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  • il y a 4 minutes
Thibault De Montbrial, avocat, était l'invité du Face-à-Face sur BFMTV et RMC, vendredi 20 février.

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Transcription
00:00Il est 8h29 sur RMC et BFM TV. Bonjour Thibaut de Montbrial.
00:06Bonjour.
00:06Merci d'avoir accepté notre invitation ce matin.
00:08Je le rappelle, vous êtes président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure
00:12et avocat au barreau de Paris.
00:14Votre analyse d'homme de droit comptera ce matin.
00:17Votre dernier livre, je le rappelle, La France, le choc ou la chute publiée l'année dernière.
00:23On va évidemment revenir sur les conséquences politiques de la mort de Quentin Deran,
00:27que vous parlez de bascule, de premières mises en examen sont tombées hier.
00:31Mais d'abord, cette marche pour Quentin, appelée demain dans les rues de Lyon
00:36pour rendre hommage à ce militant nationaliste.
00:39Elle est prévue à 15h.
00:40Et ce matin, chez nos confrères de RTL, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:45annonce qu'il ne l'interdira pas.
00:47Est-ce une bonne décision ou une forme de folie ?
00:51Vous savez, le ministère de l'Intérieur, quand il est saisi de ce genre d'arbitrage,
00:57se fonde d'abord sur une question juridique,
01:01c'est est-ce qu'il y a un risque de trouble à l'ordre public ?
01:03C'est ça le critère.
01:05Pour répondre à cette question, il est alimenté notamment par les services de renseignement.
01:11Et ensuite, pour arbitrer, une fois qu'on a ces premiers éléments,
01:14se pose la question si on estime qu'il y a des risques de trouble à l'ordre public,
01:17ce qui est à l'évidence le cas,
01:18de savoir si on est en mesure de les contenir, de les accompagner,
01:23et si le risque d'une interdiction ne causerait pas des troubles plus grands,
01:30supérieurs à l'autorisation.
01:32Donc, moi, je n'ai pas évidemment tous les éléments qui sont en possession de Laurent Nunez,
01:35mais il n'y a aucune raison de douter du fait que cette décision a été prise
01:39après une mûre réflexion et une analyse des remontées du renseignement d'une part,
01:42et des capacités de la préfecture du Rhône à mettre des éléments de CRS
01:47ou de gendarmerie mobile pour encadrer la manifestation.
01:49Laurent Nunez a d'ailleurs parlé, en effet, de renforts policiers extrêmement nombreux.
01:53Il n'a pas voulu détailler précisément le dispositif policier.
01:56Néanmoins, on vous entend, ça paraît très contre-intuitif.
02:01Parce que oui, les risques à l'ordre public sont là.
02:04Quand on connaît, d'après les renseignements, d'après les informations dont nous disposons,
02:09les profils qui pourraient participer à ce rassemblement demain dans les rues de Lyon,
02:13mais pas qu'à Lyon d'ailleurs, d'autres rassemblements sont annoncés,
02:16on se dit, est-ce vraiment bien raisonnable ?
02:19Oui, mais l'émotion suscitée par la mort de Quentin et par ces circonstances
02:23fait qu'à un moment donné, on ne peut pas empêcher qu'il y ait des rassemblements.
02:29Tout la question, c'est de savoir si, en les interdisant,
02:33on risque de voir se développer des réunions sauvages,
02:36et à ce moment-là, avec le risque que les services de l'État soient pris de court
02:40et tout ce qui peut en découler comme perte de contrôle,
02:43ou si, au contraire, après, encore une fois,
02:45l'arbitrage entre les éléments des services de renseignement
02:47et, j'insiste, mais c'est ça qui est essentiel,
02:50la capacité qu'estime avoir l'État d'empêcher les débordements,
02:54il vaut mieux autoriser pour au moins être présent et encadrer le mieux possible.
02:59C'est ce que Laurent Nunez appelle cet équilibre délicat
03:02entre le maintien de l'ordre et aussi une forme de liberté d'expression.
03:06Oui, parce qu'évidemment, ce qu'il faut rappeler,
03:07c'est que le principe, c'est la liberté de manifester.
03:11Moi, je pense que, compte tenu des éléments,
03:13vous savez, les services de l'État sont bien renseignés
03:15sur ce genre de... sur les ultras, sur ces mouvances-là,
03:19le renseignement territorial, éventuellement appuyé par la DGSI
03:22pour les gens les plus dangereux.
03:24Oui, parce qu'on rappelle, on est à Lyon, encore une fois,
03:27on n'est pas loin de la frontière italienne,
03:29on n'est pas loin d'autres frontières européennes aussi,
03:31d'autres membres de l'ultra-droite, d'autres pays européens
03:35pourraient se joindre à ce type de marche.
03:36Oui, et de l'ultra-gauche, parce qu'en effet,
03:40des risques d'affrontements sont craints.
03:41Parce qu'en l'occurrence, vous venez de dire quelque chose qui est important,
03:43c'est qu'il y a un risque qu'on a éprouvé,
03:46notamment lors de certaines manifs écolo durs,
03:51comme contre les méga-bassines en 2023, etc.
03:53Il y a un risque d'arrivée d'éléments ultra de l'étranger.
03:56En l'occurrence, ces dernières années, c'était des gens de l'ultra-gauche.
03:59Donc, encore une fois, ça nous ramène au renseignement.
04:02S'il y avait un risque avéré d'arrivée massive d'éléments étrangers
04:06susceptibles d'être armés, etc., la décision serait peut-être différente.
04:11Les services de l'État ont ces éléments que moi, je n'ai pas par définition.
04:13Mais vous comprenez, sans doute, je parle d'inquiétude,
04:17c'est peut-être trop de l'axa, des habitants de Lyon,
04:19du quartier où pourrait se tenir cette marche blanche, sur près d'un kilomètre.
04:23Dans la presse ce matin, des reportages aussi en radio
04:27faisaient état de messages passés dans les quartiers où aurait lieu cette marche,
04:31de dire, si vous êtes racisé, je mets de gros grimets à ça,
04:35quittez les lieux, en gros.
04:36Vous parliez de bascule.
04:38On pourrait arriver à ça quand même demain,
04:41peut-être les scènes auxquelles on peut s'attendre ?
04:44En fait, le risque de bascule sur lequel j'attirais l'attention
04:48dès le milieu de semaine,
04:50c'est que la violence politique en France
04:53a considérablement augmenté ces dernières années.
04:56Le nombre d'élus agressés depuis 2020 a quasiment doublé.
05:00Donc, on est rentré dans une logique
05:03qui trouve ses fondements de profondes fractures
05:06au sein de la société française, de différentes natures.
05:09On est rentré dans une logique
05:10où l'affrontement physique n'est plus tabou.
05:15C'est ça qui est dramatique.
05:16Oui, avec, vous le rappeliez aussi,
05:18parce que j'aimerais qu'on s'attarde quand même
05:20sur le fait que cette marche ait lieu.
05:22Vous parliez d'un dispositif policier.
05:23C'est un équilibre très délicat, encore une fois,
05:26de la part des autorités, de l'autoriser ce matin.
05:29Vous parliez d'un dispositif important.
05:32Jeudi dernier, aux abords de Sciences Po Lyon,
05:34il y avait des policiers.
05:36Ce n'a pas empêché ce qu'il s'est déroulé,
05:38et donc à l'issue, la mort tragique de Quentin de Ranque.
05:41C'est ça aussi qui est en jeu.
05:43C'est ça qui est en jeu, mais pour comprendre,
05:45sur le dispositif, on en a parlé,
05:46maintenant je pense qu'il faut éclairer ça
05:48dans un environnement plus large.
05:50Ce qui est extrêmement inquiétant,
05:52et ce n'est pas simplement à Lyon,
05:54c'est dans toute la France,
05:55c'est que les radicalités violentes
05:57n'arrêtent pas de se multiplier.
06:01Et le risque qu'il y a,
06:03c'est qu'il y ait une perte de contrôle,
06:05mais pas demain,
06:05qu'il y ait une perte de contrôle dans les jours,
06:07dans les semaines qui viennent,
06:08parce que des affrontements se multiplient,
06:10parce que des violences graves se perpétuent,
06:12et parce que d'autres gens soient gravement blessés ou tués.
06:15Et c'est ça qu'il faut absolument éviter.
06:18Et le regret que j'ai,
06:20et là je sors de la question stricte de Lyon demain,
06:23le regret que j'ai,
06:24c'est que la gravité de ce qui s'est passé la semaine dernière
06:27aurait dû conduire l'ensemble de la classe politique,
06:30tous partis confondus,
06:31à se dire,
06:32attendez, là on va mettre sur pause deux minutes,
06:34il y a un problème majeur,
06:36et la situation pourrait nous échapper.
06:37De tous bords, vous dites que notre classe politique n'est pas à la hauteur ?
06:40Je finis mon développement,
06:42je pense qu'il aurait dû y avoir une prise de conscience générale,
06:45et moi, ce qui m'inquiète énormément,
06:48ce qui m'inquiète le plus,
06:49structurellement,
06:50pas tactiquement,
06:51mais structurellement,
06:53c'est que la France insoumise
06:54est rentrée dans une espèce de logique de l'assiéger,
06:57et au lieu de reconnaître qu'il y avait un problème
07:00et de faire un pas de côté,
07:02malheureusement,
07:02elle alimente les tensions par ses positions.
07:05Et on reviendra, en effet, sur la France insoumise,
07:07sa décision aussi de ne pas exclure Raphaël Arnaud,
07:11le député insoumis,
07:12dont l'assistant parlementaire est mis en cause,
07:14est mis en examen d'ailleurs depuis hier.
07:16Non mais deux assistants parlementaires et un stagiaire,
07:18ça fait trois.
07:19Mais le troisième n'est pas mis en examen,
07:22il n'a pas été considéré comme directement appliqué
07:24dans ce qui s'est passé jeudi dernier.
07:26Mais on y reviendra,
07:27parce que vous êtes,
07:28encore une fois,
07:28je le rappelle avocat,
07:29juste un mot sur la demande du maire de Lyon,
07:32Grégory Doucet,
07:33c'est de ne pas voir cette marche blanche avoir lieu demain,
07:36il a demandé à ce qu'elle soit interdite.
07:37Et cette demande de son adversaire à la mairie,
07:40parce que des municipales se jouent dans quelques jours,
07:42d'afficher sur la mairie de Lyon
07:45le portrait de Quentin de Ranck.
07:46Grégory Doucet, maire écologiste,
07:48considère que c'est inapproprié,
07:50que ça n'a pas lieu d'être.
07:51Est-ce que vous le comprenez ?
07:52Grégory Doucet parle à son électorat,
07:54des liens manifestes existent
07:56entre la mairie de Lyon
07:57sous le règne, si j'ose dire,
08:00de M. Doucet et la jeune garde.
08:01Il y a des choses très ambiguës qui sortent.
08:03Donc il est dans une logique,
08:04en l'occurrence qui est une logique d'engagement,
08:07que chacun appréciera.
08:10Mais, ce qui ne veut pas dire d'ailleurs
08:11que son adversaire ne le soit pas de son côté,
08:14mais je pense que les positions de M. Doucet
08:16ne sont pas simplement guidées par l'intérêt général.
08:18Guidées par ?
08:19L'intérêt général.
08:20Mais guidées donc par ?
08:21Par son intérêt particulier.
08:22Et la politique donc ?
08:23Et la politique.
08:23Qui reprend ses droits ?
08:24Je pense que oui.
08:25Vous disiez de tous bords,
08:26j'aimerais qu'on s'attarde là-dessus quand même,
08:29parce que la politique reprend ses droits.
08:31Également, les réactions ont été extrêmement nombreuses.
08:34Celle du ministre de l'Intérieur a marqué les esprits.
08:37Il a pointé directement,
08:38comme vous le faites ce matin,
08:38la France Insoumise et ses responsabilités.
08:40Le président de la République est rentré dans le jeu hier.
08:43Il a pointé évidemment la responsabilité
08:45des partis d'extrême-gauche,
08:47mais appelé à faire le ménage
08:50des partis aussi d'extrême-droite.
08:52Est-ce que vous entendez aussi ce message ?
08:54Que le ménage soit fait aussi,
08:56parce que ça fait un peu les affaires
08:58du Rassemblement National aujourd'hui, cette affaire ?
09:00Alors, ce que j'entends de la part du président de la République
09:02et qui est dans son rôle,
09:03c'est l'appel à l'apaisement.
09:04Et c'est tout à fait légitime qu'il le fasse.
09:06Maintenant, si on rentre dans le détail
09:08de l'évolution de la violence politique
09:10de ces dernières années,
09:12il existe évidemment une violence politique d'ultra-droite,
09:14c'est une évidence,
09:16mais il y a une énorme différence
09:18depuis une quinzaine d'années,
09:19c'est qu'alors que, jusqu'à il y a 15-20 ans,
09:23il pouvait y avoir un lien
09:25avec des formes de soutien
09:26avec ce qu'était à l'époque le Front National,
09:29Marine Le Pen a fait des efforts considérables
09:33pour dissocier les groupuscules d'ultra-droite
09:36du parti politique.
09:38Je ne rentre pas dans le détail
09:39de savoir si c'est un plein succès,
09:40s'il n'y a pas encore quelque...
09:41Qu'on a appelé la dédiabolisation
09:43du Rassemblement National sous Marine Le Pen,
09:45mais est-ce qu'on exonère peut-être pas trop vite
09:47de ce parti, de son passé, de ses liens,
09:49de ses accointances aussi ?
09:51Est-ce que ce n'est pas un peu simple aujourd'hui,
09:52cette lecture ?
09:53Ça, chacun l'appréciera.
09:54La réponse, elle est purement politique.
09:56Mais on peut dire, il y a 15 ans, il y a 20 ans, etc.
09:59Mais le point à voir aujourd'hui, en 2026,
10:02c'est que la seule force politique
10:04qui est élue à l'Assemblée Nationale,
10:06qui assume,
10:07et c'est ça moi qui me désole,
10:09c'est que c'était l'occasion de s'en dissocier,
10:10mais qui assume un groupuscule
10:14qui commet des violences et des violences graves,
10:16c'est la France insoumise.
10:17Et c'est pour ça que je disais tout à l'heure
10:19qu'on a raté collectivement,
10:21la classe politique a raté une occasion...
10:23Qui assume ces violences,
10:24je fais juste une précision et une parenthèse
10:27qui a aussi son importance.
10:28Jean-Luc Mélenchon,
10:30la semaine dernière,
10:31a quand même affiché sa compassion
10:33à l'égard de la famille de Quentin de Ranck.
10:35Précision importante,
10:36parce que le ministre de l'Intérieur
10:37a dit le contraire hier,
10:39et donc il a affirmé effectivement
10:41que c'était un drame.
10:42Précision faite.
10:44Mieux vaut tard que jamais.
10:45Par contre, précision pour précision,
10:47le 30 avril 2025,
10:48Jean-Luc Mélenchon à Auxerre,
10:50il dit,
10:51expressis verbis,
10:52que la jeune garde est alliée et liée,
10:55il dit les deux,
10:56est alliée et liée à la France insoumise,
10:58quand Raphaël Arnaud est élu
10:59à l'Assemblée nationale,
11:01ce qui est en soi un événement
11:02absolument hallucinant,
11:03quand on y pense.
11:04Quand il est élu,
11:04il est ovationné par le groupe LFI
11:06qui se met debout dans l'hémicycle
11:08pour l'accueillir,
11:09alors qu'on sait qui est Raphaël Arnaud.
11:12Mais les électeurs ont voté,
11:13Thibault de Montréal en même temps.
11:14Non mais je suis d'accord.
11:15Vous avez complètement raison.
11:17Ça, c'est un sujet.
11:17Mais avant que les électeurs votent
11:19ou après qu'ils aient voté,
11:21c'est un individu dont on connaissait
11:22le parcours,
11:23dont on connaissait les liens
11:24qui ont continué à exister.
11:26Il y a un reportage
11:26qui a été publié par vos confrères
11:28de Quotidien.
11:28Absolument.
11:29Travail notable.
11:32Absolument.
11:32De leurs universités d'été.
11:33Université de LFI
11:34où on voit Raphaël Arnaud
11:36dire nous et on en parlant
11:37d'un groupe qui a été dissous.
11:38Les appels à la démission retrait
11:41au moins de Raphaël Arnaud
11:43sont très nombreux.
11:44Manuel Bompard l'a redit hier
11:46de la France insoumise.
11:48Il a martelé qu'il n'était pas question
11:50de suspendre le député insoumis
11:52considérant qu'il ne saurait être
11:54tenu responsable des actes
11:55de ses salariés.
11:56Parce qu'en effet,
11:56on parle de ses assistants parlementaires
11:59dont Jacques-Élie Favreau
12:00qui a été mis en examen hier
12:02pour complicité de meurtre,
12:03placé en détention provisoire.
12:04L'homme de droit que vous êtes là,
12:06encore une fois,
12:06c'est important de vous avoir
12:07sur cette antenne ce matin.
12:08L'avocat, vous entendez ces arguments ?
12:10Non.
12:11Moi, je considère que c'est un scandale
12:12pur et simple.
12:13C'est un scandale politique majeur.
12:15Ce n'est plus du droit,
12:15c'est de la pression politique.
12:16Comment est-ce qu'on peut aujourd'hui,
12:18quand on exerce les fonctions
12:19qu'exerce M. Bompard,
12:21prendre cette position
12:22qui est une position de provocation,
12:24qui est une position de tension,
12:26qui va exactement à l'encontre
12:27de cette posture d'apaisement
12:30qu'il faudrait absolument,
12:32auquel chacun devrait absolument
12:34s'astreindre.
12:34Et je pense que la France insoumise
12:37souffle sur les braises.
12:39Je vous le dis comme je le pense.
12:40Souffle sur les braises.
12:41Souffle sur les braises, oui.
12:41Et effectivement,
12:42se pose la question
12:43d'une grande bascule politique également.
12:47Jordan Bardella n'a pas hésité
12:49à faire une conférence de presse
12:50sur le sujet.
12:51Forme de...
12:52Certains commentateurs ont vu ça
12:53comme une revanche aussi politique,
12:55parlant de cordon sanitaire
12:57avec la France insoumise.
12:58Une forme d'inversion aussi.
13:00L'histoire utilisait le cordon sanitaire
13:03contre le Front National d'alors.
13:05Je pense que M. Bardella
13:07sur ce coup-là
13:09n'a pas manqué
13:10de prendre une forme
13:11de revanche sémantique.
13:12Ça, c'est son problème.
13:14Mais je le constate comme vous.
13:15Thibault de Montbrial,
13:16vous avez été candidat
13:17il y a 5 ans,
13:19en 2022 législatif
13:20sous l'étiquette LR.
13:21Est-ce qu'il doit y avoir
13:22une clarification aujourd'hui
13:24du Bloc Central ?
13:24Certains l'ont fait.
13:26Sur le NINI.
13:27Ni RN, ni LFI.
13:28Je vais vous faire une réponse
13:30puisque vous avez fait mention
13:31de ma candidature
13:32il y a 5 ans.
13:33Je voudrais ajouter
13:34que je n'ai jamais eu
13:35de carte politique
13:36ni à LR ni ailleurs.
13:37J'ai eu l'investiture
13:38mais pas la carte
13:39que je ne me suis pas représentée
13:40en 2024
13:41et que la phrase qui va suivre
13:42n'engage personne.
13:43N'engage aucun parti politique.
13:45C'est très clair.
13:45Moi, ma position personnelle
13:47c'est qu'aujourd'hui
13:48mais ce n'est pas la première fois
13:49que je le dis
13:50le seul en 2026
13:51le seul parti anti-républicain
13:53en France
13:54c'est la France insoumise.
13:55Le seul parti anti-républicain
13:57et donc, dans l'isoloir
13:58vous avez le secret de vote
14:00mais l'homme public que vous êtes
14:02un vote LFI
14:04un vote RN
14:05vous mettez quel bulletin ?
14:06RN à 8h du matin.
14:07RN à 8h du matin
14:09vous n'hésitez pas une seconde
14:11dans ce cas très précis.
14:13Oui, parce qu'il faut aujourd'hui
14:14faire barrage
14:15à la France insoumise.
14:16Mais le barrage
14:17à la France insoumise
14:18à mon sens
14:18commence bien en amont.
14:19L'idée c'est d'essayer
14:20de ne pas arriver à ce choix-là.
14:21Mais puisque votre question
14:22c'est si on arrive à ce choix-là
14:24moi je ne vais pas tortiller
14:26comme beaucoup de gens
14:26pour finir par
14:27je vous dis
14:28dans ces cas-là
14:29dans ce cas-là seulement
14:30à 8h du matin
14:31RN
14:32mais l'idée c'est d'éviter
14:33d'en arriver à ce cas-là.
14:34Thibaut de Montbrial
14:35se pose aussi la question
14:36de la dissolution
14:37de ces groupuscules violents.
14:39Bruno Retailleau
14:40désormais patron
14:41des Républicains
14:42anciennement ministre
14:43de l'Intérieur
14:44revendique le fait
14:45d'avoir dissous
14:46notamment la jeune garde
14:47mise en cause
14:48dans ces violences
14:49et dans la mort
14:50de Quentin Gdoranque
14:51groupe dissous
14:52mais qui visiblement
14:54continuait
14:54d'exercer
14:56ou en tout cas
14:56d'avoir des liens.
14:57Ça pose la question
14:58en effet
14:59de l'efficacité
15:00de la décision
15:01des autorités publiques.
15:03Encore une fois
15:03je reviens
15:04à votre rôle d'avocat
15:06c'est extrêmement compliqué
15:07parce qu'ils peuvent
15:08se reformer
15:09notamment grâce
15:09aux réseaux sociaux
15:10aux nos téléphones portables
15:11les réseaux télégrammes
15:12c'est aussi ça
15:13la réalité de ce monde.
15:14C'est vraiment une question
15:15très importante
15:15que vous posez
15:16parce que beaucoup de gens
15:17se posent la question
15:17que vous posez
15:18mais en réalité
15:18le droit
15:20est en général
15:21assez bien fait
15:21et il y a des étapes successives
15:24quand vous prononcez
15:25la dissolution
15:25d'un groupe
15:26quel qu'il soit
15:26les gens qui continueraient
15:28à faire vivre
15:29ce groupe dissous
15:30entre sous le coup
15:32d'un autre
15:34d'un autre article
15:35du code pénal
15:36qui est la reconstitution
15:37de l'Igdissout
15:38ce qui est puni
15:38de 5 ans de prison.
15:40C'est-à-dire que si la justice
15:41est en capacité
15:42d'établir
15:43qu'après dissolution
15:45des liens existent encore
15:46c'est pénalement
15:47à nouveau répréhensible.
15:48Et un certain nombre
15:49de reportages cette semaine
15:49ont montré
15:50que depuis sa dissolution
15:51en juin 2025
15:52la jeune garde
15:53a continué
15:54à avoir des réseaux sociaux
15:56à se réunir
15:57à ses membres
15:58à discuter
15:58C'est le cas aussi
15:59disait Laurent Nunez
16:00pour génération identitaire
16:01la justice est saisie
16:04groupe qualifié
16:05d'extrême droite
16:05donc c'est bien la preuve
16:08qu'il peut y avoir
16:09des enquêtes
16:09pour reconstitution
16:10de l'Igdissout
16:10donc c'est pas si compliqué
16:11que ça
16:12mais par contre après
16:12ce sont des décisions
16:14qui sont de plus en plus politiques
16:16c'est-à-dire que
16:17le ministre de l'Intérieur
16:19qui déciderait
16:19d'engager des poursuites
16:21pour reconstitution
16:22de l'Igdissout
16:22il monte un cran
16:24dans la pression pénale
16:26à mon sens
16:28il faudrait pas hésiter
16:29à le faire
16:29parce que je comprends pas
16:29très bien la logique
16:30qui consiste à dire
16:31c'est des gens dangereux
16:32on dissout
16:33et puis à pas aller
16:34au bout du raisonnement
16:36en ne poursuivant pas
16:37quand les activités
16:38continuent manifestement
16:39ça va être intéressant
16:40de voir ce qui arrive
16:40à la jeune garde
16:42dissoute
16:43mais qui continue à exister
16:46dans les semaines qui viennent
16:48Timon de Montbrial
16:49j'aimerais terminer
16:50cet entretien
16:50avec ce moment
16:52qui s'est passé
16:53sur l'antenne
16:54de BFM TV
16:55hier soir
16:55à l'occasion du débat
16:57des municipales
16:58à Marseille
16:59et ces mots
16:59de la candidate
17:00de droite
17:01et du centre
17:02Martine Vassal
17:03qui l'ont demandé
17:04quelles étaient
17:05ses valeurs
17:06et qui le dit
17:07qui reprend un slogan
17:09tout simplement
17:09pétainiste
17:10travail, famille, patrie
17:11ajoutant la solidarité
17:13je crois
17:14vous dites quoi ?
17:15maladresse
17:16ou pure folie de sa part ?
17:17Je vais vous faire une confidence
17:18je suis actuellement
17:20au procès
17:20de Paty
17:21en appel
17:22je suis l'avocat
17:22de la soeur
17:23de Samuel Paty
17:24Michael
17:25absolument
17:25j'ai pas vu cette séquence
17:27donc si elle l'a dit
17:28comme vous venez
17:29de me le dire
17:30les bras m'en tombent
17:31mais encore une fois
17:33je dis si
17:33c'est pas contre vous
17:34c'est juste que je l'ai pas vu
17:35je vous confirme
17:36qu'elle vous l'a dit
17:38vous dites
17:38je ne peux pas vous dire mieux
17:40si elle l'a dit
17:41exactement comme ça
17:44je suis surpris
17:45que des formules
17:46qui rappellent
17:47et qui dépassent
17:47le sens des mots
17:48parce que je pense
17:49que ce qu'elle a dû
17:49voulu dire
17:50en le disant
17:50c'est que chacune
17:52de ses valeurs
17:52était importante
17:53mais si elle l'a dit
17:54comme ça
17:55il y a des formules
17:56qui dépassent
17:56le sens des mots
17:57et il y a des formules
17:58historiques
17:58qui sont inacceptables
17:59merci beaucoup Thibaut de Montbriel
18:01d'avoir été notre invité ce matin
18:02il est 8h47
18:04sur RMC et BFM TV
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