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  • il y a 13 heures
Mal aux genoux, au dos, au cou, aux hanches… Les douleurs articulaires empoisonnent le quotidien de millions de Français. Parmi elles, l’arthrose occupe une place de choix. Une personne sur trois de plus de 60 ans en présente les symptômes, et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur concentre à elle seule un quart des personnes touchées.
Une vaste étude publiée en 2023 dans The Lancet Rheumatology révèle une progression spectaculaire : entre 1990 et 2020, les cas d’arthrose ont augmenté de près de 132 % dans 204 pays et territoires. Et la tendance ne semble pas près de s’inverser. D’ici 2050, les chercheurs anticipent une nouvelle flambée mondiale. Les chiffres donnent le vertige : l’arthrose du genou pourrait concerner près de 75 % de la population, celle de la hanche près de 79 %.Face à ces données, une question s’impose : sommes-nous tous voués à souffrir d’arthrose ? "Pas forcément", répond Hervé Collado, président de la Société française de traumatologie du sport, qui rappelle le rôle clé du cartilage : "C’est le coussin glissant qui permet aux articulations de bouger sans douleur. Lorsqu’il s’abîme, les frottements augmentent et l’arthrose s’installe."Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation. "Si le vieillissement est le premier facteur de développement de l’arthrose en raison d’un cartilage fragilisé par les années, les bouleversements hormonaux liés à l’âge auraient également un impact." Mais ce ne sont pas les seules raisons. Notre mode de vie peut influer sur l’apparition précoce ou l’aggravation de la pathologie. Le poids joue un rôle majeur. "Il fait souffrir davantage les articulations et accélère leur dégradation, annonce-t-il. L’obésité provoque un excès de pression sur les articulations et favorise l’apparition de l’arthrose."

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Transcription
00:00Si tout va bien, qu'il n'a pas mal, il est certain qu'il va faire au debat.
00:03Et ça, c'est déjà un exploit.
00:05Ce patient vient de se voir poser une prothèse de hanche par le docteur Delpech,
00:09aidé par un robot d'un nouveau genre.
00:11A une époque pas si lointaine, cette intervention aurait nécessité plusieurs jours de convalescence.
00:17Si tout se passe bien, à son réveil, le patient pourra ressortir dès demain sur ses jambes.
00:21Le bassin a été modélisé grâce au scanner en trois dimensions.
00:25Et on a reproduit le positionnement optimal de l'implant du bassin.
00:31Donc on a déjà des radios d'arthrose de hanche importantes.
00:34On opère le côté droit, puisque ça a déjà été confirmé par le scanner qui a été fait et planifié
00:41par notre ingénieur.
00:43Et on sait exactement qu'on va pouvoir la positionner à cet endroit-là,
00:46qui nous paraît être la manière la plus optimale.
00:50Ça, c'est la première étape sur le bassin.
00:52La deuxième étape sur le fémur, on a choisi la taille de l'implant fémoral.
00:57On peut le reproduire sur un équivalent de radiographie pour voir où elle se positionne
01:01et à l'endroit où on devra couper le fémur.
01:05Ça me donne des mesures ici que je vais reproduire pendant l'intervention grâce aux repères que j'aurais donnés.
01:12À l'issue de ça, on a une modélisation du résultat qu'on aimerait avoir à la fin.
01:18Ça, ce sont des étapes statiques.
01:21Grâce à cette planification et au robot chirurgical, on va arriver à faire de la dynamique pour chercher l'endroit
01:31où le fémur va rentrer en conflit
01:34avec le bassin, qui peut être source de douleur quand on s'assoit ou dans les gestes de la vie
01:40quotidienne.
01:41Grâce à ça, on sait qu'on doit travailler le bassin en enlevant les os qui gênent.
01:48Un robot utilisé essentiellement pour la mise en place de prothèses de hanche, comme sur ce patient, ou de genoux.
01:53Si ce dispositif ne remplace en aucun cas le chirurgien, il l'accompagne pour maximiser la réussite de l'intervention
02:01et réduire la convalescence du patient.
02:03L'utilisation de ce robot permet aussi d'être un peu moins agressif sur les parties molles,
02:08donc espérer une récupération un peu plus rapide derrière.
02:11Pour utiliser ce robot, il faut obligatoirement faire un scanner préopératoire
02:15qui nous reconstruit en trois dimensions le bassin et la hanche de la personne.
02:20Pendant l'intervention, nous allons mettre des repères sur ce bassin
02:24qui va nous permettre d'utiliser la robotisation pour positionner l'implant sur le bassin.
02:32La deuxième étape importante, ça va être la planification avec l'ingénieur sur le scanner en trois dimensions
02:40du positionnement de la prothèse.
02:43Et après, dans un deuxième temps, la chirurgie, donc la voie d'abord,
02:46mettre les repères sur le bassin, puis utiliser le bras robotisé
02:52pour faire ce qu'on appelle le fraisage du bassin
02:55qui nous permettra de mettre la pièce cotyloïdienne de cette prothèse de hanche.
03:00Si on est dans le bon positionnement, on peut espérer à un mois une marche sans canne, sans douleur,
03:06donc récupérer la conduite automobile et surtout récupérer une vie normale.
03:11En France, on estime à plus de 10 millions de personnes, soit 1 sur 6, atteintes par de l'arthrose,
03:17un chiffre dont la constante hausse s'explique par les nouveaux modes de vie
03:20ainsi que l'augmentation de la durée de vie des patients.
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