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Deuxième épisode de La Thérapie Culturelle ! Pour rappel, le format consiste analyser ce que l'art peut changer dans notre perception du monde. Comment un film, une chanson, un livre, peut définir des moments importants de nos vies. Merci à JHON RACHID d'avoir accepté cette invitation !

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Miniature : @ROMANA_DODICI

Merci à Simon Léna pour avoir géré la technique.

Oeuvres citées :

- L'histoire sans fin
- The Mask avec Jim Carrey
- Scarface avec Al Pacino
- Les Princes de la ville
- The Rock
- Heat
- de Michael Mann
- Hook
- Neverland avec Johnny Depp


#podcast #cinema #reservoirvlog
Transcription
00:00Désolé, réponse un peu...
00:01C'est très bien.
00:02Non, si, j'ai regardé...
00:04Attends, je vais te faire une réponse de cinéphile.
00:06Si, si, quand j'ai regardé Citizen Kane,
00:08il y a un moment où je me suis dit
00:09putain, mais le monde est extraordinaire.
00:12Tu vois, parce que je dois peut-être prendre cette réponse.
00:31...
00:45Monsieur John Rachid, bienvenue.
00:47Merci, écoute, merci de l'invitation. Enfin, l'invitation chez moi.
00:50Oui. Parce que finalement, on est chez moi.
00:52J'adore inviter et me faire inviter en même temps.
00:54En fait, je m'invite sur ta chaîne en t'invitant chez moi.
00:57Tout à fait. Très Vandam ce truc.
00:58Exactement.
00:59T'es le deuxième invité de ce format.
01:01Très ravi d'être là.
01:03Qui a désormais un nom qui s'appelle la thérapie culturelle.
01:05Et bah, c'est tout ce dont j'ai besoin.
01:07Voilà.
01:08J'ai vraiment besoin d'une thérapie culturelle.
01:09D'ailleurs, j'aimerais bien savoir si tu te rappelles du premier film que t'as vu.
01:13Ou pas.
01:14Ouais, mais ça se bat un petit peu dans mes souvenirs
01:17entre l'histoire sans fin,
01:19à l'école, en maternelle.
01:22Pendant la sieste, on dormait pas.
01:24Et je crois que dans une salle, ils nous avaient installé une télé,
01:26ils nous avaient mis l'histoire sans fin.
01:29Après, c'est pas forcément le premier film que j'ai vu,
01:31mais c'est le premier souvenir clair que j'ai de regarder un film
01:34et de me dire, waouh, c'est fantastique.
01:36Et c'est pour ça que c'est l'un de mes films doudous,
01:38parce que vraiment, je pense que je l'ai vu à la maternelle
01:40et que c'est le premier souvenir cinéma fort que j'ai.
01:42Ouais, c'est ce film où il y a cette espèce de scène avec le...
01:45Artax.
01:45Ouais, avec Artax.
01:46Très traumatisant ce film.
01:47Encore aujourd'hui.
01:48Ouais, franchement, ouais.
01:49Tu le regardes, t'as toujours ce truc de...
01:51Mais non, Artax !
01:52C'est sûr qu'en tant qu'enfant, ça te forge bien, là.
01:53Bon, allez, c'est bon.
01:54Non mais c'est spectaculaire pour un gamin.
01:56En fait, tu regardes un film qui est un truc un peu héroïque,
01:59fantasy, un peu machin, et t'es dans un autre univers.
02:02Et quand tu prends ça en maternelle,
02:04donc j'avais, je sais pas, peut-être 3, 4 ans,
02:07tu te dis ouais, ouais.
02:07Et pour m'en souvenir encore aujourd'hui très clairement,
02:10parce que je me rappelle très clairement
02:11qu'on était dans une salle où on faisait la sieste,
02:15et ils nous avaient mis la télé et tout,
02:16et je m'en rappelle totalement, tu vois.
02:17Donc vrai claque.
02:18À l'école, tu regardais quoi comme film ?
02:21Je sais que t'as beaucoup de...
02:22Je sais que tes références en termes d'animé,
02:23on est sur Dragon Ball.
02:26Sur le cinéma à cette époque-là,
02:27vraiment, à l'école primaire, t'étais sur quoi ?
02:29Bah, à l'école primaire, je m'en rappelle
02:31qu'on était beaucoup, dans les années 90 déjà,
02:33on était beaucoup sur les comédies.
02:37Franchement, moi je m'en rappelle très bien
02:38d'un pote qui revient en cours,
02:40qui s'appelle Elric.
02:41Pense à lui.
02:42Elric, il revient du cinéma,
02:43et il arrive, et il nous dit,
02:45les gars, j'ai vu The Mask au cinéma,
02:46c'est incroyable.
02:47Et j'ai fait, mais...
02:49On savait pas qui était Jim Carrey, ni rien du tout,
02:51tu vois, c'était dans ses premiers films.
02:52Et j'ai fait, ah putain,
02:53on va peut-être aller voir The Mask au cinéma,
02:55voir ce que ça donne.
02:56Et je suis allé voir The Mask,
02:57et j'ai fait, mais c'est extraordinaire,
02:58c'est quoi ces films-là ?
03:00Et j'ai ces souvenirs-là de films très années 90
03:02qu'on se partageait dans la cour d'école et tout,
03:04plus les films qu'on était obligés d'aller voir
03:06avec l'école,
03:08donc Microcosmos,
03:09Himalaya, l'enfance d'un chef,
03:11tu vois, où on avait des sorties culturelles,
03:13où on allait voir des docu plus que des films.
03:15Mais sinon, en consommation,
03:16c'était vraiment au collège ou à l'école,
03:19c'était vraiment soit les locations en vidéoclub le week-end,
03:22ou soit le cinéma qu'on allait se faire le week-end
03:23après des conseils de potes dans la cour
03:25où on échangeait,
03:26putain, t'as vu Food Irene,
03:27t'as vu The Mask,
03:29c'était beaucoup des comédies, je pense.
03:30Bah sur l'école primaire,
03:31c'est quand même assez,
03:32c'est pas banal pour le coup.
03:33Ouais, ouais,
03:33parce qu'on est après,
03:34quand t'es gamin, t'aimes rigoler,
03:36t'aimes...
03:36Non mais t'aurais pu forcément tabler sur de l'animation,
03:39encore une fois.
03:40Oui.
03:40Années 90, t'aurais pu me citer les Disney,
03:43t'aurais pu me citer...
03:43Oui, alors putain, je passe à côté,
03:45mais oui, forcément,
03:46on bouffe tous les Disney en vidéoclub et tout,
03:48et les animés à la télé,
03:51les Dragon Ball Z,
03:52les Mickey Larson, etc.
03:53qu'on se mange avec le club Dorothée,
03:56mais quand on parle de cinéma, cinéma,
03:58on allait vraiment voir les films
03:59qu'on s'échangeait dans la cour, quoi,
04:01en se disant,
04:02il faut que t'ailles voir ça, c'est génial,
04:03c'est trop drôle et tout.
04:04Bah après, The Mask,
04:04ça m'étonne pas,
04:05puisqu'il y a vraiment cette référence à...
04:08à Tex-Avry et tout ça.
04:09Ouais, ouais.
04:10On est sur un truc très cartoonniste,
04:11et ça a plu à tous les enfants.
04:12Moi, le premier, c'est vrai que pour le coup...
04:14D'ailleurs, je me suis procuré récemment
04:16un joli steelbook de The Mask.
04:17Ah ouais, c'est à The Mask encore,
04:23enfants des années 90,
04:24on a grandi avec la télé,
04:25donc avec le club Dorothée,
04:26et avec la télé en boucle.
04:27C'est-à-dire que moi, je me levais le matin,
04:29je me rappelle très bien,
04:30à 6h du mat',
04:31et je regardais la télé,
04:32tous les dessins animés,
04:33dès qu'il y avait la tranche dessins animés
04:34qui commençaient,
04:35les séries dessins animés,
04:36je me levais pour regarder ça.
04:38Donc, mes parents, ils disaient,
04:39mais qu'est-ce qu'il fout lui devant la télé
04:40à 6h du matin ?
04:41Alors qu'eux, ils dormaient encore.
04:43En fait, on est des enfants de la télé,
04:45en vrai, pour de vrai,
04:46les années 90,
04:47ceux de ma génération,
04:48on a grandi avec que la télé,
04:50et à regarder tout ce qui passe.
04:52Moi, je sais que je suis passé juste après,
04:53effectivement,
04:54juste après toi, du coup.
04:55Ouais.
04:56Parce que je crois qu'on a peut-être
04:5710 ans de différence.
04:57Ouais, je pense, ouais.
04:58Ouais, moi j'ai 31 ans.
04:59Ça se voit pas de ouf, hein !
05:00Non, mais pour le coup, c'est vrai.
05:02Mais, donc,
05:03j'ai encore eu cette transition-là,
05:05et moi, en plus,
05:06j'ai pas grandi avec un ordinateur,
05:07je me suis acheté un ordinateur
05:08à genre 18 ans.
05:09Ah ouais, mais l'ordinateur,
05:10moi, c'est encore plus tard.
05:11Ah ouais, alors toi, c'est vraiment...
05:12Ouais.
05:12C'était un truc qui faisait des bruits bizarres.
05:14Ah ouais.
05:15Moi aussi, c'était un truc pour jouer
05:16à Prince of Persia,
05:17en exé.
05:18C'est tout ce que je me rappelle,
05:19le premier ordinateur que j'ai vu,
05:20c'est ça, quoi.
05:21Ouais, du coup, c'est vrai que, pour le coup,
05:22on est peut-être les dernières générations
05:24à regarder la télévision.
05:26Et le matin, il y avait des rendez-vous, quoi.
05:27Ouais, grave.
05:28Et moi, ça me fascine,
05:28une nouvelle génération
05:30qui a pas du tout grandi avec ça, tu vois.
05:32T'étais obligé d'aller consommer
05:34à l'heure précise du programme, tu vois.
05:36Ça, c'était cool.
05:37Ouais, ben, il y avait un rendez-vous
05:38où ça te permettait de dire,
05:40tu sais, le samedi matin...
05:40C'est très simple.
05:41C'était toute la matinée,
05:42il y avait de quoi consommer,
05:43jusqu'à 10-11 heures.
05:4511 heures, après,
05:46ça passait pour les émissions
05:47pour les vieux ou le télé-achat
05:48et tu te disais, putain,
05:49c'est bon, il y a plus rien à la télé.
05:50Ou d'Eric ou...
05:51Ouais, c'est ça.
05:51Tout à fait.
05:52Du coup, ben, on va passer un peu au collège.
05:54Ouais.
05:55Déjà, est-ce que t'allais souvent
05:56au cinéma au collège ?
05:58Alors, moi, je pense qu'à l'époque...
06:00Alors, déjà, il y a une histoire
06:01que je n'ai pas racontée,
06:02mais moi, j'allais au cinéma
06:03depuis tout petit.
06:04Pour la simple et bonne raison
06:05que ma mère n'avait pas de sous
06:08et n'avait pas de quoi payer une nounou
06:11ni rien du tout.
06:12Donc, sa technique...
06:13Ça, il faut...
06:14Vraiment, je trouve ça fascinant.
06:15Je l'ai mis dans ma BD
06:16que j'avais fait une BD.
06:17Et en fait, sa technique,
06:18quand elle allait faire les courses
06:19au lieu de payer une nounou,
06:21elle me mettait dans une salle de cinéma
06:22et je restais deux séances.
06:24Et il ne disait rien à l'époque.
06:25Il s'en foutait, tu restais.
06:26Le mec, il venait entre des séances,
06:28on s'est dit, mais qu'est-ce que vous faites là ?
06:29Et je me laissais.
06:31J'avais 7 ans, 6 ans.
06:33Et j'ai le souvenir
06:33d'aller beaucoup au cinéma comme ça,
06:35comme garderie, tu vois.
06:36Donc, je me suis tapé Robocop 3 deux fois.
06:38Je me suis tapé La Petite Sirène,
06:39je m'en rappelle, deux fois de suite.
06:41Je me suis tapé plein de films
06:42deux fois de suite à chaque fois, tu vois.
06:43Donc là, c'est pas pour rien
06:45que j'adore ça aujourd'hui.
06:47Je pense que c'est né là.
06:48Et après, plus tard, au collège et tout,
06:50c'était surtout les vidéoclubs.
06:52Plus que le cinéma.
06:52J'allais de temps en temps au cinéma
06:54quand il y avait des gros trucs
06:58c'est souvent très longtemps que ça sorte dans le vidéoclub.
07:01Oui, effectivement.
07:02Mais pareil, il y avait peut-être
07:04cet aspect un peu de rareté.
07:07C'est-à-dire, le film il est là,
07:08il faut se bouger pour aller chercher.
07:10Et t'es obligé de le regarder.
07:11Vraiment.
07:11Aujourd'hui, je scroll deux heures sur Netflix
07:13ou sur n'importe quoi.
07:14Et je lance un film,
07:15je dis non, en fait pas ouf,
07:16après j'arrête et tout.
07:17Là-bas, tu louais, t'avais payé,
07:19tu le regardes.
07:20Donc ça, c'était incroyable.
07:21Et je me rappelle que
07:23on avait, j'étais dans un foyer et tout,
07:26et on louait toutes les semaines,
07:27on avait le droit à louer un film.
07:28Et chacun son tour choisissait le film.
07:30D'accord.
07:31Et donc, j'ai consommé comme ça beaucoup.
07:33Et tu choisissais quoi toi du coup ?
07:35C'est là que j'ai découvert un peu tous ces films là.
07:37Ah oui, Prince de la Ville.
07:38Prince de la Ville,
07:39187 Codes Meurts,
07:40Menace to Society,
07:41puisque j'étais un petit peu rebelle,
07:42j'étais un petit peu Kaira.
07:43Donc j'avais envie d'un peu de violence,
07:45un peu de machin.
07:46Et c'est vraiment au collège et tout
07:47que je commence à découvrir un peu
07:48ces films un peu sociaux,
07:50que je verrai de manière sociologique plus tard.
07:53Parce que quand je le regarde,
07:54je suis là, ouais, trop bien.
07:55Il y a des gangs, ça se tape et tout.
07:57Mais quand je les redécouvre plus vieux,
07:59je me dis, ah oui,
07:59il y a quand même une dimension sociologique
08:01qui est incroyable.
08:02Tu vois, c'est marrant,
08:02parce que moi,
08:03quand tu me parles de ces films là,
08:04et que tu me les cites comme tes références,
08:07là, tu vas me parler de gang et de violence,
08:09et c'est ce qui va t'attirer.
08:11Mais moi, bizarrement,
08:13connaissons un peu ton histoire,
08:14ce qui va me faire tilter un peu,
08:16c'est de se dire, tiens,
08:18les films qui me citent,
08:18c'est des sites où il y a,
08:19enfin des films où il y a
08:22un certain sens de la fraternité,
08:24du groupe, de la famille, tu vois.
08:27Et je me dis,
08:27ça vient peut-être pas de nulle part,
08:28ce truc là,
08:29de se dire pourquoi les films
08:30qui sont dans ces références,
08:33on va tourner autour de ce...
08:35Moi, je ne veux pas dire ça
08:36comme un gang justement,
08:37mais plus comme une fraternité,
08:39un groupe d'amis, quoi.
08:40C'est pour ça que je te dis
08:41qu'il y a le décalage
08:42de ma vision d'ado,
08:43d'ado un peu rebelle,
08:45un peu perdu et tout,
08:46et ma vision plus tard,
08:47où je me dis,
08:47oui, putain,
08:47en fait, ils sont profonds,
08:49il y a beaucoup de fraternité,
08:50il y a beaucoup d'entraide,
08:51il y a beaucoup de...
08:52Enfin, c'est profond comme film,
08:54en vrai,
08:54toutes ces références que j'ai.
08:55Et à côté de ça,
08:56évidemment, je regardais des comédies,
08:57des machins et tout,
08:58mais ces films-là,
08:59ils m'ont marqué
08:59parce que j'avais l'impression
09:00un peu de vivre ce qu'ils vivaient,
09:02alors que j'étais à 40 000 lieux
09:04dans ma campagne lyonnaise
09:05de vivre ça, tu vois.
09:07Mais quand même,
09:08je trouvais un rapprochement avec moi
09:10et j'avais besoin
09:12un petit peu de ce truc
09:12un peu rebelle,
09:13un peu de Kyra et tout.
09:16Alors, tu comprends plus tard
09:17que ça ne sert à rien, évidemment,
09:19mais à l'époque,
09:20j'en avais besoin
09:20et ça me parlait beaucoup.
09:21Donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui,
09:22ça fait partie de mes films occultes,
09:24mais parce que j'ai eu la chance adulte
09:25de les redécouvrir
09:26et d'y voir quelque chose de plus
09:28que de la violence ou machin.
09:30C'est comme quand tu regardes Scarface,
09:32t'es jeune, tu fais
09:32oh là là, Tony Montana,
09:34trop fort et tout.
09:35Et tu vieilles, tu fais
09:35non, Tony Montana,
09:36c'est un bouffon.
09:37Il a brûlé la vie
09:38et à la fin, il se retrouve mort.
09:40Donc voilà.
09:40Mais il y a quand même ce truc
09:41où t'as pas le recul.
09:43D'ailleurs, c'est pour ça que
09:43ce procès qu'on fait des fois aux jeunes et tout,
09:47de dire non mais arrêtez de glorifier Tony Montana.
09:49En fait, on est incapable d'arrêter de glorifier
09:51quand on est petit,
09:52quand on est jeune,
09:52quand on n'a pas vécu.
09:54Tu te dis bah oui,
09:54c'est un modèle de réussite,
09:56même s'il finit mal.
09:56Au moins, il a réussi quelque chose, tu vois.
09:59Mais quand tu vieilles, tu fais non,
10:01Tony Montana, c'est un débile.
10:02Un débile malin,
10:04un débile violent
10:05mais c'est un débile à la fin,
10:06il finit très mal quoi.
10:07Et je trouve ça un peu snob vraiment
10:09ce truc de se dire
10:09j'ai des bouffons,
10:10vous n'aurai rien compris à Scarface.
10:12Bah non, on a compris mec mais c'est juste que...
10:14Plus tard.
10:15Déjà, on a compris plus tard
10:16mais c'est juste que
10:16c'est un peu impressionnant
10:19de voir quelqu'un qui part de rien
10:20et qui réussit quoi, c'est tout.
10:21Bah tu vois là,
10:22on va parler des Princes de la Ville un petit peu.
10:23Ouais.
10:24Et du coup, je l'ai revu très très récemment
10:26pour cette vidéo-là.
10:27On va faire les devoirs.
10:27Exactement.
10:28Et il faut que les gens le voient vraiment.
10:30Ah bah bien sûr, évidemment.
10:32Mais tu vois,
10:33ce qui m'a le plus marqué dans le film,
10:35en dehors des histoires de gang,
10:36c'est plus vraiment le destin
10:39de ces trois personnages.
10:40Et il y avait plein de trucs
10:41que j'avais complètement oublié.
10:43Ah mais c'est une fresque, franchement.
10:44La tournure dans le truc, ouais.
10:45Et je me dis en fait,
10:46bah ouais, c'est ça qui est marquant dans le film.
10:48C'est vraiment la relation entre les personnages.
10:50Ouais.
10:51Ce qu'ils deviennent,
10:52comment ils se retrouvent quand ils se retrouvent.
10:54Ce que certains ont compris,
10:55d'autres non, tu vois.
10:57Bah le final du film,
10:58il aurait pu être hyper marquant
11:00comme Scarface par exemple.
11:01Et au contraire, je me dis,
11:03c'est vrai qu'il termine comme ça le film
11:04et c'est incroyable, tu vois.
11:05On peut te dire,
11:06le film se termine de cette manière-là,
11:08avec cette discussion-là à ce moment-là.
11:10C'est pour ça qu'il est fascinant ce film.
11:11Pour moi, ce film,
11:12il est tellement complet partout.
11:13Et il est...
11:14Il y a trois films.
11:16Tu vois, il y a ton début
11:17où t'es dans un truc où tu dis
11:18wow, ça va être gang et tout.
11:19Il y a la deuxième partie un peu plus...
11:21Je vais pas spoiler, hein.
11:22Mais il y a la deuxième partie
11:23où un peu plus tu vois
11:24que ce qu'ils ont fait dans leur jeunesse
11:26a un peu des effets sur leur vie d'adulte.
11:29Trois parcours complètement différents.
11:31La prison, le flic et l'artiste.
11:33Et après, à la fin, tout ça se regroupe
11:36et fait un bouquet, mais incroyable.
11:37Et pour moi, c'est trois heures.
11:39Mais c'est trois heures que je vois pas passer
11:40et que je te le dis
11:42et je regarde une fois par trimestre.
11:43Vraiment, une fois tous les trois mois,
11:44je le remets.
11:45Et je les vois pas passer
11:46et je trouve que c'est fascinant.
11:48Il y a tout dans ce film pour moi.
11:49C'est tellement complet, beau, grandiose.
11:53C'est du cinéma, quoi.
11:54C'est de la vie à l'écran
11:56et de la vraie vie que tu suis
11:57du début jusqu'à la fin.
11:58Il y a rien qui manque, tu vois.
11:59En vrai, dans Les Princes de la Ville,
12:01les acteurs sont bons, sauf un.
12:03C'est Miklo.
12:04Miklo ne sait pas jouer.
12:05Miklo, c'est Ken dans Street Fighter.
12:08C'est Ken dans Street Fighter avec Jean-Claude Van Damme.
12:10Et le mec ne sait pas jouer.
12:11Il en fait trop.
12:12Quand il parle comme ça, il est trop.
12:15Et Bernard Gabet qui le double en français,
12:16il arrive à l'atténuer.
12:18Il arrive à lui donner un verbe plus calme.
12:20Même quand il part dans les excès, c'est cool.
12:22Et pour moi, je lui avais dit
12:23parce que j'avais fait une émission avec lui, Bernard Gabet,
12:25je lui avais dit
12:25tu as sauvé la VF, tu as sauvé cet acteur.
12:29Tu l'as sorti de sa merde où il en fait trop
12:31et tu l'as fait souffler, tu lui as mis des temps et tout,
12:35qu'il n'a pas dans la VO, tu vois.
12:36Même si je l'ai vu en VO plusieurs fois aussi.
12:38Puis c'est bizarre que tu le vois.
12:39Alors, il est métisse du coup dans le film.
12:41Mais comme il est blanc
12:42et qu'il va aller chercher ses fins de phrases en espagnol.
12:45En plus, tout récemment,
12:46je suis allé voir le dernier Avatar.
12:48C'est Spider en fait.
12:50C'est le petit blanc qui est autour des navis.
12:52Tu sais, il essaye vraiment de se mettre dans le groupe là.
12:54Non, je n'ai pas vu encore.
12:56Mais oui, c'est clair, il en fait beaucoup trop.
12:57Et après, il y avait peut-être des traces dans le scénario
13:00et il a peut-être été mal dirigé sur certains trucs et tout.
13:03Mais bon, en vrai, non.
13:05Parce que Taylor Rafford, c'est un génie.
13:07C'est juste qu'il est nul.
13:08Damien Chapa, c'est un très mauvais acteur.
13:10Il devait surtout paraître crédible en tant qu'Hispanic,
13:13au milieu de tous les Hispanics, tu vois.
13:15Ça paraissait...
13:15En fait, des fois, il n'y a pas de hasard.
13:17Il y a des acteurs qui ne font pas de grandes carrières.
13:19Lui, après, le seul truc où je me souviens, c'est vraiment Street Fighter.
13:23C'est où il fait un Ken dégueulasse aussi, tu vois.
13:25Et on a, du coup, j'oublie son nom à chaque fois,
13:28l'acteur qui joue dans Devolution Man.
13:29Benjamin Bratt !
13:30Qui est extraordinaire aussi, je trouve.
13:32Mais lui, c'est pareil, je trouve ça bizarre qu'on l'ait pas plus vu...
13:34On l'a vu quand même dans des trucs.
13:35On l'a vu quand même plus que les autres.
13:37Mais Benjamin Bratt, ouais, c'est un acteur exceptionnel.
13:39Parce que bon, dans Devolution Man, il a un personnage quand même
13:41qui est vraiment à l'opposé de celui-ci.
13:43Et qui fonctionne aussi très bien.
13:45C'est bizarre, parce que moi, cet acteur-là, je l'ai découvert avec Devolution Man.
13:47Ouais, mais il est tout gentil.
13:49C'est ça. Pour moi, cet acteur, c'est le gars de Devolution Man tout sympa, tu vois.
13:52Ouais, candid et tout.
13:53Et quand tu le vois là, tu fais, putain, mais en fait, c'est ces rôles-là qu'il lui
13:56faut, tu vois.
13:56Ouais, mais il a fait plein d'autres trucs comme ça, un peu.
13:58Lui, ça va.
13:59Alors, il a pas eu une carrière immense, mais quand même, il a eu une carrière cool, quand même.
14:02Puis une sacrée gueule, tu te dis.
14:03Puis même dans le film, toute son évolution, tu te dis, il fonctionne, il est crédible dans tous les rôles,
14:06quoi.
14:06Mais l'autre, c'est Jess Borigo qui est un grand acteur pour moi et qui a pas eu de
14:11carrière méritée.
14:12Je crois que c'est Colombiana, le dernier truc où on l'a vu bien.
14:14Ah ouais, ouais, c'est bien.
14:15J'ai envie de te demander, je vais rester centré sur le cinéma, mais est-ce que le cinéma t
14:20'a aidé à forger les relations, à faire des rencontres ?
14:23Est-ce que t'as des souvenirs de cinéma qui sont liés à des amitiés ou à des personnes en
14:28particulier ?
14:29Alors, plus sur Internet aujourd'hui avec les rencontres que je peux faire, comme avec toi et qui on se
14:33parle de temps en temps, ou d'autres créateurs comme Mea ou La Grotte Chaud.
14:39Enfin là, des fois, j'arrive à parler à des créateurs plus maintenant en partageant notre passion, ou telle la
14:44forme de clique à l'époque.
14:46Plus en partageant notre passion maintenant.
14:48Mais à l'époque, c'était surtout mes potes, quoi.
14:50On kiffait aller au cinéma ensemble, on kiffait louer des films et les regarder chez moi.
14:53J'ai mon ami d'enfance, Laurent, avec qui on a regardé The Rock une quarantaine de fois.
14:59Une quarantaine de fois, vraiment, on avait ce rendez-vous, on regardait The Rock tout le temps et on kiffait.
15:04On va dire que ça a forgé des amitiés existantes, quoi.
15:07Ouais, ça a renforcé, ça a créé des souvenirs dans les amitiés existantes, mais ça m'a pas ramené de
15:11nouvelles...
15:13Comme je t'ai dit, aujourd'hui avec Internet, un peu plus, tu vois.
15:15Ouais.
15:15Plus de connaissances et c'est pour ça que t'es là aujourd'hui.
15:18C'est plus...
15:19Vinay, on parle de la même passion et ça, ça vient avec Internet et les forums, les machins
15:23où les gens se sont rencontrés grâce à des films, tu vois.
15:26Ah si !
15:28Les tenants de vidéoclub.
15:29C'est le seul truc où...
15:30Moi, j'avais un vidéoclub avec un gars qui s'appelait Richard, qui était un cocaïnoman
15:34de malade...
15:35Pardon, merde, c'est pour Youtube, c'est pas ouf !
15:37Qui prenait des substances et qui nous louait des films de ouf.
15:44J'avais 15, 14 ans, 15 ans, tu vois.
15:46Et il nous louait des films de malade.
15:48Il avait une cinéphilie très mec de teuf, quoi.
15:52Il y avait du Gaspard Noé, il y avait des trucs comme ça.
15:54Et il nous louait...
15:55Je me rappelle qu'il m'avait loué Irréversible.
15:56J'ai fait, mais frère, j'avais pas envie de voir ça.
15:58Ah oui, non.
15:58Tu prenais ça, tu regardais ça, j'avais 15 ans.
16:00Je fais, ah ouais, d'accord.
16:01Mais après, il y avait des échanges quand on allait au vidéoclub et qu'on parlait
16:04avec lui et qu'on était tout le temps bien reçus et que c'était en mode...
16:08Tu vois, c'est ça, les seuls échanges peut-être, c'est au vidéoclub avec les gens.
16:12Et aussi ce truc de...
16:13Il y a un autre vidéoclub qui était à côté de chez moi, à Lyon.
16:16En fait, quand tu ne rendais pas la cassette, tu avais des pénalités.
16:19Et une fois, j'avais oublié Hit, mais pendant très très longtemps.
16:23J'avais oublié et un jour, au bout de trois semaines ou un mois, je fais,
16:26oh merde, je n'ai pas rendu Hit.
16:28En fait, si tu la rends, tu payes je ne sais pas combien.
16:30Et ma solution, c'était de dire, j'ai pas de thunes, donc je ne vais jamais lui rendre.
16:33Donc, je ne passais plus devant le vidéoclub.
16:36Ah oui, du coup...
16:36Je faisais un tour de ouf dans mon quartier pour ne pas passer devant le vidéoclub.
16:39Et je me disais, mais non, si je le rends maintenant, il va me demander 500 balles.
16:42Ce n'est pas possible.
16:43Et donc, j'avais noué Hit et j'ai volé Hit, clairement.
16:46Ce n'est pas le pire film qu'on puisse voler.
16:48Ça va, pour le coup.
16:49Est-ce que tu pourrais me dire s'il y a une œuvre qui t'a fait changer ta vision
16:53des choses ?
16:55Ça peut être sur un sujet précis ou ça peut être globalement dans ta façon de voir la vie ?
17:00Je vais faire une réponse très philosophique et tout,
17:02mais je pense qu'un peu toutes m'ont fait changer la vision des choses.
17:04Je pense que je me suis ouvert grâce au cinéma.
17:06Je pense que j'ai découvert des gens, des modes de vie, des acteurs, des pays, des machins.
17:13Je pense que toute ma cinéphilie m'a ouvert au monde.
17:17Vraiment, sans ça...
17:18Franchement, moi, je viens de Lyon, dans un quartier...
17:21Enfin, il n'y avait pas trop d'ouverture au monde.
17:23Et j'ai eu cette fenêtre du cinéma pour m'ouvrir à tout, quoi.
17:26Donc, il n'y a pas une œuvre en particulier.
17:29Il y a des œuvres qui me marquent parce que je les ai vues à un certain moment où j
17:32'en avais besoin, peut-être, tu vois.
17:33Mais il n'y a pas une œuvre spécifique qui m'a fait changer mon point de vue sur le
17:38monde.
17:38Je pense que c'est un peu toute qui emmène un peu son grain de sel et qui me fait
17:41me dire
17:42« Putain, c'est incroyable, la diversité de ce monde et les gens, les films et tout. »
17:47Après, il y a des films qui...
17:48Oui, il y a des films de motivation où tu te dis...
17:50Mais les films de motivation, en vrai, j'ai toujours ce truc de me dire...
17:54Je ne sais pas, tu regardes William Ting, à la fin, tu as envie de changer le monde.
17:58Tu te dis « Putain, mais moi aussi, je veux être intelligent, machin. »
18:01Mais en vrai, quand tu finis un film, après que le générique soit passé pendant...
18:05Par exemple, je prends un exemple tout pourri pour un Ranger, ce film.
18:08Tu finis, tu as l'impression d'être Power Ranger.
18:10C'est d'être un Power Ranger.
18:11Tu as envie de faire du karaté quand tu regardes un Jackie Chan.
18:13Mais ça dure 20 minutes, 30 minutes.
18:16Après, tu reviens, tu te dis « Non, ma vie, elle est un peu nulle. »
18:19Donc voilà, mais...
18:20Donc oui, non, ce n'est pas un truc qui me change vraiment ma vie.
18:22Mais un peu toute la cinéphilie fait que je m'ouvre à tout, quoi.
18:26Ça m'ouvre à absolument tout.
18:27Est-ce que tu t'es déjà retrouvé devant un personnage de fiction
18:32en te disant « Putain, mais Luis, c'est moi, quoi. »
18:36Mais pas en te disant « Je veux être cette personne. »
18:38En te disant vraiment « Putain, mais c'est moi, quoi. »
18:40Putain, j'aurais préparé un petit peu, mais ouais, il y a plein de films où je me suis dit
18:45« Mais attends, ils sont en train de raconter ma vie, là. C'est quoi ce délire ? »
18:47Ok.
18:47Il y a plein de trucs, mais il y a plein de trucs un peu philosophiques aussi.
18:49Tu vois, par exemple, je te parlais de l'Histoire sans fin.
18:51Bah, mais à l'Histoire sans fin, des fois, Bastien, Balthazar Bux,
18:54des fois, je me disais « Mais c'est moi, en fait. »
18:56Tu vois, pas à Trio, hein, Bastien.
18:58Bastien, je me disais « C'est un peu moi, quoi. »
19:00Ce truc de mélancolie, il a perdu sa mère.
19:04Tu vois, il y a plein de trucs comme ça où je me suis dit
19:06« Ah, il y a... »
19:07Mais il y a plein d'autres films, hein.
19:07Il y a peut-être plein d'autres films où je me suis souvent dit ça.
19:10Et ça résonne en toi en disant « Putain, c'est tellement ça. »
19:13Alors moi, il y a très peu de films qui ont ma vie.
19:17C'est pour ça que j'essayais d'en faire un film, ma vie.
19:20Mais quand même, il y a plein de trucs où tu te raccroches au personnage
19:23en te disant « Bah, waouh. »
19:25T'imagines la réponse d'un mec incroyablement imbu de sa personne.
19:29« Si, ouais, quand je regarde Mission Impossible, quand je vois Tom Cruise, oui,
19:34effectivement, je me suis dit « C'est moi, ouais. »
19:36Non, non, non. J'ai des réponses plus.
19:39Tu prends l'avion pareil, quoi.
19:40Non, mais sur l'aile, évidemment.
19:42Je crois que je vais mettre trop.
19:43C'est quoi ta séance de cinéma la plus mémorable ?
19:48Alors, je vais te citer un truc qui n'est pas forcément mémorable,
19:52mais qui, je m'en rappelle, donc c'est mémorable,
19:54dans tous les cas, par définition.
19:55Mais ce n'est pas forcément la plus grande claque que j'ai pris.
19:59Mais quand même, il s'est passé un truc dans cette séance.
20:01En fait, il faut savoir que j'aime bien Peter Pan.
20:03Depuis petit, donc depuis Huck, évidemment.
20:06C'est Huck qui a un peu ouvert mon amour pour Peter Pan,
20:09pour l'œuvre de Peter Pan, pour Barry, etc.
20:12Et donc, moi, et même le Disney et tout.
20:14J'adore Peter Pan depuis petit.
20:16Et Huck, ça finit par sceller le truc en disant « Peter Pan », quoi.
20:20Et je m'identifie à lui, d'ailleurs.
20:22Et donc, je regarde, je vois dans les années…
20:26Je ne sais plus quelle époque il est sorti, tu mettra.
20:29Je vois Neverland qui sort avec…
20:31Pas Huck, hein ?
20:33Ah, Peter Pan, oui.
20:34On est longtemps après, je suis un peu plus adulte.
20:36Et il y a Neverland qui sort.
20:37Neverland, c'est avec Johnny Depp et…
20:39Oui.
20:42Kate Winslet et qui racontent l'histoire de l'écrivain James Murray Barry qui a écrit Peter Pan.
20:49Et je vais voir ce film en me disant « Je kiffe Peter Pan ».
20:52C'est tout ce que je me dis.
20:53Je me dis « Je kiffe Peter Pan.
20:55Il y a Johnny Depp, il y a Kate Winslet.
20:57Allons-y.
20:58Voilà.
20:58Je veux juste savoir comment il a écrit Peter Pan.
21:01Allez, vas-y.
21:02Au pire, voilà.
21:02Je saurais comment il a écrit Peter Pan.
21:04Mais ce n'est pas un film…
21:04C'est un film d'époque.
21:05Moi, les films d'époque font me traîner un peu, des fois.
21:07Je me dis « Bon, vas-y.
21:08Je vais regarder ça. »
21:09Voilà.
21:09Je me pose dans le cinéma.
21:10On n'est pas beaucoup.
21:13La séance…
21:13La séance se fait.
21:14Je regarde le film.
21:15Je me dis « Ah, pas mal.
21:16Ah, bien. »
21:17Et puis là, il y a un truc…
21:18Je ne sais pas si tu l'as vu Neverland, mais il y a un côté très dur.
21:20Très dur.
21:21Et je me dis « Putain, il est en train de me choper, le film. »
21:23Et le film, petit à petit, me chope.
21:25Me chope.
21:25Et la fin…
21:27Enfin, pas la fin.
21:27Il y a un passage, en fait, quand…
21:31quand…
21:31quand…
21:32Johnny Depp ramène Peter Pan dans le salon de Kate Wilson qui est malade,
21:36et qui lui rejoue Peter Pan parce qu'elle n'a pas pu aller le voir au théâtre.
21:40Ouais.
21:40Et là, cette scène…
21:41Je te jure que c'est la première fin de ma vie que ça m'arrive au cinéma.
21:44J'avais une veste qui était posée à côté de moi, et je pleure, mais toutes les larmes de mon
21:48cœur.
21:49Je te jure…
21:50De mon corps, d'ailleurs.
21:52Et je pleure, mais vraiment…
21:54Et j'ai pris ma veste et j'ai fait…
21:56Pour pas que on m'entend, parce qu'il y avait du monde, tu vois.
21:57Et j'ai pleuré, mais de malade.
22:01Et le film m'a cueilli, alors que je ne m'attendais pas.
22:03Et c'est souvent ça…
22:04C'est pour ça que c'est extraordinaire, le cinéma.
22:06Et…
22:06Moi, j'adore pleurer au cinéma.
22:08Je pleure pas trop dans la vie, mais au cinéma, c'est…
22:09Quand un film me fait pleurer, il a réussi sa mission.
22:12Et là, il me fait pas pleurer.
22:13Il me fait vraiment me vider de tout le dos de mon corps.
22:16Et je fais, mais c'est quoi ce délire ?
22:19La scène passe.
22:20Il y a la fin.
22:21Il se retrouve sur le banc avec le gamin.
22:23Et là, pareil.
22:24Sur le banc.
22:25Pareil.
22:25Je pleure.
22:26Je prends mon truc et tout.
22:28J'ai fait ça particulièrement mal.
22:29Vraiment.
22:29C'était une période de ma vie où c'était cool.
22:30Je travaillais.
22:31J'avais une vie totalement normale.
22:34Et…
22:34Parce que ça peut résonner des fois quand t'es pas bien, tu vois.
22:36Mais j'étais bien, tu vois.
22:37Et là, je sors de la séance et je fais…
22:39Waouh !
22:40Waouh !
22:41Ah ouais, le cinéma, ça peut faire ça, tu vois.
22:43Ouais.
22:43Alors, le cinéma m'avait déjà fait beaucoup de choses avant.
22:45Mais c'est la première fois qu'il vient me cueillir comme ça.
22:47Et qu'il me fait pleurer, mais vraiment…
22:49C'est le film où j'ai le plus pleuré de ma vie, tu vois.
22:51Et j'arrive pleurer dans des films.
22:52Je t'ai dit, j'adore pleurer dans des films.
22:53Ouais.
22:53Moi, si un film me fait pleurer, chef-d'oeuvre.
22:55C'est simple.
22:56S'il arrive à me choper et me faire pleurer, c'est un chef-d'oeuvre.
22:58C'est tout.
22:59Et bah après, je perds pas aussi dans Hook, tu vois.
23:01Mais parce que c'est…
23:02C'est plutôt la nostalgie qui me fait pleurer plutôt que le film.
23:04Mais ouais, Neverland, c'est séance mémorable.
23:06Je sors du cinéma en larmes, les yeux rouges et tout.
23:09Je fais, ah ouais, d'accord.
23:11Le cinéma, ça fait ça.
23:12Voilà.
23:12C'est vraiment le plus mémorable.
23:14Et La Ligne verte à l'époque aussi.
23:15Mais ça, c'est un peu cheat code, ça.
23:17C'est vraiment…
23:18La Ligne verte, c'est le cheat code des films qui font pleurer.
23:21Oui, c'est…
23:21C'est vraiment…
23:22T'es obligé de pleurer, en fait.
23:23C'est trop gros pour pas pleurer.
23:24Mais Neverland, tu te dis pas que tu pleures, tu vois.
23:26Bah, c'est rigolo parce que tu me dis, ouais, tout va bien à ce moment-là, tout ça.
23:29Mais pour moi, c'est obligatoire que ça résonne avec quelque chose.
23:32Après, du coup, tu pourras peut-être pas y mettre des mots ou un souvenir.
23:34Bah, je te jure que…
23:36Et je m'accorde facilement.
23:37Bah, quelque part, peut-être qu'il y a un truc qui s'est débloqué.
23:40Et tu t'es dit, c'est maintenant, quoi.
23:41Peut-être.
23:41Mais franchement, à l'époque, ça allait bien, quoi.
23:43Je travaillais.
23:43J'avais toute ma famille.
23:45Tout allait bien.
23:46J'avais pas vécu de deuil ni rien du tout.
23:48Et j'ai ce truc qui est sorti de nulle part, quoi.
23:51Waouh !
23:51Et après, parce que j'étais dedans à fond, en fait.
23:55Et en fait, je pense que c'est aussi la surprise de me dire, je vais voir un film d
23:58'époque.
23:58J'aime pas les films d'époque.
23:59Mais c'est Peter Pan, donc j'y vais.
24:01Et je me suis fait cueillir où je m'attendais pas.
24:03Tu sais, comme je t'ai dit, Ligne verte et tout, c'est cool.
24:06J'adore ce film.
24:06Mais c'est un cheat code.
24:08Tu sais que tu y vas, tu vas pleurer.
24:09Et franchement, t'ajutes pas de cœur si tu pleures pas à la fin, tu vois.
24:13Là, c'est plus compliqué.
24:14C'est plus nuancé, tu vois.
24:15Tu peux regarder le film en étant touché, mais pas forcément pleurer ses tonnes de larmes, tu vois.
24:19C'est intéressant de pleurer devant un film et c'est normal.
24:22Mais en même temps, je trouve que, effectivement, quand tu pleures devant un film, c'est que ça te permet,
24:27et on en revient sur l'idée de ce qu'est le cinéma, ça te permet aussi de te décharger
24:31de plein de trucs.
24:32Oui, bien sûr.
24:33Moi, je m'en sers pour ça.
24:34C'est une occasion, tu vois.
24:34Je m'en sers tellement pour ça.
24:35Comme dans la vie, je suis pas très pleureur.
24:38Les émotions fortes, même dans la vie, ce que je vis et tout.
24:40J'ai vécu tellement de trucs très durs que je me dis, le reste, c'est pas très grave.
24:44Mais le cinéma, ça me permet d'évacuer totalement.
24:47Et j'ai pas honte de le dire, tu vois.
24:49Non, j'ai pleuré.
24:49Mais non, ben ouais, t'as pleuré devant un film.
24:51Ça sert à ça, en fait.
24:52Décharge-toi, t'as pas forcément l'occasion de pleurer dans ta vie.
24:55Mais devant un film, moi, quand je pleure, et je peux te citer les films où j'ai pleuré, quoi.
24:59Il y a tellement de films sans parler des cheat codes.
25:01Je veux pas parler des...
25:02Quand il y a des grosses ficelles, ça m'énerve.
25:03Et puis il y a des films qui sont là pour tirer les larmes et ça marche pas sur moi.
25:07Il y a plein de trucs où je me suis dit, non, mais abusez pas, les frères.
25:10C'est bon.
25:11Ils mettent des violons, ils mettent des grosses scènes et tu te dis, pleure là, là, là.
25:15Non, je vais pas pleurer là, là.
25:16Non, je pleure si ton film me fait pleurer, c'est tout, tu vois.
25:18Il y a des trucs...
25:20Ben, par exemple, il y a aussi un gros choc, mais ça, c'était plutôt en vidéo.
25:24C'est Requiem for a Dream.
25:26Oui.
25:27Requiem for a Dream, pareil, ça vient te cueillir ou tu t'y attends pas.
25:30Mais après, il est fort, le mec de Requiem for a Dream, là.
25:32C'est lui qui a fait Zoé.
25:33Maronofsky, ouais.
25:33Ouais, il est fort, des fois, lui.
25:35Il vient nous cueillir et tout.
25:37Et tu vois, quand ça se fait naturellement, ok, je suis volontiers pleureur.
25:40Mais quand on vient de tirer les larmes et tout, elle va vous faire foutre.
25:43Je pleure si je veux.
25:44Il y a plein de films où tu te dis, allez, là.
25:46Je vois bien que c'est triste.
25:48Non, ça me fait rien.
25:49Pourtant, Zoé Will, je trouve que, pour le coup, il est vraiment…
25:52Zoé Will, il m'a cueilli, là, à un moment, quand il est devant l'ordi et tout, là.
25:56Alors que paradoxalement, je trouve qu'il est dans ce…
25:58Dans un tire-larme ?
25:59Un film qui vient de tirer un peu, quand même, tu vois.
26:01Je sais pas, il a réussi à m'avoir sans…
26:03Après, ça fonctionne, ouais, du coup.
26:04Sans que je vois les grosses ficelles.
26:05Tu vois, par exemple, j'adore les films sur…
26:08C'est bizarre de dire ça.
26:09Sur les oppressions qu'ont pu subir les Noirs américains et tout.
26:15Tous les films de Spike Lee, les machins et tout.
26:17Ouais.
26:17Et les films, tu vois, où le Noir se révolte et arrive à aller au-dessus de sa condition.
26:25Mais par exemple, Toile Vizier Slave, ça a tellement pas marché sur moi.
26:28Ouais, c'est vrai.
26:29Je vois.
26:30Je me suis dit, mais qu'est-ce qu'ils essaient de me faire, là ?
26:31Tu vois, ça a pas marché.
26:32Alors qu'il y a des films beaucoup plus subtils qui me font chialer, tu vois.
26:35Est-ce qu'il y a une œuvre qui t'a permis de traverser une période difficile ?
26:39Une œuvre ou des œuvres, d'ailleurs ?
26:40Je vais encore te faire une réponse de con, mais…
26:43Beaucoup, hein.
26:44J'ai beaucoup de trucs.
26:45Mais c'est beaucoup de trucs accumulés.
26:46Je sais pas.
26:47J'ai pas de trucs précis.
26:49Mais je sais pas.
26:50On parlait de Hook tout à l'heure.
26:52Hook, par exemple, ça m'a permis de…
26:56Ouais.
26:56En fait, c'est tous mes films doudou qui me permettent de passer des périodes difficiles.
27:00Je sais que quand je vais pas bien et que ça arrive, je me mets un film doudou et je
27:04te jure que ça me fait du bien.
27:06Ça me ramène à une époque.
27:07Je peux mettre Hook, je peux mettre l'Histoire sans fin.
27:10Je peux mettre plein de films comme ça doudou qui me font du bien et qui m'aident à traverser
27:14des périodes difficiles et qui m'aident à aller mieux et à me dire la vie est belle, tu vois.
27:18Mais y a pas un truc précis, tu vois.
27:20Je pense que je vais cibler surtout le cinéma des années 90 et même le plus médiocre.
27:25Par exemple, je peux regarder des trucs comme Shazam que personne connaît avec Jekyll O'Neill où je me dis,
27:31c'est tellement doudou, c'est tellement mon enfance.
27:34Il y a plein de Money Train, Karate Kid, tu vois.
27:38Il y a plein de petits trucs comme ça qui me font beaucoup de bien.
27:41Mais vraiment.
27:42Et je peux les regarder quand je vais pas bien et je me dis, ah ouais, putain, ça me ramène
27:46tellement à une belle époque, à un beau truc que ça va.
27:49Bah t'as une bonne réponse du coup, ça va.
27:51Ouais, mais y a pas un film précis en fait, c'est ça.
27:54Généralement, y a des gens qui vont avoir des fois une oeuvre qui va être...
27:57Moi, par exemple, tu vois, quand j'étais ado, que ça allait pas trop bien, je me relançais To Friends,
28:00tu vois, en entier.
28:01En fait, y avait ce côté, pareil, tu vois, groupe d'amis...
28:06Jean-Claude Van Damme, c'est tout ce que je retiens.
28:08Je retiens que dans Friends, y a Jean-Claude Van Damme.
28:10C'est vrai aussi.
28:11Oui, c'est vrai.
28:11Ils jouaient quoi déjà ?
28:12Bah Jean-Claude Van Damme.
28:13Ils jouaient Jean-Claude Van Damme ?
28:14Ok.
28:15Ouais.
28:16Non mais en fait, Friends, moi, par exemple, je sais qu'il y en a qui sont très fans, donc
28:19comme toi, apparemment.
28:20Mais moi, je regardais ça quand ça passait sur France 2, en fait.
28:23Ouais.
28:23Dès que je zappais, je voyais, je mettais, je me disais, oh, sympa l'épisode.
28:26Mais j'ai pas de truc où je regarde à fond, quoi.
28:27Mais moi, la série qui me fait ça ou que je peux me remettre en...
28:31D'ailleurs, j'ai tous les DVD ici, c'est Code Quantum.
28:34Tu vois, Code Quantum, c'est ma génération, évidemment.
28:38Mais Code Quantum, je sais que je peux regarder n'importe quand, n'importe quel épisode.
28:41Mais je prends un pied terrible.
28:43Ouais, c'est ton doudou, quoi.
28:44Ah ouais, c'est vraiment...
28:45Mais même, c'est vraiment bien.
28:46Je te jure que c'est vraiment bien.
28:47Je conseille vraiment à tout le monde de regarder Code Quantum une fois dans sa vie,
28:50parce que c'est vraiment ouf.
28:52Mettre autant de production, mettre autant d'écriture, c'est incroyable.
28:57Cette oeuvre, elle est incroyable.
28:58Vraiment.
28:58Et tu peux lancer n'importe quel épisode.
29:00Parce que le principe, c'est qu'ils sautent de corps en corps,
29:02et à chaque fois, ils découvrent une nouvelle vie.
29:04Donc tu peux lancer n'importe quel épisode, n'importe quand, c'est extraordinaire.
29:07Mais ça, ça me fait un effet doudou, Code Quantum.
29:09Et la série Dinosaure aussi.
29:10Mais ça, c'est un peu moins connu.
29:13Du coup, est-ce qu'il y a un film ?
29:15Alors, il n'y a jamais un film visiblement avec toi, mais est-ce qu'il y a peut-être...
29:18Des oeuvres ?
29:19Est-ce qu'il y a un film qui t'a fait prendre des décisions importantes ?
29:24Non, parce que comme je t'ai dit tout à l'heure, en vrai,
29:27l'euphorie de ce qu'un film te fait ne dure pas plus que la fin du générique et une
29:34demi-heure après, tu vois.
29:35Ok.
29:36Comme je t'ai dit, après l'accumulation de tous ces films-là et tout,
29:39mais il n'y a aucun film où je me suis sorti, je me suis dit, ok,
29:41maintenant, je vais aller monter l'Himalaya parce que j'ai regardé Cliffhanger, tu vois.
29:47Ok.
29:47Je n'ai pas cette réflexion-là.
29:50Oui, je kiffe, oui, je peux changer ma vie en finissant le film,
29:53mais une demi-heure après, je reprends ma vie et je fais, non, ouais, tranquille, ça va aller.
29:57Non, parce que tu aurais pu te dire, tiens, c'est ce film-là qui m'a donné envie d
30:00'être comédien ou...
30:02Non, parce que c'est tous, c'est l'accumulation de tout, c'est tout, etc.
30:05Par exemple, tu vois, il y a un pilote de F1 qui a voulu devenir pilote de F1 parce qu
30:08'il a vu Cars, quoi.
30:09Ouais, bon...
30:10Et aujourd'hui, il est pilote de F1.
30:11La génération qui a vu Cars peut être pilote de F1 ?
30:13Parce que pour moi, Cars, c'était avant-hier, hein.
30:15Ah, mais Cars, les pilotes de F1, ils ont 20 ans, hein.
30:17Ah, putain !
30:18Donc, pour lui, c'est...
30:19Je suis tellement vieux, parce que vraiment, Cars, pour moi, c'est vraiment un film de...
30:21il y a pas longtemps, quoi.
30:23Et j'ai jamais vu, d'ailleurs.
30:24C'est vrai ?
30:25Alors, je tiens à rendre hommage à mon filleul, mon petit Lenny, qui est grand maintenant, qui a 17 ans.
30:31Et je me fous de sa gueule tout le temps parce que son film préféré, c'est Cars.
30:34Et que maintenant, il a 17 ans, il essaie de faire un peu le grand et tout, et à chaque
30:37fois, je le ramène à Cars.
30:38Je fais des montages avec Cars et lui, etc.
30:41Je me fous de sa gueule.
30:42Donc, Lenny, c'est pour toi, celle-là.
30:44Je le rassure, c'est un de mes films préférés aussi.
30:45Ah ouais ?
30:45Et pourtant, je suis encore plus.
30:46J'ai jamais regardé, ouais.
30:47Ah, c'est très cool.
30:48Bah, après, c'est très...
30:49Effectivement, c'est...
30:51C'est très coloré, très...
30:53Ouais, bah oui.
30:53Non, mais après, il y a des Pixar qui marchent sur moi.
30:55Il y a plein de Pixar que j'adore, vraiment.
30:57Et je crois que...
30:58Il y a des Pixar où je pleure aussi, d'ailleurs.
31:00Je crois que c'est Saul.
31:01Ça m'avait touché de ouf.
31:02Coco, que je trouve extraordinaire.
31:04Coco, c'est...
31:06Je pense que c'est le dernier Pixar où je finis en larmes et tout.
31:08Parce que...
31:08Alors, après, tu parlais de films qui m'ont parlé de ouf.
31:11Il s'avère que Coco, ça m'a tellement touché parce que j'ai vécu quelques deuils.
31:16Et dont le deuil de ma grand-mère.
31:17Ouais.
31:17Et qui m'a...
31:18Qui était la personne la plus formidable au monde et qui a fait le...
31:21Qui est la femme de ma vie.
31:23Et je regarde Coco après.
31:24Et mec, avec sa grand-mère à la fin et tout, qui chante là.
31:28Ouais, c'est vrai.
31:28Et la mort et ce truc sur la mort, sur le deuil, sur les machins.
31:32Là, vraiment, oui.
31:32Il y a des Pixar qui sont extraordinaires pour tirer les larmes là où il le faut, quand il le
31:36faut.
31:37Et qui te parlent.
31:38Tu vois, tu parlais de films qui me parlent vraiment.
31:39Ouais, Coco, ça m'a parlé de ouf.
31:41J'ose même pas le revoir.
31:42Tellement j'avais pris une claque en me disant ça me parle trop quoi.
31:45C'est vraiment ce que j'ai vécu.
31:47En dehors de ça, on en revient beaucoup à la culture mexicaine aussi.
31:50Ouais, alors ça, ouais.
31:51Mais ça, moi, je suis...
31:52Je suis un latino dans l'âme.
31:53J'ai fait une vidéo sur ma chaîne qui s'appelle Jean Arachide Latino.
31:56Donc ouais, mais ça, j'adore.
31:58Mais c'est grâce à sa cause et grâce au prince de la ville.
32:01Et puis comme je te l'ai dit en off tout à l'heure, il y a ce côté aussi
32:04dans la culture mexicaine
32:06qui me rapproche de ce qu'on peut vivre, nous, les fils d'immigrés en France, tu vois.
32:12Les Mexicains d'Amérique, c'est un peu...
32:15Alors, c'est une dimension extrêmement différente quand même.
32:18Mais c'est un peu les Arabes de l'Amérique, tu vois.
32:20Donc après, évidemment, c'est pas du tout la même histoire, ni la colonisation, ni rien du tout, ni l
32:25'immigration, rien du tout.
32:27Mais il y a quand même ce truc qu'on peut ressortir en commun, tu vois.
32:31Ouais, ouais.
32:31Ne serait-ce que par nos gueules.
32:33On a plein d'arabes qui ressemblent à des latinos, je suis désolé.
32:35C'est pas pour rien que dans les bars latinos, il y a plein d'arabes qui se font passer
32:38pour des Roberto.
32:40Du coup, c'est quoi ton rapport au cinéma aujourd'hui ?
32:42Toujours un grand consommateur.
32:45Malheureusement, à cause de cette merde de téléphone portable,
32:49j'arrive des fois à faire le débile mental qui est déconcentré par son téléphone quand le film ne me
32:55prend pas.
32:56Donc maintenant, j'ai une technique très simple.
32:57Je regarde tout le temps des films, tout le temps des séries et tout.
32:59Mais j'ai une technique très simple.
33:00Quand cette merde m'emmerde, je la prends et tu vois, on est chez moi là.
33:04Je mets dans la cuisine mon téléphone et je me pose là avec mon rétroprojecteur extraordinaire.
33:10Et je me pose et je regarde mon film avec le téléphone dans la cuisine
33:12parce que j'ai pas envie d'être ce con qui...
33:15Parce qu'à un moment, il y a une longueur.
33:17Je fais, attends, je vais regarder mes notifications.
33:19J'ai pas envie de faire ça.
33:19Donc quand un film, je veux vraiment le voir.
33:21Là, par exemple, le prochain que je veux me mater à fond, c'est l'agent secret avec Wagner Mora.
33:27Et là, je sais que je vais poser mon téléphone quelque part
33:29et je vais regarder et je consomme mais en crevé.
33:31Enfin, tout le temps, tout le temps, tout le temps.
33:33Des séries le soir dans mon lit, que ce soit les films là sur mon rétro,
33:36le cinéma de temps en temps, moins qu'avant, j'avoue.
33:39Mais parce que j'ai le confort là chez moi, je suis bien.
33:42Je mets mon rétro, je mets mon film.
33:44Je suis tranquille.
33:45Donc ouais, non, mais je consomme vraiment tout, tout le temps quoi.
33:47Les séries, je me fais des séries Netflix de temps en temps.
33:50Je ne suis pas fait Stranger Things mais je me suis fait Ease and Earth qui était pas mal.
33:55Et voilà.
33:55Alors, je consomme tout le temps, tout le temps, tout le temps.
33:57Et les films que j'ai envie de voir, je les regarde très vite.
34:00Le dernier, peut-être que j'ai vu, c'est quoi ?
34:03Sinners, que j'ai vu il n'y a pas longtemps, que j'avais kiffé.
34:06Mais je t'avoue que j'ai du mal à me reprendre des claques.
34:09Peut-être que c'est la nostalgie.
34:10Peut-être que je suis trop vieux.
34:11Peut-être que j'analyse trop parce qu'aujourd'hui, je fais ce métier aussi.
34:15J'ai du mal à me reprendre des énormes claques, même si ça arrive.
34:18Et la preuve, tu vois, je ne m'en souviens pas quand j'y réfléchis.
34:20Mais ouais, Sinners, j'avais kiffé.
34:23Il y a quoi que j'ai kiffé ?
34:24Et je me suis dit, ah, enfin un peu de cinéma.
34:27Je te jure, moins qu'avant.
34:28Moins qu'avant.
34:29Est-ce que ce n'est pas justement peut-être parce que tu vas moins en salle ?
34:32Peut-être aussi, ouais, peut-être.
34:33Je m'en rappelle d'un truc où je me suis pris une vraie claque de cinéma au point d
34:39'oublier où je suis.
34:40C'est le dernier Avatar, le 2, pas le 3.
34:43Le 2, je m'en rappelle.
34:45Tu sais, moi, j'habite à Paris et je vais à Lyon de temps en temps voir ma famille.
34:48Et je vais chez ma mère.
34:50Et là-bas, je suis allé au cinéma voir Avatar 2.
34:53Je me retrouve dans la salle.
34:54Je suis à Pandora.
34:55Trop bien.
34:56Je regarde le film.
34:57Je suis à fond dedans.
34:58Et là, à un moment, je suis tellement à fond dedans que je reviens dans le monde réel.
35:02J'ai vu en 3D et tout.
35:04Et je reviens dans le monde réel et je me dis, mais je suis où là ?
35:06Et je ne me rappelais plus si j'étais à Lyon ou à Paris et qu'est-ce que je
35:09foutais ici dans la salle.
35:10Et là, je me suis dit, waouh, James Cameron, là, tu m'as bien eu.
35:14Là, tu m'as bien eu parce que j'étais dans le film, quoi.
35:16J'étais à Pandora.
35:17Je ne me rappelais plus d'où j'étais.
35:19C'est vrai que l'expérience de la salle, c'est unique pour ça.
35:21Parce que si je regarde un film dans mon canapé, je suis dans mon canapé, je le sais.
35:24Il n'y a rien qui m'emporte ailleurs, tu vois.
35:25Et le cinéma, il peut t'emporter ailleurs.
35:27Et la dernière fois que ça m'est arrivé, c'est Avatar 2.
35:29Mais c'est vrai qu'Avatar, c'est une expérience de salle.
35:32Et il faut de plus en plus d'expériences de salle.
35:34Mais c'est très rare qu'un film me donne envie d'aller en salle.
35:37Ok.
35:39Très, très rare.
35:40Là, le prochain que je vais aller voir en salle, je le sais, c'est Michael Jackson.
35:42Cet été, t'as le Nolan aussi.
35:44Une belle expérience.
35:45Exact.
35:46Exact.
35:46Alors, ça m'intéresse un peu moins qu'un...
35:50Comment ça s'appelle ?
35:51Ce film que tout le monde cite comme film préféré.
35:55Interstellar.
35:55Oui.
35:56Interstellar.
35:57Parce que Interstellar, il faut savoir que...
35:59J'adore ce film.
36:00Je vais encore faire le rageux de vieux cons.
36:03J'adore ce film.
36:03Vraiment.
36:04Sauf qu'il y a tellement de films sur Terre que tu peux pas avoir tous les tops de la
36:09planète
36:09qui disent Interstellar, c'est le meilleur film du monde.
36:12C'est pas possible.
36:12Il y a tellement plus riche, il y a tellement incroyable et tout.
36:15Mais, il faut avouer que Interstellar, la première fois que je l'ai vu, je regarde ce film
36:21et comme un débile mental, je sors de la salle, je suis allé voir au cinéma.
36:24Je sors de la salle, je fais, bon les gars, c'était cool, j'ai rien compris.
36:28J'ai absolument rien compris.
36:29Je dois être débile.
36:31Tout le monde a compris, tout le monde est choqué.
36:33Moi, je suis un énorme débile, alors que je pense pas être débile dans la vie.
36:36Quand je parle, on voit que j'ai quand même un minimum de réflexion.
36:39Et je sors du cinéma, je fais, c'est de la merde.
36:40J'ai pas dit ça, mais presque, j'ai dit c'est de la merde.
36:44Et je fais, bon, les gars, je vois le temps qui passe.
36:47Je fais, tout le monde le kiffe quand même ce film.
36:49Il y a quand même un truc que je suis passé à côté, quoi.
36:51Et je me le remets.
36:53Dans d'autres conditions, chez moi, tranquille.
36:55Très bonne condition.
36:56Et je me dis, allez, là, concentre-toi.
36:59Sois pas de débile mental.
37:01Essaye de comprendre ce qu'il veut dire.
37:02Et là, effectivement, quand j'ai chopé le truc,
37:05je me suis dit, waouh, waouh, quel film.
37:08C'est un grand film.
37:09C'est un grand film pour la chialade que j'avais pas eue au cinéma.
37:13Je l'ai eue à la fin quand il va voir sa fille.
37:15J'ai eu tout ce truc de me dire, ok, j'étais passé à côté d'un énorme film.
37:19Ça peut arriver.
37:20Ça peut arriver.
37:21Et puis moi, Nolan, j'ai tendance à penser qu'il me prend la tête.
37:25Il me prend la tête.
37:26Tu vois, Inception, pour moi, c'est plus de prise de tête que de plaisir.
37:30Vraiment.
37:30Pourtant, c'est extrêmement ludique.
37:32C'est ludique de ouf.
37:33Je l'ai compris.
37:34C'est plutôt Tenet qui est prise de tête.
37:35Mais Tenet, tu vois, c'est même pas voulu le voir.
37:37J'ai vu sur le concept, j'ai fait, va te faire foutre.
37:39On comprend rien à ce que tu fais, mec.
37:41Pas parce qu'il tord le temps sur tout.
37:42Et Tenet, c'est le principe.
37:43C'est que ça fait une espèce de boucle, en fait, où le film commence.
37:45Et après, ils font tout à reculons.
37:47Rien que ça, j'ai dit, Nolan, tu vas me casser les couilles avec ça.
37:49Je vais pas te voir.
37:50Je n'irai pas le voir.
37:51Et Odyssée, ça a l'air plus simple.
37:52Tu vois, ça a l'air plus simple.
37:54Donc, j'irai le voir et tout.
37:55Et les Batman, évidemment, qui sont incroyables.
37:57Mais ouais, Nolan, c'est soit je passe à côté et je suis trop con, alors que je suis pas
38:02con.
38:02Mais je me dis que je suis trop con pour comprendre et pour avoir envie de comprendre.
38:06Et Interstellar, je me prends une claque derrière en me disant, waouh, waouh, c'est du cinéma de ouf.
38:11Bah, c'est surtout des films à voir en salle.
38:12Je sais qu'Oppenheimer, par exemple, c'était une vraie expérience de cinéma.
38:14Non, mais regarde, Interstellar, je suis allé voir en salle, j'ai rien compris.
38:16Je suis sorti, j'ai vu tout le monde halluciner.
38:18J'ai fait, il n'y a plus sa mère, les gars.
38:20C'était nul.
38:21Il y a des films comme ça, tu passes à côté et ça arrive.
38:23Ça peut arriver, que tu revois après et tu te dis, non, non, mais t'es pas...
38:26Disons que même en dehors de ça, t'as un savoir-faire qui fait que le film en salle a
38:30une vraie plus-value par rapport à d'autres films, tu vois.
38:33Non, mais je me suis dit, de toute façon, s'il repasse en salle, je vais le voir.
38:35Ouais, mais il faut, hein.
38:35Ouais.
38:36Il faut, moi je suis à dodo d'aller jusqu'à Londres pour le voir en IMAX 70 mm.
38:40Ah ouais, il est diffusé à Londres en IMAX.
38:41En fait, ils ont genre 3 ou 4 salles dans le monde d'IMAX 70 mm, donc c'est d
38:45'IMAX pellicules.
38:45T'es en verrou et tu t'en fous de...
38:47Ouais, c'est pas bon.
38:47Tu le connais par cœur.
38:49Mais du coup, là, t'as une...
38:51Du coup, t'as des pellicules, elles sont 10 mm, donc elles sont énormes.
38:54Non, non, mais c'est une expérience à refaire, ouais.
38:56Et t'as une qualité d'image et de son qui est...
39:00Ouais.
39:00En dehors du fait qu'il y ait une histoire qui soit intéressante, je trouve que dans les films de
39:03Nolan, il y a une vraie intensité visuelle.
39:06Et Open Nightmare, tu vois, par exemple, si ça avait été quelqu'un d'autre qui l'avait fait, je
39:08me serais dit, bon, c'est bien, mais sans plus.
39:10Ouais, ouais.
39:10Et comment il l'a amené visuellement et tout ça.
39:12Alors moi, il faut savoir un truc, c'est que je déteste.
39:14Mais vraiment, à un point incroyable, et je sais pas pourquoi, je fais un blocage, les films de guerre.
39:19Je trouve ça...
39:20Ok.
39:20Le seul film de guerre que j'adore, c'est...
39:24Tonnerre sur les tropiques.
39:25J'arrive pas avec les films de guerre.
39:26Sache que j'ai très honte, hein.
39:28Mais Soldat Ryan, je l'ai vu une fois dans ma vie et je m'en rappelle pas, quoi.
39:32Alors, un petit film un peu de guerre que j'aime bien, c'est...
39:34C'est Légionnaire avec Vandam.
39:36Parce que...
39:36Oui, bon...
39:38Donc je kiffe.
39:39Tu sais, il y a un film de guerre que j'adore, c'est La Bataille d'Alger.
39:43C'est parce que ça me parle.
39:44Bien sûr, oui.
39:45Ça me parle de ouf et c'est un grand film en plus.
39:47Attention, c'est très dur d'accès parce que c'est noir et blanc et tout.
39:51Ponto...
39:51Je sais plus comment il s'appelle.
39:52J'ai eu de faire le cinéphile, là.
39:54J'adore ce film parce que c'est mon...
39:55C'est un peu l'histoire de ma famille et tout.
39:58Mais les autres films de guerre, mais vraiment...
40:00Soleil rouge, tous les trucs comme ça et tout.
40:02J'ai du mal.
40:03La Bataille d'Alger, d'ailleurs, qui a été citée dans le film de Paul Thomas Anderson.
40:08Oui, derrière, ouais.
40:09J'ai halluciné.
40:10C'est le personnage de DiCaprio qui regarde les autres.
40:11Et ça a du sens par rapport à ce que racontent...
40:13Ah, mais j'ai halluciné.
40:14Je l'ai vu derrière et...
40:15Tu sais, j'ai fait le fameux mème de DiCaprio.
40:17J'ai fait...
40:18Oui.
40:19J'ai le film que je connais.
40:21Non, non.
40:22Voilà.
40:23Les films de guerre, j'ai beaucoup de mal.
40:24En fait, les films de guerre réalistes et tout, j'aime pas trop.
40:26Tu vois, le Moyen Âge, machin.
40:27Alors que Braveheart, j'adore.
40:29Ah oui.
40:30Tu vois, mais j'ai quand même tout le temps du mal à me lancer dedans.
40:32Mais oui, Frankenstein, j'ai adoré.
40:34Mais parce que le fantastique, j'adore.
40:36Il y a un autre côté de film où je peux gober n'importe quoi.
40:40C'est SF et fantastique.
40:42Tu peux y aller avec moi.
40:43Tu vois, la planète des singes, pour moi, c'est le truc le plus extraordinaire du monde.
40:46Et c'est français en plus.
40:47Oui.
40:48Tu vois, les tous, hein.
40:48Mais je te parle de tous.
40:49J'ai tout vu.
40:50Même les merdes où ils font n'importe quoi.
40:52Ils vont dans d'autres planètes des années 70.
40:55J'adore ça.
40:55La planète des singes, pour moi, c'est extraordinaire.
40:57C'est une oeuvre tellement riche et tellement incroyable.
40:59Et même celui de Tim Burton, je le trouve incroyable.
41:03Je te jure que je le trouve incroyable.
41:04Il est sympa, ouais, c'est vrai.
41:06Je le trouve incroyable.
41:07Même perdu dans l'espace.
41:08Tu connais pas perdu dans l'espace ?
41:09Si, avec...
41:10Matt Leblanc.
41:11Ah, putain, évidemment.
41:12Un fan de Friends, il faut que connaître.
41:14Tu vois, perdu dans l'espace, je trouve que c'est génial.
41:15Oui, c'est vrai que c'est...
41:16Je trouve que c'est génial.
41:17C'est un film de merde, attention.
41:19Mais moi, je kiffe tout ce qui est SF et tout.
41:22Fantastique et tout, j'adore.
41:23D'ailleurs, tu me dis qu'il y a des films où t'es pas réceptif.
41:24Est-ce que t'as déjà montré à quelqu'un un film que t'aimais beaucoup ?
41:28Ah ouais.
41:28Et cette personne n'était pas du tout réceptive.
41:30Bien sûr.
41:30C'est l'histoire de ma vie avec mes ex ou n'importe quoi.
41:34À chaque fois, évidemment, tu penses bien que je leur dis
41:36il faut qu'on regarde Les Princes de la Ville.
41:37Mais sur l'oeil, je trouve ça...
41:40C'est trois heures, quand même.
41:42C'est long, ton truc.
41:43Peut-être pas la meilleure porte d'entrée, c'est sûr.
41:45Non, non, ouais.
41:46Bien sûr, et puis même des potes où je dis
41:47mais putain, t'es débile.
41:49Je m'énerve, moi.
41:49Moi, je m'énerve.
41:50T'es débile, t'as rien compris.
41:52Tu tues ce film.
41:53N'importe quoi.
41:54Bien sûr, t'es passé à côté.
41:55De toute façon, toi, t'aimes pas le cinéma.
41:56C'est ça.
41:57Donc ouais, il m'est arrivé d'être un peu relou
41:59et de dire t'as rien compris, au lieu de me dire
42:00bah non, ça touche pas les personnes.
42:02Oui.
42:02Y a plein de films qui me touchent pas du tout, moi, tu vois.
42:04Bah, c'est compliqué de...
42:06C'est vrai que le cinéma, c'est un truc quand même un peu de niche, quoi.
42:08Ouais, ouais.
42:10Moi, je suis fasciné par les gens qui consomment pour consommer.
42:13Et y a d'autres gens encore qui regardent pas de films.
42:15Je te dis, je parlais de l'ennemi tout à l'heure à part Cars.
42:17Ils regardent pas de films.
42:18Il y a 17 piges.
42:19Il se nourrit pas de cinéma, pas de séries, rien du tout.
42:21De football, c'est tout.
42:22Football des Cars.
42:23Et quand je lui montre des films quand même,
42:25j'arrive à le choper sur deux, trois trucs.
42:27Ça, je trouve ça intéressant quand y a des gars,
42:28des gamins surtout de 17 ans et tout,
42:30qui regardent pas de films, qui sont pas dans le cinéma,
42:31qui regardent leurs films sur TikTok et tout, tu vois.
42:34Quand t'arrives à les choper, tu vois,
42:35moi, je l'ai chopé avec deux, trois films.
42:36Je l'ai chopé avec La haine, parce qu'il fait la caillera.
42:39Donc, tu vois.
42:40Je l'ai chopé avec un film que je trouve français,
42:41que je trouve extraordinaire,
42:43qui s'appelle Il était une fois dans l'Oued.
42:44C'est la dernière grande comédie.
42:46Oui, je m'en souviens, oui.
42:46Mais je trouve que c'est la dernière grande comédie française
42:49qui est touchante, qui est bien,
42:50qui est bien écrite et qui est superbe.
42:51Et il adore Il était une fois dans l'Oued, tu vois.
42:54Donc, c'est une comédie, tu vois.
42:55Mais après, non, les grandes comédies françaises aussi,
42:57tu vois, moi, je...
42:58Ah, mais c'est superbe.
43:05J'adore, tu vois.
43:06J'ai grandi avec ça.
43:07Donc, les comédies françaises d'aujourd'hui,
43:08j'ai un peu plus de mal, il faut avouer.
43:10Mais moi, maintenant, je te jure,
43:11c'est tronqué par le fait que je fais ce métier.
43:13C'est-à-dire que tous les gens que je vois souvent
43:15dans les comédies françaises, je les connais.
43:17Donc, je suis moins dedans.
43:20Je me pose plus de questions sur l'acteur,
43:22pourquoi il a accepté ça,
43:23quel film de merde il fait
43:25ou quel film de pas merde il fait.
43:27Tu sais, je me prends plus la tête sur les coulisses
43:29que d'être dans le film, tu vois.
43:30Donc, les comédies, en vrai,
43:31et même les films...
43:32En vrai, j'avoue, les films français aujourd'hui,
43:35j'ai beaucoup de mal,
43:36juste parce que je connais le métier,
43:38je tourne de temps en temps,
43:40il m'arrive de tourner, de croiser des gens et tout.
43:42Et j'ai beaucoup de mal à me mettre dans un film français.
43:45Franchement, je suis presque incapable de te dire
43:47le dernier que j'ai kiffé, quoi.
43:49Par moi, en comédie française,
43:50le dernier qui m'a vraiment plu,
43:52c'était Le Grand Bain.
43:53Donc, ça remonte quand même.
43:54Ouais.
43:55Ça, j'ai pas vu.
43:55Et après, en film français,
43:56il y a un qui m'a beaucoup plu au cinéma,
43:58c'était Le Conte de Monte Cristo.
43:59J'ai pas vu, alors que je voulais le regarder.
44:00Parce que Pierre Ninet, j'ai pas de mal, pour le coup.
44:02Mais même en dehors de ça,
44:03le film est vraiment très propre, quoi, je trouve.
44:05Direction artistique et tout.
44:07Mais je m'étais mis de côté, de toute façon.
44:08Il y a des films français que je me force à regarder,
44:10parce que je peux pas ne pas consommer du cinéma français,
44:12quand même, tu vois.
44:14Mais j'ai beaucoup de mal pour ces raisons-là,
44:16pour le fait que je connais le milieu, quoi.
44:19Et j'ai du mal à rentrer dedans.
44:21En fait, t'as l'animation française aussi,
44:22qui est très de qualité.
44:23Ça, c'est autre chose.
44:24L'animation française, c'est extraordinaire.
44:26C'est quoi le dernier que j'ai vu en animation française
44:27qui m'a mis une claque ?
44:28Le Sommet, je crois.
44:30Ouais.
44:30Le truc à la montagne.
44:31C'est incroyable.
44:32Il y a aussi...
44:33Il y a eu le...
44:35Mars Express, non ?
44:35Ouais, Mars Express aussi.
44:36Que je m'étais mis de côté.
44:37Et moi, j'allais citer Flo, du coup.
44:39Flo ?
44:40Pas 100% français, mais qui a eu le...
44:42Bah, je vois Flo, j'ai regardé en me disant...
44:44Ouais...
44:44Parce que je regarde les films d'animation française,
44:45je regarde...
44:46Je sais pas qu'il fait tant que ça.
44:47C'est pareil pour le robot sauvage.
44:48Ouais.
44:49Bah, pour le coup, Flo, c'est vraiment un parti pris.
44:51C'est-à-dire qu'il n'y a pas de dialogue.
44:52Ouais, non, mais c'était cool.
44:52J'ai passé un bon moment.
44:53Et je trouve ça extraordinaire.
44:55Techniquement, je trouve ça extraordinaire.
44:56Mais c'est pas non plus...
44:57Et comme pour le robot sauvage, je me suis dit,
44:59mais les gars, vous avez vu le géant de fer ?
45:00Parce que là, niveau géant de fer, ça n'a rien à voir, quoi.
45:05C'est mille fois plus fort, le géant de fer.
45:08Et le robot sauvage, tout le monde s'est extasié pour un film bien.
45:11Ouais.
45:11Et en fait, c'est ça, peut-être.
45:13Tu vois, là, on revient.
45:13Peut-être qu'on clôturerait avec ça, comme tu veux.
45:15On revient à ce que je dis.
45:16C'est qu'aujourd'hui, un film bien, les gens s'extasient devant,
45:21alors qu'il est juste bien.
45:23Tu vois ?
45:23C'est comme Signeur.
45:24Il se trouve bien.
45:25Mais il est bien, c'est tout.
45:27Tu vois ?
45:27Je ne dis pas qu'il y a quelques films que je ne trouve pas extraordinaires.
45:29Je suis incapable de te les citer maintenant.
45:30Il y a encore des films qui sortent qui sont extraordinaires.
45:32Et on en a besoin.
45:34Mais la plupart que je regarde où les gens les encensent,
45:37je me dis, oui, c'est un bon film.
45:39Mais calme-toi.
45:40C'est un bon film.
45:41Tu vois, c'est ça, ce truc.
45:41J'ai perdu ce truc d'extraordinaire qui m'arrive de temps en temps.
45:45Et putain, j'aimerais beaucoup te citer de films que je trouve extraordinaires
45:48qui sont sortis ces dernières années.
45:50Mais la plupart du temps, c'est vraiment, je me dis,
45:52ouais, le film, il est bien.
45:53Voilà.
45:54Et moi, ça ne me suffit pas bien.
45:55J'ai vécu avec des trucs extraordinaires où je pétais un câble.
45:59187 Cône Meurtre qui est derrière là,
46:01qui est incroyable.
46:02C'est incroyable.
46:04Et pour revenir à ce que tu as dit tout à l'heure,
46:05j'ai demandé à quelqu'un de le regarder.
46:07Et il m'a dit, ouais, il est bien.
46:08Je me dis, mais non, mais ce n'est pas possible.
46:10Pour moi, c'est la meilleure fin du monde et tout.
46:12Et ouais, mon problème, je pense qu'au cinéma aujourd'hui,
46:14c'est que les films sont bien.
46:15Bah, je ne sais pas.
46:16Comme tu dis, regarde ce que tu me cites là,
46:19ça se trouve pour tout le monde, ils sont juste bien.
46:21Mais moi, cinéant, je peux comprendre le truc.
46:24Il est bien.
46:24Il est bien, le film.
46:26Et en fait...
46:27Ça ne mérite pas 17 nominations aux Oscars pour moi.
46:30Ouais.
46:32Après, les Oscars, c'est encore un autre...
46:33Oui, c'est un autre délire.
46:34Un autre délire.
46:35Mais en dehors des Oscars, quand je l'ai vu,
46:38je me suis dit...
46:40Putain, ouais, il y a un truc quand même de différent.
46:41Ah bah, bien sûr.
46:42Mais je veux dire, quand je l'ai mis, j'ai dit...
46:44Putain, ça fait du bien de voir un bon film.
46:45Tu vois, ça fait du bien parce que...
46:47Mais déjà, l'image...
46:49Le...
46:49Et qui part de rien.
46:50Ouais.
46:50Il n'y a pas de franchise derrière,
46:51il y a la psychostore originale.
46:52Déjà, ouais, ça, c'est super.
46:53La réale et tout, je me suis dit...
46:54Putain, c'est vraiment bien.
46:55Ça fait du bien de voir un film autre.
46:59Et j'avoue, Sinars, il est dans le bien plus.
47:00Il n'est pas dans le bien normal, tu vois.
47:02Et bah si, Une bataille après l'autre.
47:03C'est le dernier film que j'ai vu.
47:04Il est super.
47:05Et bah ça, pareil.
47:07Pareil.
47:07J'ai regardé, j'ai fait...
47:08C'est super bien.
47:09Tu vois, c'est super bien.
47:10Mais je me suis pas dit...
47:11Waouh, c'est extraordinaire et tout.
47:14J'ai juste dit, c'est super bien, quoi.
47:15Ça fait du bien de voir un bon film.
47:17Mais on est encore loin des claques
47:20que j'aurais pu prendre avec Interstellar, par exemple,
47:23ou des machins comme ça et tout, tu vois.
47:25Ouais, mais...
47:26Moi, la dernière grande trilogie, pour moi,
47:27c'est La Pelle des singes.
47:28Oui.
47:29C'est vrai qu'elle est bien, la trilogie.
47:32La Pelle des singes.
47:33Bon, ça va.
47:34C'était pas...
47:35C'était pas...
47:35C'est pas nécessaire.
47:36Je trouve que c'est quand même une suite honorable, malgré tout.
47:38Oui.
47:38Ils auraient pu partir...
47:39Oui, mais quand tu...
47:40Quand tu vois les trois, là.
47:41Ouais.
47:41Tu te dis, non, mec.
47:42C'est beaucoup moins bien.
47:43Le trois, surtout, qui est extraordinaire.
47:44Ouais, une bataille après l'autre,
47:46pour revenir vite fait là-dessus.
47:47J'étais au cinéma, je me suis posé,
47:48je me suis dit, tout le monde l'encens,
47:49c'est un truc de malade.
47:51Et en fait, j'ai juste dit, c'est vraiment trop bien.
47:54Tu vois, par exemple, moi, je suis plus choqué
47:56par la prestation de Benicio Del Toro.
47:59Ouais.
47:59Qui m'a impressionné,
48:00alors qu'il est là rapidement, tu vois.
48:02Il est là très peu,
48:04et quand j'ai vu Benicio Del Toro,
48:05j'ai fait, putain, ça fait du bien de voir des acteurs comme ça.
48:07Ouais.
48:07Et ça fait du bien de voir un bon film comme ça.
48:09C'est un bon film.
48:10Je suis encore dans la catégorie bon, bien plus, hein.
48:12Ouais.
48:13Mais je suis pas dans l'extraordinaire encore.
48:14Et je sais pas si ça me le refera,
48:15peut-être c'est moi qui suis devenu vieux et con.
48:16Bah, je pense surtout qu'ils sont...
48:18C'est des films que tu cites, tu vois,
48:19Sinners, une bataille après l'autre,
48:20qui sont incensés parce qu'on est aujourd'hui
48:22dans un monde très politisé
48:24et qui prennent un parti très fort
48:26pour des choses qui sont...
48:27Ouais, mais est-ce que c'est pas aussi
48:28parce qu'il y a tellement de merde
48:30que juste un film bien, ça fait respirer ?
48:33Ah, mais bien sûr, évidemment.
48:34Non, mais c'est sûr qu'en tout cas,
48:35sur le cinéma américain...
48:36Oui.
48:37Et on est sur un principe de franchise qui dure,
48:39qui commence à s'essouffler quand même.
48:40On le sent, tu vois.
48:40Tu vois, les films qui ressortent...
48:41Bien sûr.
48:42C'est pas les Marvel,
48:43c'est des films comme ça qui...
48:45Bien sûr, bien sûr.
48:45Mais maintenant, ça, ils vont comprendre
48:46qu'ils cassent la tête avec leur truc.
48:50C'était dur le C'était Mieux Avant
48:51parce que ça l'était pour plein de trucs.
48:54Tu vois, par exemple, moi aujourd'hui,
48:55je me dis, je suis content d'avoir connu
48:56les vidéoclubs, les DVD, les machins.
48:58Ouais.
48:58Mais en même temps, j'aurais tué
48:59pour avoir Netflix à 12 ans, quoi.
49:01Alors attention, je suis un vieux con, hein.
49:03J'admets, il n'y a aucun problème.
49:05Mais je ne tomberai jamais dans C'était Mieux Avant
49:06parce qu'il y a tellement de films
49:07que j'ai vus pas quand j'avais 7 ans ou 15 ans
49:10qui sont extraordinaires.
49:12Il y a vraiment, là, ces dernières années,
49:14j'ai du mal à les citer
49:15parce que je m'en rappelle moins,
49:16parce que ça, c'est la vieillesse.
49:19Mais il y a quand même...
49:19Non, je ne dirais jamais que c'était mieux avant
49:22parce qu'il y a des séries que j'aime,
49:24Breaking Bad, Game of Thrones,
49:26tous ces trucs-là que tu te manges dans la gueule,
49:29tu te fais, non, non, c'était pas mieux avant.
49:30Code Cantum, c'est cool,
49:31mais Game of Thrones, c'est quand même un stade au-dessus, tu vois.
49:34Écoute, on va conclure sur une dernière question.
49:37Moi, j'aimerais savoir si t'as...
49:38Parce que tout à l'heure, on parlait
49:38des réalisateurs un peu marquants.
49:40Est-ce que t'as un réalisateur ou une réalisatrice
49:44avec une oeuvre globale qui t'a vraiment marqué
49:46ou est-ce que t'arrives pas à en dégager un ?
49:48Si, si, si, largement.
49:50Bah, en vrai, celui qui me vient en tête en premier,
49:52c'est David Fincher.
49:53Ok.
49:54Je pense qu'il n'y a pas un film de David Fincher
49:56ou peut-être le dernier, là,
49:59sur Netflix, là, je crois.
50:00Oui, c'est The Killer.
50:01Ouais, que j'ai pas non plus kiffé de ouf,
50:03mais ouais, ce qu'a apporté David Fincher
50:06dans ma cinéphilie et dans ce qu'il fait,
50:08j'ai fait waouh, waouh...
50:10The Game, Fight Club, Seven...
50:14Tu vois, là, je me suis dit...
50:15Là, il y a un artiste, quoi.
50:17Ouais.
50:17Alien 3.
50:19Non, là, là, il y a un artiste.
50:20Millennium aussi, super.
50:21Millennium aussi, que j'ai adoré.
50:22Là, je me suis dit, là,
50:23je vois quelque chose de différent.
50:25J'adore David Fincher.
50:28Très bateau, mais en vrai,
50:29tout ce qu'il a apporté, c'est extraordinaire.
50:31C'est Spielberg.
50:32Oui, bien sûr.
50:34Là, on est sur un autre niveau et tout.
50:35Oui, oui.
50:36Spielberg que j'adore.
50:39Darren Aronofsky.
50:40Oui.
50:40Que j'adore aussi.
50:41Du coup, tu as dû voir The Wrestler avec Mickey Rourke.
50:44Oui, avec Mickey Rourke.
50:45Superbe.
50:46Le fameux Mickey Rourke.
50:46Non, non, mais il y a deux, trois réalisateurs comme ça
50:48qui tirent.
50:49Je dis David Fincher
50:50parce que c'est les films qui m'ont le plus marqué.
50:52Mais il y a plein d'autres réalisateurs que je kiffe
50:54et que...
50:55Chris Columbus.
50:57Ouais.
50:57Tu vois, tout ce que c'est de mon époque aussi,
50:59tu vois, ça marche bien sûrement.
51:03Robert Zemeckis.
51:04Bien sûr.
51:04Tu vois.
51:06Bob Gale.
51:07Ouais.
51:07Donc, tu vois, il y avait...
51:08Mais ça, c'est surtout les réalisateurs de mon époque.
51:11Mais je trouve qu'ils ont toujours fait des films.
51:12Enfin, Bob Gale, c'est Gremlin, c'est machin.
51:14C'est aussi Small Soldier, tu vois.
51:16C'est des trucs où je me dis,
51:18putain, ce gars, quand même, a fait mon enfance.
51:19Ouais.
51:19Attention.
51:20Attention au respect total, tu vois.
51:24Et voilà.
51:24Et puis deux, trois...
51:25Ouais.
51:25Bah Scorsese, évidemment.
51:27Voilà.
51:28Tous les Scorsese et tout.
51:29Mais c'est un peu bateau de dire ça.
51:31Et qui c'est que j'aime d'autre ?
51:32Je vais pas citer les grands
51:33parce qu'ils sont tous dans mes réalisateurs préférés, en vrai.
51:35Brian De Palma, Scorsese...
51:39Le parrain.
51:40Coppola.
51:41Coppola et tout.
51:42Évidemment, ils sont dedans, tu vois.
51:43Mais ouais, je pense que la première fois où je conscientise qu'un réalisateur,
51:48c'est important pour un film, c'est David Fincher.
51:50C'est là où je me dis, ah putain, parce que c'est lui qui a fait ça.
51:53Parce qu'au début, quand on regarde des films, on pense pas à ça.
51:55Ouais.
51:55Et puis la plupart de mes amis, d'ailleurs, je te dis, ils pensent pas à ça.
51:57Ils regardent un film, ils savent pas qui c'est qui l'a fait.
51:59Ils aiment bien et ils s'en battent les couilles.
52:00Vraiment, la plupart...
52:01Faut qu'on se dise aussi dans notre monde,
52:04la plupart des gens qui sont pas sur internet,
52:05le grand public,
52:07il va voir un film,
52:08que ce soit ma famille ou machin,
52:09ils vont voir un film, ils vont voir un film.
52:11Ils consentissent pas en disant,
52:12t'as le réel, il est ouf.
52:13Y'a que nous qui sommes matrixés.
52:16Et sur les réseaux, évidemment.
52:18Mais la première fois où je me dis,
52:20attends, il y a une patte, il y a quelque chose.
52:22Il y a deux fois d'ailleurs.
52:23Fincher et Genet.
52:25Voilà.
52:25Genet, c'était des enfants perdus et tout.
52:27Et c'est là où je me dis, ouais,
52:29y'a quand même des réalisateurs qui ont une patte et machin.
52:32Et y'en a qui ont trop de pattes, des fois, tu vois.
52:33Ben Genet, il a réussi à foutre sa patte sur Alien 4.
52:35C'était génial.
52:36J'ai adoré moi.
52:37Et ça, c'était un truc d'enfance où je me disais,
52:40mais ces films, ils sont bizarres.
52:41J'avais vu les cités des enfants perdus au cinéma.
52:42J'ai fait, très bizarre ce truc.
52:44Jean-Garachide aussi très bon réalisateur.
52:46Écoute, c'est pas moi qui réalise.
52:47C'est Antoine Barrio.
52:49Mais le prochain, c'est moi qui le réalise.
52:51Ah ben, très bien.
52:52Je vais me mettre doucement là.
52:53T'as un petit mot sur ça ou c'est encore un peu secret ?
52:55Non.
52:55Si, on peut le dire.
52:56En vrai, on a écrit un film avec mon co-auteur, co-réalisateur et tout,
53:01Antoine Barrio, avec qui on avait fait Le Fantôme un jour depuis.
53:04Vous pouvez aller voir sur ma chaîne, ceux qui ne me connaissent pas.
53:05Il y a plein de gens qui ne me connaissent pas, tu vois.
53:08Et donc, on a écrit un long métrage qui a été développé chez Gaumont pendant 4 ans,
53:13qu'on n'a pas réussi à financer parce que c'est un peu compliqué l'histoire.
53:16C'est que des enfants.
53:17C'est vrai, 90% du film, c'est des enfants, donc très compliqués à financer.
53:21Et on essaye toujours de le financer et cette fois, je réaliserai avec lui.
53:24Mais je m'occuperai plus de la mise en scène et de la direction des acteurs que j'adore
53:28parce que je joue et que je sais ce que je veux et que même dans mes vidéos à l
53:31'époque
53:31sur Internet, j'ai toujours dirigé mes acteurs parce que j'aime le jeu.
53:36Je sais ce que je veux, tu vois, dans une œuvre.
53:40Et donc voilà, on essaie de vendre ça, on essaie d'avancer là-dessus.
53:43Et puis moi, je continue à tourner quand j'ai la chance de tourner.
53:46Je fais des téléfilms pour l'instant, je ne fais pas encore de grands films malheureusement.
53:49N'hésitez pas à m'utiliser de meilleure façon, même si le téléfilm, je prends beaucoup de plaisir.
53:53J'ai un personnage récurrent d'un gendarme à la montagne que j'adore,
53:59qui s'appelle Karim Bélia.
54:00Mais moi, à partir du moment où je joue en vrai, je ne vais pas trop hiérarchiser.
54:05Évidemment, j'aimerais faire des films et plein de films en tant que comédien pur,
54:09mais ça n'arrive pas encore.
54:11Et si ça arrive un jour, je serai très heureux et je vous montrerai que j'en ai sous le
54:15capot.
54:17Écoute, moi, je n'en doute pas en tout cas.
54:18Eh bien, merci.
54:19Merci à toi de m'avoir accueilli et d'être sur cette chaîne.
54:22Merci et je tiens à préciser que si je t'ai accueilli, c'est parce que je suis un consommateur
54:26de tes vidéos.
54:27C'est comme ça que ça a commencé, il faut le dire aux gens.
54:29Je consomme tes vidéos depuis très longtemps et je ne sais plus comment on a pris contact,
54:34mais en gros, je t'ai suivi parce que moi, dès que je kiffe le travail d'un youtubeur,
54:37et je trouve que c'est très important aujourd'hui, sans s'ensibier, sans rien du tout,
54:42de dire qu'il y a des créateurs sur le cinéma comme toi, parce que moi, je ne regarde que
54:45ça sur YouTube, je regarde le cinéma,
54:47des créateurs comme toi qui font un travail dingue et qu'il faut soutenir, vraiment beaucoup soutenir,
54:51parce que c'est important d'avoir ça.
54:53Aujourd'hui, on est plus dans le culte de la personnalité plus que de ton travail.
54:57Moi, je préfère ne rien savoir sur l'avis de quelqu'un, mais savoir ce qu'il me propose et
55:00ce qu'il m'offre en contenu.
55:02Et aujourd'hui, malheureusement, ça se perd ce truc.
55:05Les seuls avis que tu donnes, c'est les avis de cinéma, et purement cinéma,
55:09et ce que tu nous apportes avec les coulisses de ce que tu fais, les coulisses des films.
55:14C'était quoi le truc qui m'avait choqué ? C'était le truc sur Rocky que tu avais fait
55:16une saga entière.
55:17J'avais fait un documentaire sur Stallone.
55:18Ouais, Stallone. J'avais adoré.
55:21Et tu vois, moi, ce genre de vidéos, il faut les soutenir sur Internet,
55:24parce que je pense que c'est ce qu'il y a de mieux à consommer et soutenir les créateurs,
55:29même qu'on appelle petits créateurs, parce qu'il n'y a pas de petits créateurs.
55:32Moi, j'ai commencé le petit créateur, après je suis monté dans le buzz,
55:34je suis redescendu en petit créateur.
55:36Non, tant que tu crées, tu crées.
55:37On sent pas les couilles de comment ou à quel niveau t'es, dans quelle sphère t'es.
55:41Tant que tu crées, tu crées.
55:42Et quand tu crées des trucs comme les tiens et comme d'autres, comme Mea, j'adore.
55:47Il y en a plein, la grotte de pierre, la grotte chaude, je sais plus comment on dit.
55:51Mais en tout cas, il y a plein de créateurs qu'il faut soutenir à fond,
55:54parce qu'ils nous offrent des vidéos incroyables et on s'en rend même pas compte.
55:57Voilà.
55:57C'est une fin parfaite.
55:58Je voulais finir là-dessus.
55:59Parfait.
56:00Cadeau.
56:01Voilà.
56:01Merci beaucoup.
56:03Merci à toi, j'en ai marre de ce siège.
56:04Merci à toi, j'aime très vite !
56:05Après pourtant démarches, la mute et me dit que j'en ai tuer Boulder,
56:19Je grand metal !
56:19Absolutely, Cambridge !
Commentaires
8
I_am Marvel Jésus 🌟il y a 11 minutes
Il date lui aha
Grourmayil y a 5 heures
Une discussion intéressante !
Spider-Koda 🕷il y a 6 heures
Trop classe le feat haha
Calixte.tvil y a 1 jour
John Rachid le come back
Alssannil y a 1 jour
Il date jhon rachid
JordanUniverseil y a 1 jour
Un duo sumpa
thedailymarvelbugleil y a 1 jour
Un échange passionnant
Marieil y a 1 jour
Un échange passionnant. Merci pour le partage !

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