- il y a 5 jours
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 16/02/2026.
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00:03Bonsoir Romain, bienvenue sur le plateau de l'ODG.
00:06Salut tout le monde.
00:07Il me plaît bien le thème de ce soir, encore plus que d'âme.
00:09Oui, mais j'ai quand même mal au cœur.
00:11Romain Tuchat.
00:11Bah oui, non mais on sait ce que c'est en tant que supporter de voir son équipe prendre des
00:15buts à la dernière minute.
00:17Donc je me mets un petit peu à la place des supporters marseillais.
00:19Et c'est dur en ce moment parce que l'OM a encore lâché des points dans le temps additionnel.
00:23Il y avait 2-0 à la 70ème contre Strasbourg.
00:26Il y a eu 2-2 à la fin du match.
00:27Et c'est une constante le temps additionnel.
00:30C'est le drame olympien de la saison.
00:32Mais évidemment, les Fosséens ne sont pas les seuls à craquer en fin de rencontre.
00:35Mais en tout cas, on va partir de leur exemple pour vous montrer pourquoi ce temps additionnel,
00:41c'est un autre match qui commence.
00:42Ce ne sont que quelques minutes en plus.
00:44Mais le ressenti, c'est souvent une éternité.
00:46Vous avez commencé à l'effleurer.
00:48Mais dans le cas de l'OM, la maladie est grave en cette saison.
00:50Oui, à ce niveau-là, ça en devient presque caricatural quand même.
00:53Il y a une statistique qui n'arrête pas de ressortir d'ailleurs depuis ce week-end en Ligue 1.
00:57Les Marseillais ont déjà concédé 7 buts après la 90ème minute de jeu.
01:01Seul Leeds fait pire dans les 5 grands championnats européens cette saison.
01:05Et selon Opta, le record sur un même exercice, c'est 9.
01:08C'était Metz en 2016-2017.
01:10En tout cas, Amin Gouiri, il est un peu désarmé face à cette situation.
01:15C'est difficile de l'expliquer parce que ça se répète.
01:19On mène 2-0, 15 minutes de la fin.
01:22On a été solide.
01:23Et après, on prend ce pénal à tir à la fin.
01:26C'est frustrant.
01:27Peut-être que c'est mental.
01:28C'est une question d'attitude.
01:29Je pense qu'il faut être plus vicieux, comme je l'ai dit.
01:32Plus vicieux.
01:32Je pense faire la photo au bon moment, au départ de l'action.
01:36Mais quand ça se répète, c'est difficile de l'expliquer.
01:39Pourtant, ce serait quand même bien de la trouver, cette explication.
01:42Parce que la situation est en train de coûter très, très cher à l'Olympique de Marseille.
01:46Avec Arthur Girand et Baptiste Vautier, on a regardé le classement de Ligue 1 à l'heure actuelle.
01:49L'OM est quatrième avec 40 points.
01:51Mais si on refait le classement en arrêtant les scores de tous les matchs à la 90ème minute,
01:56ce n'est pas la même chose.
01:57L'OM serait troisième avec 7 points de plus.
01:59Et surtout, à la lutte avec Lens et le PSG pour le titre.
02:02Alors, on a appelé Philippe Hinchberger, pas loin des 30 ans passés sur les bancs.
02:06Et pour lui, c'est clair, les joueurs ont un comportement différent dans le temps additionnel.
02:11L'expression « avoir peur », c'est exactement ça.
02:13Parce que je pense que dans le temps additionnel, l'aspect mental et psychologique prend le dessus.
02:18C'est indéniable.
02:19Quand tu mènes, je veux dire, à 0, 2, 1, on t'annonce 3, 4, 5 minutes de temps additionnel.
02:24C'est quoi le réflexe ?
02:25Premier réflexe, ce n'est pas forcément de te dire « on va aller marquer le troisième »,
02:28mais ça va être de dire « maintenant, il faut qu'on boche tous pour garder le résultat ».
02:32Donc, tu es là, finalement, tu en oublies peut-être d'attaquer.
02:35Tu te regroupes devant tes buts, tu laisses l'adversaire arriver.
02:39Et finalement, ce que tu n'as pas fait pendant peut-être 90 minutes, tu le fais à ce moment
02:42-là.
02:42Alors, si on a appelé Philippe, ce n'est pas un hasard.
02:44C'est parce que c'est lui qui était sur le banc de Metz en 2016-2017 avec ce triste
02:48record.
02:49On lui a demandé, en fait, est-ce qu'il avait une explication ?
02:51Il nous a répondu « on s'est maintenu alors qu'on était promu ».
02:53Finalement, c'est factuel.
02:56Ce changement de l'état d'esprit, c'est précisément ce qu'il ne faut pas faire.
02:59Et oui, parce que théoriquement, ce n'est pas un autre match, c'est juste la suite du match qui
03:03vient de se dérouler.
03:04Sauf que c'est naturel, souvent inconscient, même dans le cas où on doit défendre un score.
03:08Eh bien, on a un réflexe défensif, le bloc derrière, on est à 11, on défend.
03:12Mais ça peut faire pire que mieux.
03:14L'exemple le plus frappant, évidemment, c'est la remontada Barcelone-PSG avec des Parisiens qui ont complètement arrêté de
03:20jouer dans les dernières minutes.
03:21La fameuse statistique des 4 passes réussies seulement après la 85e minute, dont 3 sur les engagements.
03:28Et pourtant, pour les coachs, ce n'est pas faute de dire à leurs joueurs, justement, de ne pas bétonner.
03:33On a envie de leur dire de continuer à attaquer, on a envie de leur dire de continuer à presser
03:37haut, alors que c'est tout l'inverse qui se fait.
03:40Mais après, tu as aussi envie de te dire, bon, on va dire que si on est tous derrière le
03:45ballon, on a peut-être moins de chances de prendre un but.
03:48Donc, de temps en temps aussi, quand tu as attaqué, je ne sais pas, il y a une frappe à
03:52côté, il reste 3 minutes.
03:53Tu as envie de hurler sur tes attaquants pour que ce soit quand même les premiers joueurs à se replacer.
03:58Est-ce que tu ne faisais pas forcément avant ou tu restais peut-être beaucoup plus haut sur le terrain
04:02?
04:02Alors souvent, on dit effectivement, il ne faut pas reculer.
04:05Les techniciens disent, il ne faut pas reculer.
04:06Et le problème, c'est qu'on a contacté Denis Troche, ancien entraîneur, qui est aujourd'hui préparateur mental.
04:11Et on a vraiment un problème.
04:13Non, mais si je vous dis ne reculez pas, vous retenez essentiellement reculer.
04:17Le cerveau, il a cette capacité de retenir que les verbes et éviter les négations.
04:23Donc, chaque fois que vous lui dites ne pas abandonner, ne pas reculer, il entend reculer et abandonner.
04:28Donc, ce n'est pas forcément les bons mots.
04:30Alors, dans le cas de l'OM, le contexte qu'on a évoqué là joue forcément.
04:35Déjà, ça dure depuis le début de saison.
04:37Ce problème, donc la confiance s'érode.
04:39Les joueurs savent que ça existe.
04:40Et puis, ils ont d'autant plus peur.
04:43Donc, c'est un cercle vicieux.
04:45Et puis, ils ne sont pas aidés en ce moment.
04:46On a listé tout ce qui s'est passé depuis moins d'un mois à Marseille.
04:49Les deux claques et l'élimination en Ligue des Champions.
04:51Les nuls contre le PFC et Strasbourg.
04:53L'humiliation face à Paris.
04:54Et bien sûr, les départs de Roberto Dezerbi et Mehdi Benacia.
04:57Ça fait beaucoup pour les joueurs.
04:59Maxence Flachèze, ancien pro passé à Lyon et Sochaux notamment.
05:02Lui, il estime que ce genre de problème dans le temps additionnel,
05:05c'est surtout collectif.
05:06Mais il y a aussi, évidemment, l'environnement qui est un facteur déterminant.
05:30Et là aussi, évidemment, c'est un cercle vicieux.
05:32Parce que si vous tremblez,
05:34l'équipe d'en face, le voile, était déjà probablement en train de pousser.
05:37Et ça lui donne encore plus envie de pousser.
05:40Maxence Flachèze, pardon, de nouveau.
05:43Même si on veut des fois faire les choses,
05:44il faut bien penser qu'il y a un adversaire aussi qui est là.
05:46Moi, ce que je peux retenir, en tout cas de ma carrière,
05:48c'est que dès l'instant où on laissait un espace à l'adversaire
05:51pour prendre l'ascendant psychologique, il le prenait.
05:53Alors, parlons-en de cet avantage psychologique en fin de match.
05:56Certaines équipes sont au état de grandes spécialistes.
05:59Oui, parce que depuis tout à l'heure,
06:00on parle du fait d'avoir peur et de devoir défendre un score.
06:03Mais le temps additionnel, c'est aussi un autre match qui commence
06:06pour les grands fauves, pour les grands joueurs,
06:08pour les grands moments, pour les grandes victoires.
06:09Et là, on parle évidemment du Fergie Time de Manchester United,
06:13de Sir Alex Ferguson, qui avait la réputation
06:15de souvent forcer la décision dans les derniers instants.
06:18Et l'Écossais, justement, il en jouait beaucoup même
06:22avec le légendaire coup d'œil sur la montre.
06:26Parce que d'autres équipes ont commencé à avoir peur de ça aussi.
06:29Et l'économie, c'est vraiment un peu de temps.
06:32C'est l'économie.
06:34C'est l'économie.
06:35C'est l'économie.
06:36C'est l'économie.
06:36C'est l'économie.
06:38C'est l'économie.
06:39C'est l'économie.
06:40C'est un petit truc.
06:41Les dernières 10, 15 minutes de la game,
06:43mourir peut-être à Old Trafford.
06:44À la halftime, on a toujours stress,
06:47ne pas pas de panique, être patient, attendez.
06:49Et dans les dernières 15 minutes,
06:50tu peux faire ce que tu as.
06:51Je suis un gambler.
06:52J'ai un joueur de pieds sur le front.
06:55Et la valeur, quand ça fonctionne, est énorme.
06:59Bon, du coup, ils ont fait mal à beaucoup d'équipes,
07:01évidemment, les Mancuniens.
07:02Mais la question qui se pose pour les équipes
07:04qui n'arrivent pas à gérer les fins de match,
07:05c'est comment régler ça ?
07:07La réponse de Denis Troche, notre préparateur mental.
07:09Il faut amener le cerveau de chacune des personnes
07:12qui est sur le terrain et en dehors du terrain
07:14à autre chose qu'à prendre un but.
07:16Donc, on fait ce qu'on appelle des switchs.
07:18C'est remplir son cerveau dans ces moments-là
07:20d'informations qui sont des informations positives
07:22et qui nous ont permis de réussir.
07:24Pour éviter de laisser la place dans ces derniers instants
07:27à une situation de stress
07:29qui va exacerber ce stress et gangréner le système.
07:32Donc, gangréner une personne, deux personnes,
07:34voire l'équipe en totalité.
07:37Donc, je résume.
07:38Plutôt que de penser au fait,
07:40on est en fin de match, j'ai peur, je vais prendre un but,
07:42il faut réussir à se dire, grosso modo,
07:44on n'en a pas pris pendant 90 minutes.
07:46On a fait comme ça.
07:47Il faut continuer de faire comme ça.
07:48En gros, c'est la performance au-dessus de la peur, évidemment.
07:51C'est plus facile à dire qu'à faire.
07:52Sinon, il y a une autre solution.
07:54Denis Troche l'a expérimenté quand il était entraîneur à Amiens.
07:57On était dominés par l'équipe adverse.
07:59On menait à un zéro.
08:00Et en fin de match, on savait que dans les dix dernières minutes,
08:03on allait prendre un but.
08:04C'était une grande évidence.
08:05Et dans la dernière minute,
08:07l'arbitre siffle un coup franc à la hauteur des 20 mètres.
08:09Et je ne sais pas pourquoi,
08:10je suis rentré sur le terrain.
08:11Je suis allé jusqu'au 16 mètres saluer l'arbitre
08:13pour le remercier pour la belle prestation qu'il y avait eue
08:15et le fait que l'on soit content d'avoir gagné.
08:18Et l'arbitre me voit arriver,
08:20me dit, mais monsieur Troche,
08:22le match n'est pas terminé.
08:23Il me dit, mais non, le match n'est pas terminé.
08:24Il reste encore les arrêts de jeu.
08:26Et là, ça a tout changé.
08:27C'est-à-dire que l'arbitre, les joueurs,
08:28toute la dynamique, toute l'euphorie adverse
08:31étaient tombées sur cet instant-là.
08:32Le joueur a tiré au-dessus du but
08:35et le match s'est terminé là.
08:36Il y a eu un micro-choc émotionnel
08:38qui a fait que cette pression a pu tomber
08:40et la dynamique a pu changer.
08:42Bon, c'est quand même un peu extrême.
08:44Si Pancho Abardonado, il fait ça à chaque match
08:46dans le temps additionnel,
08:48ça va être un petit peu chiant quand même à la fin.
08:50Bref, c'est très difficile à gérer ce temps additionnel.
08:53C'est un match dans le match, évidemment.
08:55Plus important que jamais par son caractère urgent.
08:57Mais c'est aussi là où on voit les grands joueurs
08:59et les grandes équipes.
09:00Merci Romain, merci Arthur, Jérôme et Baptiste Bautier
09:02qui vous ont aidé.
09:03Ben, je vais vous voir en premier.
09:04Est-ce que vous aviez les chocottes
09:05quand le temps additionnel arrivait ?
09:07Non, mais je veux dire, je prends un exemple tout bête.
09:09Je ne sais pas si c'est arrivé, vous allez me dire.
09:10Quand vous jouiez avec Séville
09:12contre le Real ou le Barça, par exemple,
09:13et que vous teniez un 0-0, un 0-0,
09:16que vous meniez,
09:16ce qui n'a pas toujours été le cas,
09:18ou que vous teniez un point,
09:20est-ce qu'inconsciemment, on recule
09:22et on se dit, Messi va me faire un truc,
09:25Ronaldo va me faire un truc ?
09:26On peut effectivement penser à ça,
09:28mais j'ai eu de la chance dans ma carrière
09:29d'être avec des joueurs autour de moi
09:32qui étaient des vrais leaders, des vrais tauliers.
09:34Et je me souviens même à Bordeaux,
09:38en Champions League,
09:38où on fait quand même une belle épopée,
09:40où il y a eu des moments où c'était compliqué.
09:42Il y avait des mecs comme Souley,
09:45Souley Mandiawara,
09:47Aloudiara.
09:48Aloudiara, c'était vraiment le capitaine,
09:50c'était vraiment le taulier,
09:51il y avait Fernando Medegazzo,
09:53il y avait même Marouane aussi,
09:54de temps en temps qu'il venait.
09:57C'est vrai que quand on y repense,
09:58c'est des leaders.
09:58On avait des vrais tauliers,
09:59et c'est vrai que quand on commençait
10:00à prendre le bouillon,
10:00ces mecs-là disaient,
10:01oh les gars,
10:02on a confiance en nous,
10:04on continue à jouer,
10:05et puis si on est un peu en difficulté,
10:07on balance sur Marouane.
10:09C'est un peu comme ça qu'on gère.
10:11Et à Séville, pareil.
10:12On avait des gros tauliers dans l'axe,
10:14il y avait Daniel Carriesso
10:16qui était un Portugais,
10:17Grotoli,
10:18il y avait Beto dans les cages,
10:19le gardien avec pareil,
10:21Grotolier.
10:21On avait Stéphane Biak,
10:23Ikoviak au milieu aussi,
10:24qui envoyaient du bois.
10:25Donc on était quand même assez protégés.
10:27Et c'est vrai que je n'ai jamais trop ressenti
10:29cette peur avec ces équipes-là.
10:33Mais c'est vrai qu'il y a eu une partie
10:35de ma carrière
10:36où on l'a un petit peu ressenti
10:37quand avec Jean-Pitgana,
10:38ça ne se passait pas très bien,
10:40que techniquement,
10:40on est moins bien,
10:41on n'arrive pas à gagner des matchs,
10:46que tactiquement,
10:47on est moins bien aussi.
10:48Forcément,
10:49effectivement,
10:50inconsciemment,
10:50on pense un petit peu à tout ça,
10:51ça peut tergiverser dans la tête
10:53et ça peut amener des erreurs.
10:55Moi, j'aime bien Ambre
10:55quand le speaker d'un stade
10:58vous dit,
10:58et je ne dis pas ça
10:59parce que je l'ai fait des années,
11:01temps additionnel,
11:01trois minutes minimum,
11:02quatre minutes.
11:03Et quand il annonce un cinq ou six
11:04et que vous courez après un score
11:06ou après une égalisation
11:08ou pour gagner,
11:09ça donne un supplément d'âme,
11:11de motivation.
11:12Après, c'est à l'autre
11:12de savoir truquer.
11:13Il y a des équipes
11:14qui font ça très bien.
11:15J'ai l'impression
11:16que c'est la dernière partie du match
11:18qui est différente du reste.
11:19C'est là où on sonde
11:20l'instinct de survie
11:22des deux équipes,
11:23de savoir celle
11:23qui sera dans le refus
11:24de la contre-performance
11:25ou pas.
11:26Ces ultimes secondes
11:27où il n'y a que la tête
11:28et les jambes
11:28qui vont compter
11:29et savoir qui a encore
11:29un brin de lucidité,
11:31qui a encore cet esprit...
11:32La tête ou les jambes ?
11:33C'est la tête élément
11:34parce que je pense
11:35qu'il y a une vraie dimension
11:36athlétique,
11:37notamment les joueurs
11:38qui sortent de banc
11:38et c'est eux
11:39qui peuvent faire la différence
11:40et je pense que ce qui domine tout
11:41c'est évidemment la tête.
11:42Je parle de la lucidité
11:43de ceux qui arrivent
11:44à garder la tête froide
11:44dans ces moments-là
11:45et il y a le contre-exemple parfait
11:46finalement de ce pourquoi,
11:47de ce dont vous parlez,
11:49de cette espèce de crise
11:50de confiance
11:50qui crée un descendant psychologique.
11:53L'ascendant psychologique
11:54c'est le Paris Saint-Germain
11:55cette saison
11:55parce que peut-être
11:56que l'OM par exemple
11:57perd 9 matchs
11:58dans le temps additionnel.
11:59le Paris Saint-Germain
12:00c'est 8 matchs
12:01qui sont gagnés
12:02dans le temps additionnel.
12:02C'est l'exact contraire
12:03évidemment incarné
12:04par le symbole Gonzalo Ramos
12:05mais ça,
12:06ça montre l'ascendant psychologique
12:08d'une équipe
12:08qui refuse de perdre
12:10dans ces minutes-là
12:11et c'est ô combien précieux
12:12dans une saison.
12:12Et il y a des équipes
12:13qui ont gagné des titres
12:14grâce à cela.
12:15Alors tout à l'heure
12:16Romain nous a parlé
12:17du Ferguitaim
12:18mais il y a un exemple
12:18qui est très très récent
12:19c'est celui du Bayer Leverkusen
12:20de Xabi Alonso.
12:21Il y a deux saisons
12:22qui finalement
12:23a peut-être remporté
12:24son titre de Bundesliga
12:26et d'autres matchs
12:27dans ce Ferguitaim
12:29dans ce Money Time
12:30le Bayer
12:31version Xabi Alonso
12:32avait marqué 16 buts
12:33dans le temps additionnel
12:34en une saison
12:35et donc 11 d'entre eux
12:37ont eu une incidence
12:37sur le résultat.
12:38Soit ils avaient réussi
12:40à arracher un match
12:40ou soit ils avaient réussi
12:42à arracher la victoire.
12:43Ils avaient arraché
12:44leur invincibilité
12:45je crois en Bundesliga
12:46pareil avec 4 ans
12:47plein de fois.
12:48Exactement
12:48il y a eu beaucoup de nuls
12:49comme ça.
12:50Merci Raph, très bon exemple.
12:51Jeannot vous avez commenté
12:52des dizaines de buts
12:53dans le temps additionnel.
12:53Karim vous avez animé
12:54de nombreux multiplexes
12:55vous en avez pris
12:56en pleine tronche
12:57à la 95ème régulièrement.
12:59Est-ce que tous les deux
12:59comme c'est celui qui veut
13:00ça fait partie des moments
13:01que vous aimez le plus
13:02des souvenirs importants
13:03est-ce que c'est quelque chose
13:05qui vous passionne
13:05plus qu'autre chose Jeannot ?
13:07Oui oui
13:08parce qu'on se rend compte
13:09et ce que tu disais tout à l'heure
13:11c'est le côté micro
13:13et le broie dans les tribunes
13:14en disant
13:157-8 minutes supplémentaires
13:17c'est pas fini quoi
13:17c'est pas fini
13:17il peut se passer quelque chose
13:19et oui
13:20C'est de l'inconscient
13:21normalement à 90 c'est fini
13:22c'est pas fini
13:23je pense que
13:24dans l'état d'esprit
13:26du commentateur
13:27ça commence un tout petit peu plus tôt
13:28c'est-à-dire
13:29juste avant de connaître
13:30ce temps additionnel
13:30c'est-à-dire
13:31à la 85ème
13:3286ème
13:33où on sait qu'il va rester
13:34quelques minutes à jouer
13:35mais que derrière
13:36on va nous en rajouter
13:37et souvenez-vous
13:37au Qatar
13:38on en a rajouté beaucoup
13:39en plus du temps additionnel
13:40et c'est vrai que ça
13:41ça donnait le sentiment
13:42qu'il pouvait effectivement
13:43se passer quelque chose
13:45et pour nous
13:45en tout cas
13:46moi personnellement
13:47ça me rajoutait
13:48un petit peu d'adrénaline
13:49et c'était la manière
13:51de tenir en haleine
13:52l'auditeur
13:53en lui disant
13:54attention
13:54il peut vraiment
13:55se passer quelque chose
13:55il peut vraiment
13:56y avoir une réaction
13:57et quand on le voit
13:58notamment sur l'Olympique de Marseille
13:59cette saison
14:00c'est juste incroyable
14:02sur les deux partout
14:03qu'ils font
14:04mais c'était du 2-0
14:05n'oubliez pas
14:06ça c'était le Paris FC
14:08et Strasbourg
14:08mais ils sont aussi
14:10Toulouse et Angers
14:11qui sont revenus
14:11dans la dernière minute
14:12ils sont revenus
14:12dans la dernière minute
14:13ils reviennent
14:13ils mènent au score
14:14et ils se font avoir
14:15à Rennes
14:16la défaite
14:17la première défaite
14:18qu'ils ont
14:19elle est à la 92ème minute
14:21donc c'est 10 points
14:22en tout
14:22pour l'Olympique de Marseille
14:24donc pour ce qui est
14:25de la dramaturgie
14:27oui
14:28ça représente
14:29quelque chose
14:29de très fort
14:30même si
14:31moi ce que j'aime bien aussi
14:32c'est le côté
14:34prolongation
14:34parce que ça rajoute
14:35encore un peu plus
14:37et d'aller
14:39jusqu'au tir au but
14:40et là
14:40la finale
14:41de la Coupe du Monde 2022
14:42c'est juste
14:43le moment parfait
14:44parfait jusqu'à la fin
14:48c'est le but classe
14:49dans un sens
14:50ou dans un autre
14:50côté PSG
14:51avec le Money Time
14:52ou le Fergie Time
14:53époque Manchester
14:54et Marseille
14:55qui prend ces buts-là
14:57rien n'est dû au hasard
14:58ce n'est pas une coïncidence
14:59et quand vous voyez
15:00l'attitude par exemple
15:01on va rester sur Marseille
15:02l'attitude de Pavard
15:03au Trophée des Champions
15:04ou dans ce match-là
15:06sur l'avant-dernière occasion
15:08de Strasbourg
15:09à faire comme ça
15:11face aux tribunes
15:11parce qu'il a fait
15:12un dégagement
15:13très loin de sa cage
15:14non je suis désolé
15:15vous êtes champion du monde
15:16vous avez joué
15:17dans les plus grands clubs
15:18et je ne l'incrimine pas Pavard
15:19ce n'est pas forcément
15:20lui qui est sur le marquage
15:21mais même dans la tête des joueurs
15:23qu'est-ce qui passe
15:24par la tête de Pavard
15:25à ce moment-là
15:25pour faire une sorte
15:27de célébration
15:27comme si c'était un but
15:28c'est la 93ème minute
15:29tu mènes 2-1
15:30tu dois rester serein
15:31tu dois rester serein
15:32et ne même pas
15:33essayer de faire comprendre
15:34que c'est terminé
15:35parce qu'en faisant ça
15:35il fait même presque croire
15:37à ses coéquipiers
15:38que c'était la dernière action
15:39et que c'est terminé
15:39et c'est la grosse erreur de Marseille
15:40parce que Marseille
15:41très souvent dans ces matchs-là
15:43on a vraiment l'impression
15:44que c'était la dernière occasion
15:45souvenez-vous
15:46Aubameyang
15:46qui tergiverse devant
15:48au Trophée des Champions
15:49s'il avait envoyé la balle
15:50au-dessus du stade
15:51c'était terminé
15:51donc en fait
15:52ils ont ce chic
15:56de penser que le match
15:57est terminé
15:57et on le voit
15:58dans les attitudes
15:59alors qu'il reste encore du temps
16:00jusqu'au bout
16:01du bout
16:01du bout
16:01donc c'est assez grave
16:02ah oui c'est très très grave
16:04et je pense qu'honnêtement
16:04c'est le premier axe
16:05de progression
16:06pour le prochain entraîneur
16:08c'est de laver les têtes
16:09pour que ces joueurs-là
16:10ne soient pas dans l'excès
16:11dans un sens ou dans un autre
16:12dans ce traditionnel
16:12Merci Romain
16:14C'est pour toi
16:15C'était très bien
16:16Merci à Baptiste
16:16et à Arthur
16:17Une alerte
16:18on l'avait évoqué
16:19un petit peu plus tôt
16:20pendant l'entraînement du PSG
16:21qu'on a vécu en direct
16:22Raphaël
16:23Oui avec Ousmane Dembele
16:24avant le Play-Off Allée
16:25face à Monaco
16:26et bien c'est plein
16:28d'une gêne
16:28à une jambe
16:30je précise que c'était
16:32d'entraînement à huis clos
16:33pas les 15 premières minutes
16:34auxquelles on a pu assister
16:36donc désormais
16:37la question se pose
16:38jouera-t-il demain ?
16:39Il a pendant ce huis clos
16:41multiplié les accélérations
16:42il s'est testé
16:44il a discuté
16:45ce sont les informations
16:46de Loïc Tanzy
16:47avec le médecin de l'équipe
16:48à plusieurs reprises
16:50et je vous rappelle également
16:51que lors du match contre Rennes
16:52il se plaignait déjà d'une gêne
16:54donc voilà
16:55alerte concernant Ousmane Dembele
16:57Merci Raphaël
16:57on en reparlera un petit peu après
16:58il y aura le comment
16:59comment l'OL peut réussir
17:00une saison historique
17:01avec le foutoir
17:01le baromètre de la Ligue 1
17:03et le petit filet
17:03Jean-Paul Pino
17:04à tout de suite
17:05Sous-titrage Société Radio-Canada
17:07Sous-titrage Société Radio-Canada
17:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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