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  • il y a 3 semaines
La Rose Ecrite

C'était l'époque où mon Grand Père
régnait sur quelques terres,
possédait encore des jardins,
parsemés de fleurs, de couleurs
aux milles et subtils parfums,
que venaient flirter
des papillons, des coccinelles,
se posant sur les boutons de pollen
comme des baisers sur la main des enfants
aux babines barbouillées de miel :
Invités tous autant
par la Reine des abeilles
à un goûter dans l'essain.

C'était l'époque
où mon Grand Père,
avait encore des jardins.
tour à tour l'été était dur et doux,
telle la mousse pousse sur le roc
au Nord des corons
aux destins souterrains.

C'était l'époque
où mon Grand Père
faisait d'un tout petit rien,
un tout, un grand festin,
où à table les sœurs
et les frères ne se chamaillaient
que pour un rien, du tout au bien.

C'était l'époque
où mon Grand Père
avait les mains dedans la terre,
dans le purin.

Des mains qui sortent des légumes sains,
comme le magicien fait apparaître
de son chapeau de paille, des lapins.

C'était l'époque où les poulailles
les volailles fermières, avant d'être plumées,
avaient pût profiter du grand air, du bon grain.

C'était l'époque
où mieux que d'en raconter des salades,
on en faisait pousser dans un coin du jardin,
de celles que l'on partage
entre amis en difficultés, entre voisins.
De ceux à qui l'on parle
sans arrières pensés, le cœur sur la main.

C'était l'époque
où mon Grand Père
portait sur son visage
le sourire sage et saint,
tout comme une fleur à la boutonnière
au bon présage d'un Dimanche matin.

C'était l'époque
où mon Grand Père
gardait dans un coin de sa tête un petit jardin.
Lui qui a connu la guerre,
elle, qui ne se souvient de rien.

C'était l'époque
où les chagrins, les misères
étaient bien plus qu'une ou qu'un.

C'était l'époque
où les petits et les grands malheurs d’hier,
étaient morts et enterrés
sous une pierre au fond du jardin.

Je dis bravo aux vieux sabots de paix,
eux qui dans l'allée traversant le jardin,
s'emmêlaient les jambes entre les pattes
d'un fidèle chien, qui à l'odeur suivait cet homme de bonne pâte,
cet homme de grand air,
cet homme bon comme le pain.

Je regrette Grand Père
que les seules fleurs
que je t'ai offertes
soient les chrysanthèmes
que je dépose sur ta tombe
au cimetière à chaque Toussaint.

C'est pourquoi,
j'ai écrit cette fleur pour Toi
comme une Rose, un bon Vin


Paroles de Christophe-PLOUVIN [Alias Madinx]
Mises en valeur (en musique & chanson)
en qualité d’Auteur~Poète~Parolier à « IMAGINAL »

« Tous droits réservés »
Transcription
00:00C'était l'époque
00:41C'était l'époque où mon grand-père
00:47avait encore des jardins
00:49Tour à tour l'été était dur et doux
00:52Telle la mousse pousse sur le roc
00:55Au nord des corons, au destin souterrain
00:59C'était l'époque où mon grand-père
01:01faisait d'un tout petit rien
01:03Un tout, un grand festin
01:06où à table les sœurs, les frères
01:08ne se chamaillaient
01:10que pour un rien du tout au bien
01:15C'était l'époque où mon grand-père
01:18avait les mains dedans la terre
01:20dans le purant des mains
01:23qui sortent des légumes sains
01:25comme le magicien fait apparaître
01:28de son chapeau de paille des lapins
01:32C'était l'époque où les poulailles, les volailles, fermières
01:36avant d'être plumées avaient pu profiter
01:40du grand air, du bon grain
01:42C'était l'époque où mieux que d'en raconter des salades
01:46on en faisait pousser dans un coin du jardin
01:48de celles que l'on partage
01:51entre amis, en difficulté
01:53entre voisins, de ceux à qui l'on parle
01:57sans arrière-pensée, le cœur sur la main
02:00C'était l'époque où mon grand-père
02:02portait sur son visage
02:04sourire sage et sain
02:06tout comme une fleur à la boutonnière
02:10au bon présage d'un dimanche matin
02:14C'était l'époque où mon grand-père
02:17gardait dans un coin de sa tête un petit jardin
02:20Lui qui a connu la guerre
02:24elle qui ne se souvient de rien
02:29C'était l'époque où les chagrins
02:31les misères étaient bien plus qu'une ou qu'un
02:35C'était l'époque où les petits
02:37et les grands malheurs d'hier
02:39étaient morts et enterrés sous une pierre
02:43au fond du jardin
02:44Je dis bravo aux vieux sabots de paix
02:47eux qui dans l'allée traversant le jardin
02:49s'en mêlaient les jambes entre les pattes
02:52d'un fidèle chien qui à l'odeur
02:54suivait cet homme de bonne patte
02:57cet homme de grand air
02:59cet homme bon comme le pain
03:03Je regrette, grand-père
03:05que les seules fleurs que je t'ai offertes
03:07soient les chrysanthèmes
03:08que je dépose sur ta tombe
03:11au cimetière à chaque toussaint
03:13C'est pourquoi
03:16j'écris cette fleur pour toi
03:19comme une rose en bon vin
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