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  • il y a 10 heures

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Transcription
00:00C'est l'invité d'ici matin et pour la première fois samedi, il n'y aura aucun bovin à
00:04l'ouverture du salon de l'agriculture à Paris,
00:06suite à la crise sanitaire de la dermatose. Pour en parler, notre invité est Christian Desquais,
00:10il est le président de la chambre d'agriculture de la Haute-Garonne. Votre invité Alexandre Vaud.
00:15Et lui effectivement, il y a peu sur la liste des ultras de la 64. Bonjour Christian Desquais.
00:19Bonjour.
00:19Avant de parler du salon, merci d'être là, un mot sur les intempéries de ces derniers jours.
00:23Est-ce qu'elles ont été redoutables pour les agriculteurs et paysans du département ?
00:27Bien sûr qu'elles ont été redoutables. On a un taux d'humidité qui n'a jamais été atteint à
00:32ce niveau-là.
00:33C'est quoi les conséquences directes pour vous ?
00:35Les conséquences directes, c'est les sols qui sont gorgés d'eau, des travaux qui sont retardés,
00:40des apports d'engrais dans les céréales qui sont compromis.
00:43Donc un retard sur le capital rendement qui est amputé.
00:50Sur l'année, ça va avoir des conséquences graves ? Lourdes ?
00:52Grave, c'est la suite d'année.
00:54J'ai envie de dire que des fois, on dit que le temps arrange ce qu'il a défait à
00:58notre moment.
00:58Ce sera la suite du temps qui fera, si ça revient progressivement.
01:02Mais aujourd'hui, on estime des pertes de l'ordre de 20% sur les céréales à Paris qui sont
01:07implantées pendant l'hiver.
01:09Notamment pour le département de la Haute-Garonne ?
01:10Tout à fait.
01:11Et combien d'exploitations sont embêtées ? Il y a des zones particulièrement touchées ?
01:15Alors les zones, c'est les zones de vallées, notamment en bordure de rivières, ce qui est logique.
01:20Parce que c'est les crues qui ont fait ça.
01:23Mais on a estimé en ce moment, c'est environ 120 exploitations qui sont touchées directement par ces intempéries.
01:30C'est excès d'eau.
01:31Et on le dit ce matin, il y a une nouvelle dépression qui arrive.
01:34Une nouvelle alerte.
01:36Avec des pluies et du vent en fin de journée.
01:38Le salon qui ouvre samedi, quel message vous voulez passer ce matin ?
01:42Vous craignez effectivement un clément morose, austère, pour ce gros rendez-vous annuel de l'agriculture à Paris ?
01:47Mais disons qu'un salon sans animaux et sans éleveurs, ça n'a jamais la même...
01:52Sans vache et sans volaille, c'est une première.
01:54Sans vache, sans volaille, c'est une première.
01:57Ça manque un peu de saveur.
01:59Mais le salon, il faut être positif, reste un grand rendez-vous de l'agriculture, un grand lieu d'échange.
02:05Et il faut essayer d'être positif dans ce contexte un peu morose.
02:10Et pas bouder ce genre de rendez-vous.
02:13C'est qu'on a quand même rendez-vous, le monde d'agriculture a quand même rendez-vous avec le
02:16grand public.
02:17Et avec pas mal de politiques.
02:19Ça rapporte.
02:20Vous êtes éleveur, notamment Bovin, vous à Saint-Ferrols.
02:23Vous y allez régulièrement, c'est important.
02:25Économiquement, bien sûr que c'est un manque à gagner.
02:27Parce que c'est une visibilité, c'est quand même une exposition au grand public.
02:30Pour nos clients, c'est quand même une reconnaissance.
02:33Donc forcément, l'absence de ce genre de compétition est un manque à gagner pour les éleveurs sélectionneurs.
02:40Ça veut dire quoi ? Plusieurs dizaines de milliers d'euros en moins pour un éleveur bovin, par exemple ?
02:43Oui, pour un éleveur bovin qui vend des animaux reproducteurs, mal aux femelles.
02:47Le fait de perdre un peu en notoriété ou de ne pas être affiché en notoriété.
02:52Oui, ça peut facilement atteindre 10-15 000 euros de manque à gagner.
02:55Vous, vous étiez donc d'accord ? Malgré tout, vous comprenez cette décision qui a été prise il y a
03:00déjà un petit moment ?
03:01Tout à fait. Dans le contexte sanitaire actuel, on ne peut que partager cette décision sage.
03:07Parce qu'il est compliqué quand on sort de mesures de restriction importantes de prendre le risque de faire des
03:14mouvements,
03:14de mélanger des animaux.
03:16Même si la situation est stabilisée, comme vous le savez, le principe précaution me semble nécessaire.
03:21Tous les ariégeois n'iront pas, tous les représentants invités dans le département de l'Ariège n'y vont pas
03:27par solidarité à leur collègue éleveur bovin.
03:30Vous en pensez quoi, vous ?
03:31Alors, c'est un choix que je respecte.
03:33Mais vous ne partagez pas ?
03:34Mais je pense que voilà, je ne partage pas totalement parce que c'est important que l'agriculture soit représentée,
03:40qu'on puisse se faire entendre. Vous savez, l'Occitanie, c'est loin de Paris.
03:44Il faut qu'on aille porter notre voix et qu'on défende notre territoire et notre savoir-faire.
03:48C'est notamment pour ça que les autres filières, notamment Viticol en Haute-Garonne, font le déplacement ?
03:53Oui, nous avons la chance, on aura pas mal de producteurs qui seront présents, pas physiquement,
03:57mais avec une centaine de produits qui seront en compétition.
04:01On a des fromages qui seront présents là-bas.
04:06On a du canard, bien sûr.
04:08Donc oui, nos producteurs seront présents en compétition.
04:13Nos produits seront en compétition à Paris.
04:15Parce que je pense que la vie continue et il faut être optimiste sur le futur.
04:19La crise de l'agriculture, des agriculteurs, de début de l'hiver, est derrière nous ?
04:25C'est ce qu'on espère, nous, éleveurs, que la DNC est derrière nous,
04:28que la vaccination aujourd'hui est bien en place.
04:32Il n'y a plus de cas.
04:33Et on espère que voilà, il y a maintenant deux mois et demi qu'on n'a pas eu de
04:38nouveaux cas.
04:38Donc on espère que la vaccination qui est en place a fait son travail.
04:42Honnêtement, on est serein.
04:42Aujourd'hui, on pense à l'après-sortie de crise.
04:46La ministre avait raison.
04:47Le protocole était le bon, alors ?
04:49Je ne sais pas, je vous dirai ça dans un an,
04:51parce qu'on a tous des doutes sur la maîtrise.
04:54Est-ce qu'on a en période hivernale que la maladie s'est calmée
04:58de par la température et les vecteurs qui circulent beaucoup moins ?
05:03Certains ont peur d'une réapparition au printemps.
05:05Je vous dirai, c'est le protocole était le bon en fin d'année.
05:07Avec de nouvelles vaccinations qui viendront dans les semaines qui viennent.
05:10Merci Christian Desquais.
05:11Avec plaisir.
05:12Vous êtes venu chez nous ce matin, président de la Chambre d'agriculture de la Haute-Garonne.
05:15L'invité d'ici matin en direct à la radio.
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