00:00En Corée du Sud, l'ancien président Yoon Suk-yol, condamné à la prison à perpétuité pour sa déclaration de
00:07la loi martiale en décembre 2024.
00:09Le dirigeant conservateur avait fomenté une insurrection. Il avait invoqué la menace, je cite, de « force hostile à l
00:17'État » pour déclarer la loi martiale par surprise.
00:20La tentative n'avait duré que quelques heures.
00:26C'était une peine attendue, c'était une des trois peines possibles prévues par la loi sud-coréenne dans le
00:31cas d'un leader, du meneur d'une insurrection.
00:34C'est moins que ce qu'avait réclamé, ce qu'avait requis le procureur il y a presque un mois,
00:38puisque lui il avait demandé la peine de mort.
00:40Alors le juge explique que selon lui, on ne peut pas reconnaître, il n'y avait pas assez de preuves
00:45par rapport à ce qu'avait pu avancer le procureur
00:47sur le fait que l'ex-président Younseuk Yol avait programmé cette loi martiale et cette prise du pouvoir depuis
00:53plus d'un an
00:53avec pour l'idée de prendre le pouvoir à long terme en prenant à la fois le pouvoir législatif et
00:59juridique.
00:59Donc pas de preuves suffisantes selon le juge pour ça.
01:03Il reconnaît tout de même que Younseuk Yol est coupable d'avoir dirigé une insurrection.
01:08Alors tout revient effectivement à la loi martiale qui a été instaurée le 3 décembre 2024.
01:13À ce moment-là, Younseuk Yol, dans une intervention télévisée surprise, déclare la loi martiale vers 22h.
01:20Directement, l'armée est envoyée à l'Assemblée nationale pour empêcher l'entrée des parlementaires qui se ruent à l
01:27'Assemblée nationale
01:27pour tenter de voter la levée de cette loi martiale.
01:31Il y a suffisamment de membres, notamment de l'opposition, qui ont réussi tout de même à entrer pour voter.
01:36Et donc au bout de 6h, vu qu'il y avait eu un vote de l'Assemblée nationale, Younseuk Yol
01:40avait été obligé de lever la loi martiale.
01:42Alors ça n'empêche donc que ça a aujourd'hui des conséquences très concrètes,
01:45puisque le juge considère que c'est le point principal dans la reconnaissance d'une insurrection.
01:51C'était cet envoi de l'armée pour sceller l'Assemblée nationale,
01:55pour paralyser toute activité parlementaire sur une période indéterminée.
01:59Selon lui, c'est ça qui a été le plus marquant, le plus gros perturbateur de l'ordre constitutionnel
02:05et qui montrait donc une vraie volonté de la part du président sud-coréen à l'époque de mener une
02:10insurrection.
02:11Sur le banc des accusés, aux côtés de l'ex-président sud-coréen,
02:15cinq autres personnes dont l'ancien ministre de la Défense ont aussi été reconnues coupables
02:19pour des rôles clés dans cette insurrection.
02:21Et le juge a aussi expliqué que selon lui, il y avait eu là une atteinte aux valeurs de la
02:26démocratie
02:27qui méritait une condamnation sévère.
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