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  • il y a 1 jour
Dans cette interview, la danseuse Katrina Patchett présente sa biographie « Mon corps, mon combat » et revient sur l’image du corps dans la danse, l’apparition des troubles alimentaires, l’impact des remarques, puis le déclic qui l’a menée vers un suivi psychologique et nutritionnel.

🔗 "Pourquoi respecter mon corps si personne ne le respecte ?" Katrina Patchett raconte son combat contre la boulimie : https://www.cosmopolitan.fr/pourquoi-respecter-mon-corps-si-personne-ne-le-respecte-katrina-patchett-raconte-son-combat-contre-la-boulimie,2155483.asp

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Transcription
00:00Souvent, avec la boulimie, on a une déformation aussi de comment on se voit.
00:05On se voit, quoi qu'il arrive, toujours gros.
00:10Bonjour, je m'appelle Catherine Apachet et aujourd'hui, je suis là de parler de mon livre « Mon corps,
00:16mon combat » avec Cosmo.
00:18Le rapport avec mes parents, c'est que c'est eux qui m'ont donné envie de faire ce métier,
00:21surtout mon père.
00:22C'était 7e mondial pendant leur propre carrière, j'ai grandi dans leur école de danse.
00:26On m'a bien fait comprendre que ça n'allait pas être facile et je ne voulais pas les décevoir.
00:31Donc je pense que d'où vient peut-être le début des soucis, dans le sens où j'étais prête
00:39à tout faire, même à me sacrifier pour y arriver.
00:44Le rapport avec la nourriture, c'était par rapport à ma mère.
00:47Elle était constamment au régime, elle se faisait aussi critiquer beaucoup pendant sa carrière.
00:51Elle me l'a répétée plusieurs fois, tout de suite, dans la tête d'un enfant qui absorbe tout.
00:55On est très vite influencés par tout ça.
00:58Déjà, la danse, c'est un métier d'image, mais c'est aussi un sport.
01:03On doit ressembler à des mannequins, mais au final, on doit être des sportifs de haut niveau.
01:06C'est vrai que j'étais quand même consciente, très jeune, que peut-être mon corps allait m'empêcher de
01:13faire ma passion.
01:15Vers l'âge de peut-être 5-6 ans, les commentaires ont commencé.
01:18Petite, avec mon père, qui me pinçait un peu la peau sur le côté, en disant « pour qui ?
01:24», ça veut dire la petite cochonne.
01:26Même la nourriture, on m'a empêchée de manger comme les enfants normaux.
01:32Ma petite boîte pour le déjeuner à l'école, moi j'avais des carottes et du céleri, les autres avaient
01:38des chips et du chocolat.
01:39À 12 ans, j'étais abusée par quelqu'un que j'estimais.
01:44Je ne m'aimais plus physiquement.
01:46Pourquoi je respecte mon corps si personne d'autre le respecte ?
01:51C'est vraiment là où, psychologiquement, les problèmes ont commencé.
01:56La boulimie, c'est justement quand, après un repas, on se fait vomi.
02:00On commence à se cointrer, ce qu'on appelle en anglais le binging.
02:03À passer 5-6 heures, à bouffer jusqu'au point où on est tellement plein, où il y a le
02:11ventre qui va limite s'exploser, à se vider et à recommencer.
02:16Souvent, avec la boulimie, on a une déformation aussi de comment on se voit.
02:21On se voit, quoi qu'il arrive, toujours gros.
02:24Pour moi, c'était surtout la pression qu'on m'a mis sur les épaules en me disant que tu
02:28as une compétition dans 6 semaines, il faut que tu perds 6 kilos.
02:31Et j'allais à la salle de sport deux fois par jour, je mangeais bien, je faisais 6 à 8
02:37heures d'entraînement de danse par jour.
02:39Et ça n'allait pas, on me disait que je ne perdais pas assez vite.
02:42Donc, j'ai dit, mais comment je peux perdre vite du poids ?
02:45Malheureusement, la première fois que j'ai essayé de faire ça, où ça n'a pas vraiment marché, parce que
02:50ce n'est pas quelque chose de très évident à faire à soi-même,
02:54j'en ai parlé à une copine qui me dit, oh, ce n'est pas grave, je fais ça tout
02:57le temps.
02:59Et du coup, ça a commencé comme ça, et puis après, j'ai vu que tout le monde était content.
03:04À chaque fois que je venais aux entraînements, je dis, oh, tu as encore perdu, oh, c'est bien.
03:09Donc, c'était ultra ration, je dis, j'ai trouvé le meilleur régime du monde.
03:12Je peux manger tout ce que je veux, quand je veux, et tout le monde autour, ils sont heureux.
03:17Et après, c'est devenu de plus en plus dramatique, quoi.
03:20À chaque fois que tu vas dans un endroit, tu cherches les shots, enfin, si tu cherches les toilettes, tu
03:25cherches un endroit où est-ce que tu peux aller pour que personne ne voit.
03:28Donc, la vie sociable était très compliquée.
03:30Je venais d'un monde tellement discipliné.
03:32On me mettait beaucoup de restrictions.
03:35Et dès que j'étais seule, dès que j'avais un moment pour me lâcher, je me lâchais.
03:41À la caméra, de se voir devant des millions de personnes, ce n'est pas quelque chose d'évident quand
03:47on n'a déjà pas une bonne image de soi-même.
03:49Après, c'est surtout les commentaires des autres, en fait.
03:51Et c'est un message que je fais passer également dans le livre de ceux qui osent dire des commentaires
03:58sur les réseaux sociaux, à quel point ça nous impacte, en fait.
04:01Le déclic, c'est quand Virginie, l'expert mère, quand elle a su, quand elle a découvert, j'ai compris
04:09que je faisais du mal à quelqu'un.
04:10Parce que sa réaction était tellement prenante que je me suis dit, OK, maintenant, il faut faire quelque chose.
04:16Il faut se faire suivi par des professionnels.
04:18Déjà, il y avait un énorme travail de psychologie à faire, ça c'est sûr, de mieux me connaître, de
04:26commencer à m'aimer déjà.
04:28Et puis, un travail de nutritionniste aussi.
04:30Moi, aujourd'hui, je mange ce que je veux.
04:33Je fais très attention aux pensions.
04:35Parce que moi, ce qui peut déclencher cette chute, entre guillemets, de re-chuter, c'est de me sentir full,
04:45de me sentir trop pleine.
04:46Et aujourd'hui, à 39 ans, je vis très bien et je suis la preuve qu'on peut s'en
04:51sortir.
04:52Merci.
04:52Merci.
04:54Merci.
04:56Merci.
04:59Merci.
04:59Merci.
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05:00Merci.
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05:00Merci.
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