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  • il y a 2 jours
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.

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Transcription
00:00Et voilà pour cette séance des questions au gouvernement qu'on a suivi en direct en intégralité sur LCP.
00:05Retour en plateau pour revenir sur les temps forts avec deux députés,
00:09Brigitte Liseau pour Ensemble pour la République,
00:12Andrique Davy pour le groupe Écologiste et Social.
00:14Et puis on a le plaisir d'accueillir comme chaque mardi,
00:16quatre citoyens avec leurs questions.
00:18On accueille aujourd'hui Lise-Marie, on accueille Hugo, Camille et Baptiste.
00:24Mais avant de leur donner la parole pour la science citoyenne,
00:26on va revenir évidemment sur cette séance qu'on annonçait plutôt tendue
00:31quelques jours après la mort du militant nationaliste Quentin de Ranque.
00:34Clément Perrault, vous étiez en tribune presse juste en haut de l'hémicycle.
00:37Vous avez donc suivi cette séance. Que retenez-vous ?
00:40Alors c'est vrai que pour cette séance particulière à Elsa,
00:43les regards étaient tournés sur les députés de la France insoumise.
00:47Je les ai observés pendant pratiquement toute la séance.
00:49Et ce que je peux vous dire, c'est que globalement,
00:51ils sont restés très calmes malgré plusieurs mises en cause de la part des orateurs.
00:56et ils sont restés plutôt stoïques sur leur chaise.
01:00Il y a néanmoins Mathilde Panot qui est intervenue, leur présidente de groupe.
01:05Et là, il y a eu un moment assez fort.
01:07D'abord, la présidente Panot a tenu à souligner
01:10qu'aucun insoumis, d'après elle, n'est impliqué ni de près ni de loin
01:14dans les violences de Lyon.
01:15Ensuite, elle s'est adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
01:18Elle a eu ses mots.
01:19Nous ne vous avons pas entendu sur les 12 personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022.
01:25Ensuite, le Premier ministre lui a répondu de façon très sèche.
01:29Ce que vous venez de faire, Mathilde Panot, est à la fois ignoble et abjecte.
01:33À ce moment-là, quasiment la moitié de l'hémicycle s'est levée
01:37pour applaudir le Premier ministre.
01:38Ça a duré plusieurs secondes.
01:40Quand je dis la moitié, c'était du bloc central jusqu'au Rassemblement national.
01:43Seule la gauche est restée assise.
01:45Et quand je dis la gauche, j'y inclue les députés socialistes.
01:49Ensuite, Sébastien Lecornu a précisé ses propos.
01:52Quand on est un humaniste, on n'oppose pas un mort à un autre mort, un assassinat à un autre
01:58assassinat.
01:58Là aussi, les députés insoumis sont restés assez calmes.
02:01À noter que le député Raphaël Arnaud, confondateur de la Jeune Garde,
02:05n'était pas présent dans leur rang pour cette séance aujourd'hui.
02:10Merci beaucoup Clément Perrault.
02:12Alors, on va revenir justement sur ce qu'a dit le Premier ministre.
02:15Sa parole était attendue aujourd'hui.
02:17On écoute Sébastien Lecornu.
02:18La vraie question, au fond, Madame la Présidente, c'est pourquoi tout le monde doute de votre sincérité ?
02:24Et pourquoi personne ne veut vous croire ?
02:26Tout simplement parce qu'il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la Présidente Panneau.
02:31Le ménage dans vos propos.
02:34Le ménage dans vos idées.
02:36Et surtout, le ménage dans vos rangs.
02:38Depuis de nombreux mois, il y a une multiplication de prises de parole
02:43qui sont d'une violence inouïe,
02:45qui sont parfois à caractère antisémite
02:47et désormais qui laissent justement de l'ambiguïté sur la violence.
02:52Donc, Madame la Présidente, que cet grave assassinat,
02:55que cet homicide involontaire serve au moins pour sa mémoire,
02:59pour sa mémoire, à ce que vous vous posiez les bonnes questions
03:03et qu'enfin, vous tiriez un certain nombre de leçons et de conclusions.
03:08Je vais vous donner la parole, Andric Davy,
03:10puisque vous êtes député écologiste et social,
03:12mais avant cela, vous avez appartenu à la France insoumise.
03:14Quand vous entendez le Premier ministre dire
03:15« Finalement, il faut qu'elle balaye devant sa porte Mathilde Panneau et son groupe »,
03:18qu'est-ce que ça vous inspire ?
03:20D'habitude, Sébastien Lecornu est assez prudent.
03:23Il faut reconnaître quand même qu'il est assez habile.
03:25Là, je ne l'ai pas trouvé très prudent, pour être très honnête.
03:27Pourquoi ?
03:28Parce qu'en réalité, pour l'instant, on ne sait pas exactement
03:31qui sont les auteurs de ce qu'on peut appeler une forme de lynchage
03:35que tout le monde dénonce et vraiment, je crois que personne dans la classe politique
03:40pense qu'on peut justifier la mort de quelqu'un
03:43et surtout dans ces circonstances, c'est injustifiable.
03:46Mais du coup, comme on ne sait pas exactement qui sont les auteurs,
03:48on ne sait pas si la jeune garde est impliquée,
03:49on ne sait pas exactement quel est le lien entre la bande qui a fait ça
03:53et le meeting de Rima Hassan,
03:55tout ça, en réalité, pour l'instant, c'est la justice qui doit travailler dessus.
03:59Et j'ai trouvé que le lien qu'il faisait entre la violence verbale qui est réelle
04:04de certains députés insoumis et les violences physiques,
04:07les paroles et les actes, en réalité, ce n'est pas très prudent
04:10parce que les uns et les autres, on peut des fois avoir des mots
04:13qui dépassent la pensée et ça ne veut pas dire forcément
04:16qu'à la fin, on est responsable d'actes de violences de ce type-là.
04:19Et Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, Brigitte Lézot,
04:22lui, a fait carrément le lien puisque Sébastien Lecornu, au début,
04:26il a quand même pointé les responsabilités individuelles en disant
04:29voilà, les coupables, ce sont ceux qui ont justement asséné ces coups à ce jeune homme.
04:33Pour vous, le lien que fait le garde des Sceaux, il existe aujourd'hui ?
04:37Il y a une responsabilité indirecte, morale ?
04:40D'abord, en préalable, je voudrais présenter mes condoléances à la famille de ce gamin
04:46parce qu'il n'en devait pas moins, quoi qu'il l'ait fait,
04:49quelles que soient les circonstances, que c'est un jeune de 23 ans qui est mort.
04:52Moi, je ne veux pas choisir entre l'un ou l'autre des extrêmes
04:57et je pèse mes mots.
04:59Il y avait des gens d'extrême droite, des gens d'extrême gauche
05:02et effectivement, on ne sait pas ce qu'il s'est véritablement passé.
05:06Donc, pas d'opprobre sur l'un ou l'autre groupe.
05:09Je pense qu'effectivement, la France insoumise est responsable par ses postures
05:14mais pas seulement à ce moment-là, mais aussi, par exemple, dans l'hémicycle,
05:19on a l'habitude de ses invectives, on a l'habitude de ses mots forts, de ses provocations.
05:24C'est un fait.
05:25Pour le reste, on va attendre que la justice fasse son travail.
05:29Et Andrique Davy, Mathilde Panot et tous les députés de la France insoumise
05:33qui ont été sur les plateaux disent qu'il y a un espèce de deux poids, deux mesures.
05:37Quand les violences viennent de l'extrême droite, elles sont moins condamnées.
05:41Est-ce que vous êtes d'accord ou pas ?
05:42On a vu qu'il y a des dissolutions d'associations aussi d'extrême droite
05:45qui ont été prononcées.
05:47Le garde des Sceaux a parlé aussi de la violence, d'extrémisme masculiniste, par exemple.
05:52Est-ce que vous faites ce deux poids, deux mesures que Mathilde Panot,
05:54elle, a dénoncé dans l'hémicycle ?
05:56Moi, je voudrais rappeler que, et c'est vos confrères de rue 89
05:59qu'ont fait ce décompte, qu'il y a eu une cinquantaine de décès depuis les années 80
06:04à cause de militants d'extrême droite
06:06et cinq ou six issus de militants de l'ultra-gauche.
06:10Chacun est un décès de trop.
06:11Donc là où on peut rejoindre le Premier ministre, c'est qu'on ne peut pas faire de décompte.
06:15Chacun, il n'y a aucun...
06:17Un, ça serait de trop, déjà.
06:18Bon, ça, on doit tous être tous d'accord là-dessus.
06:20Maintenant, est-ce qu'il y a deux poids, deux mesures ?
06:23C'est extrêmement difficile à dire.
06:24Il y a eu, encore récemment,
06:27quelqu'un qui a été tué
06:29parce qu'il était racisé, visiblement, par des gens d'extrême droite.
06:31C'est vrai qu'on n'en a pas fait une minute de silence.
06:33Mais moi, je ne veux pas rentrer là-dedans.
06:34Je pense que, comme l'a dit ma collègue,
06:36il y a un gamin qui est mort.
06:38La nation a été relativement heurtée
06:41par ce qui s'est passé, ça a été très médiatisé.
06:43Voilà, il y a eu cette minute de silence.
06:45Maintenant, la justice doit passer
06:46et on doit réfléchir à ce qui génère ces violences.
06:49Et pourquoi Lyon, particulièrement ?
06:51Parce qu'il y a des violences entre l'extrême droite
06:52et l'extrême gauche à Lyon,
06:53parce que l'extrême droite est très, très, très implantée à Lyon.
06:56Voilà, donc il faut débattre de ça,
06:58voir comment, d'un point de vue politique
07:00et ensuite d'un point de vue sécuritaire,
07:02c'est-à-dire concrètement, quand il y a une manifestation,
07:04comment le préfet peut éviter ce type de violence,
07:07s'interposer, que la police puisse s'interposer.
07:09Donc il faut maintenant travailler concrètement
07:11et surtout faire la justice
07:12pour voir exactement ce qui s'est passé.
07:14Et c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu,
07:16la justice doit agir sans pression aucune.
07:19Voilà donc pour ce qu'on a retenu
07:21cette séance des questions au gouvernement.
07:22Vous avez l'habitude, vous députés,
07:23d'interroger les ministres.
07:25Et bien maintenant, ce sont des citoyens
07:26qui vont vous interroger.
07:27C'est la séance citoyenne.
07:34Et merci à vous quatre d'être présents sur ce plateau.
07:36On va évoquer quatre thèmes assez variés.
07:38Vous allez voir, il y a peut-être des choses
07:39dont vous avez parlé dans l'hémicycle
07:41il y a quelques temps,
07:42d'autres choses dont on vous parle
07:43dans vos circonscriptions.
07:44On va commencer avec Lise-Marie Bem.
07:46Vous avez 43 ans, vous êtes sans emploi,
07:48vous venez de Nanterre.
07:49Vous allez parler de thèmes,
07:52logement, handicap.
07:53Dites-nous, Lise-Marie.
07:54Oui, bonjour.
07:56Exactement.
07:57Deux thèmes qui sont exactement
07:58ce que je suis en train de vivre.
07:59Donc j'habite à Nanterre dans un CHRS.
08:02Alors c'est quoi un CHRS ?
08:03C'est un centre de réinsertion sociale.
08:06En fait, c'est un centre d'hébargement.
08:07C'est la presse en 15.
08:09Donc avant, j'étais au 115.
08:11Suite au décès de ma mère,
08:13on ne m'a rien proposé d'adapter.
08:15Donc j'ai un handicap moteur
08:17au niveau des membres supérieurs et inférieurs.
08:20Je me déplace en déambulateur.
08:21Ma maladie est dégénérative.
08:27On ne m'a proposé aucun logement
08:29en plus de 5 ans.
08:30Ça fait 5 ans et 3 mois que j'attends.
08:32On ne m'a rien proposé.
08:33Et en fait, je sais que c'est difficile
08:36le logement en France.
08:38Mais j'aimerais savoir
08:39s'il faut que ça arrive aux députés
08:41pour que les choses bougent concrètement.
08:43Et on entend, Lise-Marie, votre émotion.
08:45On la comprend par votre témoignage.
08:48Brigitte Liseau, dans cette situation,
08:50et Lise-Marie le dit,
08:51ce n'est pas facile de résoudre
08:53toutes ces situations sur le logement.
08:55Mais ce n'est pas normal
08:57de ne pas pouvoir se loger
08:58et quand on a aussi un handicap.
09:01Oui, vous l'avez très bien dit,
09:03la question du logement
09:04est malheureusement valable pour tout le monde.
09:08Bien sûr, quand on souffre d'un handicap,
09:10c'est encore plus difficile
09:11parce qu'il faut des logements adaptés.
09:14Il y a quand même des choses qui sont faites.
09:15Je pense à ma prime ADAPT
09:17qui peut subventionner des améliorations
09:20d'un logement déjà existant.
09:22Mais vraisemblablement,
09:23ça n'était pas votre cas.
09:24Et je ne peux que déplorer,
09:25effectivement, vos difficultés.
09:27Moi, je pense que les personnes
09:30en situation de handicap
09:33cochent plusieurs choses.
09:35C'est-à-dire, effectivement,
09:36il y a le logement,
09:37il y a l'accessibilité.
09:38Et je pense qu'une mission interministérielle
09:40qui pourrait, effectivement,
09:42voir avec chacun des ministères impliqués,
09:44le logement, les affaires sociales
09:47et que d'autres,
09:48pourrait peut-être être très utile
09:50dans ce cas-là.
09:51Andric Davy.
09:52Bon, d'abord, je pense que votre émotion,
09:54elle doit nous interpeller
09:54et de nous rappeler
09:55que chaque fois qu'il y a des carences
09:57dans les politiques publiques,
09:58c'est des souffrances
09:59pour les citoyennes et les citoyens
10:00et notamment pour vous.
10:01Première chose.
10:02La deuxième chose
10:02qui me semble importante aussi de redire,
10:05c'est que l'accès pour les personnes
10:06dans une situation de handicap,
10:07c'est un parcours du combattant,
10:09que ce soit pour les transports,
10:10sur lesquels je me suis plus intéressé,
10:11mais le logement en est un.
10:13Et je crois que vous avez raison
10:13de nous interpeller là-dessus.
10:14Donc, moi, la première chose,
10:16c'est que tout logement
10:17qui est construit aujourd'hui en France
10:18devrait permettre l'accessibilité.
10:21C'était le cas avant la loi Elan,
10:22avant 2018.
10:23C'est moins le cas aujourd'hui
10:24parce qu'on n'a pas suffisamment
10:26changé notre regard
10:27et nos politiques publiques
10:27ne sont pas suffisamment volontaristes.
10:29Mais la construction de logements neufs,
10:30ce n'est pas suffisant
10:30parce que c'est un petit volet,
10:31on est d'accord.
10:32Donc, ce qui est vraiment important,
10:33c'est de penser la rénovation globale.
10:35C'est-à-dire que les logements
10:36doivent être rénovés
10:37à la fois pour répondre à des besoins,
10:39notamment en termes de chauffage
10:40parce qu'on a un problème
10:41de déperdition thermique
10:42dans plein de passoires thermiques.
10:43Mais en même temps,
10:44quand on fait cette rénovation,
10:45il faut penser à l'accessibilité.
10:47Et c'est pour ça que je pense,
10:48moi, c'est ce que je préconise
10:49depuis longtemps,
10:49c'est qu'à un moment donné,
10:50l'ensemble des acteurs publics
10:51se mettent autour de la table
10:52et qu'on a un vrai service public
10:53du logement
10:54qui pense cette rénovation
10:56de façon déconcentrée
10:57dans les territoires
10:58pour qu'à chaque fois
10:58qu'on fait une rénovation,
10:59on ne fait pas un petit bout
11:00de la rénovation
11:00sans penser la rénovation
11:01dans son entièreté.
11:02Lise Marion,
11:03vous voyait aussi
11:10vous répond.
11:11Est-ce que vous avez l'impression
11:12d'être bien accompagnée ?
11:14On arrive à vous donner
11:14des réponses
11:15ou alors on vous demande
11:16d'attendre ?
11:17Non, clairement,
11:18on me dit que je ne suis pas prioritaire.
11:20On me dit que face à une maman
11:21qui a un enfant handicapé,
11:23je ne suis pas prioritaire
11:24alors que techniquement,
11:24je ne demande absolument pas
11:26la même superficie d'appartement.
11:28Oui, je suis appareillée
11:30par un déambulateur
11:31et ma maladie étant dégénérative
11:33peut avancer vers un fauteuil roulant
11:36puisque je n'ai pas accès
11:36à mes soins médicaux.
11:38Le CHRS n'est pas adapté
11:40du tout.
11:41Ils ont eu des subventions
11:43pour faire adapter un petit peu
11:45mais c'est très succinct.
11:47Majoritairement dans la salle d'eau,
11:49en fait,
11:49la salle de bain,
11:50la douche.
11:51Mais le professionnel
11:54qui est passé m'a dit
11:55que la douche était trop petite
11:56pour moi
11:56et que très clairement,
11:57il fallait un seuil
11:59de plein pied,
12:00ce qui n'est actuellement
12:01pas le cas.
12:02Donc moi,
12:03je me suis fournie
12:03par mes propres moyens
12:05pour éviter de glisser
12:06dans la douche,
12:07par exemple.
12:08Mais non,
12:09très clairement,
12:10la complexité
12:11est que les structures
12:13qui nous accueillent
12:14ne sont absolument pas
12:15adaptées non plus.
12:17Andric Davy,
12:18puisque même les structures
12:19qui sont en charge d'accueillir,
12:20ce n'est pas adapté.
12:21Comme Lise-Marie nous dit,
12:22après,
12:23ça peut entraîner aussi
12:24une dégradation
12:25puisque vous ne pouvez peut-être
12:26pas faire les exercices
12:27que vous devriez.
12:29Et après,
12:30en plus,
12:30c'est la perte de l'emploi
12:31souvent aussi
12:31pour certains
12:32qui sont en situation
12:33de handicap
12:33qui n'arrivent pas
12:34finalement
12:37à régler
12:38tous ces problèmes.
12:39Donc moi,
12:39je pense que réellement,
12:40il faut régler les problèmes
12:41de façon structurelle
12:42et non pas en fait
12:42trop personnel.
12:44C'est-à-dire qu'en réalité,
12:45par exemple,
12:46quand on avait
12:46ma prime rénov'
12:47ou l'allocation adulte handicapé,
12:49c'est bien,
12:49mais à chaque fois,
12:50on renvoie vers les personnes
12:51qui doivent elles-mêmes
12:52trouver les solutions
12:53alors qu'en réalité,
12:54on doit avoir
12:54des interlocuteurs
12:55qui permettent
12:56de vous aider
12:56à trouver des solutions
12:57structurelles.
12:58Et par rapport
12:58aux personnes en situation
13:00de handicap,
13:01je rappelle quand même
13:02qu'on a la promesse
13:02du gouvernement
13:03face à la proposition de loi
13:04de mon collègue Sébastien Pétavie
13:05qui est en personne
13:06en fauteuil roulant,
13:07d'avoir la gratuité
13:08des fauteuils roulants,
13:10ce qui est une réponse structurelle,
13:11un exemple
13:12de réponse structurelle,
13:13un principe simple.
13:14On a des personnes
13:15qui ont besoin de ça,
13:15il faut la gratuité.
13:16Et Brigitte Liseau,
13:17on voit bien
13:17que sur la question
13:18du logement,
13:19là, le ministre,
13:20je crois,
13:21du logement,
13:21Vincent Jean-Merin,
13:22a dit
13:22« je suis le ministre
13:23de la crise du logement ».
13:25Ça fait des années
13:26qu'on en parle,
13:26il n'y a pas suffisamment
13:27de logements construits
13:28et tout ça, en fait,
13:28en cascade,
13:29fait qu'à la fin,
13:30il n'y a pas non plus
13:30de logements
13:31et il n'y a pas
13:32de logements adaptés non plus.
13:33Non, mais c'est un constat.
13:35Moi, effectivement,
13:36je ne vais pas vous dire
13:37le contraire aujourd'hui.
13:39Je reviens sur votre question,
13:41c'était de savoir
13:42est-ce qu'il faut un ministre
13:44qui soit porteur de handicap
13:46pour accélérer les choses ?
13:47Alors, je dirais oui et non.
13:49La preuve, par l'exemple,
13:51c'est quand même,
13:51effectivement,
13:52notre collègue Sébastien Pétavi
13:53qui est à l'Assemblée,
13:55qui est en fauteuil
13:56et qui, par exemple,
13:56ne peut pas venir
13:57dans ce studio.
13:58Je dois le faire remarquer.
14:00Donc, les choses évoluent.
14:01Alors, on l'a déjà reçu
14:02et effectivement,
14:03on adapte le studio
14:05dans ces cas-là.
14:05Mais à l'Assemblée,
14:06de la même façon,
14:07on a adapté les choses
14:08pour lui et tant mieux.
14:10Et j'aimerais que ce soit
14:11fait de façon naturelle
14:13parce qu'il pourrait y avoir
14:14un jour plusieurs députés
14:16porteurs de handicap
14:17et plusieurs places
14:20qu'il pourrait occuper.
14:22Néanmoins,
14:23les choses sont prises en compte.
14:26Il y a quand même
14:28le secrétariat d'État,
14:29enfin, le ministre délégué
14:30Charlotte Parmentier-Lecoq
14:32qui a pris ce sujet
14:33à bras-le-corps,
14:34mais elle l'avait déjà fait
14:35lorsqu'elle était
14:36à la Commission
14:36des Affaires Sociales.
14:37Donc, on ne peut pas dire
14:38que rien n'est fait,
14:39mais on peut dire
14:40que rien ne va suffisamment vite.
14:42Un mot pour conclure,
14:43Lise-Marie ?
14:44Oui, je ne me permettrai pas
14:46de dire que rien n'est fait.
14:47Bien évidemment,
14:48vous parliez de l'AAH,
14:50j'ai fait ma demande,
14:52la MDPH s'est faite piratée,
14:54j'ai dû renvoyer mon dossier.
14:55Donc là, j'en suis à presque
14:56deux ans d'attente.
14:57L'allocation adulte handicapé
14:59et la MDPH,
15:00ce sont les maisons départementales.
15:02Je crois que les parents
15:03ou les personnes
15:03en situation de handicap
15:04connaissent bien ces sigles MDPH
15:06et c'est souvent synonyme
15:08de tracasserie administrative.
15:11Merci pour votre témoignage,
15:12Lise-Marie.
15:13On va passer à Baptiste.
15:15Baptiste Démurgé,
15:16vous avez 28 ans,
15:16vous êtes chef de projet,
15:18ingénieur en innovation médicale.
15:19Vous venez de Boulogne-Bille en cours.
15:21Vous allez revenir sur un sujet,
15:23vous avez bien vu l'agenda
15:24à l'Assemblée,
15:24parce qu'on est en plein dedans,
15:26le retour des lois
15:27sur les soins palliatifs
15:28et sur la fin de vie.
15:28On vous écoute.
15:29Merci.
15:30Bonjour Madame la députée,
15:32bonjour Monsieur le député.
15:33Après un rejet du texte
15:36sur l'aide à mourir
15:36par le Sénat fin janvier,
15:38ce texte revient en seconde lecture
15:40à l'Assemblée nationale
15:41cette semaine.
15:42Et j'en profite d'ailleurs
15:43pour saluer la qualité des débats
15:45qu'il y a eu sur ce texte
15:46au cours de la première lecture
15:48à l'Assemblée nationale.
15:49On est dans une situation
15:49politique instable,
15:50mais je pense que là,
15:51les députés ont su se montrer humbles
15:53par rapport à cette question
15:54si importante.
15:55Donc si la proposition de loi
15:57relative à l'accès aux soins palliatifs,
16:00à l'amélioration de l'accès
16:01aux soins palliatifs,
16:02fait presque consensus
16:03auprès des parlementaires,
16:04qu'ils soient aux sénateurs
16:05ou aux députés,
16:07la proposition de loi
16:07sur l'aide à mourir
16:09appelle à un enjeu de société
16:11et fait appel à l'intime.
16:14S'il y a des députés
16:16qui vont la défendre,
16:18en défendant la liberté fondamentale,
16:20le fait que la médecine
16:22ne peut pas soigner
16:23tous les maux.
16:24Et il y a des députés
16:26qui vont au contraire
16:28être contre cette loi
16:30et en la justifiant cela
16:33par le fait que l'accès
16:34aux soins palliatifs
16:35doit être toujours amélioré,
16:36on doit investir,
16:37mais également parce qu'ils sont
16:38contre une médecine
16:40qui donnerait la mort.
16:41Donc ma question est la suivante.
16:43Comment vous êtes-vous préparés
16:45à ces débats dans l'hémicycle
16:46et comment allez-vous faire en sorte
16:49que votre vote final,
16:51si on arrive à voter le texte,
16:52soit le plus représentatif
16:54des attentes de la population française
16:55mais surtout des malades ?
16:57Je vous demanderai après,
16:59je vais laisser répondre,
17:00mais après je vous demanderai,
17:01Baptiste,
17:01si vous, vous avez fait
17:02votre opinion sur le sujet.
17:03Brigitte Liseau,
17:04Baptiste le disait,
17:05des débats de qualité
17:07où il y a beaucoup d'écoute
17:09et comment on se prépare
17:10à voter sur un texte
17:11si important ?
17:12Écoutez,
17:13on se prépare
17:14depuis de nombreuses années.
17:15Alors cette loi
17:17a été portée
17:18depuis au moins 2021,
17:20en tout cas
17:20de ma porte-vie de députée.
17:23Il y a eu un projet de loi
17:25à l'initiative du gouvernement
17:27en 2024
17:27qui n'a pas abouti
17:29à cause de la dissolution
17:30et puis l'année dernière,
17:33notre collègue Olivier Falorni
17:34a fait cette proposition de loi
17:36sur l'aide à mourir.
17:39Vous le savez,
17:41le Premier ministre de l'époque,
17:42François Bayrou,
17:43a souhaité séparer les textes
17:45a priori,
17:46moi je n'étais pas
17:46tout à fait favorable
17:47parce que pour moi
17:48c'est un tout
17:49et qu'il n'y a pas de raison
17:50d'opposer les soins palliatifs
17:52et l'aide à mourir.
17:54Simplement parce qu'il y a
17:54un constat
17:55et vous l'avez dit aussi
17:56qui est partagé par tout le monde,
17:58il n'y a pas suffisamment
17:59de soins palliatifs
18:00en France.
18:02Je pourrais vraiment
18:03un peu moduler mon propos,
18:05je dirais que c'est pas
18:06suffisamment harmonieux
18:07dans la répartition.
18:08Moi je suis députée du Nord
18:10et dans le Nord
18:10il y a suffisamment de lits,
18:12il y a suffisamment de structures
18:14et même on est surdoté
18:16si j'ose ce mot
18:17par rapport au reste de la France.
18:19Pour autant,
18:20la proximité avec la Belgique
18:22peut-être
18:23fait que malgré
18:23ces structures existantes,
18:26nombre de méconcitoyens
18:28ont recours
18:29à l'aide à mourir
18:30en Belgique.
18:31C'est bien pour ça
18:32que même si on avait
18:34une France
18:34totalement bien dotée
18:37en soins palliatifs,
18:38je pense que la loi
18:39de l'aide à mourir
18:40serait quand même indispensable
18:41parce que c'est un nouveau droit,
18:43parce que chaque personne,
18:45si elle correspond aux critères,
18:47c'est-à-dire
18:48si elle est éligible
18:49parce que ce n'est pas non plus
18:50une porte ouverte
18:51à aider à mourir
18:52qui le voudrait.
18:53Les critères sont très stricts,
18:54je pense que c'est un texte
18:55qui est vraiment équilibré,
18:57je vous l'ai dit,
18:57on le travaille depuis
18:58de nombreuses années,
18:59mais c'est pas seulement
19:00ce que vous avez pu voir
19:02lors des débats
19:02qui, c'est vrai,
19:03ont été assez harmonieux
19:05et c'est bien,
19:06mais il y a aussi
19:07toutes les auditions,
19:08il y a eu la convention citoyenne,
19:10il y a eu l'expression
19:11des associations,
19:13de patients,
19:13mais aussi
19:14de personnels soignants
19:15qui se rejoignent là-dessus.
19:17Alors comment on va réussir
19:18à la faire voter ?
19:19Eh bien,
19:20si on écoute les Français,
19:21en tout cas,
19:22s'ils expriment
19:23dans les sondages,
19:25la grande majorité
19:26souhaite
19:27que cette loi voit le jour.
19:29Andrique Davy,
19:30Brigitte Liseau
19:30parlait du travail préparatoire,
19:32de l'opinion des Français,
19:33de aussi son rapport
19:34avec la Belgique
19:35et de son département.
19:36Comment vous,
19:36vous arrivez
19:37à vous forger une opinion ?
19:38C'est vrai que c'est
19:38un texte de loi,
19:39un texte de société
19:40sur lequel vous êtes appelé
19:42à voter ?
19:42Je crois que c'est une chance
19:43parce que c'est un vrai texte
19:44qui nécessite une réflexion
19:45philosophique,
19:46y compris,
19:47vous l'avez dit.
19:48Et alors comment moi
19:49je me suis forgé une opinion ?
19:50D'abord,
19:50en réalité,
19:50je suis assez attaché
19:51au travail en circonscription
19:52et donc j'ai eu
19:54des citoyens
19:56et des citoyennes
19:56de ma circonscription
19:57qui étaient pour
19:58ou contre
19:59et que j'ai auditionné.
20:00Et ça m'a permis
20:01d'avoir les éléments
20:02à la fois
20:03de ceux qui étaient favorables
20:04à la loi
20:05et qui m'expliquaient
20:06que c'était un nouveau droit
20:06absolument essentiel,
20:08qui me racontaient
20:08leur parcours,
20:09des fois personnel,
20:10dramatique,
20:11d'accompagnement d'un proche,
20:12qui m'expliquaient aussi
20:14ce qu'est
20:14les expérimentations
20:16et les lois
20:17aussi à l'étranger,
20:18notamment en Belgique
20:19qui est un cas
20:20et ce que ça a apporté.
20:22Et donc ça m'a convaincu
20:23de la nécessité
20:24de légiférer
20:25sur cette question
20:25et d'avoir ce nouveau droit.
20:26Mais de l'autre côté,
20:27j'ai pu entendre aussi
20:28ceux et celles
20:29qui étaient critiques.
20:31Alors parfois,
20:32c'est pour des convictions religieuses.
20:35Réellement,
20:36c'est aussi quelque chose
20:36qui est assez fort
20:37dans cette proposition de loi,
20:39mais aussi qui avait des doutes
20:41sur la société
20:42qu'on était en train
20:43de construire
20:44avec cette aide
20:45à la mourir.
20:46Et moi,
20:46je crois que c'est pour ça
20:47que les deux textes,
20:48c'est important qu'ils soient ensemble
20:49parce que fondamentalement,
20:50ce qui est important,
20:51c'est qu'on donne les moyens.
20:52Et c'est là où tout le débat
20:53on va avoir.
20:54Donc on donne des moyens
20:55pour les soins palliatifs
20:56parce que sinon,
20:58le risque est grand
20:58et j'entends ceux
20:59qui craignent ce texte,
21:02le risque est grand
21:02de stigmatiser
21:03ceux qui sont en situation
21:04d'handicap,
21:05ceux qui sont en fin de vie,
21:07etc.
21:07Et en tout cas,
21:08c'est ceux qui avaient peur
21:09de cette loi.
21:11C'est ça qui m'a un peu touché.
21:13Alors,
21:13ça n'a pas changé mon jugement,
21:14moi je voterai la loi,
21:16mais j'entends leur crainte
21:17et c'est ça aussi
21:17notre rôle de parlant en terre,
21:18d'amender le texte
21:20pour qu'il soit bien encadré.
21:21Je crois que la version
21:22qu'on a,
21:22tu l'as dit,
21:23elle est bien encadrée.
21:25C'est vraiment
21:25pour les personnes
21:26qui sont vraiment...
21:27Des critères très précis.
21:28Voilà,
21:28des critères extrêmement précis.
21:29Donc je pense que c'est bien,
21:30mais voilà,
21:31le débat était très riche.
21:32Baptiste,
21:33est-ce que vous avez posé
21:33les enjeux du débat ?
21:34Est-ce que je peux vous demander
21:35si vous,
21:35à titre personnel,
21:36sur cette aide active à mourir,
21:37est-ce que vous allez continuer
21:38à regarder les débats
21:39pour vous faire une idée ?
21:40Est-ce que vous en avez déjà une ?
21:41Alors oui,
21:42j'ai mon opinion personnelle,
21:43évidemment.
21:45Je visionne les débats
21:46que vous avez.
21:47Moi,
21:48personnellement,
21:49je travaille dans la santé
21:51et je pense qu'effectivement,
21:53quand la médecine
21:54ne peut plus soigner
21:55la souffrance,
21:57alors il faut aller
21:58vers cette évolution
21:59de la société
22:00et accorder du coup
22:01ce droit
22:02à l'aide à mourir,
22:03mais à condition
22:04qu'il soit très encadré,
22:05qu'il soit fait
22:06en pleine conscience,
22:06je crois que c'est
22:07ce que vous défendez.
22:08Absolument.
22:08Voilà,
22:09c'est quelque chose
22:10qui est fait
22:10par nos pays voisins.
22:12Il y a une forte attente
22:13des Français,
22:13je crois que plus de 90%
22:14dans une dernière enquête
22:16attendent,
22:17les malades aussi
22:18attendent des solutions,
22:20des gens qui souffrent.
22:22Voilà,
22:22mais il faut vraiment
22:23que le choix
22:24leur soit donné
22:25sans intervention
22:27d'un tiers,
22:27mais voilà,
22:28qu'ils soient libres.
22:29C'est ce qui est prévu.
22:29Ce sera aussi
22:30un des enjeux
22:30de vote débat.
22:32Qui décide ?
22:33Qui fait le geste ?
22:33On vous entendra
22:34en séance
22:35l'un comme l'autre.
22:36En un mot très rapide.
22:37Non,
22:37mais il y a un enjeu
22:38sur l'arrivée
22:39du lucratif aussi.
22:40Je sais que là,
22:41il y a eu en commission
22:42un enjeu,
22:43ça,
22:43et nous,
22:43c'est une crainte aussi
22:44qu'il y ait une marchandisation
22:45de ce secteur-là
22:45sur les soins palliatifs.
22:47Et ça,
22:48c'est un autre enjeu
22:48qui a émergé.
22:49Et normalement,
22:50le vote aura lieu
22:52mardi 24.
22:53Si vous avez le temps
22:55de finir,
22:55on suivra évidemment
22:56tout ça sur LCP
22:57et puis on verra
22:58s'il y a une adoption définitive
22:59qui peut avoir lieu
23:00avant la fin du quinquennat.
23:02Hugo Mott,
23:03on passe avec vous,
23:03étudiant,
23:04master métier du politique,
23:05Champs-sur-Marne.
23:07Vous allez parler
23:08d'un sujet
23:09qui a été abordé ici
23:10à l'Assemblée,
23:10la crise démographique.
23:11On vous écoute.
23:12Oui,
23:13bonjour à toutes et à tous.
23:14Ma question porte
23:14sur la dynamique démographique
23:16française
23:16et sur la rupture historique
23:17que nous sommes en train
23:18de vivre.
23:18Selon les dernières données
23:19de l'INSEE,
23:20en 2025,
23:21la France a enregistré
23:22environ 645 000 naissances
23:24pour 651 000 décès.
23:26Il s'agit alors
23:27de la première fois
23:28depuis la fin
23:28de la Seconde Guerre mondiale
23:29que le solde naturel
23:30est négatif.
23:31Cette rupture,
23:32elle est d'autant plus préoccupante
23:33qu'elle s'inscrit
23:34dans une tendance lourde.
23:35En 2020,
23:36malgré une mortalité élevée
23:37liée à la pandémie
23:38du Covid-19,
23:39on comptait encore
23:40735 000 naissances.
23:41On a alors perdu
23:42près de 90 000 naissances
23:44en 5 ans,
23:44tandis que les décès
23:45sont plus ou moins
23:46au même niveau.
23:47Le président de la République,
23:48lors de sa conférence de presse
23:49du 16 janvier 2024,
23:51avait présenté
23:51les mesures du gouvernement
23:52pour le réarmement démographique.
23:55Mais force est de constater
23:56qu'aujourd'hui,
23:57les indicateurs
23:58ne se redressent pas vraiment.
23:59Les Français sont inquiets
24:01à 59% selon une étude
24:02de la Fondapol
24:03du 23 juin 2025
24:04de la baisse de la natalité.
24:06Alors,
24:07à l'aube d'une crise démographique
24:08documentée,
24:09mesurable et durable,
24:10quelles mesures,
24:11quelles actions proposez-vous
24:12pour enrayer
24:12le déclin démographique français
24:14et lutter contre cette crise ?
24:15Alors, Brigitte Liseau,
24:17on a beaucoup commenté
24:18ce chiffre,
24:19sur, voilà,
24:19plus de décès
24:20que de naissances.
24:21Oui, oui,
24:23effectivement,
24:23et là encore,
24:24les chiffres parlent
24:25et ne sont pas contestés.
24:27Il y a eu beaucoup de choses
24:28et c'est vrai
24:29que la crise Covid
24:30a, à mon avis,
24:32freiné
24:33ou accéléré, peut-être,
24:35la chute de la démographie.
24:37On peut se poser des questions.
24:39Peut-être que
24:40nous sommes dans un environnement
24:42qui est un peu
24:44sombre,
24:45ou en tout cas,
24:46anxiogène,
24:47merci,
24:48et que les jeunes
24:49ont peut-être
24:50plus de difficultés
24:51à se projeter,
24:52à se projeter
24:53avec un enfant,
24:54voire deux.
24:54On va reparler du logement,
24:56c'est un sujet essentiel
24:58et c'est ce qu'ils disent.
24:59Peut-être,
25:00quand ils ont un enfant,
25:01hésitent à en faire un deuxième
25:02parce que ça implique
25:04de déménager
25:04et tout ce qui s'en suit.
25:06Donc,
25:06il y a des choses
25:07à mettre en place.
25:09Alors,
25:09je ne me suis pas
25:11personnellement
25:11appliquées sur le sujet,
25:12mais j'ai vu
25:13qu'il était question
25:14aussi pour les femmes,
25:16les jeunes femmes
25:17qui souhaitent
25:17faire une carrière
25:19et peut-être privilégier
25:20dans un premier temps
25:21leur carrière.
25:22Il y aura une proposition
25:24d'autoconservation
25:25des gamètes.
25:26Ça peut être
25:26une solution.
25:27Il est vrai
25:28que le marché du travail
25:29est féroce
25:30et que...
25:32Parfois,
25:33c'est difficile
25:33d'avoir des enfants
25:34quand on a la carrière.
25:35Absolument.
25:35Et même si
25:36nous avons maintenant
25:38des jeunes hommes,
25:39des nouveaux pères
25:39qui sont très présents
25:41et très...
25:42Je ne vais pas dire aidants,
25:43mais vraiment investis,
25:46malgré cela,
25:47ça reste pour les femmes
25:48une difficulté
25:49par rapport
25:50au monde du travail.
25:51Andrique Davy,
25:52difficulté,
25:53monde un peu anxiogène,
25:55on n'a pas la pièce nécessaire
25:56pour accueillir
25:57un deuxième
25:57ou un troisième.
25:59Déjà,
25:59dire que ce n'est pas
26:00un problème français.
26:01En fait,
26:01on avait une spécificité française.
26:03C'est que,
26:03contrairement à tous
26:04les autres pays,
26:05on avait un nombre
26:07d'enfants par femme
26:07qui était proche de 2
26:08jusque dans les années 2000,
26:09alors que l'Allemagne,
26:10le Japon,
26:11l'Italie,
26:12l'Espagne,
26:12depuis très longtemps
26:13sont à 1,2
26:14et sont en baisse démographique.
26:17La Hongrie,
26:17par exemple,
26:18est en ce moment
26:19vraiment une grande crise
26:20démographique.
26:21Donc,
26:21c'est toute l'Europe,
26:22c'est tous les pays
26:22en réalité dits développés
26:25qui ont une transition démographique
26:27qui a abouti finalement
26:27à avoir ce déséquilibre,
26:29à avoir plus de mortalité
26:30maintenant que de naissance.
26:31Alors,
26:31qu'est-ce qu'on fait ?
26:32D'abord,
26:32on ne s'en satisfait pas.
26:33Moi,
26:34personnellement,
26:34je ne m'en satisfais pas
26:35complètement.
26:35Je sais que j'ai des collègues
26:36qui disent
26:36que ça peut résoudre
26:37en partie la crise écologique.
26:39Oui,
26:39certains écologiques
26:40disent un enfant
26:41en CO2,
26:42ça ne s'affiche pas.
26:43Deuxième réaction,
26:44d'abord,
26:45il ne faut pas stigmatiser
26:45les femmes individuellement.
26:46Elles font ce qu'elles veulent
26:47de leur corps.
26:50Et ce terme
26:50de réarmement démographique
26:51n'est pas très bien venu.
26:55Les femmes ont le droit
26:56de disposer de leur corps.
26:57C'est à elles de choisir.
26:58Maintenant,
26:59c'est quelque chose
26:59de structurel.
27:00Quelques réponses.
27:01D'abord,
27:02un service public
27:02de la petite enfance.
27:03On en parle depuis des années,
27:04mais moi,
27:05j'ai eu deux enfants.
27:06Je n'avais pas de place
27:06en crèche publique,
27:07donc ils ont été
27:08en crèche privée.
27:09Ça a coûté une fortune.
27:10On a découvert à la fin
27:11en plus qu'ils étaient
27:11accueillis dans des conditions
27:12pas tout à fait respectables
27:14d'un point de vue
27:15de la sécurité,
27:16etc.
27:17Donc,
27:18problème de la petite enfance.
27:19Le logement,
27:20vous l'avez dit,
27:21plein de gens renoncent
27:22finalement à faire
27:22un deuxième enfant
27:23ou un troisième enfant
27:24parce qu'il faut avoir
27:24la place quand même
27:25pour le loger.
27:26Ensuite,
27:27il y a le problème aussi
27:28de l'acceptabilité
27:29des enfants.
27:30quand même,
27:30je voulais en dire un mot
27:31dans l'espace public
27:32et notamment dans les trains.
27:34Voilà,
27:34dans les trains.
27:35C'est-à-dire qu'on est en train
27:35de parler de réarmement démographique
27:37et la SNCF nous pond,
27:38alors ça,
27:38j'étais très choqué,
27:40des billets dans lesquels
27:41on est sûr de ne pas avoir
27:42d'enfants dans le bâton.
27:42Et il y a des endroits
27:43qui fleurissent comme ça.
27:45Alors qu'en fait,
27:45si vous allez dans les pays du Nord
27:47qui ont ce problème démographique
27:48mais qui font tout
27:48pour essayer de rendre
27:50l'accueil des enfants,
27:51enfin voilà,
27:52de favoriser l'accueil des enfants,
27:53et bien on a des parcs
27:55pour enfants,
27:56on a des espaces
27:57dans les restaurants,
27:58etc.
27:58On doit rendre sympathique
28:01l'avenue des enfants
28:02et aider les parents
28:03et aider les parents
28:04qui veulent avoir des enfants
28:06à en avoir.
28:06Moi,
28:06je connais plein de gens
28:07qui ont renoncé
28:08pour avoir des enfants.
28:09Dernière chose,
28:09le CDI,
28:10on ne le dit pas
28:11mais quand on a un CD,
28:12c'est plus facile
28:13d'avoir un enfant
28:13que quand on enchaîne
28:14les CDD.
28:14Hugo,
28:15vous pensez-vous
28:15quelles sont les raisons
28:17pour lesquelles
28:17on a cette chute
28:18de la natalité ?
28:20Alors vous avez 20 ans,
28:21vous êtes encore très jeune
28:22mais quand vous discutez
28:24avec vos amis,
28:25c'est des questions
28:25où vous vous dites
28:26oulala,
28:26moi peut-être pas encore,
28:27peut-être non,
28:28c'est des questions
28:28qui vous préoccupent ?
28:30Moi actuellement non
28:31parce que comme vous l'avez dit,
28:32j'ai 20 ans,
28:32je suis très jeune
28:33et la majorité de mes amis
28:34sont encore en études
28:36mais très certainement
28:37comme madame la députée l'a dit,
28:38un environnement
28:39assez angoissant,
28:40peu d'encouragement
28:41et je rejoins monsieur Davy
28:42sur cette crise
28:43qui n'est pas unique à la France,
28:44j'ai noté qu'en Chine,
28:45les prospectives montrent
28:47qu'on devrait passer
28:47à 630 millions d'habitants
28:49d'ici 2100
28:51et j'ai aussi noté
28:52que selon le responsable
28:54de la prospective à la CNAV,
28:55donc Nathanael Grave,
28:56la baisse de la natalité
28:57menace de dégrader
28:58l'équilibre du système
28:59de retraite.
29:00Est-ce que vous êtes d'accord
29:02avec ceci ?
29:02Brigitte Liseau,
29:03c'est vrai qu'il y a
29:03la question des retraites
29:05et aussi peut-être
29:06c'est important
29:07ce que disait Andrique Davy,
29:08pas non plus culpabiliser les femmes
29:11avec le débat
29:11qui est en ce moment,
29:13il faudrait qu'elles fassent
29:13d'un coup plein d'enfants,
29:15voilà, c'est le bon équilibre
29:16à trouver, Brigitte Liseau.
29:18Oui, c'est pour ça
29:18que je parlais tout à l'heure
29:20de la conservation des gamètes
29:21et ça peut être une solution
29:24et puis effectivement,
29:25les retraites,
29:26là on arrive
29:26à une pure mathématique,
29:29il n'y aura pas suffisamment
29:31d'actifs
29:31pour payer les retraites
29:34des retraités.
29:34Par ailleurs,
29:35juste sur un mot
29:35sur la retraite,
29:36ce n'est pas qu'un problème
29:36pour les retraites
29:37parce que du coup,
29:38il n'y aura pas suffisamment
29:39d'actifs pour produire
29:40les marchandises
29:41et tout ce que vous utilisez
29:42dans le monde.
29:43Enfin, fondamentalement,
29:44il faut quand même retrouver...
29:44Hugo, ne nous ouvrez pas
29:45le débat retraite.
29:47Le débat retraite,
29:48on en parlera pas assez tôt.
29:48Derrière le débat retraite,
29:50c'est un débat...
29:52Camille, on va finir avec vous.
29:55Camille Gros-Mangean,
29:57vous avez 22 ans,
29:58étudiante en études européennes
29:59à Paris
29:59et vous voulez parler
30:00très spécifiquement d'une loi.
30:02Ça avait fait beaucoup de débats
30:04ici à l'Assemblée
30:05quand elle a été adoptée.
30:06Dites-nous.
30:07Oui, bonjour.
30:08Moi, j'aimerais vous parler
30:09de la loi du 25 mai 2025
30:11qui impose la parité
30:12avec alternance
30:14entre les femmes
30:14et les hommes
30:15sur les listes municipales.
30:17Alors, c'est une très bonne mesure,
30:20mais dans les petits villages,
30:25à moins de 1000 habitants,
30:27c'est compliqué
30:27d'avoir des candidates femmes,
30:30particulièrement.
30:30du moins dans mon village
30:32de 600 habitants,
30:33ça a été très compliqué.
30:33Dans l'Oise.
30:34Dans l'Oise, exactement.
30:35Ça a créé de la frustration
30:36de certains candidats masculins
30:39qui voulaient tenter
30:40et qui n'ont pas pu
30:41à cause de cette fameuse parité
30:42et un manque de femmes
30:46pour ces postes.
30:47Quelles seraient peut-être
30:48les solutions ?
30:50Brigitte Lise,
30:51on avait beaucoup commenté
30:53cette loi
30:53pour les raisons
30:54que nous expliquent Camille.
30:55Je vais commencer
30:55par vous poser une question.
30:57Est-ce que vous,
30:57ça vous a encouragé
30:58à vous présenter sur une liste ?
31:02Non, mais dû au fait
31:03que j'habite à Paris
31:05et que ce serait compliqué
31:06de me présenter
31:07pour le village.
31:08Parce qu'à la base,
31:09la parité,
31:09c'est ça ce que dit Mme Lido.
31:11C'est pour aussi encourager
31:12les femmes parce qu'on voit...
31:14Mais bon,
31:14elle était nécessaire cette loi.
31:15Camille dit
31:16dans les petites communes,
31:17c'est difficile.
31:17C'est difficile.
31:19C'est là encore un constat.
31:20Mais s'il n'y avait pas eu,
31:22excusez-moi,
31:23il y a quelques années,
31:24la parité, par exemple,
31:25dans les conseils départementaux,
31:27nous en serions encore
31:28à un déséquilibre
31:30homme-femme.
31:31Les femmes s'autocensurent
31:33beaucoup,
31:34et je le déplore.
31:35Et il faut pour cela
31:37que malheureusement,
31:39on mette des lois,
31:40des règles.
31:42Pour tout vous dire,
31:43il y a 20 ou 25 ans,
31:45quand l'idée de la parité
31:46en politique est apparue,
31:47moi, je n'y étais pas du tout
31:48en politique
31:49et je ne trouvais pas ça bien
31:50pour les femmes.
31:51Ça voulait dire
31:52qu'on vous fait la place,
31:53que vous ne vous faites pas
31:54vous-même.
31:55Et je ne trouvais pas ça bien
31:56en tant que féministe.
31:57Pour autant,
31:58si ça n'avait pas eu lieu,
32:00je ne serais probablement pas là
32:01et nombre de mes collègues féminines.
32:04Maintenant,
32:05les choses vont se mettre en place.
32:07C'est la première élection
32:08avec cette nouvelle règle.
32:10Les femmes vont prendre conscience,
32:12les hommes vont leur laisser la place
32:14et vont aller les chercher
32:15pour voir,
32:15faire des listes
32:16et tout ça va se réguler,
32:17je n'en doute pas.
32:18Andrique Davy,
32:19Brigitte Liseau dit
32:19que c'est parfois un peu malheureux,
32:21mais s'il n'y a pas ça,
32:23les femmes,
32:23elles n'émergent pas
32:24dans les conseils municipaux ?
32:26– Parce qu'on est dans
32:27une société patriarcale
32:28et donc dans une société patriarcale,
32:30les femmes s'autocensurent,
32:31tu l'as dit,
32:32et les hommes,
32:33ils veulent avoir leur place
32:34et ils ne comprennent pas
32:35qu'on ne leur donne pas
32:35et ils pensent toujours
32:36qu'ils sont plus compétents
32:37que la femme d'à côté.
32:38C'est un truc,
32:38c'est classique.
32:39Et donc,
32:40pour régler ce problème-là,
32:42la parité,
32:42en réalité,
32:43quoi qu'on en pense,
32:44a été un moyen
32:46pour féminiser
32:47un certain nombre de métiers,
32:48casser des plafonds de verre.
32:49Dans la recherche,
32:50on en a beaucoup discuté
32:51parce qu'on s'était rendu compte,
32:52moi j'étais chercheur avant,
32:53et qu'au niveau des chargés de recherche,
32:55c'était de plus en plus féminin
32:56à l'INRA où je travaillais,
32:57mais par contre,
32:58dès que vous passiez
32:58le niveau au-dessus
32:59qui était directeur de recherche
33:00ou directeur de laboratoire,
33:01alors par contre,
33:02il n'y avait plus de femmes.
33:03Et donc,
33:03il fallait travailler les concours
33:05pour qu'on arrive à cette parité.
33:07Et donc,
33:07en réalité,
33:07je pense que la loi va s'appliquer,
33:10ça va favoriser ton engagement,
33:11l'engagement des jeunes femmes,
33:13etc.
33:14Les garçons,
33:15les mecs,
33:16ils ne seront pas contents,
33:17voilà,
33:18c'est normal,
33:18ils seront frustrés,
33:19ils vont gueuler,
33:20mais la société va continuer de changer.
33:22Et même,
33:23je pense qu'il y a
33:23une autre forme de parité,
33:24moi j'ai juste un petit mot là-dessus,
33:26il y a une association
33:27qui s'appelle
33:27Démocratisons la politique
33:28qui essaie de mettre
33:30dans le débat public
33:30la question de la parité sociale.
33:32Alors,
33:32pas pour favoriser
33:33les classes populaires
33:35forcément à être sur les listes,
33:36mais pour demander
33:37aux classes supérieures
33:38qui ont bénéficié
33:39d'un haut capital de revenus
33:40et capital culturel,
33:41de laisser de la place
33:42sur les listes,
33:43notamment municipales,
33:44à ceux qui sont
33:45femmes de ménage,
33:47qui sont éboueurs,
33:49etc.
33:49Parce qu'un des problèmes
33:50qu'on a,
33:50c'est la même chose
33:51qu'avec les femmes,
33:52c'est que sur les listes électorales
33:53tu retrouves tout le monde,
33:5430% de classes populaires,
33:5630% qui sont sur les listes,
33:57mais par contre dans les élus,
33:59c'est toujours
33:59avec une même classe sociale
34:00qu'on retrouve,
34:00c'est pareil qu'avec les femmes.
34:01Camille,
34:02vous disiez
34:02c'est difficile
34:03cette loi appliquée
34:04dans les petites communes,
34:04mais est-ce que vous entendez
34:06les arguments
34:06de Brigitte Liseau,
34:07d'André Gdavid
34:08qui dit
34:08on est obligé
34:09d'en passer par là,
34:10et puis les hommes
34:11ils ne sont pas contents,
34:12mais il faut aussi
34:13qu'ils apprennent
34:13à faire un peu de place.
34:14Oui, bien sûr,
34:15bien sûr, j'entends.
34:16Et je pense qu'il y a aussi
34:17peut-être des solutions
34:18à adapter
34:19pour les conseils municipaux
34:20pour avoir plus de femmes,
34:22peut-être adapter
34:22l'horaire des réunions,
34:23des choses dans ce genre
34:24qui pourraient être mises en place
34:25ou plus de visioconférences
34:28qui permettraient
34:29plus d'accessibilité.
34:31C'est ça,
34:31puisque Camille dit
34:32il y a la question de la parité,
34:33mais après,
34:34quand on est engagé,
34:35si la réunion,
34:36on doit bien choisir
34:37entre la garde des enfants,
34:38la réunion,
34:39alors il y a une loi
34:41qui était censée quand même
34:42donner des pistes
34:43dans ce sens-là
34:43à Brigitte Liseau.
34:44Oui, tout à fait,
34:45mais là encore,
34:46ça va être des questions
34:46d'ajustement
34:47et la société
34:48va s'adapter à ça.
34:50Et c'est moi
34:50ce que j'aime un peu,
34:51c'est que ça a été proposé
34:53par nous,
34:55les députés,
34:56et la société va s'adapter.
34:58Et dans ce sens-là,
34:59les choses me vont bien.
35:00C'est bien d'imposer
35:01des femmes sur les listes,
35:02mais il faut après
35:02leur donner les moyens
35:04de pouvoir s'engager.
35:05Vous avez parfaitement raison.
35:06Et moi,
35:06c'était une proposition
35:07que j'avais faite en 2020,
35:08dans une précédente
35:09campagne municipale,
35:10qu'il y ait un temps dédié
35:11et que ça soit prévu
35:13pour les conseils municipaux,
35:14la garde des enfants
35:15de comment s'exégérer
35:16collectivement.
35:17Et ça,
35:17c'est un vrai sujet,
35:18y compris à l'Assemblée nationale.
35:20Moi, j'étais jeune père.
35:21En réalité,
35:22il n'y a rien
35:22pour organiser,
35:24finalement,
35:24et ça rejoint le débat
35:25sur la démographie.
35:26Strictement rien
35:27dans nos sociétés
35:27est organisé
35:28pour aider les jeunes parents.
35:29Et comme en général,
35:30malheureusement,
35:30la charge mentale
35:31dans beaucoup de couples,
35:33ça repose sur les femmes,
35:34c'est les femmes
35:34qui finalement renoncent
35:35à se faire élire.
35:38Merci beaucoup Brigitte,
35:39Liseau,
35:40merci Andric Navier,
35:41un grand merci
35:42à Lise-Marie,
35:43à Hugo,
35:44à Camille et à Baptiste.
35:46Merci infiniment
35:47d'avoir participé
35:47à cette émission.
35:48Si vous aussi,
35:49vous avez envie
35:49de venir en plateau
35:50poser des questions
35:51aux députés,
35:51n'hésitez pas
35:52de vous inscrire.
35:53Le QR code,
35:54voilà,
35:55je mets mon dos au bon endroit,
35:56est ici,
35:57vous pouvez le flasher.
35:58Le site internet d'LCP
35:59est ici.
36:00Très belle journée à tous
36:01sur les chaînes parlementaires,
36:02évidemment.
36:08Sous-titrage Société Radio-Canada
36:11Sous-titrage Société Radio-Canada
36:13Sous-titrage Société Radio-Canada
36:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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