale
00:40:01d'élite
00:40:01qui soit formée
00:40:02qui soit armée
00:40:03qui soit présente
00:40:0324h sur 24
00:40:047 jours sur 7
00:40:05comme c'est le cas
00:40:06dans la majeure partie
00:40:07et quasiment
00:40:08l'intégralité
00:40:08des grandes métropoles
00:40:1070% des polices municipales
00:40:12sont armées aussi
00:40:12il ne s'agit pas
00:40:13d'armer n'importe comment
00:40:15mais il s'agit d'avoir
00:40:17une vision qui soit claire
00:40:18donc formation
00:40:20brigade de nuit
00:40:21et brigade nocturne
00:40:22en priorité
00:40:22pas tous les agents
00:40:24bien entendu
00:40:25ça c'est un point
00:40:26les vidéos de caméra
00:40:27vidéo protection
00:40:28aussi
00:40:28un renforcement
00:40:29sur ce sujet là
00:40:31essentiel
00:40:31la question de l'éclairage public
00:40:32on l'a chiffré
00:40:33à terme
00:40:34au bout du mandat
00:40:35à 2 millions d'euros par an
00:40:362 millions d'euros par an
00:40:38pour toutes ces mesures là
00:40:39en termes de fonctionnement
00:40:39après il y a de l'investissement aussi
00:40:41et donc les deux se cumulent
00:40:42sachant qu'une caméra
00:40:43de vidéosurveillance
00:40:43c'est en gros
00:40:4420 000 euros à l'achat
00:40:45puis il faut ensuite
00:40:46si vous regardez sur le site
00:40:47de la ville de Rouen
00:40:48contrairement à ce que
00:40:49un des agents
00:40:50de monsieur le maire
00:40:51sortant a dit
00:40:51c'est pas 50 000 euros
00:40:53c'est à charge
00:40:54pour la ville
00:40:55c'est 15 000 euros
00:40:55en moyenne pour une caméra
00:40:56après il y a différents
00:40:57dispositifs de caméra
00:40:58ça dépend aussi des marchés
00:40:59de plein de choses
00:41:00mais on peut estimer
00:41:01que c'est entre 10 et 15 000
00:41:02de manière raisonnable
00:41:03Nicolas Maillard-Rossignol
00:41:04vous aussi
00:41:05vous voulez passer
00:41:05les effectifs de police municipale
00:41:07de 72 agents
00:41:08aujourd'hui
00:41:08à 100 à la fin du mandat
00:41:10c'est pas une ville
00:41:11assez sûre Rouen
00:41:13on peut toujours faire mieux
00:41:14sur la sécurité
00:41:16d'abord je voudrais
00:41:17mentionner
00:41:18deux trois éléments
00:41:18qui sont concrets
00:41:19et qui sont importants
00:41:20contrairement à ce qu'a dit
00:41:21monsieur Da Silva
00:41:22je ne pense pas
00:41:23que les caméras
00:41:24de vidéoprotection
00:41:25soient je cite
00:41:26inutiles
00:41:26je crois qu'elles sont utiles
00:41:28c'est pas la panacée
00:41:29non plus
00:41:29on en a développé
00:41:31beaucoup
00:41:32contrairement à ce que vous dites
00:41:33madame Caron
00:41:33mais c'est très simple
00:41:34à expliquer
00:41:34le coût d'une caméra
00:41:36c'est pas juste la caméra
00:41:37c'est le génie civil
00:41:37pour l'implanter
00:41:38donc ça dépend
00:41:39où vous la mettez
00:41:39à quelle hauteur
00:41:40sur un mât
00:41:41ou sur un immeuble
00:41:41et donc le coût peut varier
00:41:42de 5000 à 50 000
00:41:44en fonction de l'endroit
00:41:44mais tout le monde
00:41:45peut comprendre ça
00:41:45sur le site de la ville de Ronde
00:41:46tout est vérifié
00:41:47vérifié
00:41:48vérifiez ce point là
00:41:49alors et on sera d'accord
00:41:49ça nous fera un point de confiance
00:41:50ce que j'essaye de vous dire
00:41:53c'est que
00:41:53nous avons plus que triplé
00:41:55en réalité le nombre de caméras
00:41:57est-ce que c'est une baguette magique ?
00:41:58Non
00:41:58est-ce qu'il faut en mettre partout ?
00:41:59Je ne crois pas
00:42:00par contre effectivement
00:42:01de manière ciblée
00:42:01c'est utile
00:42:03deuxième point
00:42:04les effectifs de police municipale
00:42:06à ne pas confondre
00:42:06avec la police nationale
00:42:07et je vous prie de croire
00:42:08que les dealers
00:42:09savent très bien faire la différence
00:42:10et bien sur la police municipale
00:42:12on a augmenté de 33%
00:42:14c'est facile à vérifier
00:42:15on a créé des brigades spécifiques
00:42:16il reste un sujet
00:42:17qu'on veut développer
00:42:18mais ça n'est pas si simple
00:42:19parce que ça a un coût important
00:42:21évidemment
00:42:21c'est la brigade de nuit
00:42:22qui aujourd'hui travaille
00:42:23du mardi au dimanche
00:42:25de 21h à 3h30 à peu près
00:42:27et moi je voudrais
00:42:28qu'elle travaille
00:42:28tous les soirs
00:42:29et toutes les nuits
00:42:29mais pour faire ça
00:42:30tout le monde comprend bien
00:42:31qu'on ne va pas demander
00:42:31à un policier
00:42:32de travailler toutes les nuits
00:42:32de la semaine
00:42:33tout le temps
00:42:36et donc ça veut dire
00:42:37plus d'effectifs
00:42:38en équivalent temps plein
00:42:39et donc ça nous fait
00:42:40grosso modo passer
00:42:41sur le mandat effectivement
00:42:42de 72 aujourd'hui à 100
00:42:43troisième point
00:42:44qu'on oublie toujours
00:42:45et je suis toujours frappé
00:42:46mais en même temps
00:42:46pas tellement surpris
00:42:47qu'un certain nombre
00:42:48de candidats n'en parlent jamais
00:42:49la sécurité
00:42:50c'est aussi la prévention
00:42:51c'est aussi la prévention spécialisée
00:42:53c'est aussi le soutien
00:42:54aux associations
00:42:55c'est aussi la réinsertion
00:42:56des détenus
00:42:57c'est un continuum
00:42:58c'est pas uniquement
00:42:59les effectifs de police
00:43:00sinon en fait
00:43:00on instrumentalise le sujet
00:43:02pour des raisons électorales
00:43:03et moi je ne ferais pas cela
00:43:04Si on regarde les chiffres
00:43:05quand même il y a des chiffres
00:43:06qui ont été mis en avant
00:43:07qui pointent Rouen
00:43:08comme étant la quatrième ville
00:43:09la moins sûre de France
00:43:11mais enfin
00:43:11c'est des chiffres
00:43:12qui sont sujets à caution
00:43:13mais c'est ridicule
00:43:14dans ce même classement
00:43:15Marseille est dixième
00:43:16vous pensez vraiment
00:43:17qu'on est deux fois et demi
00:43:18moins sûr que Marseille
00:43:19c'est des chiffres du ministère
00:43:21de l'intérieur
00:43:21non c'est tout simplement
00:43:22lié au fait que Rouen
00:43:23est une petite ville
00:43:24et que donc ce genre de classement
00:43:25qui est un ratio
00:43:26entre le nombre de faits d'insécurité
00:43:28et la taille de la ville
00:43:29exclut évidemment
00:43:30des zones résidentielles
00:43:31où il y a moins de faits d'insécurité
00:43:32qui dans notre circonscription
00:43:33administrative ici à Rouen
00:43:34sont plutôt à des villes
00:43:35à Mont-Saint-Aignan
00:43:36autour à Darnétal
00:43:37et donc ne sont pas comptées
00:43:38c'est très simple à expliquer
00:43:39non la vérité
00:43:40c'est qu'il y a évidemment
00:43:41des sujets d'insécurité
00:43:42bien sûr
00:43:43il faut les traiter comme tels
00:43:44Madame Caron
00:43:45si vous pouviez nous aider
00:43:46à demander à ce que
00:43:47les engagements
00:43:48de votre collègue
00:43:49Monsieur Castaner
00:43:50qui est venu à la dalle de la Grand-Mar
00:43:51en avril 2019
00:43:52et je peux vous dire
00:43:54que les habitants s'en souviennent
00:43:55qui avaient annoncé
00:43:56des renforts de police nationale
00:43:57parce que si on veut vraiment
00:43:58lutter contre le trafic
00:43:59je suis désolé
00:44:00mais c'est pas la police municipale
00:44:01qui peut le faire
00:44:02elle n'en a même pas
00:44:02le droit juridiquement
00:44:04elle a des moyens
00:44:05mais elle a des moyens limités
00:44:06et donc il faut faire attention
00:44:07aussi à ça
00:44:07et moi je fais attention aussi
00:44:08à la sécurité des agents
00:44:09si ces engagements
00:44:10pouvaient être tenus
00:44:11ça serait bien
00:44:12mais oui mais c'est un petit peu tard
00:44:13vous vous réveillez un petit peu tard
00:44:15ça fait 7 ans
00:44:16et si je peux juste terminer ma phrase
00:44:19ça fait 7 ans
00:44:20qu'on attend ses effectifs
00:44:22il manque une centaine de policiers
00:44:23de police nationale
00:44:24et pour être précis
00:44:26c'est pas juste Rouen
00:44:27c'est aussi Elbeuf
00:44:28c'est la circonscription de Rouen
00:44:29et si vous faites le 17 le week-end
00:44:31vous voyez très bien ce que je veux dire
00:44:32mais pour en rester
00:44:33juste là-dessus
00:44:33il faut que la police municipale
00:44:36puisse aller partout aussi
00:44:37partout
00:44:37est-ce que vous l'armez
00:44:38la police municipale ?
00:44:39non elle va partout
00:44:40elle est déjà
00:44:40bien sûr que si elle va partout
00:44:42et heureusement
00:44:42elle participe à des opérations
00:44:44de coordination
00:44:45avec la police nationale
00:44:46simplement
00:44:47vous savez quand vous êtes maire
00:44:48madame Caron
00:44:49vous devez faire attention
00:44:50à la sécurité
00:44:52oui mais au moins
00:44:53on se préoccupe de sécurité
00:44:54monsieur Desilva
00:44:55on ne considère pas
00:44:55que c'est un non-sujet
00:44:56si vous ne l'avez pas fait
00:44:57avec toutes les caméras
00:44:59je pense que
00:45:00mais je suis très surpris
00:45:01quand vous dites
00:45:01que vous voulez supprimer
00:45:02toutes les caméras
00:45:02parce que précisément
00:45:03ce sont dans les quartiers
00:45:05les plus populaires
00:45:06que l'on demande cela
00:45:07décidément
00:45:10je vous propose
00:45:12de suspendre
00:45:12l'implantation
00:45:13de nouvelles caméras
00:45:13et non pas de supprimer
00:45:14ça qui soit
00:45:14merci
00:45:15je pense qu'on en a besoin
00:45:19dans un certain nombre
00:45:20de quartiers
00:45:20encore aujourd'hui
00:45:21et qu'il faut développer
00:45:22sur l'armement
00:45:23je signale quand même
00:45:24qu'il y a déjà
00:45:25des équipements
00:45:26de protection individuelle
00:45:27des armes non létales
00:45:28qui existent
00:45:29déjà aujourd'hui
00:45:30mais faisons très attention
00:45:32là aussi c'est facile
00:45:32de jouer sur les mots
00:45:33pendant une campagne
00:45:34armer
00:45:34c'est prendre le risque
00:45:36qu'il y ait plus de coups de feu
00:45:37et qu'il y ait une escalade
00:45:38dans la ville
00:45:38et moi je dis attention
00:45:40alors sur la sécurité
00:45:41très brièvement
00:45:42et on va passer aux autres
00:45:42sujets de cadre de vie
00:45:43j'ai vu monsieur Da Silva
00:45:45justement bondir
00:45:46quand monsieur Maïa Rossignol
00:45:47disait qu'aucun candidat
00:45:48ne parlait de prévention
00:45:49justement la prévention
00:45:50c'est peut-être ce qui est
00:45:51au cœur de votre programme
00:45:51sur la sécurité
00:45:52on n'en avait pas parlé avant
00:45:53c'est tout
00:45:53donc sur la question de la prévention
00:45:55vous c'est un peu le cœur
00:45:56de votre programme
00:45:56sur la sécurité
00:45:57qu'est-ce que vous envisagez
00:45:59et pourquoi vous ne souhaitez pas
00:46:00déployer les mêmes moyens
00:46:01que vos concurrents
00:46:02bon déjà je veux répondre
00:46:03à monsieur Maïa Rossignol
00:46:04qui dit que je dis
00:46:04que les caméras sont inutiles
00:46:05non je dis qu'elles sont inefficaces
00:46:07quand on regarde
00:46:08les cas de résolution
00:46:09en justice pénale
00:46:10aujourd'hui
00:46:11dans les outils
00:46:12qui permettent de résoudre
00:46:13des cas de justice pénale
00:46:15les cas de méras
00:46:15de vidéosurveillance
00:46:16n'interviennent que dans
00:46:161 à 3% des cas
00:46:18ce qui est quand même
00:46:19relativement faible
00:46:20et ce que je dis moi
00:46:21ce que je dis moi
00:46:23c'est que vis-à-vis
00:46:23de la tranquillité publique
00:46:25mais comment vous pouvez dire ça
00:46:25aux victimes
00:46:25vous vous rendez compte
00:46:26c'est une réalité
00:46:28la réalité c'est la famille
00:46:29c'est les chiffres du ministère
00:46:30mais monsieur Da Silva
00:46:31vous vous rendez compte
00:46:32moi je suis maire
00:46:33j'ai des situations
00:46:34avec des familles
00:46:34où des gens se sont fait agresser
00:46:36heureusement
00:46:37qu'on a les images
00:46:38qu'on met à disposition
00:46:39de la police enfin
00:46:40et de la justice
00:46:41vous vous rendez compte
00:46:42et vous dites c'est juste
00:46:43vous dites c'est juste 1%
00:46:44mais si ce 1%
00:46:46ce sont des situations
00:46:47qui sont importantes
00:46:48elles mettent tout le fric
00:46:48en direction de la sécurité
00:46:50vous vous rendez pas compte
00:46:50pour les caméras
00:46:51de vidéosurveillance
00:46:52qui ne résoutent
00:46:52qu'à 1 à 3% des cas
00:46:54et donc les gens
00:46:55ils demandent
00:46:55qu'il y ait des vraies solutions
00:46:57et ici
00:46:58personne n'a employé
00:46:59le mot de proximité
00:47:01or
00:47:02c'est ça
00:47:02le rôle premier
00:47:03de la police municipale
00:47:04elle doit jouer
00:47:05un rôle de proximité
00:47:06je suis d'accord
00:47:07avec le fait
00:47:08qu'il faille mettre
00:47:08le paquet sur l'augmentation
00:47:09des effectifs
00:47:10de la police nationale
00:47:11nous menons ce combat
00:47:12à la France insoumise
00:47:14et je veux resouligner ici
00:47:15je veux resouligner ici
00:47:16que les effectifs
00:47:18de police nationale
00:47:18qui sont censés lutter
00:47:20contre les trafics
00:47:21et contre cette insécurité
00:47:23dont on parle
00:47:24c'est pas le rôle du maire
00:47:26puisque c'est le rôle
00:47:26du ministère de l'intérieur
00:47:27de doter
00:47:28en nombre d'agents publics
00:47:30suffisants
00:47:31des policiers municipaux
00:47:32pour pouvoir lutter
00:47:33contre les problèmes
00:47:33d'insécurité
00:47:34budget
00:47:34qui sont aujourd'hui
00:47:35qui prennent à la gorge
00:47:37le service public
00:47:38des forces de l'ordre
00:47:38budget
00:47:39que ces deux-là soutiennent
00:47:40en fait il y a un moment aussi
00:47:41il faut être cohérent
00:47:42certes on est sur une élection locale
00:47:43mais le fait de pouvoir agir localement
00:47:46est conditionné à ce qu'on vote
00:47:48nationalement
00:47:48et je veux dire à celles
00:47:49et ceux qui nous écoutent
00:47:50arrêtez de vous faire avoir
00:47:51parce qu'ils sont en train
00:47:51de vous dire au micro
00:47:52je vais mettre trois caméras par-ci
00:47:53trois caméras par-là
00:47:54et augmenter de 10-20 agents
00:47:57la police municipale
00:47:58mais tout ce que vous constatez
00:48:00aujourd'hui à la ville de Rouen
00:48:01ça ne va pas se régler
00:48:02la preuve
00:48:02ils font ça depuis 10-20-30-40 ans
00:48:05et les situations
00:48:05ne font que se dégrader
00:48:07le cadre de vie
00:48:07c'est aussi la propreté
00:48:09vous en parlez dans votre programme
00:48:10Nicolas Maillard-Rossignol
00:48:12est-ce que la propreté
00:48:12c'est uniquement des sanctions
00:48:15et de la dissuasion
00:48:16contre les incivilités
00:48:17ça passe uniquement par là ?
00:48:19non bien sûr
00:48:19c'est tout un ensemble
00:48:20contrairement à ce qui a été dit
00:48:21tout à l'heure
00:48:22il faut savoir que toutes les grandes villes
00:48:24sont évaluées
00:48:25par une association
00:48:26des villes pour la propreté urbaine
00:48:27et donc on peut mesurer
00:48:29par exemple
00:48:29le nombre de dépôts sauvages
00:48:30il y a un certain nombre de critères
00:48:31et sur cette base-là
00:48:33et c'est une association
00:48:34qui est indépendante
00:48:35la ville de Rouen
00:48:36a progressé en propreté
00:48:37et pas depuis juste mon mandat
00:48:39depuis maintenant un certain temps
00:48:41une dizaine d'années
00:48:42et effectivement
00:48:43ces dernières années en particulier
00:48:44évidemment c'est hétérogène
00:48:45ça dépend des quartiers
00:48:46ça dépend des situations
00:48:47mais il est incontestable
00:48:48que la propreté
00:48:49s'est améliorée à Rouen
00:48:51maintenant qu'est-ce qu'on peut faire
00:48:53il y a d'abord des questions
00:48:54d'aménagement
00:48:54d'aménagement urbain
00:48:56de système
00:48:56de propreté déchets
00:48:57mais là aussi
00:48:58je trouve qu'il y a un peu
00:48:59d'hypocrisie dans le débat
00:49:00parce que les camions poubelles
00:49:01c'est la métropole
00:49:02donc quand on m'explique
00:49:03que moi
00:49:04merdoron
00:49:05je vais faire ceci
00:49:05je vais faire cela
00:49:06sur les camions poubelles
00:49:07sur à quelle heure ils passent
00:49:08sur leurs fréquences
00:49:09etc
00:49:09alors que c'est métropolitain
00:49:11franchement
00:49:12c'est un peu
00:49:13c'est juste
00:49:14je vais juste terminer
00:49:16s'il vous plaît
00:49:17juste ma phrase
00:49:17et je m'arrête là
00:49:18je pense qu'on peut faire confiance
00:49:21au journaliste
00:49:21monsieur Dassiva
00:49:22c'est très bien
00:49:24donc je l'utilise
00:49:26juste pour terminer
00:49:27sur la propreté
00:49:28je termine ma phrase
00:49:29si vous voulez bien
00:49:30juste que je termine
00:49:31donc j'essaie juste
00:49:32d'être précis
00:49:33sur qui est responsable
00:49:34de quoi
00:49:34la propreté
00:49:35c'est aussi du civisme
00:49:36et toutes les personnes
00:49:37qui sont confrontées
00:49:38à des problèmes
00:49:39de propreté
00:49:40de dépôt sauvage
00:49:41savent très bien
00:49:42que le premier sujet
00:49:43c'est est-ce que je fais attention
00:49:44où je mets ma poubelle
00:49:45c'est est-ce que je m'occupe bien
00:49:46de mon animal de compagnie
00:49:47etc etc
00:49:48donc oui les sanctions sont utiles
00:49:49c'est d'ailleurs public
00:49:50on verbalise à peu près
00:49:5170 personnes
00:49:53par mois
00:49:53avec la brigade
00:49:54environnement-propreté
00:49:55Maxime Dassilva
00:49:56puisque vous êtes en retard
00:49:57effectivement sur les temps de parole
00:49:58oui on confirme
00:49:59qu'on les compte
00:50:00vos propositions
00:50:02vous sur la propreté
00:50:03pour faire de Rouen
00:50:03une ville plus propre
00:50:05oui
00:50:05bon déjà
00:50:09plein de gens
00:50:10qui pourraient entendre
00:50:11dire que Rouen est propre
00:50:12peut-être
00:50:13bondissent
00:50:14que Rouen est sale
00:50:15je dis pas que Rouen est sale
00:50:16j'ai dit qu'il y a des problèmes
00:50:17de pauvreté
00:50:18vous avez déjà de l'avance
00:50:19arrêté de nous couper
00:50:19donc on a aujourd'hui
00:50:21on est resté courtois
00:50:23c'est pas courtois de couper
00:50:24pourtant vous reprenez pas
00:50:25mon adversaire
00:50:26c'est pas courtois de dire
00:50:27ce que je n'ai pas dit
00:50:27sur l'enratisation de la ville
00:50:29il y a un vrai sujet
00:50:30aujourd'hui
00:50:33quasiment l'ensemble
00:50:33des quartiers de Rouen
00:50:34sont concernés
00:50:35par l'enratisation
00:50:36de la ville
00:50:37je crois qu'il faut
00:50:39mettre en place
00:50:41un grand plan
00:50:41de dératisation
00:50:42sur cette ville
00:50:43qui soit beaucoup plus ambitieux
00:50:44je suis allé
00:50:45pour essayer de travailler
00:50:46à la construction du programme
00:50:48au salon des maires de France
00:50:50à l'automne
00:50:51et j'ai rencontré
00:50:52beaucoup d'acteurs
00:50:53qui agissent
00:50:54sur la dératisation
00:50:55avec des villes
00:50:55dans lesquelles
00:50:55il y a eu des résultats
00:50:56notamment sur
00:50:58ce problème
00:50:59de santé publique
00:51:00et aussi ce problème
00:51:01de dignité des habitants
00:51:02il y a des quartiers de Rouen
00:51:03dans lesquels
00:51:04j'ai échangé
00:51:06avec des maires de famille
00:51:07qui plutôt
00:51:07pour les périodes
00:51:08hivernales
00:51:09lorsque la nuit
00:51:10tombe tôt
00:51:12ne laissent plus
00:51:12leurs enfants
00:51:13aller jouer dehors
00:51:15sans surveillance
00:51:16parce qu'en fait
00:51:17il y a des rongères
00:51:18qui ont la taille de chat
00:51:20et qui course les petits
00:51:21sur des endroits de Rouen
00:51:22et donc il faut
00:51:23qu'il y ait de l'investissement
00:51:24massif là-dessus
00:51:26et donc je le dis
00:51:27si nous remportons l'élection
00:51:28nous ferons un grand plan
00:51:29de dératisation
00:51:29juste parce qu'on ne peut pas
00:51:31la dératisation
00:51:31tout le monde la propose
00:51:32ouais mais en fait
00:51:33tout le monde la propose
00:51:34mais il y a des gens aussi
00:51:35qui sont en manette
00:51:35et qui n'ont rien fait
00:51:36mais bien sûr
00:51:37en tout cas
00:51:38pas en proportion suffisante
00:51:38c'est juste que je veux dire
00:51:40attendez parce qu'on parle
00:51:41de la pauvreté
00:51:41qui est certes
00:51:42une compétence métropolitaine
00:51:43mais juste j'aimerais
00:51:44notamment parce que
00:51:45monsieur Mayer-Rossignol
00:51:46ce n'est pas n'importe qui
00:51:47dans le débat démocratique
00:51:48de ce pays
00:51:48c'est le numéro 2
00:51:49du parti socialiste
00:51:50et il vient à chaque débat
00:51:52nous expliquer que
00:51:54tous les autres
00:51:55bon vous êtes là
00:51:56c'est bien on débat ensemble
00:51:57mais de toute façon
00:51:59moi je suis sortant
00:52:00à la métropole
00:52:01et donc tout ce que je dis
00:52:02je vais pouvoir le faire
00:52:03mais monsieur Mayer-Rossignol
00:52:04il y a des communautés de communes
00:52:06ou des métropoles
00:52:07de droite par exemple
00:52:08qui ne disqualifient pas
00:52:09l'ensemble des candidatures
00:52:11de gauche
00:52:11il y a bien des candidats
00:52:13dans votre parti politique
00:52:15socialiste
00:52:15qui se présentent
00:52:16dans des villes
00:52:17dont la métropole
00:52:18est gérée par la droite
00:52:19ça ne veut pas dire
00:52:19qu'ils ne sont pas
00:52:21légitimes démocratiquement
00:52:21c'est quoi cette histoire
00:52:22sur le service public
00:52:23de pouvoir expliquer aux gens
00:52:25moi je peux faire
00:52:26des propositions
00:52:26tout ce que ces gens là
00:52:27vous disent
00:52:27ils ne pourront pas agir
00:52:28je vous le dis
00:52:28monsieur Mayer-Rossignol
00:52:29si jamais je suis maire de Rouen
00:52:31et que la majorité
00:52:32de la métropole
00:52:33n'est pas insoumise
00:52:33eh bien
00:52:34je bataillerai
00:52:37je négocierai
00:52:37je ferai tout ce qui est
00:52:38en mon pouvoir
00:52:39pour pouvoir obtenir des choses
00:52:40si demain je suis
00:52:41et puis d'opposition
00:52:43c'est un sujet important
00:52:45parce que
00:52:46le seul argument
00:52:46qu'on donne à vos éditeurs
00:52:47c'est de vous dire
00:52:48bon bah moi
00:52:49je suis actuellement
00:52:49maire et président de la métropole
00:52:50donc je vais pouvoir faire
00:52:51les autres
00:52:52de toute façon ils ne feront rien
00:52:53c'est pas vrai
00:52:53les autres ils se battront
00:52:54et y compris pour mettre en place
00:52:55leur programme
00:52:56qui soit dans la majorité
00:52:57et de la proposition
00:52:58à la ville ou à la métropole
00:52:59à Marseille ça fonctionne très bien
00:53:01d'ailleurs la propreté vraiment
00:53:02entre Martine Vassa
00:53:03et la métropole
00:53:04c'est juste sur la question
00:53:05vous ne pouvez pas disqualifier
00:53:08les autres
00:53:08soyons un peu sérieux
00:53:09on va revenir sur le sujet
00:53:10du cadre de vie
00:53:11Marie-Caron
00:53:12donc vous proposez
00:53:13vous aussi je crois
00:53:14un plan de dératisation
00:53:16Maxime Da Silva
00:53:17a parlé d'amplifier
00:53:18la lutte
00:53:18sur la dératisation
00:53:20comment on combine ça
00:53:21avec des méthodes
00:53:22qui ne sont pas cruelles
00:53:23pour les animaux
00:53:24qui sont respectueuses
00:53:24de l'environnement
00:53:26est-ce que c'est faisable
00:53:27cette dératisation
00:53:28en prenant en compte
00:53:29cet autre facteur
00:53:29qui est important
00:53:30aujourd'hui
00:53:31la problématique des rats
00:53:33on la retrouve partout
00:53:34dans tous les quartiers
00:53:35c'est pas un sujet
00:53:36qui serait uniquement
00:53:37de l'hypercentre
00:53:38les habitants
00:53:39ils en parlent partout
00:53:39qu'importe où vous alliez
00:53:40et donc il y a un vrai enjeu
00:53:41là-dessus
00:53:43aujourd'hui
00:53:43la réalité
00:53:44c'est que les moyens
00:53:45de la ville
00:53:45et c'est bien la ville
00:53:46qui agit à cette échelle-là
00:53:47ils ont été divisés par deux
00:53:49il y avait quatre agents
00:53:50au début du mandat
00:53:51il n'y en a plus que deux aujourd'hui
00:53:51il y avait des contrats
00:53:52qui étaient passés
00:53:53avec des entreprises privées
00:53:54et ils ont été arrêtés
00:53:55durant le mandat
00:53:55ils se sont relancés
00:53:56au mois de novembre
00:53:57donc ça c'est la réalité
00:53:59obliger les copropriétés
00:54:00à traiter
00:54:00on ne le fait pas
00:54:01avant il y avait un suivi public
00:54:02auprès de chaque commerçant
00:54:03avec un agent qui passait
00:54:05qui faisait le point
00:54:05chaque année
00:54:06on ne l'a plus aujourd'hui
00:54:07donc bien entendu
00:54:08qu'on a régressé là-dessus
00:54:09et on ne peut pas continuer
00:54:10dans cette voie-là
00:54:11parce que ça ne convient pas
00:54:13en termes de propreté
00:54:13en termes de santé publique
00:54:14et en termes de salubrité publique
00:54:16donc il faut avoir
00:54:17des mesures fortes
00:54:17et nous ce qu'on propose
00:54:18en effet
00:54:19c'est de lancer
00:54:19dès les premiers jours du mandat
00:54:20un grand plan de dératisation
00:54:21en remettant les moyens
00:54:22et les obligations
00:54:23aux uns et aux autres
00:54:24de traiter
00:54:25et d'agir sur ce sujet-là
00:54:27Et quels moyens
00:54:28on utilise justement ?
00:54:29On utilise les moyens
00:54:31que la loi nous donne
00:54:33mais pour ça
00:54:33les choses elles sont claires
00:54:34en fait
00:54:35si il faut dératiser
00:54:36et tuer
00:54:37c'est tuer en fait
00:54:38tout simplement
00:54:38il n'y a pas de sujet
00:54:40parce que la prolifération
00:54:41elle est forte aujourd'hui
00:54:42et qu'on sait très bien
00:54:44dès qu'on fait des travaux
00:54:45et c'est bien de faire des travaux
00:54:45au faux
00:54:46ça fait évoluer la ville
00:54:46mais forcément on déplace
00:54:48et donc on fait ressortir
00:54:49aujourd'hui on a une ville
00:54:51qui doit être plus propre
00:54:52et c'est un enjeu aussi
00:54:53parce que le rongeur
00:54:54le rat à la base
00:54:55il se nourrit d'insectes
00:54:56il ne se nourrit pas de déchets
00:54:57sauf que quand le déchet
00:54:58il est à portée de main
00:54:59ou à portée de pattes
00:55:00il va plutôt se nourrir de ça
00:55:02donc il ressort
00:55:02et donc ça c'est une addition
00:55:04de facteurs
00:55:05qui fait que
00:55:05cette nuisance
00:55:06on la voit aujourd'hui
00:55:07partout dans la ville
00:55:08et elle est dangereuse
00:55:08pour nos enfants
00:55:09elle est dangereuse
00:55:10pour les familles
00:55:10elle est dangereuse
00:55:11pour tout le monde
00:55:11On passe à la troisième partie
00:55:20On passe donc à la dernière séquence
00:55:21de ce débat
00:55:22qu'on a intitulé
00:55:23la question qui fâche
00:55:24il y aura peut-être même
00:55:25plusieurs questions qui fâche
00:55:26pour chacun des candidats
00:55:27vous aurez un temps imparti
00:55:29comme sur la première partie
00:55:30pour y répondre
00:55:31l'idée c'est de vous sortir
00:55:32peut-être un petit peu
00:55:33de votre zone de confort
00:55:34ou en tout cas d'avoir des réponses
00:55:35à des questions
00:55:36peut-être un peu plus politiques
00:55:37ou un peu plus piquantes
00:55:38On commence donc
00:55:40Avec Nicolas Maillard-Rossignol
00:55:42Monsieur le maire
00:55:43on ne trahit pas de secret
00:55:44vous avez déclaré publiquement
00:55:45fin 2024
00:55:46que vous étiez atteint
00:55:47d'un cancer de la vessie
00:55:49et vous avez par ailleurs
00:55:50des ambitions nationales
00:55:51avec votre parti
00:55:52le parti socialiste
00:55:53Question simple
00:55:54si vous êtes réélu en mars
00:55:56est-ce que vous serez maire
00:55:57de Rouen à 100%
00:55:59jusqu'en 2032
00:56:00au vu de vos derniers examens médicaux
00:56:03et de ce que vous savez
00:56:04de votre situation ?
00:56:05Ah non mais là
00:56:05je ne peux pas vous répondre
00:56:07j'aimerais bien
00:56:07pouvoir vous répondre
00:56:08complètement ce serait
00:56:09Vous vous en sentez la force ?
00:56:10Bien sûr
00:56:11alors ça je peux vous répondre
00:56:12aujourd'hui bien sûr
00:56:13vous savez je l'avais dit
00:56:14très explicitement
00:56:16ma situation est malheureusement
00:56:18assez banale
00:56:19plein de gens d'ailleurs
00:56:20on le voit de plus en plus
00:56:21ont des cancers
00:56:21de plus en plus tôt
00:56:23et il y a une forme
00:56:23de chronicité des cancers
00:56:25heureusement on a la chance
00:56:26on n'en a pas trop parlé
00:56:27mais je crois qu'on se rejoindra tous
00:56:28pour dire qu'on a la chance
00:56:29d'avoir des personnels
00:56:30de santé ici
00:56:32un écosystème autour de la santé
00:56:33très développé
00:56:34et c'est une grande force
00:56:34pour l'agglomération rouennaise
00:56:36et vraiment moi je ne peux que remercier
00:56:40infiniment
00:56:40tous les personnels du CHU
00:56:41je continue d'être suivi bien sûr
00:56:43mais je l'avais dit publiquement
00:56:44j'avais des examens
00:56:45jusqu'à la fin 2025
00:56:47ces examens m'ont permis
00:56:48de faire cette candidature
00:56:50sinon je ne l'aurais pas fait
00:56:51de quoi demain ça aura fait
00:56:53pour ma santé
00:56:53dans un an
00:56:54dans deux ans
00:56:54dans trois ans
00:56:54j'allais dire pour la vôtre
00:56:56pour toutes celles et ceux
00:56:57qui sont autour de la table
00:56:58on n'en sait rien
00:56:58ce que l'on sait en tout cas
00:57:00pour ce qui me concerne
00:57:01c'est que ma situation médicale
00:57:02me permet effectivement
00:57:04à 48 ans
00:57:04d'apporter mon expérience
00:57:06et mon énergie
00:57:07effectivement pour être maire
00:57:08et président de la métropole
00:57:09et j'insiste là-dessus
00:57:10pourquoi ?
00:57:11juste en une phrase
00:57:12vous savez il y a 30 ans
00:57:1340 ans
00:57:14Jean-Luc a nué
00:57:15il s'occupait de la voirie directement
00:57:16parce que c'était la ville
00:57:17qui s'en occupait
00:57:18mais ses compétences
00:57:19donc il était maire à 100%
00:57:20à pour dire
00:57:20il cumulait plein d'autres trucs
00:57:22mais c'est un autre débat
00:57:22et ces sujets-là
00:57:24ont été transférés
00:57:25on vient de le voir
00:57:25sur les déchets par exemple
00:57:26à la métropole
00:57:27donc si vous voulez être maire à 100%
00:57:29il faut s'en occuper
00:57:30à la métropole
00:57:30parce que ça concerne directement
00:57:31des compétences
00:57:32qui avant étaient communales
00:57:33et qui maintenant sont métropolitaines
00:57:35mais oui j'ai la santé
00:57:35pour faire tout ça
00:57:36grâce au personnel du CHU
00:57:37Maire de Rouen
00:57:38président de la métropole
00:57:39vous êtes premier secrétaire
00:57:41adjoint délégué
00:57:42je ne suis plus là
00:57:43vous avez raté un épisode
00:57:44vous l'étiez
00:57:45vous avez participé
00:57:46à des élections nationales
00:57:47au parti social
00:57:48et vous avez des ambitions nationales
00:57:49pour des prochaines législatives
00:57:51pour de futurs scrutins nationaux
00:57:54quelle est votre position
00:57:55et est-ce que vous resterez à Rouen
00:57:56qu'est-ce que vous privilégierez ?
00:57:58Me battre contre l'extrême droite
00:57:59j'ai deux choses à vous dire là-dessus
00:58:00un le combat contre l'extrême droite
00:58:02et la droite extrême
00:58:03Vous n'excluez pas que ça puisse prendre
00:58:03une tournure nationale ?
00:58:05Mais je suis maire
00:58:06et j'ai honoré mon engagement
00:58:07j'aurais pu être candidat
00:58:08d'autres l'ont été ici
00:58:09aux élections législatives
00:58:10je ne l'ai pas été
00:58:11et pourquoi je n'ai pas voulu l'être ?
00:58:13parce que précisément
00:58:14j'ai un contrat avec les Rouennais
00:58:15j'ai bien l'intention
00:58:16de l'honorer à 100%
00:58:18pour être absolument explicite
00:58:19pour répondre à votre question
00:58:20à 100% bien sûr
00:58:22mais il y a un combat
00:58:22contre l'extrême droite
00:58:23et puis je voudrais ajouter un point
00:58:24qui n'est peut-être pas
00:58:25politiquement correct
00:58:26mais qui est très vrai
00:58:27parce que beaucoup de Rouennais
00:58:28me le disent
00:58:28je vais prendre l'exemple du Havre
00:58:31le maire du Havre
00:58:31je crois que je trahis par un secret
00:58:33en disant qu'il a des ambitions nationales
00:58:35est-ce que ça porte préjudice au Havre ?
00:58:37Moi je vois beaucoup de Havrés
00:58:39qui sont plutôt dans l'idée
00:58:41que d'avoir des personnalités
00:58:42qui ont une dimension nationale
00:58:43à condition bien sûr
00:58:44qu'ils s'occupent de la ville
00:58:45c'est positif
00:58:46c'est ce que je fais à Rouen
00:58:47et je vois beaucoup de Rouennais
00:58:48parce que vous avez des sujets
00:58:50on en a évoqué un trop rapidement
00:58:51le train
00:58:52pour agir sur le train
00:58:53alors qu'on est en concurrence
00:58:54avec d'autres territoires
00:58:55vous croyez qu'il vaut mieux quoi ?
00:58:56Quelqu'un qui a une dimension nationale
00:58:58sans être prétentieux
00:58:59mais quand même
00:58:59pour peser sur les dossiers
00:59:01ou pas ?
00:59:02Moi je préfère quand même
00:59:02pouvoir peser sur les dossiers
00:59:04En étant premier secrétaire du PS peut-être ?
00:59:06Surtout en ayant une dimension nationale
00:59:08premier secrétaire du PS ou autre
00:59:10mais en tout cas
00:59:11en ayant une personnalité
00:59:13un réseau
00:59:14qui me permette par exemple
00:59:15d'avoir des alliances
00:59:16à l'échelle de la Vallée de Seine
00:59:18à l'échelle nationale
00:59:19pour porter nos projets
00:59:20c'est ce que font plein d'élus
00:59:21c'est ce que fait le maire du Havre
00:59:22c'est ce que font plein de présidents de région
00:59:24de maire de grande ville
00:59:25et je pense que quand on a une grande ville
00:59:27et Rond est une grande ville
00:59:28et une grande métropole
00:59:29c'est utile
00:59:30d'avoir une dimension nationale
00:59:31sur les sujets nationaux
00:59:33Question qui fâche pour Marine Caron
00:59:35Alors Marine Caron
00:59:36on le voit dans votre programme
00:59:38vous misez beaucoup
00:59:39sur le développement économique
00:59:40et urbain
00:59:41autour de la future gare Saint-Sever
00:59:43dont on ne voit pas la couleur
00:59:44comme chacun peut le constater
00:59:46est-ce que c'est pas un peu
00:59:48casse-gueule si je puis dire
00:59:50de miser beaucoup
00:59:51sur cette nouvelle gare
00:59:53qui n'est toujours pas là
00:59:54et qu'on attend depuis
00:59:56On en a parlé tout à l'heure
00:59:57il faut se battre collectivement
00:59:58pour les infrastructures du territoire
01:00:00la gare en fait partie
01:00:01la LNPN en fait partie
01:00:03c'est une condition
01:00:04à l'attractivité
01:00:05et au développement du territoire
01:00:06donc non
01:00:07c'est un enjeu essentiel aujourd'hui
01:00:09de toute manière
01:00:10quand on se présente
01:00:11à une élection
01:00:12il y a deux choses
01:00:12et nous c'est notre priorité
01:00:14protéger le quotidien
01:00:15donc c'est tous les sujets
01:00:15qu'on a évoqués ensemble
01:00:16le cadre de vie
01:00:17la santé
01:00:17c'est les écoles aussi
01:00:19dont on a parlé au début
01:00:20c'est les équipements sportifs
01:00:21c'est tous ces sujets-là
01:00:22du quotidien
01:00:22et puis c'est oser l'avenir
01:00:23et oser l'avenir
01:00:24c'est préparer l'avenir
01:00:25on a parlé de la transition écologique
01:00:27la transition climatique
01:00:28on a parlé des infrastructures
01:00:29ça en fait partie en fait
01:00:30Mais si ça ne vient pas ?
01:00:32Mais ça n'empêche pas
01:00:33que la ville
01:00:33elle doit quand même
01:00:33pouvoir se développer
01:00:37Il existe déjà ce quartier
01:00:38aujourd'hui à Sainz-Vert
01:00:40maintenant on a besoin
01:00:40de mettre des moyens
01:00:41pour pouvoir le renforcer
01:00:42et le rendre plus attractif
01:00:44on a bien construit
01:00:45une ligne de T5
01:00:46qui desserre une gare
01:00:47qui n'existe pas aujourd'hui
01:00:48donc à un moment donné
01:00:49il faut aussi revoir
01:00:50comment les choses
01:00:51elles ont été faites
01:00:51donc bien entendu
01:00:52qu'il faut développer la ville
01:00:53il faut développer la ville
01:00:53dans tous les quartiers
01:00:54il faut avoir une attention
01:00:55à la fois sur les Hauts-de-Royant
01:00:56à la fois sur Sainz-Vert
01:00:57à la fois sur les quartiers Ouest
01:00:58à la fois sur les quartiers Est
01:01:00sur Flaubert
01:01:01qui est en train de se développer
01:01:01c'est important
01:01:02de regarder une ville
01:01:03dans son ensemble
01:01:04et pas de la regarder
01:01:05uniquement à l'échelle d'un mandat
01:01:06parce que c'est bien facile
01:01:07de regarder à l'échelle d'un mandat
01:01:08il faut regarder au-delà d'un mandat
01:01:09et ça c'est important
01:01:12On en profite pour une deuxième
01:01:13petite question rapide
01:01:14question qui fâche
01:01:16vous prenez un certain renouvellement
01:01:18politique à Rouen
01:01:19tout en étant accompagné
01:01:21d'anciens cadres
01:01:22et c'est pas un mystère
01:01:24notamment d'anciens cadres socialistes
01:01:26est-ce qu'il n'y a pas
01:01:26une contradiction autour de ça ?
01:01:29Frédéric Sanchez
01:01:30peut pas le nommer
01:01:30Oui tout à fait
01:01:31on a fait le choix aujourd'hui
01:01:32de porter
01:01:34une candidature de changement
01:01:36cette candidature de changement
01:01:37elle se base sur le fait
01:01:38que sur une échéance locale
01:01:40on fait le choix d'un projet
01:01:42d'une équipe qui a envie
01:01:43de travailler ensemble
01:01:43d'une personne qu'on rencontre
01:01:44et ça c'est important aussi
01:01:46de le dire
01:01:47parce que
01:01:48dans une équipe
01:01:49on fait des additions
01:01:50et on fait pas des soustractions
01:01:51et chacun a des choses à apporter
01:01:52et chacun a un regard à apporter
01:01:53chacun a une expérience à apporter
01:01:54on a au sein de notre équipe
01:01:56certes un rassemblement
01:01:57de la droite
01:01:58du centre
01:01:58des sociodémocrates
01:01:59mais aussi beaucoup de citoyens
01:02:00qui s'engagent
01:02:01et ça c'est quelque chose
01:02:02qu'il faut mettre en avant
01:02:03parce que dans des débats comme ça
01:02:04on politise toujours
01:02:05en allant chercher
01:02:06les débats nationaux
01:02:07mais regardons les citoyens
01:02:08qui s'engagent
01:02:08c'est des gens qui sont commerçants
01:02:10qui sont étudiants
01:02:11qui sont professeurs
01:02:12qui sont bénévoles associatifs
01:02:14ces gens là
01:02:15c'est des gens qui veulent
01:02:15faire bouger leur ville
01:02:16parce qu'ils croient profondément
01:02:17qu'il y a quelque chose
01:02:18qui est nécessaire aujourd'hui
01:02:19et c'est de remettre le quotidien
01:02:21la proximité
01:02:22la qualité de vie
01:02:23comme une priorité
01:02:24moi c'est le choix que je fais
01:02:25si demain
01:02:26et c'est là où il y a des différences
01:02:27mais si demain
01:02:27les Rouennaises et les Rouennais
01:02:29me font confiance
01:02:29oui je serai maire à 100%
01:02:31pendant 6 ans
01:02:31pas pendant 6 mois
01:02:32j'irai pas courir ailleurs
01:02:34des mandats
01:02:36à l'échelle nationale
01:02:36et ça je le dis très clairement
01:02:37parce qu'on a besoin
01:02:38de retrouver de la confiance
01:02:39et la confiance
01:02:40c'est avec le maire
01:02:41qu'on a en proximité
01:02:43qu'on croise dans la rue
01:02:44qu'on croise chez le commerçant
01:02:46qu'on croise
01:02:46de manière accessible
01:02:47dans un bureau
01:02:48ça veut certainement pas dire
01:02:50et ça c'est important
01:02:50de le préciser quand même
01:02:51qu'une métropole
01:02:52elle peut pas avancer
01:02:53si le maire
01:02:54est pas de la ville-centre
01:02:55on est pas le président
01:02:56au contraire
01:02:57moi j'ai une vision
01:02:58qui est totalement différente
01:02:58et ma méthode
01:02:59elle est différente
01:03:00c'est de dire qu'on doit
01:03:01à l'échelle
01:03:01de la gouvernance métropolitaine
01:03:04avoir une gouvernance
01:03:05apaisée
01:03:06ouverte
01:03:06et transpartisane
01:03:07ce qui n'était pas le cas
01:03:08Frédéric Sanchez
01:03:08avec Yvon Robert
01:03:09à l'époque
01:03:10non mais il avait
01:03:11au sein de son exécutif
01:03:12des personnalités de droite
01:03:13et ça fonctionnait
01:03:14parce qu'il avait ouvert
01:03:15aujourd'hui
01:03:16c'est pas le cas
01:03:16on a eu 6 ans
01:03:17d'une gouvernance
01:03:18qui a été partisane
01:03:19et ça a pas fonctionné
01:03:20demander aux acteurs économiques
01:03:21demander à certains acteurs associatifs
01:03:22ça a pas fonctionné
01:03:23donc on a besoin
01:03:24de retrouver
01:03:24une nouvelle méthode
01:03:26cette méthode
01:03:26c'est celle de la proximité
01:03:27c'est celle du quotidien
01:03:28moi je le dis très clairement
01:03:29ça empêchera absolument pas
01:03:30le maire de Rouen
01:03:31d'être au coeur
01:03:31d'un exécutif métropolitain
01:03:32de défendre la ville de Rouen
01:03:33et sur les grands sujets
01:03:35dont on parlait tout à l'heure
01:03:35que ce soit la santé
01:03:36que ce soit les infrastructures
01:03:38que ce soit le développement économique
01:03:39et bien avoir deux personnes
01:03:41à la fois
01:03:41à la tête de la ville
01:03:42à la tête de la métropole
01:03:43ça permet d'aller voir
01:03:44deux fois plus loin
01:03:45de deux fois mieux défendre le territoire
01:03:46d'être deux fois plus fort
01:03:48et ça je pense que l'esprit d'équipe
01:03:49il est toujours plus important
01:03:50Vous formez une sorte de ticket
01:03:51avec Laurent Bonnater
01:03:52le maire de Côtebec-les-Elleboeufs
01:03:54qui prendrait la tête de la métropole
01:03:55si vous étiez élue
01:03:56Il n'y a pas de ticket aujourd'hui
01:03:57C'est votre projet
01:03:59c'est ce qui est sur les rails
01:03:59Il n'y a pas de ticket aujourd'hui
01:04:01parce que
01:04:02et Maxime Desilval dira très certainement
01:04:03d'abord il y a un premier tour démocratique
01:04:05de suffrage universel
01:04:06c'est l'élection municipale
01:04:07donc de dire
01:04:07si demain vous m'élisez en tant que maire
01:04:09je serai le président de la métropole
01:04:10c'est faux
01:04:11parce qu'il faudra qu'il y ait
01:04:12un troisième tour
01:04:12auquel les élus métropolitains
01:04:14qui siègeront dans les différentes communes
01:04:16les 71 communes de la métropole
01:04:18feront un vote à nouveau
01:04:19pour choisir le président de la métropole
01:04:20Admettons que tout se déroule
01:04:21selon ce que vous envisagez
01:04:23ce que vous espérez
01:04:24donc Laurent Bonnater
01:04:25à la tête de la métropole
01:04:25vous êtes certaine
01:04:26sur les six prochaines années
01:04:27de pouvoir vous entendre
01:04:28avec le président de la métropole
01:04:29ou la présidente
01:04:30Laurent Bonnater fait partie
01:04:31des candidats
01:04:32qui sont intéressés par la métropole
01:04:33certainement
01:04:34je pense que personne
01:04:37des candidats aussi
01:04:38ce qui est essentiel aujourd'hui
01:04:40et ça je le partage avec Laurent Bonnater
01:04:41c'est que la gouvernance
01:04:42elle doit évoluer
01:04:42on ne peut pas continuer
01:04:43avec la même gouvernance
01:04:44qui est partisane aujourd'hui
01:04:45quand on réunit une équipe
01:04:46pour dire
01:04:46je ne suis pas tout seul
01:04:47il y a du monde autour de moi
01:04:48mais que derrière
01:04:49il y a uniquement des candidats
01:04:52soutenus par le parti socialiste
01:04:53ça ne fonctionne pas
01:04:54on a besoin d'avoir une gouvernance
01:04:55et c'est le cas au Havre
01:04:56où on associe des gens
01:04:57qui ne sont pas de la même sensibilité politique
01:04:59parce qu'on parle de coopération intercommunale
01:05:01et que c'est comme ça
01:05:01que le territoire avance
01:05:02La question qui fâche pour vous
01:05:03Maxime Da Silva
01:05:04une question politique
01:05:05tout d'abord
01:05:06peut-être qu'on aura le temps
01:05:06ensuite d'une deuxième
01:05:08pourquoi ne pas avoir rallié
01:05:10la majorité sortante
01:05:11dès avant le premier tour
01:05:13pour présenter un front uni
01:05:14contre la droite
01:05:16le centre
01:05:16l'extrême droite
01:05:17tout simplement
01:05:18parce que je pense
01:05:19que la clarté politique
01:05:19c'est important
01:05:20et que aujourd'hui
01:05:22la liste que je porte
01:05:23est la seule liste
01:05:24qui est en opposition claire
01:05:26avec le macronisme
01:05:28et que l'autre liste
01:05:29à laquelle vous faites référence
01:05:30est une liste
01:05:31qui entretient des ambiguïtés
01:05:33vis-à-vis du gouvernement actuel
01:05:35notamment parce qu'ils ont voté
01:05:37le budget de violence sociale
01:05:38de la sécurité sociale
01:05:40c'est le cas de Florence Ermoin-Léauté
01:05:41la députée de la circonscription
01:05:43dont Nicolas Maillard-Ossignol
01:05:44est le suppléant
01:05:44parce qu'ils ont refusé
01:05:45de voter l'émotion de censure
01:05:47qui aurait permis
01:05:48de ne pas appliquer
01:05:49ce budget du gouvernement
01:05:51qui a des conséquences désastreuses
01:05:52sur la vie des gens au quotidien
01:05:53et qu'il est hors de question
01:05:54pour les insoumis
01:05:55et les insoumises
01:05:56d'envisager une quelconque alliance
01:05:58avec des personnes
01:05:59qui ont fait leur coming out
01:05:59macroniste récemment
01:06:00Vous parlez des socialistes
01:06:02il n'y a pas que des socialistes
01:06:03dans la liste fière de Rouen
01:06:04il y a aussi les communistes
01:06:05les écologistes
01:06:06Alors il y a des cadres écologistes
01:06:08des cadres communistes
01:06:08je veux dire que sur ma liste
01:06:09il y a des militants communistes
01:06:10notamment une élue communiste
01:06:12sortante par exemple
01:06:12il y a des militants
01:06:14écologistes également
01:06:15qui se mobilisent
01:06:16y compris
01:06:17à nos côtés
01:06:18notre liste elle est complète
01:06:20et donc il y a
01:06:21des communistes
01:06:21des écologistes
01:06:22des citoyens
01:06:23et qu'il y a eu
01:06:24une alliance
01:06:25de personnes
01:06:25qui peut-être tiennent
01:06:26les baronnies locales
01:06:27je le regrette
01:06:28j'ai eu une formule
01:06:30à ICNormandie
01:06:30il y a quelques jours
01:06:31que je vais répéter ici
01:06:32c'est que
01:06:33il y a des camarades
01:06:34écolos
01:06:35avec qui nous sommes
01:06:36mobilisés contre la fonte
01:06:37des glaces
01:06:38et aujourd'hui
01:06:39ils se battent
01:06:39pour maintenir leur place
01:06:40je le regrette
01:06:41parce que
01:06:41c'est pas ça
01:06:42l'intérêt général
01:06:43c'est pas ça
01:06:43et je crois
01:06:44qu'il aurait été logique
01:06:45qu'il y ait une liste
01:06:46d'union populaire
01:06:47pour pouvoir remporter
01:06:49cette élection
01:06:49et bah tant mieux
01:06:50elle existe
01:06:50c'est faire mieux pour moi
01:06:51vous parlez donc
01:06:52des socialistes
01:06:53de leur positionnement
01:06:53au niveau national
01:06:54si on se concentre
01:06:56sur le local
01:06:57il n'est pas assez de gauche
01:06:58Nicolas Maillard-Rossignol
01:06:59pour vous
01:06:59la majorité sortante
01:07:00elle n'est pas assez de gauche
01:07:01pour que vous vous y ralliez
01:07:03absolument pas
01:07:03je veux dire
01:07:04être compromis
01:07:07avec le macronisme
01:07:08ça n'est pas de gauche
01:07:09je suis désolé
01:07:09il est macroniste
01:07:10Nicolas Maillard-Rossignol
01:07:11au niveau local
01:07:12ah bah moi
01:07:13je trouve qu'au niveau local
01:07:13il y a des choses
01:07:14avec lesquelles je suis
01:07:15absolument pas d'accord
01:07:16je ne suis pas d'accord
01:07:16par exemple
01:07:18avec le fait
01:07:19qu'on baisse
01:07:21les yeux
01:07:21face à des logements
01:07:22sociaux et publics
01:07:23comme Rouen Habitat
01:07:24où on laisse
01:07:24des situations sociales
01:07:25s'aggraver
01:07:26il y a des gens
01:07:26qui sont confrontés
01:07:28à l'humilité
01:07:28des gamins Rouennais
01:07:29qui développent
01:07:30des maladies pulmonaires
01:07:31avec des attestations
01:07:32du CHU
01:07:33qui nous disent
01:07:34que oui
01:07:34c'est bien parce que
01:07:35des enfants vivent
01:07:36dans de l'habitat indigne
01:07:37qu'ils ont ces situations
01:07:38le fait qu'il n'y ait pas
01:07:39eu de réponse politique
01:07:40à cela
01:07:41m'interroge
01:07:42je parlais tout à l'heure
01:07:43du projet de Côte-Sainte-Catherine
01:07:44ça m'interroge
01:07:45pour un bilan écologiste
01:07:47je parlais
01:07:48j'aurais pu parler
01:07:49on a parlé des transports en commun
01:07:50on n'a pas parlé du fait
01:07:51qu'il y a eu un renouvellement
01:07:51de la délégation
01:07:52avec Transdev
01:07:53qui fait souffrir
01:07:55les salariés de Transdev
01:07:57aujourd'hui
01:07:58avec des conditions
01:07:58de travail déplorables
01:07:59qu'on ait re-signé
01:08:01une délégation
01:08:01de services publics
01:08:02avec aucune tentative
01:08:03de régie publique
01:08:04et puis surtout
01:08:05et puis surtout
01:08:06une des valeurs
01:08:07des programmes de gauche
01:08:08ça reste quand même
01:08:09la démocratie participative
01:08:11et aujourd'hui
01:08:11le bilan
01:08:12d'ailleurs
01:08:13qui a été confié
01:08:14à des élus écolos
01:08:15que ce soit à la ville
01:08:15ou à la métropole
01:08:16en termes de démocratie
01:08:17je suis désolé
01:08:18mais moi je le trouve déplorable
01:08:20ce que l'on retient
01:08:20aujourd'hui
01:08:21de la mandature
01:08:21Mayer-Ossignan
01:08:22d'un point de vue démocratique
01:08:23c'est une consultation
01:08:25sur la statue Napoléon
01:08:26qu'il a perdue
01:08:27alors qu'il en aurait pu
01:08:28faire respirer
01:08:29à l'échelle des quartiers
01:08:30avec des budgets participatifs
01:08:31demander l'avis des gens
01:08:32faire avancer les choses
01:08:34et honnêtement
01:08:34je trouve que le bilan
01:08:34là-dessus
01:08:35il est vraiment médiocre
01:08:35ils existent
01:08:36oui d'accord
01:08:37mais ils sont insuffisants
01:08:38il n'y a pas eu de bilan
01:08:39il n'y a pas eu de budget participatif
01:08:41à l'échelle de certains quartiers
01:08:42qu'il aurait fallu
01:08:43bien développer
01:08:44j'invite les gens
01:08:45à aller voir notre programme
01:08:46sur fermeurouan.fr
01:08:47on a fait un gros gros travail
01:08:49de consultation avec les gens
01:08:50sur comment on peut les associer
01:08:51il y a notamment
01:08:52le référendum d'initiative citoyenne
01:08:54il y a le pouvoir
01:08:55de révoquer les élus
01:08:55tout ça est possible
01:08:56on peut tourner la page
01:08:57rapidement
01:08:58votre stratégie
01:08:59pour le second tour
01:09:00admettons que vous ne soyez pas en tête
01:09:01vous êtes au-dessus de 10%
01:09:03est-ce que vous vous maintenez
01:09:04vous êtes en dessous de 10%
01:09:05est-ce que vous fusionnez
01:09:07si la proposition est possible
01:09:08avec la liste de gauche ?
01:09:10bon déjà
01:09:11je veux dire ici
01:09:12que si je suis en tête
01:09:13à cette élection
01:09:14je proposerai à Nicolas Maillard
01:09:15au signal que nous fusionnons
01:09:16en second tour
01:09:17j'entends que vous ne lui avez pas
01:09:18posé la question
01:09:19pour les autres hypothèses
01:09:20vous verrez au moins
01:09:21les rapports de force
01:09:22vous êtes au moins plus bas
01:09:22dans les sondages
01:09:22dans le sondage
01:09:23dans le sondage du mois de juin
01:09:24c'est ça ?
01:09:24non du mois de novembre
01:09:26non il n'y a pas
01:09:26le sondage du mois de novembre
01:09:28c'est le sondage du mois de juin
01:09:29donc c'est un sondage
01:09:30qui date d'il y a 9 mois
01:09:32je n'étais même pas encore candidat
01:09:34à l'élection
01:09:34vous avez été testé ?
01:09:35il s'est passé 9 mois depuis
01:09:38depuis Nicolas Maillard au signal
01:09:39il a fait son communier
01:09:40haut de Macron
01:09:40depuis il s'est passé
01:09:41plein plein de choses
01:09:42dans le pays
01:09:44LFI a fait 3%
01:09:45au dernier municipal
01:09:463,5%
01:09:47il n'est pas interdit de penser
01:09:48que vous ne serez pas
01:09:49en tête au premier tour
01:09:51je ne vous laisse pas
01:09:52présager ça
01:09:52monsieur vous savez
01:09:53il y a un élan populaire
01:09:54je veux dire aux gens
01:09:54qui nous écoutent
01:09:55qu'ils ne vous fassent
01:09:56surtout pas confiance
01:09:56parce que si les gens
01:09:58vont voter
01:09:58vous parlez d'un scrutin monsieur
01:10:00dans lequel il y a eu
01:10:003 ou 4 personnes sur 10
01:10:02qui sont allées voter
01:10:03je dis aux gens
01:10:04si jamais vous vous mobilisez
01:10:05le 15 et le 20 de mars
01:10:06si vous donnez de la force
01:10:07à la liste fermée au pouvoir
01:10:09dès le premier tour
01:10:09les choses peuvent changer
01:10:10ne croyez pas
01:10:11les gens désespérés
01:10:12ou les gens qui se croient
01:10:14réélus d'office
01:10:14non il y a quelque chose
01:10:15qui s'appelle la démocratie
01:10:16vous avez le pouvoir
01:10:17de changer les choses
01:10:18avec votre bulletin de vote
01:10:19d'ailleurs le 15 et le 20 de mars
01:10:20votre voix
01:10:21à vous qui vivez
01:10:22dans les quartiers populaires rouennais
01:10:23valera autant
01:10:24que celle de Maillard au signal
01:10:25ou celle de Madame Caron
01:10:26donc mobilisez-vous
01:10:27vous pouvez changer les choses
01:10:28et si vous arrivez donc
01:10:29en deuxième ou troisième position
01:10:31en tout cas derrière la liste
01:10:32de la majorité sortante
01:10:33est-ce que vous la ralliez
01:10:34au second tour
01:10:35est-ce que vous appellerez
01:10:35à voter pour elle
01:10:36voire fusionner avec elle ?
01:10:37ce qui est acté
01:10:38dans le cadre de mon collectif
01:10:39c'est si nous sommes en tête
01:10:40nous tendrons la main
01:10:41je remarque une nouvelle fois
01:10:42que vous ne posez toujours pas
01:10:43la question à la personne
01:10:44qui est à un mètre de moi
01:10:45visiblement ça ne vous intéresse pas
01:10:46c'est ce qu'il ferait
01:10:47dans l'hypothèse
01:10:47où lui il est en tête
01:10:49vis-à-vis de moi
01:10:50mais visiblement
01:10:50c'est un fait journalistique
01:10:51qui n'a pas l'air
01:10:52d'intéresser le service public
01:10:53je vous le dis
01:10:54si moi je suis en tête
01:10:54je tendrai la main
01:10:55on se base sur
01:10:56les préconisations
01:10:57notamment de l'ARCOM
01:10:58pour nos temps de parole
01:11:01et qui font état de sondage
01:11:02et là en l'occurrence
01:11:03sur un sondage
01:11:04qui date d'il y a dix mois
01:11:05je regrette qu'il n'y en ait pas eu
01:11:06d'autre sur le territoire
01:11:07financé par le parti socialiste
01:11:08il faut quand même poser
01:11:10le calendrier
01:11:10des sondages
01:11:11pour vous parler
01:11:11est-ce que vos partis
01:11:13ont financé des sondages ?
01:11:15non nous on préfère dépenser
01:11:16notre argent
01:11:17pour faire des tracts
01:11:17aller convaincre les gens
01:11:18et d'ailleurs j'invite tout le monde
01:11:19à notre meeting
01:11:20à la Lotoile le 6 mars prochain
01:11:21il y aura notamment le député Louis Boyard
01:11:23et plein d'artistes locaux
01:11:24venez nombreux et nombreux
01:11:25alors étant donné que vous avez fait l'invitation
01:11:26je propose aux autres candidats
01:11:27d'inviter à leur meeting aussi
01:11:29histoire d'être équitable
01:11:30j'invite avec grand plaisir
01:11:31les Rouenais et les Rouenais
01:11:32au grand meeting du changement
01:11:33qui aura lieu le 4 mars prochain
01:11:35à vue sur scène
01:11:35au-dessus du All Sports Café
01:11:36sur les quais-rives droites
01:11:37et monsieur Mayer au signal
01:11:38et pour ma part
01:11:39ce sera le jeudi 12 mars
01:11:4118h30
01:11:41à la Lotoile
01:11:43jeudi 12 mars
01:11:4418h30
01:11:44à la Lotoile
01:11:45venez nombreux
01:11:46c'est la fin de ce débat
01:11:47du premier tour des élections municipales
01:11:492026 à Rouen
01:11:50mené par 76 Actus
01:11:51et ici Normandie
01:11:52avec Julien Bouteillet
01:11:53on redit ici
01:11:54notre déception
01:11:55après la défection
01:11:56de dernière minute
01:11:57de Grégoire Houdan
01:11:58candidat du Rassemblement National
01:11:59et de l'Union des Droites
01:12:00pour la République
01:12:01à cause dit-il
01:12:02d'un conflit éditorial
01:12:04avec la rédaction de 76 Actus
01:12:05on regrette vivement
01:12:06son choix
01:12:07de se soustraire au débat
01:12:08débat que vous retrouvez
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