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00:10Merci.
00:30Merci.
00:37De dire aujourd'hui que vous avez été invité et que vous ne saviez pas pourquoi vous étiez là.
00:47C'est vrai parce qu'en principe c'est moi qui devais prendre la parole pour vous dire ce pourquoi
00:54vous êtes là, ce pourquoi je vous ai invité.
00:57Mais ce n'est pas mauvais aussi.
01:03Vous savez, c'est devenu quelque chose de coutume quand un nouveau ministre vient, un nouveau gardien vient, il rencontre
01:14les différentes composantes de sa structure.
01:20Le matin on était avec les avocats.
01:24J'ai demandé où rencontrer les huissiers et les commissaires priseurs.
01:32Et finalement on m'a fait comprendre les réalités dont vous avez fait cas, maîtres et camarades.
01:41Donc c'est pourquoi on a déjà nécessité de vous convier ici.
01:50Sinon on partait vers vous.
01:55Donc moi je me dis que toujours c'est nous qui venons vers vous.
02:02Pas pour beaucoup parler, mais pour beaucoup vous écouter.
02:10Certes, Maître Souridaouda a dit que vous allez écrire, vous allez nous envoyer, comment ça s'appelle, un mémo.
02:21Et je me dis pratiquement qu'il a très bien développé tout le contenu de ce futur mémo.
02:30On en prend bonne note, c'est des réalités qui sont exactes.
02:35D'ailleurs, pas seulement aux huissiers, ni aux commissaires priseurs, mais à l'ensemble des couches professionnelles de ce département.
02:49C'est quand je prends tout ce qui a été développé par Monsieur le Président Honoraire, pratiquement un peu partout
02:56c'est comme ça.
03:00Donc déjà, rassurez-vous qu'on en prend bonne note et on attend le mémo.
03:12On va analyser et on se battra ensemble.
03:18Je n'ai rien pour pouvoir vous promettre.
03:22Ce que je vais vous dire aujourd'hui, la première décision qui va tomber sera exécutée.
03:29Et si on ne le fait pas, vous aurez dit le ministre Amanti.
03:34Et ça, je ne vais pas le faire.
03:37Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'on se battra ensemble.
03:40Parce qu'on sera là.
03:45Est-ce que je demande à votre niveau aussi, vous savez, surtout les huissiers, vous êtes au début et à
03:54la fin des actes.
03:57Bon, je dis de nous, je me considère toujours magistrat.
04:01Voilà.
04:02Et telle n'est pas la réalité maintenant.
04:04Donc, vous êtes au début et à la fin des actes des juridictions.
04:12Dans ce cadre, ce que je vais vous demander, c'est la rigueur et la responsabilité dans l'établissement de
04:21ces actes-là.
04:22Vous savez, il y a beaucoup de polémiques.
04:26C'est des décisions qu'on exécute.
04:28Après, on se rend compte qu'il y a tel ou tel.
04:33Ou bien, c'est des gens qui sont condamnés.
04:36Après, qui viennent pour dire non, on n'était pas au courant.
04:39Et quand on revient après, on se rend effectivement compte deux fois.
04:42Pas à tout moment.
04:44Mais deux fois, on se rend compte que les gens, effectivement, ils n'étaient pas au courant.
04:52Moi, la dernière décision, c'est un relevé de forclusion au niveau de la cour d'appel.
04:59Après mes enquêtes, j'ai relevé la forclusion.
05:04Une décision qui était même grossoye.
05:07On s'est rendu compte que franchement, l'intérêt, ce n'était pas au courant.
05:11Alors que dans l'acte d'assignation, c'est écrit « Servi à personne ».
05:23Donc, il faut qu'on mette de l'ordre à notre sein.
05:30Tout n'est pas mauvais, tout n'est pas bon aussi.
05:34Moi, je veux un accompagnement.
05:37Je veux qu'on soit sincère, je veux qu'on soit loyal, les uns envers les autres.
05:43On va se battre de notre côté en tant que département
05:48pour faire tout ce qu'on peut pour les huissiers de justice de la Guinée, les commissaires-priseurs de la
05:55Guinée.
05:56Mais de votre côté aussi, que vous puissiez vraiment assainir en votre sein.
06:05C'est pourquoi moi, je vous tends la main.
06:12Il y a beaucoup de personnes en votre sein que je connais, qui sont très responsables,
06:17qui me connaissent aussi en tant que magistrats.
06:20On a fait beaucoup de choses ensemble.
06:22Donc, c'est pourquoi je suis très à l'aise avec vous.
06:25Si je vois des visages que je connais, des visages pour lesquels j'ai beaucoup de respect,
06:30dû à leur comportement, dû à leur travail,
06:34ce n'est pas parce que vous vous appelez Maître Aboubacar Kamara que je vous respecte.
06:39C'est à cause des actes que vous avez posés que je veux.
06:46Donc, sur ce, moi, j'ai beaucoup confiance aux huissiers,
06:52mais je veux qu'on approfondisse l'assainissement au sein même de la corporation.
07:01Parce que ça, ça nous rend fort.
07:03Ça rend la justice forte.
07:07Parce que c'est comme si c'était une composante.
07:13Dès qu'un secteur faillit, ça retombe sur l'ensemble.
07:21La population ne connaît même pas la différence.
07:25Deux fois, ils appellent l'huissier et le juge.
07:29On dit, ah, ça a déjà été jugé par tel.
07:32Et quand on se rend compte, on voit que c'est un huissier qui a donné conseil.
07:36Mais les gens pensent qu'il a déjà tranché.
07:43Donc, c'est pourquoi j'en appelle à la responsabilité en votre sein, à la rigueur en votre sein.
07:49Je veux que vous ne laissez pas souvent la tâche au clerc.
07:56Le clerc n'est pas responsable.
07:59Il n'est pas responsable.
08:00Je ne cesse de rappeler, j'ai condamné un huissier quand j'étais au tribunal de Mafanco.
08:08Je l'ai condamné, un huissier que je connaissais, qui me connaissait bien.
08:12Je l'ai condamné à une peine ferme.
08:16Et j'ai compris que c'était par le fait de son clerc.
08:20Et qu'une personne avait perdu carrément sa maison, à Doubreca.
08:27Parce qu'il met dans son assignation « Servi à personne ».
08:32Et en pleine audience, lui-même, il reconnaît carrément qu'il n'a pas servi à personne.
08:39Et ce n'est même pas lui qui a servi.
08:41C'est son clerc.
08:43Tellement son clerc s'est assis quelque part.
08:46Il l'a rempli.
08:47Et le juge est allé dans ce sens.
08:51Le juge a condamné.
08:52Et il y a même eu une démolition.
08:56Parce que le juge a dit « Oui ».
08:59C'est pourquoi j'avais condamné lui-même à une peine de prison ferme.
09:04Parce que le juge avait même ordonné la démolition.
09:07Et le bâtiment a été démoli complètement.
09:11C'était à Doubreca.
09:12Il y avait même une avocate.
09:14C'était Maître Tenenke.
09:15Qui était l'avocate du monsieur.
09:17Et c'est Maître Tenenke même qui a poursuivi l'huissier.
09:21Devant le tribunal de Mofanko.
09:22C'est encore dans les archives là-bas.
09:24Je ne sais pas si vous avez appris ça ou pas.
09:27Mais je l'avais condamné à une peine ferme.
09:30Et c'est un huissier que je connaissais.
09:32Moi-même, je n'ai pas pensé qu'il pouvait faire une telle chose.
09:35Vous voyez ?
09:36Donc, c'est pourquoi je vais toujours insister sur la responsabilité.
09:42Je sais qu'il y a beaucoup de choses qu'on a introduites illégalement aujourd'hui,
09:47qu'on fait illégalement à travers les différents parquets, les différents parquets généraux.
09:52Mais, c'est souvent des pratiques qui nous ont amenés à instaurer des illégalités de la sorte.
10:01Loin de moi de couvrir les parquets, je vais parler avec les magistrats bientôt.
10:11J'ai préféré commencer avec les professions libérales.
10:16Les magistrats, je sais ce que je vais leur dire parce que là-bas, je connais.
10:20Je connais mieux là-bas.
10:24Et je ne vais pas mettre de gants.
10:26On va se parler, on va se dire la vérité.
10:29Parce qu'il faut que ça change.
10:32Il faut que ça change.
10:34Quand cette maison, quand ça grandit, ça grandit nous tous.
10:39Mais quand ça faille, nous tous, ça nous retombe dessus.
10:46Donc, c'est pourquoi, sans trop vous retenir, j'attends le mémo et je vous promets que je me battrai
10:58à vos côtés
11:00pour que les huissiers, les commissaires priseurs puissent avoir tout ce qu'ils méritent, tout ce qu'ils doivent avoir.
11:07Et on le fera ensemble.
11:08Quand j'aurai des difficultés, je vous les dirai.
11:12De toute façon, ça ne fait que commencer.
11:14On va se rencontrer souvent.
11:18On va se rencontrer souvent, on va se parler.
11:20Moi, je ne vais pas vous fuir.
11:22Je ne vais pas fermer les portes de mon bureau devant vous.
11:28Parce que de toute façon, on parlera.
11:31On parlera, vous serez là.
11:34Moi, je suis ministre politique.
11:36Je suis au sein d'un gouvernement.
11:39Et j'ai une mission.
11:41On me remet une lettre pour dire c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c
11:45'est ça.
11:46J'appartiens à une équipe.
11:48Mais, ça ne fera pas que ce lien-là soit coupé entre nous.
11:54Ça, soyez rassurés.
11:55On va continuer à se battre ensemble et prier Dieu qu'il nous aide pour avoir tout ce qu'on
12:01veut.
12:02Merci.
12:03Ça a été une prise de contact parce que nous avons juste reçu une invitation, sans même savoir le but
12:10principal.
12:11Mais on savait toutes les fois que c'était une prise de contact parce qu'il vient d'être nommé
12:15à la tête de ce département très stratégique, hautement stratégique.
12:20Donc, quand, nouvellement nommé, un ministre sollicite rencontrer son personnel, ce n'est autre que pour la première prise de
12:29contact, pour échanger, essayer de rélever les problèmes qui assaillent les différentes corporations.
12:35C'est ce que nous avons échangé. C'est pourquoi nous, en ce qui nous concerne l'Université des Justices,
12:40nous n'avons pas manqué de l'entame de nos propos, de commencer par le féliciter, bien sûr.
12:46Il fallait commencer par ça, par politesse. Il fallait le féliciter et prier le bon Dieu que la confiance placée
12:53en sa personne par M. le Président de la République soit un succès, soit couronnée de succès.
12:59Et après ces vœux, nous avons abordé les problèmes auxquels notre corporation est confrontée.
13:10Dans le cadre de l'exécution de certaines décisions, notamment les décisions rendues en matière correctionnelle, il y a des
13:17condamnations pécuniaires frappant certains citoyens.
13:20Et l'exécution forcée pour ces dossiers, s'il me paraît, consistait par moment, lorsque vous êtes devant le refus
13:28du débiteur de s'acquitter, que vous saisissiez le parquet afin qu'une réquisition d'incarceration soit délivrée.
13:34Là, la mesure consiste à prendre la personne, le mettre en prison, jusqu'à ce que le dû soit payé.
13:41Mais depuis un bon temps, cette procédure a été réaménagée.
13:47Désormais, il n'y a pas de réquisition d'incarcération.
13:50Il est prévu qu'il soit procédé à la nomination d'un juge chargé de l'application des peines.
13:55Mais cela traîne à venir.
13:56Donc nous n'avons pas tardé d'attirer l'attention de M. le garde de Sceaux pour qu'il soit
14:01procédé dans les délais raisonnables à la nomination des juges d'application de la peine.
14:06Ensuite, nous avons sollicité l'obtention d'un siège parce que nous ne l'avons pas depuis l'explosion du
14:13dépôt de carburant de quarantine
14:15qui a ravagé complètement notre siège qui se trouvait dans l'enceinte de la cité chemin de fer.
14:21Ensuite, nous avons abordé le sujet relatif à la problématique de l'exécution des décisions de justice.
14:26Donc nous souhaiterions que les difficultés que les justiciers rencontrent dans cette matière soient allégées.
14:35Parce que vous savez, chaque fois qu'il s'est agi de procéder à une exécution de force, il faut
14:41une réquisition de M. le procureur général
14:44ou le procureur de la République.
14:46Donc nous avons sollicité à ce que l'OADA, donc le traité de l'OADA, soit appliqué,
14:52notamment en son article 29 qui prévoit que l'État prête son concours,
15:00que les forces de sécurité, donc la police et la gendarmerie qui sont compétents en matière judiciaire,
15:06puissent valablement accompagner ou prêter son concours à l'UCL de justice dès lors que ce dernier est détenteur d
15:12'une décision revêtue de la mention exécutoire.
15:15Cette mention est apposée au nom du peuple de Guinée.
15:18Donc nous avons sollicité à ce que le ministre veuille se pencher sur ce volet aussi.
15:22Ensuite, nous avons abordé quoi encore, mon chargé de communication ?
15:29On a parlé de l'organisation des colloques, parce que nous sommes affiliés à deux grandes organisations,
15:38une continentale, l'autre mondiale, qui organisent annuellement chacune deux sessions de formation.
15:45Et les pays portent leur candidature, mais sans le soutien du gouvernement,
15:49nous n'avons pas manqué de le souligner ici, aucune chambre nationale ne peut valablement accueillir les judiciaires venant d
15:55'Afrique et d'ailleurs,
15:56et dans le monde, sans l'appui financier du gouvernement.
15:59Donc nous avons demandé à ceux qui veuillent vraiment nous accompagner,
16:03ceux qui veuillent prêter des oreilles attentives à ce volet également.
16:08Donc nous avons chaque fois, tous ceux qui sont là, ils ont tous voyagé,
16:14et pour voyager ce n'est pas facile.
16:16Aujourd'hui, la mondialisation, le monde est devenu très méchant.
16:20L'Américain pense que c'est le Guinéen qui rend son pays difficile.
16:24Le Français pense que c'est parce que les Africains sont venus massivement que le pays est devenu dur.
16:28Il n'est pas facile d'obtenir les visas.
16:31Et nos collègues d'ailleurs, du continent, qu'est-ce qui facilite l'obtention des visas,
16:35une fois qu'ils entrent dans les ambassades, c'est qu'ils sont porteurs, ils sont détenteurs des passeports de
16:40service.
16:40Quand c'est un passeport de service, là, ça passe rapidement.
16:44Donc nous avons sollicité à ceux que le ministre veuille nous accompagner pour l'obtention des passeports de service
16:49pour l'ensemble des membres du bureau exécutif élargi au président honoraire.
16:54Voilà pour l'ensemble.
16:56Et enfin, nous avons abordé la question de subvention.
16:58Voilà brièvement les points qui ont été abordés avec notre nouveau ministre dans cette première prise de contact.
17:12Je vous remercie.
17:12Merci.
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