00:00Et je suis, de toutes les façons, toujours prêt à privilégier des logiques collectives sur des logiques individuelles.
00:06Croyez-moi, je n'ai pas quitté le Parti socialiste avec bonheur.
00:08Je l'ai quitté pour des raisons qui tenaient à mes convictions, je n'ai pas quitté par dépit,
00:13et je n'y suis pas demeuré non plus par calcul.
00:15Donc je suis prêt à y revenir s'il y a, au lendemain des élections municipales,
00:19un acte de large rassemblement permettant à la social-démocratie de se mettre au cœur du paysage politique
00:25pour créer les conditions d'un rassemblement large des Français permettant d'éviter le R.
00:30François Hollande, chez nos confrères de la Tribune dimanche, a dit
00:32« C'est aux Français de dire qui est le meilleur, ça peut être une personnalité qui apporte un renouvellement.
00:38Raphaël Luxman ou Bernard Cazeneuve qui apporte une grande expérience. Est-ce que vous y réfléchissez ? »
00:45Moi, je ne réfléchis pas à ma situation personnelle. Je réfléchis à la situation du pays.
00:51Si je peux, compte tenu du contexte, apporter une contribution utile, je le ferai.
00:57Il y a mille manières de servir. On peut servir en étant candidat à l'élection présidentielle.
01:01On peut servir en appartenant à une équipe. Moi, je ne fais pas de cette affaire une affaire personnelle.
01:05Je ne manœuvre pas. Je ne cherche pas un chemin pour moi-même.
01:08Je cherche à éviter le pire dans un moment de gravité extrême.
01:12Et je pense qu'il est possible de le faire si on arrête la multiplication des candidatures à l'élection
01:16présidentielle,
01:17si l'on prend la mesure de la gravité de la situation.
01:20Est-ce qu'il faut une primaire ?
01:22À gauche, certainement pas. À gauche, il faut que la famille social-démocrate se reconstitue en se rassemblant.
01:29Mais ensuite, éventuellement une primaire pour élargir ?
01:31Non, que cette famille désigne un candidat, que le bloc central ne multiplie pas lui aussi les candidatures.
01:38Et nous verrons bien dans la dynamique de la campagne qui est celui qui est le mieux jamais de par
01:43le gouvernement national.
01:43Ça veut dire que vous dites, en gros, il faudrait que du côté de la gauche républicaine, on se mette
01:47d'accord sur une personnalité.
01:50Si du côté de la droite et du centre, ils se mettent d'accord, je ne sais pas, par exemple,
01:53sur Édouard Philippe,
01:54voilà, ça en fait deux. Et ensemble, ensuite, on voit lequel est le plus fort.
01:57Et on verra ensuite qu'il est en situation de battre le Rassemblement national.
02:00Car l'objectif, encore une fois, c'est de battre le Rassemblement national.
02:03Et on verra, c'est de battre le Rassemblement national.
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