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L'ancien Premier ministre Michel Barnier, était l’invité de La Grande Interview ce mardi 23 février sur CNEWS. Il s’est exprimé au sujet du quatrième anniversaire de la guerre en Ukraine : «C'est Vladimir Poutine qui, de manière unilatérale, a commencé cette guerre»

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Transcription
00:00Il n'y a d'issue que si nous gagnons, aux côtés de l'Ukraine, le rapport de force avec
00:04M. Poutine, qui a commencé cette guerre,
00:06je veux dire, personne n'oublie que c'est lui qui, de manière unilatérale, a commencé cette guerre absolument insensée,
00:12qui a provoqué presque un million de morts et de blessés, et qui détruit la vie de victimes civiles tous
00:20les jours.
00:21Donc nous avons un devoir de solidarité avec l'Ukraine, qui, je le pense sincèrement, pays européen,
00:27un grand pays européen défend des valeurs et son indépendance, et nous avons un devoir d'organiser notre continent
00:34pour qu'il soit capable de se défendre par lui-même.
00:36Il y a une chose qui est apparente depuis quelques temps, grâce à M. Trump d'un côté, à M.
00:40Poutine de l'autre,
00:41et aussi aux Chinois, qui, à force d'exporter chez nous tout ce qu'ils produisent chez eux,
00:46sont en train de détruire une grande partie de notre industrie.
00:49Et on ne fait rien, on reste les bras ballants.
00:50Non, on doit...
00:51Les européennes restent les bras ballants.
00:52Oui, oui, mais on doit... Moi, je suis là pour vous dire ce que je pense,
00:54et je pense que l'Europe est naïve, et que l'Europe doit s'organiser pour résister,
00:57et en tout cas, il y a une chose qui est apparente pour tout le monde,
00:59c'est que ce qu'on ne fait pas pour nous, Français, ce qu'on ne fait pas pour nous,
01:02Européens,
01:03personne ne veut en faire à notre place.
01:04Et aujourd'hui, malheureusement, les Français, pour la première fois depuis 2022,
01:08moins de 50% soutiennent la fourniture d'armes à Kiev.
01:12Ça veut dire qu'ils disent, pensez aussi à nous, nous autres Français.
01:14C'est ce qu'il faut penser à nous.
01:16Mais penser à nous, c'est aussi penser à notre sécurité, à la sécurité de notre continent.
01:19Si on se replie sur nos frontières nationales, dans une vision nationaliste,
01:23comme celle de Mme Le Pen, M. Bardella ou de M. Mélenchon,
01:26qui sont d'ailleurs sur les mêmes positions anti-européennes et nationalistes,
01:31on est foutus.
01:32Tout seul, on est foutus.
01:34Dans le monde d'aujourd'hui, si je vous le dis un peu sommairement ou simplement,
01:37dans le monde d'aujourd'hui, face aux grands empires qui se réorganisent
01:41et qui ne demandent la permission à personne,
01:43qui défendent leurs intérêts au mépris de tout le droit international,
01:47si on n'est pas ensemble pour créer une masse critique,
01:49pour se faire respecter et défendre nos intérêts,
01:51on est foutus.
01:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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