00:00Oui, en fait c'est important les chiffres.
00:02Alors vous voyez, moi je ne sors pas des chiffres n'importe comment.
00:04Je sais que le Rassemblement National aime bien lancer des chiffres un peu n'importe comment.
00:07Mais il faut savoir que selon une chercheuse qui s'appelle Isabelle Saumier,
00:11entre 1886 et 2021, 90% des meurtres à caractère idéologique étaient faits par l'extrême droite.
00:18Et c'est important de le préciser parce que depuis 2022,
00:20on a eu 13 meurtres à caractère idéologique également faits par l'extrême droite
00:25et qui ont des liens plus ou moins rapprochés avec Reconquête ou avec le Rassemblement National.
00:30On reviendra sur ces chiffres dans un instant parce qu'évidemment c'est des chiffres qui ont beaucoup circulé.
00:33Et Elisa bossait dessus et Dominique aussi donc on y reviendra dans une seconde.
00:37Et moi ce qui me désole aujourd'hui c'est que déjà il faut condamner la violence d'où qu
00:43'elle vienne.
00:43Et que ce soit de la droite, de la gauche, il faut la condamner.
00:46Pourquoi vous ne le faites pas ?
00:47Qu'est-ce que je suis en train de faire à votre avis ?
00:49Vous êtes en train de parler de l'extrême droite, il y a un gars qui est mort.
00:52Est-ce que vous pouvez dire que vous êtes triste pour lui ou ça vous écorche la bouche ?
00:55Laissez-moi terminer, si vous me le laissez terminer peut-être que...
00:57Vous commencez par l'ultra-droite par 1886.
00:59Oui parce que c'est important quand même.
01:01Il y a un gars qui est mort parce que des gens qui sont des assistants parlementaires de LFI sont
01:05impliqués dans un lâchage.
01:06Est-ce que vous pouvez me laisser terminer ?
01:08Si vous ne me laissez pas terminer ça va être compliqué de condamner la violence.
01:12Merci beaucoup.
01:13Donc je disais que bien évidemment il faut condamner la violence d'où qu'elle vienne.
01:17Aujourd'hui en France, Quentin est mort et c'est désolant, c'est malheureux.
01:21Personne ne souhaitait en arriver là.
01:23Moi-même je suis de gauche et je condamne.
01:25Peu importe d'où qu'elle vienne la violence.
01:26Est-ce que ça vous va ?
01:27Il fallait y aller.
01:29Laissez-moi terminer.
01:31Ensuite, moi ce qui me désole encore plus c'est qu'aujourd'hui il y a une extrême gauche en
01:36France.
01:36Oui.
01:37Et ce n'est pas au ministre de l'Intérieur de caractériser la France insoumise de l'extrême gauche.
01:42C'est au Conseil d'État.
01:42Et le Conseil d'État nous l'a dit à plusieurs reprises que la France insoumise n'est pas d
01:46'extrême gauche.
01:47Il y a des caractéristiques aujourd'hui.
01:48Et on ne peut pas juste d'un point de vue politique dire que vous êtes d'extrême gauche parce
01:52que je ne vous aime pas et parce que je vous trouve trop radical.
01:53Il y a des règles à respecter.
01:55Et aujourd'hui le Conseil d'État a estimé que la France insoumise n'était pas d'extrême gauche.
02:13De par le Conseil d'État.
02:14Ce qui est différent pour le...
02:15Bah si, bien sûr que si.
02:17Si vous voulez vérifier, allez-y.
02:19Pardon, je viens au point que je voulais vous donner.
02:22Au regard de ce qui s'est passé la semaine dernière, vous considérez-vous que ce débat-là, il est
02:27important de nommer les choses pour qu'on comprenne bien la chose justement, ce que vous avez en tête ce
02:34soir ?
02:34En fait, c'est important de le nommer parce qu'on rentre dans une dynamique où on mettrait sur un
02:39même plan d'égalité la France insoumise qui serait d'extrême gauche.
02:42Et le Rassemblement National qui est qualifié d'extrême droite de par le Conseil d'État.
02:46Ce qui n'est pas le cas de la France insoumise.
02:47Et de ce fait, on ferait un dos à dos de ces deux parties mouvements en fonction de comment on
02:52les décrit.
02:53Et donc c'est important en fait.
02:54Et donc pour revenir à ce que je disais, depuis du coup la semaine dernière, on entend Alice Cordier sur
03:01tous les débats télé qui semblent de plus en plus mal à l'aise au vu des éléments qui circulent
03:05parce qu'on apprend que...
03:06Alice Cordier du groupe Nemesis qui était là pour manifester.
03:08Alors, groupe féministe identitaire qui était là pour manifester, Alice au moment de la conférence de Rima Hassan.
03:13Effectivement. Elle était de plus en plus malaise puisqu'on se rend compte que des éléments d'enquête, et c
03:18'est là où je vous rejoins, il faut laisser le cours de l'enquête faire les choses parce que seule
03:21elle déterminera les circonstances, les coupables et les suspects.
03:24qui étaient de plus en plus malaise puisque des éléments nous révélaient que finalement, ces hommes en noir seraient probablement,
03:31et je pèse mes mots quand je dis ça, parce que c'est important, on n'est pas sûr,
03:35probablement d'un groupe pustule d'extrême droite qui serait eux avec des gants coquets, avec des béquilles, etc.
03:41Et donc, tout de suite, on lui posait la question de, est-ce que c'était vous qui les avez
03:45appelés pour assurer votre sécurité ?
03:47Et là, elle semblait très très très gênée de répondre à ces questions-là, tout simplement parce qu'au fond,
03:50elle sait la vérité.
03:51Bon, Alice Cordier, elle n'est pas là évidemment pour se défendre.
03:53Malheureusement. Mais je suis sûre qu'elle réagira sur les réseaux sociaux parce qu'elle est au taquet.
03:56Ensuite, je voudrais finir là-dessus aussi. La question n'est pas de minimiser. Vraiment, je suis contre le fait
04:02de minimiser le meurtre de Quentin qui est absolument abject.
04:05Par contre, moi, là où je m'interroge, c'est surtout de dénoncer en fait l'indignation sélective qu'il
04:11peut y avoir.
04:12Quand il y a eu le meurtre d'Abou Bakar Sussé qui a été tué de 57 coups de couteau,
04:16Yael Brunpivé a d'abord refusé la minute de silence.
04:19Est-ce que c'est normal ? Non. À juste titre, elle l'a accordé à Quentin parce que ça
04:23reste un homme avant d'être un militant d'extrême droite.
04:25Et qu'en bonne humaniste que nous sommes, nous nous indignons face à un meurtre idéologique d'où qu'il
04:30vienne.
04:31Mais par contre, cette indignation de deux poids, deux mesures est insupportable en fait.
04:36Quand on a eu tous ces meurtres d'extrême droite qui n'ont malheureusement pas été médiatisés.
04:39Pourquoi il n'y a pas eu de minute de silence en fait ? Pourquoi il n'y en a
04:42pas eu ?
04:42Eh bien, moi, je vais vous le dire. Il y a quelque chose de simple.
04:46J'entendais M. Lecornu qui disait « On n'hierarchise pas les morts » à Mme Panot.
04:49À juste titre, on n'a pas à hiérarchiser les morts.
04:51En revanche, l'Assemblée nationale, il y a le boin de PV en l'occurrence, décide elle-même d'hierarchiser
04:56les morts
04:56en accordant des minutes de silence de manière subjective et de manière sélectionnée.
05:00à la vie.
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