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  • il y a 4 heures
De l'Italie à la Hongrie et de la Pologne à la Roumanie, en passant par la Grande Bretagne, une immersion au coeur des mouvements conservateurs européens.

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00:02L'Europe est en crise.
00:05Immigration, wokisme, fédéralisme, insécurité.
00:10Les profonds changements qu'a connus le continent depuis 30 ans inquiètent.
00:15Conséquence, l'émergence de droites plus fortes, plus souverainistes et plus enracinées.
00:21Si certaines sont déjà au pouvoir, d'autres viennent de remporter des succès électoraux majeurs
00:27ou progressent malgré les difficultés.
00:32La dynamique du changement est partout.
00:36Italie, Hongrie, Pologne.
00:42En exclusivité, nos équipes ont sillonné l'Europe à la rencontre de ceux qui font basculer le continent.
00:50Dans leur viseur, Ursula von der Leyen à Bruxelles et Emmanuel Macron à Paris.
00:56Mais il est clair qu'aujourd'hui, en effet, se structure une opposition forte entre nationalistes et progressistes.
01:03Et je ne cèderai rien aux nationalistes et à ceux qui prônent ce discours de haine.
01:08Et donc s'ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison.
01:14Tout le discours qu'il a développé depuis l'élection présidentielle, c'est un discours qui visait à revisiter le
01:25clivage droite-gauche
01:27et en essayant d'imposer un nouveau clivage.
01:31C'était le clivage, pour aller très vite, entre progressistes d'un côté et populistes de l'autre.
01:37Ça, c'est dès 2017. Il n'a pas attendu 2018.
01:41Dès 2017, il met en scène cette nouvelle confrontation qui, à ses yeux, doit se substituer au clivage droite-gauche.
01:50Et ça lui permet de désigner l'ennemi.
01:52La solitude d'Emmanuel Macron en Europe, ce n'est pas la sienne uniquement.
01:56C'est celle de l'Union européenne.
01:58C'est celle d'une certaine idée de l'Europe fédéraliste,
02:02qui imposerait ses normes et ses valeurs à tous les Européens.
02:06Alors, ses valeurs, moi je suis d'accord,
02:08mais la façon dont chaque pays décide de les mettre en œuvre,
02:12ce n'est ni à Emmanuel Macron, ni à Mme von der Leyen,
02:15ni encore moins à la bureaucratie bruxelloise,
02:19de le dicter à chacun des États membres de l'Union européenne.
02:23À Rome, c'est elle qui tient le cap.
02:26Georgia Meloni, présidente du Conseil, l'équivalent de notre Premier ministre.
02:32Une conservatrice, une stratège.
02:37Avec elle, une droite solide dans un gouvernement de coalition.
02:42Fratelli d'Italia, le cœur du pouvoir.
02:45La Lega de Matteo Salvini.
02:49Forza Italia, héritière d'un berlusconisme en déclin, mais encore utile.
02:55Trois sensibilités, un même cap.
02:58Souveraineté, sécurité, identité.
03:02En face, hors coalition, le mouvement de gauche populiste 5 étoiles tente d'exister.
03:10L'immigration, verrouillée.
03:13Les ONG, surveillée.
03:15L'Europe, contestée, mais pas quittée.
03:18Bruxelles grince, Paris encore plus fort.
03:21Mais en Italie, Meloni rassure.
03:24Et tant que les chiffres tiennent, elle tiendra.
03:28Rome.
03:29Matteo Salvini nous reçoit dans un immeuble cossu du centre-ville.
03:34Le vice-premier ministre profite de la présence de journalistes français pour charger Emmanuel Macron.
03:41A l'époque, Macron avait un certain pouvoir.
03:47Maintenant, je pense qu'il n'a plus qu'à démissionner.
03:52Mais quand la gauche n'a pas d'argument, en France comme en Italie, en Espagne ou en Allemagne, elle
04:00insulte.
04:02Elle nous accuse d'être d'extrême droite, de fascisme, de racisme, d'extrémisme, d'homophobie, d'islamophobie.
04:10Cela signifie qu'elle n'a pas d'argument.
04:12Parmi ces faits d'armes, des chiffres de l'immigration en baissent drastiques.
04:17Plus de contrôles aux frontières et des ONG pro-migrants débranchées.
04:23Les trois dernières années ont été très positives.
04:26Tous les résultats économiques saluent la stabilité de ce gouvernement.
04:30Le chômage est à son plus bas niveau.
04:32Les marchés boursiers sont à leur plus haut niveau.
04:37L'Italie s'est développée.
04:38La priorité du gouvernement et de la Ligue a été de réduire les impôts sur les salaires,
04:42d'étendre l'impôt unique pour les travailleurs indépendants
04:45et la question de la sécurité et de l'immigration.
04:49D'où la réduction des débarquements et de la présence illégale de clandestins.
04:55Parlons chiffres.
04:57On comprend mieux en images.
05:00Ceux qui nous regardent vont comprendre.
05:03Voici le graphique des arrivées illégales d'étrangers sur les trois dernières années.
05:062023, 2024, 2025.
05:12On voit que le nombre d'arrivées a été réduit.
05:18Cette année, nous serons environ à 60 000.
05:22Ici, clairement, en regardant les chiffres,
05:28on voit l'année où j'étais au ministère de l'Intérieur.
05:32C'est historiquement le niveau le plus bas en Italie.
05:39Nous ne sommes toujours pas satisfaits pour contrôler encore de plus.
05:45Nous devons faire encore plus pour contrôler les frontières italiennes.
05:48Ces droits de forte répondent à un besoin de sécurité
05:52qui est en train de monter chez les citoyens européens.
05:56Un besoin de sécurité qui vient du fait qu'on est dans un monde de plus en plus instable,
06:02qui a à la fois une grande peur du déclassement,
06:06une angoisse aussi à la suite des grandes vagues migratoires de 2015
06:12après les révolutions arabes et notamment syriennes
06:19et les guerres qui en sont suivies.
06:23Et cet afflux d'immigration a mené à une peur identitaire,
06:29la peur d'être submergée, la peur de se diluer,
06:34de diluer les identités nationales et aussi européennes
06:39dans ces flux qui arrivaient.
06:42La nuit tombe sur Rome.
06:44On retrouve Elisabetta Trenta,
06:46personnalité à gauche de l'échiquier politique,
06:49ex-ministre de la Défense.
06:51Elle s'est souvent opposée à Giorgia Meloni.
06:57Je crois que c'est l'immigration incontrôlée qui est un danger.
07:02Parce qu'il peut y avoir des terroristes
07:03qui arrivent par le biais de flux migratoires,
07:05mais elle peut aussi être une opportunité
07:10pour une population active qui diminue et qui vieillit.
07:15D'autre part, quand j'étais ministre de la Défense,
07:20la première ministre Meloni a crié
07:22« Ministre Trenta, faites le blocus naval ! »
07:25Et j'ai répondu
07:27« Madame Meloni, le blocus naval n'est pas possible,
07:30c'est un acte de guerre. »
07:32Puis, elle est allée au gouvernement
07:34et le blocus naval n'a pas suffi.
07:36Parce que nous ne pouvons pas prendre un engagement fort
07:38et la capacité de le dire aux citoyens
07:40sans créer de tension.
07:44Trouvons une solution italienne à ce problème
07:47et en Europe,
07:49trouvons une solution globale
07:50qui ne soit ni finlandaise, ni polonaise,
07:53mais une solution européenne.
07:56Et cela implique un engagement politique fort,
07:58stressant, difficile,
08:00pas toujours compréhensible pour les citoyens,
08:02mais maintenant, c'est une nécessité.
08:05« Madame Meloni, qui est en France
08:07accusée d'être d'extrême droite,
08:08d'être fasciste,
08:10ce qu'elle n'est pas du tout, selon moi. »
08:12Je rappelle que « Madame Meloni,
08:13elle est pour l'Europe,
08:14elle est pour l'Ukraine,
08:16le soutien à l'Ukraine.
08:17Madame Meloni,
08:18elle est à la tête d'un État
08:22profondément humaniste,
08:23profondément attaché aux valeurs judéo-chrétiennes.
08:26Mais « Madame Meloni,
08:28elle les cache aux Italiens. »
08:30elle leur a dit « On va maîtriser l'immigration,
08:33on va s'opposer à l'islamisation de notre société,
08:37mais en même temps,
08:38on va être très pragmatique.
08:39Pour des raisons économiques,
08:40on a besoin d'immigrer,
08:41et donc on va régulariser beaucoup d'entre eux. »
08:45Direction Lampedusa,
08:47perdue en mer Méditerranée,
08:50cette petite île italienne,
08:52au large de la Tunisie,
08:54a longtemps fait la une de l'actualité
08:56pour ses arrivées massives de clandestins
08:58en provenance du Maghreb
09:00et d'Afrique subsaharienne.
09:03En 20 ans,
09:04c'est près d'un demi-million de migrants
09:06qui y ont débarqué.
09:08Mais ça, c'était avant.
09:12Le petit village de pêcheurs
09:14a retrouvé sa tranquillité.
09:17Face à l'urgence
09:18et au désaccord des pays de l'Union européenne
09:20sur la question migratoire,
09:22Rome opte pour des mesures chocs
09:26à coups d'accords bilatéraux
09:27avec les pays africains
09:29dont sont originaires les migrants.
09:33Le plan Matei,
09:34plus pragmatique,
09:36plus efficace aussi.
09:41Nous rejoignons le maire de Lampedusa,
09:45Filippo Manino.
09:47Il nous l'assure,
09:49la situation est sous contrôle.
09:55Nous sommes à la tristement célèbre
09:58jetée de Favalaro,
09:59à Lampedusa.
10:01C'est précisément la jetée
10:03où les migrants arrivent
10:04après avoir été secourus
10:05en haute mer,
10:07par nos autorités
10:08ou lorsqu'ils sont repérés
10:12par des pêcheurs.
10:13Ces migrants sont secourus
10:17et amenés ici sur ce quai.
10:21Ce que l'on espère,
10:23c'est que plus un seul migrant
10:24arrive ici
10:26et que tous les gens
10:27puissent continuer à vivre
10:28sur leur terre.
10:32Bien sûr,
10:33c'est difficile,
10:34car lorsqu'une personne
10:35fuit la guerre
10:35ou est persécutée,
10:37il est difficile de l'arrêter.
10:40Mais pour la première fois en Europe,
10:42on parle du plan Matéi.
10:44L'objectif est de faire en sorte
10:45que ces personnes restent
10:47et vivent dignement
10:48dans leur pays d'origine.
10:53Des migrants,
10:55il ne reste que des traces
10:56de leur passage.
10:58Mais les séquelles
10:59de décennies d'immigration
11:00incontrôlées
11:01sont profondes en Italie.
11:12Retour à Rome,
11:13à la rencontre
11:14de deux femmes d'influence.
11:17D'abord,
11:19Swaz Bailly,
11:21présidente de l'association
11:22ACMID,
11:23elle accompagne
11:24des femmes migrantes
11:25victimes du communautarisme
11:27ou de l'extrémisme religieux.
11:36Il est clair
11:36qu'il y a déjà
11:37de nombreux immigrés
11:38illégaux en Italie.
11:40Les femmes sont enfermées,
11:42totalement enfermées.
11:44La plupart des hommes
11:45sont radicalisés.
11:46Le problème ici,
11:49c'est l'islamisme radical
11:50des frères musulmans
11:51qui progressent,
11:53mais pas seulement en Italie.
11:55Ce que peut faire
11:56l'État italien,
11:57c'est mettre hors la loi
11:58les frères musulmans.
12:00Ils l'ont fait
12:01dans les pays arabes.
12:02« Je ne comprends pas
12:03pourquoi l'Italie
12:04ne pourrait pas le faire.
12:06Les mettre hors la loi
12:07pour commencer,
12:08c'est marqué
12:08qui est hors la loi.
12:10Il faut fermer
12:11leur mosquée. »
12:13Au Parlement italien,
12:15même détermination
12:16sur l'immigration,
12:18l'Italie est surveillée,
12:20mais elle assume
12:21et revendique
12:23sa fermeté.
12:23« Nous devons être
12:27très strictes
12:28dans nos pays.
12:29On ne doit y entrer
12:31que légalement.
12:34protéger ne signifie pas
12:35que vous ne pouvez pas
12:36entrer dans mon pays,
12:37mais vous n'entrez
12:38dans mon pays
12:38que légalement. »
12:42Parfois,
12:42les journaux de gauche
12:44font presque
12:44le récit romantique
12:45de ces personnes
12:46qui font face
12:47à la mer
12:47pour arriver.
12:49Mais dans la plupart
12:50des cas,
12:51ils sont eux-mêmes
12:52victimes de la traite
12:53des êtres humains.
12:54Ils sont poussés
12:55sur de petites embarcations,
12:56hommes et femmes.
12:57Mais ce sont des trafiquants
12:59d'êtres humains
12:59qui prennent leur argent,
13:00en leur disant
13:01que dans notre pays,
13:03ils trouveraient
13:03l'Eldorado.
13:04Il s'agit d'un trafic
13:05d'êtres humains.
13:06Il doit être considéré
13:07et combattu comme tel.
13:09Je ne veux pas être complice
13:10des trafiquants
13:11d'êtres humains.
13:11L'islamisme lié
13:14à l'extrême-gauche,
13:16à l'homohokiste
13:17ou au mondialisme
13:19est l'ennemi public
13:20numéro un de l'Italie
13:21et de tout l'Occident.
13:23Giorgia Meloni
13:24a réussi
13:25une alliance
13:26de toutes les droites
13:26en Italie
13:27et du centre.
13:28Si tant est que
13:29Forza Italia
13:30soit un mouvement
13:31véritablement centrist.
13:32C'est plutôt un mouvement
13:32quand même centre-droit,
13:34assez prononcé
13:35à droite aussi.
13:38Et sur la question européenne,
13:40si vous voulez,
13:42l'Italie
13:45et même les leaders
13:47politiques italiens
13:48de droite
13:50ont une attitude
13:51qui a toujours été
13:52une attitude
13:52assez ambivalente
13:53in filet.
13:55Certes,
13:56on pouvait
13:57s'attaquer
13:59à la politique
14:00de la Commission européenne
14:01mais on ne remettait
14:03jamais en cause
14:04l'appartenance
14:06à l'Union européenne.
14:08Donc on est,
14:09si vous voulez,
14:10dans un jeu d'équilibre
14:11que d'ailleurs,
14:12je pense,
14:13l'expérience politique
14:14de Giorgia Meloni
14:16exprime très bien.
14:17On est
14:19extrêmement fort
14:20sur un certain nombre
14:21de fondamentaux
14:23pour aller très vite
14:24l'identité.
14:25L'identité italienne,
14:27l'identité chrétienne
14:29et catholique
14:29de l'Italie.
14:31Giorgia Meloni
14:32là-dessus
14:33s'en réclame.
14:35sur les questions
14:36sociétales
14:37éventuellement
14:38où là,
14:39on a une approche
14:40très conservatrice
14:43sur la question
14:44de l'immigration
14:44aussi,
14:46également.
14:47Mais
14:47sur les questions
14:49économiques,
14:51sur
14:52les grandes questions
14:53géopolitiques,
14:55là,
14:56on voit que
14:57Giorgia Meloni
14:58a un discours
14:59qui est un discours
15:00plus centré
15:01que finalement
15:04le discours
15:05qu'elle tient
15:05par ailleurs
15:06sur les enjeux
15:09civilisationnels
15:09pour aller très vite.
15:10Une ligne ferme,
15:12souveraine,
15:14qui séduit
15:14au-delà
15:15des frontières italiennes.
15:18Varsovie,
15:19capitale
15:20d'un pays fracturé.
15:23En juin dernier,
15:25Carole Navrochi,
15:26candidat du parti
15:27droit et justice,
15:28a remporté
15:30à la surprise générale
15:31l'élection présidentielle.
15:33Il était face
15:34à
15:35Rafal
15:36Rzakovski,
15:37le candidat progressiste
15:39soutenu
15:40par l'Union européenne
15:41et activement
15:42par Emmanuel Macron.
15:45Au cœur
15:46des engagements
15:46du président
15:47nouvellement élu,
15:48la remise en cause
15:49de la politique
15:50de Bruxelles
15:51dont il refuse
15:52avec la Hongrie
15:53de Viktor Orban
15:54le pacte européen
15:56pour les migrations.
15:58patriotes,
15:59pro-Trump,
16:01applaudis par tous,
16:03surtout par la jeunesse.
16:07C'est tellement émouvant
16:10d'être tous ensemble
16:11dans la joie
16:11entre Polonais.
16:14Je suis venue
16:15d'Angleterre
16:15tout spécialement
16:16aujourd'hui
16:17pour fêter
16:17cet événement
16:18avec le peuple polonais.
16:20Chef des conservateurs
16:21européens
16:22à Bruxelles,
16:23vice-président
16:23du parti
16:24droit et justice,
16:25Patrick Jacqui
16:26parle librement
16:27et cible directement
16:29Emmanuel Macron.
16:30C'est un jour formidable
16:34pour la Pologne.
16:37Cela ouvre
16:38des perspectives.
16:40Cette investiture
16:41est un grand jour
16:41pour la Pologne.
16:45C'est d'abord
16:46un retour
16:46à l'état de droit.
16:50Macron joue
16:51un bien mauvais rôle
16:52au sein
16:52de l'Union européenne
16:54et dans votre pays
16:55également.
16:57La priorité,
16:58c'est d'abord
16:59l'immigration.
17:01L'année prochaine,
17:02se met en place
17:02le pacte
17:03sur la migration
17:04au sein
17:04de l'Union européenne.
17:07Ce sera
17:08un très mauvais exemple
17:09que nous allons donner
17:10au monde entier.
17:10Comme le président Trump
17:12l'a mentionné
17:12en Irlande
17:13il y a trois semaines,
17:18ce que fait Macron
17:20en France
17:21avec Le Pen
17:21et l'opposition,
17:22notre Premier ministre
17:24Donald Tusk
17:24le fait avec les Polonais.
17:33Pour le pouvoir polonais,
17:35l'Amérique de Trump
17:37est un allié naturel.
17:38Une inspiration idéologique,
17:41les réseaux trumpistes
17:42ont pour l'occasion
17:44posé leur valise
17:45à Varsovie.
17:47Je pense que le président Trump
17:49a été le catalyseur
17:50du succès
17:50de ce mouvement
17:51au niveau mondial.
17:52Je pense qu'il y a
17:53une incompréhension
17:54de ce que sont
17:55les mouvements populistes.
17:57Peu importe
17:58où vous êtes,
17:59en France,
18:00en Amérique
18:01ou en Allemagne,
18:02on dit que le populisme
18:03est extrême.
18:05Mais il n'y a rien
18:06d'extrême
18:07dans le fait
18:07de vouloir
18:08des frontières sécurisées,
18:10dans le fait
18:10de ne pas vouloir
18:11laisser passer
18:12de criminels
18:13à cause
18:13de frontières
18:14trop ouvertes
18:15pour s'en prendre
18:16aux citoyens
18:16et terroriser
18:17la communauté.
18:19On a observé
18:20une tentation
18:21de la droite dure,
18:23que ce soit
18:24chez Donald Trump
18:25ou Victor Orban,
18:28de museler
18:28un certain nombre
18:29d'institutions,
18:30l'institution judiciaire.
18:31On a vu
18:32tout ce qu'a fait
18:32Trump récemment.
18:34Et puis après,
18:34il y a le droit
18:35d'association,
18:35il y a les libertés publiques.
18:37Si vous voulez,
18:37en fait,
18:38tout se passe comme si
18:38quand la population
18:40a vraiment un besoin
18:41de sécurité,
18:42ils sont prêts
18:42à sacrifier un peu
18:43leur liberté publique.
18:45Et on a pu voir
18:46que pour certaines libertés,
18:47que ça soit
18:49le droit des minorités,
18:51le droit des homosexuels,
18:53le droit des étrangers,
18:54voilà,
18:57ces régimes-là
18:58sont plus à même
18:59de vouloir
19:00un petit peu
19:00les réduire.
19:02le magas américain
19:04a fait des émules.
19:05En Europe,
19:06on parle maintenant
19:07de méga,
19:08make Europe great again.
19:10Même combat,
19:12reprendre le contrôle,
19:14rejeter les élites,
19:16restaurer l'identité.
19:17Je pense que ce que reprochent
19:19les Roumains,
19:21les Bulgares
19:22et d'autres pays
19:23de l'Europe de l'Est
19:24à l'Union européenne
19:26et plus particulièrement
19:27à Bruxelles
19:27et à Madame von der Leyen,
19:29c'est qu'en fait,
19:30je pense,
19:30et ce que je vais dire
19:31est peut-être assez grave,
19:33mais ils sont sortis
19:36d'un régime communiste
19:37totalitaire.
19:40Ils se sont battus
19:41pour cela.
19:42Et je crois
19:42que beaucoup de Roumains,
19:44de Bulgares,
19:45d'habitants
19:46de ces pays-là
19:47voient un petit peu
19:48dans l'Union européenne
19:50de Bruxelles,
19:51de Madame von der Leyen,
19:52dans cette technocratie
19:54bruxelloise,
19:55une sorte de monstre
19:56kafkaïen,
19:58bureaucratique,
19:59qui certainement
20:00leur appelle
20:01à certains égards,
20:02l'emprise
20:03qu'avait
20:03le système
20:04totalitaire soviétique
20:06sur leur destin
20:08dans les années
20:0850
20:09jusqu'à la chute
20:12du mur de Berlin,
20:13les années
20:1489-91.
20:15Mais ce qui est évident,
20:17c'est que
20:18on veut
20:19s'inscrire
20:20dans un discours
20:21européen,
20:22mais un discours
20:23européen
20:23qui renettoie
20:24profondément
20:25le mode de fonctionnement
20:27de l'Union européenne.
20:28européenne.
20:29Je crois que c'est ça,
20:30aujourd'hui,
20:30la principale leçon
20:31qu'on peut tirer.
20:34En Roumanie,
20:36la présidentielle
20:37de 2024
20:38tourne au séisme
20:39politique.
20:41Kalin Georgescu,
20:42candidat souverainiste,
20:44est disqualifié
20:45pour suspicion
20:46d'ingérence russe.
20:47Il est remplacé
20:49à la hâte
20:50par Georges Siméon,
20:52candidat
20:53anti-système
20:54qui frôle
20:55la victoire
20:55au second tour
20:56face à
20:57Niku Zordan,
20:59maire progressiste
21:00de Bucarest.
21:02Le choc
21:03de la défaite
21:03passée,
21:05Georges Siméon
21:06retrouve de l'allant.
21:07Il attaque
21:08le gouvernement,
21:10multiplie
21:10les motions
21:10de censure,
21:12occupe
21:12l'espace médiatique.
21:14Dans la rue,
21:15en ligne,
21:16il est partout.
21:27A Bucarest,
21:29rencontre avec
21:30le chef du parti
21:31Lahour.
21:33Son discours,
21:35national et identitaire.
21:37Il dénonce
21:38l'austérité,
21:39le système,
21:40les élites.
21:41Et il séduit.
21:44Jeunes,
21:45précaires,
21:46ruraux.
21:52J'ai juste eu
21:53le mois d'août
21:54pour récupérer.
21:57Bien sûr,
21:58je suis en bien
21:58meilleure forme
21:59maintenant.
22:02Non pas financièrement,
22:03mais j'ai bien
22:03plus d'expérience.
22:07Quant à la façon
22:08dont on peut
22:08nous attaquer,
22:09nous salir,
22:11comment on peut
22:12sous-doyer les gens
22:13pour qu'ils soient
22:13contre vous
22:13et comment
22:16nos ennemis
22:18travaillent
22:20pour nous détruire,
22:23peu importe
22:23ce que vous dites.
22:28Georges Semion
22:29n'a pas remporté
22:30l'élection.
22:31Mais en Roumanie,
22:32il impose
22:33le rythme
22:33du débat public,
22:34sa promesse,
22:36le retour
22:37à la souveraineté
22:37et à la fin
22:38de ce qu'il appelle
22:39l'ordre imposé
22:41par Bruxelles.
22:41C'est un combat
22:43que nous devons
22:49gagner dans
22:49toute l'Europe
22:51et surtout
22:52en Roumanie
22:53mais aussi
22:54en France.
22:55Nous prions
22:57Dieu.
23:00Vous pouvez d'ailleurs
23:00entendre derrière moi
23:01des chants
23:02de la cathédrale nationale.
23:04Nous prions
23:04Dieu pour que
23:05Macron démissionne
23:06maintenant de ses fonctions
23:07pour que nous soyons
23:08libres avant 2027.
23:11il doit partir
23:12au plus vite
23:13parce que nous ne pourrons
23:15être libres
23:16qu'à ce moment-là.
23:18Emmanuel Macron
23:18et ses proches
23:20ont clairement
23:21pris position
23:23contre
23:23ses candidats.
23:26Rien de surprenant
23:27au demeurant
23:27puisqu'encore une fois
23:28je me rappelle
23:30Emmanuel Macron
23:31a
23:33redessiné
23:34les clivages
23:35idéologiques
23:35selon lui
23:36entre
23:38ce qu'il appelle
23:38le camp progressiste
23:39même s'il parle
23:40de moins en moins
23:40d'ailleurs du camp
23:41progressiste.
23:42Le progressiste
23:43chez Emmanuel Macron
23:43c'était plutôt
23:442017,
23:442018,
23:452019
23:46et il n'a pas
23:47d'ailleurs
23:47véritablement
23:48fait campagne
23:48là-dessus
23:49en 2022.
23:51Mais en tout cas
23:53c'est ce clivage
23:55qu'il entend
23:56imposer
23:56sur la scène
23:58européenne
23:58et il est évident
24:00que tout candidat
24:02dans quelques pays
24:03que ce soit
24:04de l'Union Européenne
24:05qui ait l'expression
24:07de ce qu'il appelle
24:08le populisme
24:09est son adversaire
24:10politique.
24:11ça c'est une réalité
24:13qui relève
24:13du combat idéologique
24:14du combat politique.
24:17Alors
24:18s'agit-il
24:19d'une ingérence
24:21dans les affaires
24:22intérieures
24:23de ces pays
24:26évidemment
24:26pour les candidats
24:29qui sont les candidats
24:29considérés comme populistes
24:31ça ne peut apparaître
24:31que comme une ingérence
24:32forcément
24:33mécaniquement
24:34mais c'est pas
24:35forcément nouveau.
24:40nous nous sommes
24:40beaucoup battus
24:41pour être membres
24:42de l'Union Européenne
24:42et nous ne voulons pas
24:43quitter l'Union Européenne
24:44nous sommes ici
24:47pour rester
24:48mais nous ne permettrons
24:49à personne
24:49de nous ordonner
24:50et de nous dire
24:52accueillez les immigrés
24:53illégaux
24:53permettez à vos filles
24:55d'être violées
24:55et à vos fils
24:56de se faire dire
24:56qu'ils peuvent être
24:57des petites filles
24:58et changer de sexe.
25:03En Roumanie
25:04le droit des personnes
25:06LGBT
25:06est extrêmement limité
25:08l'homosexualité
25:09n'a été dépénalisée
25:11qu'au début
25:11des années 2000
25:12ce pays
25:14très conservateur
25:15n'autorise
25:16ni le mariage
25:17ni l'union civile
25:18de personnes
25:18de même sexe
25:21Ursula von der Leyen
25:22s'est exprimée
25:23ouvertement contre nous
25:27les membres de l'UE
25:28sont négligés
25:32profitent des émigrés
25:33illégaux
25:36des ukrainiens
25:37de n'importe qui
25:38mais pas au profit
25:39de leurs citoyens
25:40qui paient pour eux
25:45donc mon conseil
25:47et mon évaluation
25:47serait que nous devons
25:52être plus puissants
25:53par les moyens européens
25:59et avec les outils
26:01européens
26:02avec nos propres moyens
26:03de lutte
26:04contre leur propagande
26:04mondialiste
26:06Il y a un certain nombre
26:07de régimes identitaires
26:09de régimes
26:10de la droite dure
26:11qui ont commencé
26:12à vouloir
26:12au contraire
26:14récupérer leur place
26:15au sein de l'Europe
26:16une place différente
26:18ne pas être en effet
26:21fédéraliste
26:21mais de récupérer
26:23enfin d'insister
26:25sur le fait
26:25qu'on puisse être
26:27une nation souveraine
26:28mais au sein
26:29de l'Europe
26:29donc il y a de plus
26:31en plus maintenant
26:32de partis
26:33qui essayent
26:33de partis
26:35de droite
26:35qui essayent
26:36de conjuguer ça
26:38Nous avons des élections
26:43internes
26:44Je serai à nouveau
26:47le président
26:48de mon parti
26:48pour les quatre
26:49prochaines années
26:50Section locale
26:51par section locale
26:52nous organisons
26:53des meetings
26:53dans tout le pays
26:55Son programme
26:56est simple
26:57clair
26:57et repose
26:59sur quatre piliers
27:01La foi chrétienne
27:06La famille
27:07comme base de société
27:08avec un couple
27:09homme-femme
27:09L'amour pour la nation
27:12et la liberté
27:15Une vision
27:16et des valeurs
27:17largement partagées
27:18outre-Manche
27:19A une heure de Londres
27:20un irréductible anglais
27:22a réussi
27:23ce que beaucoup
27:23pensaient impossible
27:25Rassemblés
27:26dans les rues
27:27de la capitale
27:27des centaines
27:28de milliers
27:29de personnes
27:30pour la liberté
27:31d'expression
27:32et contre l'immigration
27:34Son nom
27:35Tommy Robinson
27:37un activiste
27:39aussi influent
27:40que controversé
27:41Je m'appelle
27:43Tommy Robinson
27:43Je suis un militant
27:46qui est maintenant
27:46devenu journaliste
27:48Mes premières actions
27:50datent de 2004
27:51mais je suis connu
27:52pour avoir créé
27:53une organisation
27:54appelée
27:55English Defense League
27:56Nous avons créé
27:57une organisation
27:58pour sensibiliser
27:59aux problèmes cachés
28:00avec lesquels
28:01personne ne se sentait
28:02à l'aise
28:02et dont personne
28:03ne pouvait parler
28:05C'était en 2009
28:06Prenons par exemple
28:08les scandales
28:08du grooming
28:11Lorsqu'il évoque
28:12le grooming
28:12Tommy Robinson
28:14dénonce une affaire
28:15qui a fait la une
28:16des médias britanniques
28:18Des années durant
28:19des groupes
28:20de proxénètes
28:22majoritairement
28:22pakistanais
28:23ont violé
28:24et prostitué
28:25des centaines
28:26voire des milliers
28:27de jeunes filles
28:27à travers le pays
28:31On m'a dit
28:32que je semais la peur
28:33que j'étais un menteur
28:34que j'étais raciste
28:35extrémiste
28:36islamophobe
28:37tous les poncifs
28:38habituels
28:39Que pense Tommy Robinson
28:41de la situation
28:42sécuritaire en France ?
28:45Il n'y a pas de frontières
28:47J'ai commencé à faire
28:48des vidéos
28:48du contenu
28:49Je suis devenu journaliste
28:51et j'ai enquêté
28:52J'ai visité l'Europe
28:54Je suis venu en France
28:55à Lyon
28:582010
28:592011
28:59Je suis allé
29:02au Danemark
29:03Je suis allé
29:03aux Pays-Bas
29:05Nous avons tenté
29:06de créer
29:07une European Defense League
29:09L'Europe
29:10n'était pas prête
29:11C'est vrai
29:11le public
29:12n'était pas prêt
29:13Les gens sont prêts
29:14maintenant
29:15Pas de changement
29:17sans chaos
29:18Si vous élisez en France
29:23un gouvernement
29:24qui va réellement
29:24faire respecter la loi
29:25et tenter de gérer
29:27les conséquences
29:28de l'immigration islamique
29:29l'immigration de masse
29:30les migrants sans papiers
29:32Si vous tentez
29:34des expulsions massives
29:36comme le font
29:36les Etats-Unis
29:37que pensez-vous
29:38qu'il se passerait en France ?
29:41Le pays entier
29:42va brûler
29:42Il faudra l'armée
29:46Nous le savons maintenant
29:49Une projection pessimiste
29:52apocalyptique
29:52de l'avenir
29:53pour la France
29:53Il n'y a pas un coin
29:57dans le pays
29:57pas une route
29:58aujourd'hui
29:59où l'on ne voit pas
30:00le drapeau britannique
30:01et ça
30:02en moins de six mois
30:03Il y a une vague
30:04de nationalisme
30:05et de patriotisme
30:06qui émanent des gens
30:07Les mêmes personnes
30:08qui ont été réduites
30:10au silence
30:10et qui étaient endormies
30:12il y a eu
30:12un réveil collectif
30:13On avait besoin
30:15d'un mouvement
30:15populiste
30:16conservateur
30:17uniste
30:17On l'a eu
30:18le 30 septembre dernier
30:21L'immigration
30:22est allée trop loin
30:23L'immigration massive
30:24nous n'en avons plus besoin
30:27Nous devons la limiter
30:29et préserver
30:30l'identité
30:30de ce pays
30:33Je suis heureux
30:35de contribuer
30:36à la renaissance
30:36de la Grande-Bretagne
30:39Un renouveau
30:40pour la Grande-Bretagne
30:42La France
30:43emboîtra-t-elle
30:44le pas
30:44à cette dynamique ?
30:49Septembre dernier
30:50dans le très chic
30:518ème arrondissement
30:52de Paris
30:54Georges Siméon
30:55est l'invité d'honneur
30:56de Marion Maréchal
30:57présidente du mouvement
30:58Identité Liberté
31:01Sur le trajet
31:02qui le mène
31:03au Palais Hoche
31:03l'homme politique
31:05est inquiet
31:07Des antifalates
31:08en deux pieds fermes
31:09banderoles
31:10à la main
31:23Plus de peur
31:25que de mal
31:26C'est sur les acclamations
31:27du public
31:28que Georges Siméon
31:29est accueilli
31:43Italie
31:44Pologne
31:45Roumanie
31:46Angleterre
31:48Ils ont fait le choix
31:49d'une autre Europe
31:50plus patriote
31:52et plus souveraine
31:54La France
31:56elle
31:56est au coeur
31:57de toutes leurs attentions
31:58De Lille
32:00à Marseille
32:00la vague de droite
32:02gagne du terrain
32:03dans tout l'Hexagone
32:06Un sondage
32:08réalisé
32:08en novembre dernier
32:09place
32:10Jordan Bardella
32:11président du
32:12Rassemblement National
32:13en tête
32:15de l'élection
32:15présidentielle
32:16de 2027
32:20La France
32:20semble être un grand pays
32:22mais actuellement
32:23figé
32:24et en difficulté
32:25étant un ami
32:26proche de Marine Le Pen
32:27et de Jordan Bardella
32:29j'espère qu'ils auront
32:30l'occasion
32:30d'accéder au gouvernement
32:31le plus tôt possible
32:33car je suis convaincu
32:34qu'ils sauront bien
32:35faire leur preuve
32:39Le compte à rebours
32:40a commencé
32:41ici aussi
32:43le pouvoir
32:44pourrait basculer
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