00:00C'est très suivi, mais pour une raison très simple, parce que nous, qui connaissons l'histoire italienne,
00:05c'est que pour nous, la violence politique, le terrorisme politique, c'est une partie dramatique de notre histoire des
00:11années 70-80.
00:13Nous, on a eu des centaines de morts à cause de ça.
00:16Vous savez, moi, je me suis engagé en politique à 15 ans, à peu près, quand j'ai découvert une
00:21histoire qui est exactement pareille à celle de Quentin.
00:23C'était un jeune de 17 ans à Milan qui s'appelait Sergio Ramelli, qui est 1975, 17 ans, figurez
00:30-vous.
00:30Il est mort parce que son cran a été fracassé à coup de clés d'utiles, vous savez, par un
00:40commando d'extrême-gauche devant la fenêtre où il y avait sa mère.
00:45Mais on a des faits comme ça, on a ce qu'on appelle le rogo de primavale,
00:50et donc un autre commando d'extrême-gauche qui a fait brûler la maison d'un secrétaire,
00:54donc d'un responsable local du mouvement social.
00:56Il a brûlé ses deux fils, dont un enfant de 10 ans.
01:00On a eu à Calarencia, un commando d'extrême-gauche, a buté trois personnes, justement.
01:05Et je ne dis pas, la violence politique, nous, on l'a eu à droite et à gauche.
01:08Ça, c'est pas, ça a été transversal.
01:10Mais par exemple, et pour vous dire, deux éléments qui nous lient directement à cette affaire de Quentin.
01:16Je vous ai dit de la Calarencia, on a eu la commémoration début janvier de ce crime.
01:24Raphaël Arnaud, apparemment, était là, justement, à la contre-manifestation des antifas italiennes,
01:31pour contester la commémoration de l'événement de la Calarencia.
01:37Donc, on a, et c'est comme ça qu'on a découvert que Raphaël Arnaud est venu en Italie à
01:43plusieurs reprises en Italie,
01:44qu'il y a des militants de la jeune garde qui se baladent en Italie aussi à plusieurs reprises,
01:51qu'il y a des liens, donc des partenariats entre la jeune garde et les organisations antifas italiennes.
01:57Donc, désolé, ça nous affecte beaucoup.
01:59Parce qu'en fait, déjà, nous, on a nos problèmes avec, disons, les antifas violents à nous.
02:04On n'a pas besoin d'emporter les antifas français.
02:07Et il y a une deuxième raison.
02:09Parce que la violence des années 70, ça a été fait par des gens, donc des terroristes de deux côtés,
02:16qui après, beaucoup d'eux se sont cachés en France.
02:20Il y a des centaines de terroristes d'extrême gauche qui ont passé, pendant des décennies,
02:26se sont cachés en France sous la protection des gouvernements français grâce à la doctrine Mitterrand.
02:31Et grâce à ça, plutôt que de finir en prison en Italie, on peut faire la belle vie dans votre
02:35pays.
02:36Et il y en a qui sont encore aujourd'hui en train de faire la belle vie en France.
02:39Vous savez que, parce que Macron, quand il a attaqué Mélanie, il a oublié une chose,
02:43qu'il y a encore une demande du gouvernement italien encore aujourd'hui
02:46pour l'extradition de dix personnes, exactement terroristes, accusées de meurtres, d'assassinats
02:53et qui ont des grosses condamnations qui doivent...
02:57Et la France a refusé.
03:00Comment s'est déperçue en Italie cette passe d'armes entre Giorgio Mazzoni et Emmanuel Macron ?
03:04Nous, on est du côté de Mélanie.
03:07Parce que justement, nous, on ne comprend pas.
03:08Vous imaginez, nous, on est un pays où il y a eu des terroristes,
03:13notamment d'extrême gauche, dans ces cas-là,
03:15qui ont assassiné des personnes.
03:18Et nous, on attend depuis des décennies des peuples,
03:21après qu'ils ont déjà été condamnés pour les mettre en prison.
03:24Et on ne peut pas, parce que la France dit non, non, non, nous, on les protège.
03:27Ils peuvent rester ici, se balader dans notre ville et faire la belle vie.
03:31Donc, désolé.
03:32En fait, moi, j'aimerais bien ne pas me mêler des affaires français.
03:35Sauf que ça vous touche.
03:37Ressituez-vous.
03:38Voilà.
03:39Donc, autoriser l'extradition des terroristes, des brigades rouges.
03:44Déjà, on commence par ça et voilà, on règle les premiers problèmes.
03:47Faisons une belle coopération entre France et Italie
03:50pour arrêter tous ces réseaux d'antifas violents
03:52en utilisant Eurojust, Europol et tout ça.
03:55Ben voilà, on règle les problèmes, on les met sous contrôle
03:57et après, vous regardez vos faits français, nous, les faits italiennes.
04:01On n'a pas à s'en mêler.
04:02Mais il faut qu'on fasse ça.
04:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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