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  • il y a 11 heures
La section disciplinaire de l’université Paris 1 n’a pas sanctionné une étudiante accusée d’avoir exclu plusieurs camarades aux noms à consonance juive d’un groupe Instagram en septembre dernier. Selon la présidente de la commission, les actes sur des groupes privés ne relèvent pas de sa compétence, et la rentrée universitaire n’avait pas encore commencé. L’université a fait appel de cette décision

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Transcription
00:00J'ai une question précise sur cette question et qui rejoint également la question de Géraldine.
00:05La chef du service éducation et société à RMC a révélé ce matin qu'il n'y avait aucune sanction
00:12qui avait été prise à l'encontre de l'étudiante
00:15qui avait exclu d'un groupe Instagram, un groupe Instagram qui regroupait normalement l'ensemble de sa promotion,
00:23mais dont elle avait exclu ceux qui avaient un nom à consonance juive.
00:28Elle est passée devant une sorte de conseil de discipline de la Sorbonne, l'université Paris 1, et elle en
00:36est ressortie sans aucune sanction.
00:38Ce que vous dites est absolument vrai, et les faits sont scandaleux, c'est honteux, et un appel a été
00:47fait par...
00:48La Sorbonne, en fait, c'est d'ailleurs assez compliqué, parce que Paris 1 fait appel de la décision qui
00:55a été prise par son propre organe disciplinaire.
00:56Absolument, la présidente de Paris 1 a fait appel, et derrière, ça veut dire que c'est le tribunal administratif
01:01qui va trancher,
01:02et j'espère évidemment qu'il y aura des sanctions qui seront à la hauteur de la gravité des faits.
01:07Est-ce que ça veut dire que le mal est beaucoup plus profond et qu'en réalité, au-delà des
01:10étudiants,
01:10il y a des générations d'enseignants qui sont, si j'ose dire, nourris de cette idéologie-là quand on
01:15voit cette décision ?
01:16Pardon, je crois que le sujet n'est pas du tout un sujet universitaire, enfin, je veux dire que...
01:20Alors c'est votre prédécesse qui l'avait dénoncé comme tel, je voudrais dire les mots de Frédéric Vidal,
01:26l'ancienne ministre de l'enseignement supérieur, qui avait dénoncé un islamo-gauchisme.
01:32Est-ce que vous utiliseriez le même terme ?
01:34Le mot, enfin, il faut avoir la précision des termes.
01:36Prenez le temps, prenez le temps.
01:37Ce dont on parle, c'est très simple, c'est de l'antisémitisme.
01:42L'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est un délit, c'est un délit,
01:47donc systématiquement, le procureur est saisi par le recteur ou directement par le président de l'université,
01:54et derrière, il y a des sanctions disciplinaires qui doivent être prises.
01:57Il n'y a pas de place pour la moindre lâcheté sur ce sujet-là,
02:01et je veux que tout le monde soit mobilisé.
02:04L'étudiante dont vous dénoncez les actes, elle est passée devant...
02:10C'est bien pour ça qu'on a changé la loi.
02:12Oui, mais ce que je voudrais comprendre pour rebondir sur la question de Guillaume,
02:14c'est que les personnes devant qui elle est passée en conseil, en effet,
02:18il s'agissait de 12...
02:20Ce conseil, il est constitué de 12 étudiants et 12 enseignants.
02:25Ça veut dire donc que les enseignants qui étaient face à elle
02:29n'ont absolument pas la même vision de ce qu'il lui a reproché que vous,
02:33puisqu'elle n'a pas entraîné de sanctions.
02:35C'est intéressant quand même.
02:37Je ne connais pas le détail des délibérations internes de la section.
02:41Ce qui est certain, c'est qu'il y a un appel.
02:44Cet appel sera jugé au tribunal administratif,
02:47et j'ai toute confiance dans le fait qu'à la fin,
02:50il y aura des sanctions qui seront proportionnées à la gravité des faits.
02:53Mais est-ce que ça veut dire qu'il y a une sorte de dichotomie
02:56entre la direction de l'université dont vous dites qu'aujourd'hui elle fait appel
02:59et les professeurs, une partie en tout cas des professeurs,
03:02élus dans cette instance,
03:04qui aujourd'hui n'ont pas considéré qu'il y avait antisémitisme ?
03:06Laissez-moi vous répondre.
03:07Je pense que c'est bien pour cette raison qu'on a changé les règles
03:10et qu'on a modifié la loi pour avoir des sections disciplinaires
03:14qui sont décentrées de l'établissement,
03:16qui sont donc au niveau académique,
03:18et qui seront pilotées par un juge,
03:21et qui donc seront plus efficaces et plus rapides.
03:24C'est bien pour ça.
03:25Maintenant, s'imaginer que le problème de l'antisémitisme
03:28est un problème de l'université.
03:29Mais je crois que vous l'aurez, mais profondément,
03:32c'est un problème qui malheureusement
03:33est un problème qui est au cœur de notre société.
03:37L'université, comme très souvent, n'est que le révélateur.
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