00:00Écoutez, ce temps d'entretien était un entretien prévu, classique, assez court,
00:04sur lequel nous avons interpellé le Président de la République sur le sujet majeur de l'année qui vient,
00:08c'est la négociation européenne sur le budget,
00:10parce que vous savez que l'agriculture française dépend beaucoup des budgets européens,
00:13et ce que nous attendons de lui dans l'année qui vient,
00:15c'est qu'il négocie ce budget européen de sorte que la France défende ses intérêts,
00:19et d'abord l'intérêt de l'agriculture, puisque vous savez que nous avons la première agriculture européenne,
00:23puis ensuite nous avons faux état de ce qu'est la situation,
00:26une situation bien compliquée, sur laquelle il y a un certain nombre d'attentes,
00:30à la fois du gouvernement, mais aussi sur le plan international,
00:32on a reparlé du Mercosur, de l'accord avec l'Australie à venir,
00:35voilà autant de sujets en quelques minutes,
00:37pour lui dire le fort niveau d'attente de l'agriculture,
00:39et la nécessité de continuer à essayer de se projeter.
00:41Vous êtes confiant précisément sur ce rapport de force à mener au niveau européen,
00:45vous évoquiez le budget de la PAC,
00:47le dossier du Mercosur a tant à prouver que la voie de la France,
00:51on va dire, c'est un peu affaiblie au niveau européen,
00:53qu'est-ce qui vous laisse penser que sur la politique agricole commune,
00:55il y a une voie à faire entendre, où il y a des conquêtes à obtenir ?
00:59Non, nous ne sommes pas confiants, mais en même temps déterminés,
01:01vous savez, sur le Mercosur, on nous a expliqué pendant des mois
01:03que l'affaire a été pliée, entendue, et qu'on n'y arriverait pas,
01:06on s'est mobilisés, et aujourd'hui, il y a une saisine de la Cour de justice européenne
01:09pour voir si cet accord est conforme,
01:11vous savez, les agriculteurs, ils n'ont pas d'autre choix que de se battre,
01:14nos entreprises, on ne va pas les délocaliser,
01:16nous, notre combat, il est ici en France,
01:17et face à ce que font les Américains, les Chinois, les Russes,
01:20si le président de la République, qui doit défendre les intérêts de la France,
01:24ne le fait pas, eh bien, nous serons derrière,
01:26et pour nous, encore une fois, il n'y a pas d'alternative,
01:28donc on n'est pas confiants, mais on est très déterminés,
01:31parce qu'on parle évidemment de l'avenir,
01:32et de la manière dont on pourra attirer des jeunes,
01:34et continuer à produire une meilleure alimentation pour les Français.
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