00:00Des dizaines d'enquêteurs qui sont venus équipés d'échelles.
00:03C'est le dispositif fou qui a été utilisé pour arrêter le président sud-coréen
00:07suspendu, Yoon Suk-hyeol, dans sa résidence.
00:09Je ne reconnais pas l'enquête de la police.
00:13Ça faisait plusieurs semaines que les enquêteurs tentaient de l'interpeller sans succès.
00:17Mercredi 15 janvier, les autorités, avec des forces policières qui n'étaient pas armées,
00:21sont venues en ombre autour du domicile du chef de l'État.
00:24Un domicile protégé depuis des jours par des barbelés et des barrages de véhicules.
00:28Plusieurs personnes, pour l'instant non identifiées, ont tenté de faire barrage
00:31aux autorités, qui ont même dû utiliser des échelles pour rentrer dans l'enceinte
00:35de la résidence.
00:36Et à 10h33 heure locale, Yoon Suk-hyeol est devenu le premier chef de l'État sud-coréen
00:40de l'histoire à être arrêté.
00:58Pour rappel, Yoon Suk-hyeol avait tenté d'imposer le 3 décembre dernier la loi martiale dans
01:05son pays, c'est-à-dire une mesure exceptionnelle où le maintien de l'ordre est confié à
01:09l'armée.
01:10Le but, selon lui, c'était de protéger son pays, je cite, des forces communistes
01:13nord-coréennes.
01:14Le parlement sud-coréen avait empêché l'instauration de cette loi martiale in extremis et depuis,
01:18Yoon Suk-hyeol est visé par une enquête pour rébellion et il a été suspendu de
01:22ses fonctions.
01:23Et puisqu'il a refusé de s'expliquer dans le cadre de cette enquête, les autorités
01:26avaient ordre de l'arrêter.
01:27Une première tentative d'arrestation avait eu lieu le 3 janvier dernier, mais elle avait
01:31été bloquée par le service de sécurité présidentielle.
01:34Et maintenant, qu'est-ce qui va se passer ? Pour le moment, Yoon Suk-hyeol sera en garde
01:37à vue pendant 48 heures.
01:38La cour de justice sud-coréenne a jusqu'à mi-juin pour décider de l'avenir du président
01:43suspendu qui pourrait être démis définitivement de ses fonctions.
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