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  • il y a 21 heures
Depuis 25 ans, il a connu toutes les dérivées du taekwondo. Du championnat du monde au Mortal Kombat, Zokou Firmin se livre sur ce passif, son présent de coach et sa vision pour promouvoir la discipline au pays.

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Sport
Transcription
00:07C'est parti !
00:38Je suis Zoku Firmin, quatrième dame de taekwondo, quatre fois champion du monde, champion d'Afrique et champion d'Europe,
00:44président de combat taekwondo d'Ivoire.
00:52Ce qu'il faut retenir, c'est les grandes compétitions, les championnats du monde et les championnats d'Afrique.
00:58J'ai été champion du monde francophone en 2010 au Bénin, en 2013 en Côte d'Ivoire et en 2025
01:07en Allemagne et en Guadeloupe.
01:17Le drapeau ivoirien, c'est quelque chose de très important pour moi.
01:22Ça me permet de savoir pourquoi je fais ce que je fais.
01:24Quand je monte sur le tatami, je suis en mission.
01:28Je suis comme un soldat qu'on envoie à l'étranger pour représenter la Côte d'Ivoire.
01:39La chose la plus difficile, je dirais, c'est de garder la motivation.
01:43Garder la motivation malgré les coups durs qu'on peut rencontrer en tant que sportif.
01:50Garder la discipline d'aller s'entraîner quand on n'a pas envie, quand on est fatigué, quand on se
01:56dit qu'on a mieux à faire, etc.
01:57Ça, c'est la chose vraiment la plus difficile, surtout quand on a une longue carrière comme moi.
02:01Ça fait 25 ans que je pratique aujourd'hui.
02:04Et garder cette motivation, parfois, ça a été difficile.
02:07Mais j'aimerais faire comprendre à tout le monde qu'avoir une baisse de régime, une baisse de motivation, ce
02:13n'est pas grave.
02:14Parce que ça ne peut pas tout le temps être tout droit.
02:16Parfois, on a un pic positif, parfois on a un pic négatif.
02:20Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que ça monte, ça descend.
02:24Mais l'importance, c'est qu'il faut que ça continue.
02:26Donc ne perdez pas espoir et gardez courage.
02:35Il y a plusieurs manières de perdre un combat.
02:37On perd un combat parce qu'on n'a pas tout tenté.
02:38Ou on perd un combat parce que l'adversaire est tout simplement plus fort que ce jour-là.
02:43Donc la défaite fait partie de l'apprentissage aussi.
02:45Et d'ailleurs, on apprend beaucoup plus dans la défaite que dans la victoire.
02:47Parce que quand je perds, ça me permet de revenir beaucoup plus fort.
02:51J'ai quand même pas mal perdu dans le début de ma carrière, comme tout un chacun.
02:55Il faut comprendre qu'un sportif, on ne n'est pas champion.
02:58On devient champion.
02:59Être champion, ça s'apprend.
03:00Ça s'apprend, c'est quelque chose qui prend du temps, qui s'apprend.
03:03Et il faut garder ça en tête pour ne pas perdre la motivation.
03:12C'est l'accompagnement financier.
03:15Et malheureusement, en Côte d'Ivoire, on connaît les sommes folles que le football génère.
03:20Alors que les résultats sont, les plus gros résultats sont dans le taekwondo.
03:25On a la meilleure discipline en termes de résultats depuis plus d'une dizaine d'années.
03:30Et malheureusement, on n'a pas l'accompagnement qui suit.
03:32Alors la question reste posée.
03:39C'est le fait que je me sois rendu compte que j'étais très bon dans cette discipline.
03:44À la base, c'est le sport.
03:46Les sports de combat ne sont pas ma première passion.
03:49À la base, j'aime beaucoup la musique.
03:50J'ai été meilleur dans le taekwondo.
03:52Donc j'ai choisi de prendre la voie où j'ai été le meilleur plutôt que celle que j'aimais.
04:03Le moment de ma carrière qui a été le plus important pour moi,
04:07je dirais que ce n'est pas un moment passé, mais c'est le moment qui va venir.
04:11Aujourd'hui, je suis en Côte d'Ivoire pour un but bien précis.
04:13Pour présenter mes trophées à la Côte d'Ivoire dans un premier temps,
04:16mais aussi présenter un projet professionnel pour la jeunesse de Côte d'Ivoire.
04:22Et j'ai à cœur de mettre ce projet en place pour que la jeunesse ivraine puisse en profiter
04:26et qu'on ait beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de champions du monde aujourd'hui en Côte d'Ivoire
04:31parce qu'aujourd'hui, nous ne sommes même pas une dizaine à être champions du monde.
04:39La patience, le courage et l'amour de la patrie.
04:50Moi, je suis préparateur mental et je suis spécialisé dans la performance.
04:54Il faut bien comprendre performance.
04:55On ne parle pas uniquement de sport.
04:58Effectivement, je me suis retrouvé à faire du coaching avec des grandes stars ivoiriennes,
05:03donc Babi Ruth, Marie-Zozetalou, que j'ai pu coacher personnellement,
05:07mais aussi dans le monde de l'entreprise.
05:10Dans le monde de l'entreprise, c'est quelque chose qui est extrêmement répandu
05:12parce qu'on est aussi dans la performance.
05:15Savoir aller chercher un marché ou un commerce,
05:19c'est quelque chose qui englobe tous les domaines, absolument tous les domaines.
05:24Donc, n'hésitez pas à demander à ceux qui viennent vous coacher
05:28quel type de formation ils ont eu, quel type de diplôme,
05:31parce que selon la formation et les diplômes qu'ils ont eu,
05:34ils vont pouvoir vous emmener ici ou là.
05:37Méfiez-vous de ceux qui n'ont pas de diplôme, ceux qui n'ont pas de formation.
05:46Je connais mes supporters, je vais dire presque personnellement,
05:51ça fait tellement longtemps qu'on se suit,
05:52tellement longtemps qu'ils m'encouragent,
05:54malgré toutes les difficultés qu'un sportif de haut niveau peut rencontrer.
05:58Donc, d'abord, un grand merci à tous ceux-ci ici à la Jeunesse Yvorene.
06:02Je leur dis, je suis là aujourd'hui pour vous donner encore un peu d'espoir dans le sport,
06:09pour vous faire comprendre aussi qu'on peut s'en sortir autrement que par le foot
06:13et qu'il y a d'autres issues.
06:28Sous-titrage Société Radio-Canada

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