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  • il y a 51 minutes
Nafissatou DIALLO a perdu la vue en 2021 alors qu'elle était en 12e Année. Faute de moyens des parents, elle n'a pas pu être évacuée en Europe pour son traitement.
Elle a décidé de suivre des cours de braille et afin de poursuivre ses études parmi les voyants. Aujourdhui, Nafissatou fait du Cécifoot et du Goal Ball et rêve de représenter la Guinée à l'international.
Écoutez son récit !!!

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Transcription
00:03Je m'appelle Nafisa Tudiano, je suis non-voyante et apprenante du braille au centre Sogé,
00:12plus précisément dans la salle spéciale, la salle spécialisée pour les gens comme moi,
00:18les gens qui ont perdu la vue à mi-chemin.
00:24C'était en 2021. J'étais couchée la nuit, je n'avais rien, aucun problème de vision.
00:30Je me suis réveillée le matin, je vis que je ne vois pas. Jusqu'à présent, c'est comme ça.
00:35Oui, on a fait beaucoup de visites, mais on a dit qu'on ne peut pas traiter ça ici,
00:41sauf en Europe. C'est ça qu'on m'a dit. Je faisais la deuxième année,
00:48expérimentale, mais je n'ai pas pu continuer à cause de mon handicap.
00:54Mais maintenant, j'ai appris, j'ai connu que l'école est à Conakry.
00:59C'est à cause que je suis venu ici pour continuer, pour faire le braille,
01:02pour pouvoir continuer les études. Ce n'était pas du tout facile.
01:07J'étais triste, j'avais des soucis, beaucoup de stress.
01:10Mais au moins, elle m'a conseillé. Grâce à elle, j'ai pu surmonter, j'ai survécu.
01:17Parce que je me suis dit que le handicap n'est pas une fin de route.
01:27Maintenant, grâce à l'écriture braille, je peux lire et écrire.
01:32Et là, bientôt je vais finir, je vais aller continuer l'école normale avec les voyants.
01:42Bon, le rêve, je vais devenir une grande footballeuse quand même.
01:48C'est ça.
01:49Et aussi, je suis créatrice de contenu.
01:52Je suis créatrice de contenu.
01:55Avant, je faisais le cinéma. Et toujours, je vais continuer ça aussi.
01:58C'est mon rêve.
02:03On fait le sessi-foot égale balle.
02:07Ça, quand même, on vient de commencer.
02:09Mais l'actif, c'est très, très compliqué.
02:11Voilà.
02:15Les difficultés, on n'a pas d'entraîneur.
02:18Voilà, on veut coach professionnel.
02:22Et puis, les terrains aussi, ça, ça nous fatigue beaucoup.
02:26On ne peut même pas s'entraîner.
02:27Problème de terrain.
02:29Parce que nous, vu qu'on est non-vente, et le gol bolifo, qu'on se couche à terre,
02:33on ne peut pas faire ça partout, en fait.
02:38C'est ça qui nous fatigue.
02:40C'est à la plage qu'on part, parce qu'il y a le sable là-bas.
02:43On part là-bas pour s'entraîner.
02:46Voilà.
02:47Il y a différentes plages à connaître ici.
02:54On part en taxi, c'est ça.
02:57On a un problème de déplacement aussi.
02:58Ça, ça nous fatigue beaucoup.
03:00Et l'équipement aussi.
03:03Parce que nous, ici, tout ça nous fatigue.
03:07Et pourtant, les autres pays sont en avance.
03:10C'est un grand défi et on voulait vraiment représenter la Guinée aussi.
03:16Voilà.
03:20Pour représenter le rouge jaune vert, quoi.
03:22Au-delà de nos frontières.
03:25Des fois, quand même, j'utilise taxi aussi, voiture.
03:30Ou...
03:30Mais ça, c'est rare, en fait.
03:33C'est rare.
03:34Vous savez, ici, en Guinée, quand tu arrives, on te dit, ah, tu es seule, tu ne vois pas.
03:38Ça dit, on nous traite mal.
03:40Et ça, ça nous fatigue beaucoup.
03:42Moi, personnellement, j'aimerais que ça change.
03:44Voilà.
03:45Que les gens nous voient autrement, quoi.
03:48Qu'on ne nous voit pas comme des poids ou bien des fardeaux, quoi.
03:53C'est ça.
03:57Oui, j'en ai.
03:59Donc, je demande d'ailleurs à toutes les personnes de bonne volonté, à l'État et surtout au ministère de
04:07la jeunesse et le sport.
04:09Et à notre ministère de tutelle, ministère de la femme, de l'enfant et de la solidarité.
04:18Voilà.
04:19De nous aider vraiment, de nous assister.
04:21Par rapport au sport, on a beaucoup de difficultés, telles que j'ai dit, l'équipement, le terrain.
04:30Et aussi, un entraîneur, quoi, on en a besoin.

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