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LE PIRE CAMP DE LA MORT DE FRANCE !! (Natzweiler-Struthof)

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Sport
Transcription
00:00Aujourd'hui nous avons rendez-vous au camp Natzweiler, le K.L. Natzweiler.
00:03K.L. qui veut dire concentration de lag, comme on peut le voir sur l'écrito qui est juste au
00:07-dessus.
00:07On se trouve à 50 km de Strasbourg.
00:09On va recontextualiser tout ça.
00:11Pourquoi il y a un camp concentration ici ?
00:12Ce camp ouvre ses portes le 1er mai 1941.
00:16A ce moment-là, le Reich, ils avaient beaucoup d'ambition et ils voulaient montrer un peu leur supériorité
00:21à travers par exemple des monuments, des statues, etc.
00:23Et pour les construire, ils avaient besoin de granit.
00:25Carrière de granit qui se trouve juste à côté au sommet de la montagne.
00:28Ici nous sommes dans un camp de concentration et pas un camp d'extermination.
00:32La différence c'est que les gens étaient amenés ici pour être enfermés et mourir par le travail.
00:36Ce camp est conçu pour accueillir 1500 déportés.
00:38Et progressivement ce nombre va augmenter et atteindre près de 6000 déportés en même temps.
00:43Plus de 31 nationalités étaient représentées dans ce camp.
00:45Dans ce camp, les prisonniers étaient des résistants, des déportés politiques.
00:48Et il y avait aussi d'autres catégories comme des asociaux, des prisonniers allemands, des tziganes, des homosexuels et même
00:54des témoins de Jéhovah.
00:55La place sur laquelle je suis est appelée place d'appel.
00:58Le but de ces places était de compter les déportés le matin, le midi et le soir.
01:02Les déportés étaient comptés par les allemands nazis.
01:04Et le but c'était de savoir si personne s'était évadé, si personne ne manquait à l'appel.
01:08Petite particularité de l'appel du matin, c'est que les personnes qui étaient décédées pendant la nuit devaient être
01:12présentées ici pendant l'appel pour qu'on puisse aussi les compter.
01:15Beaucoup de personnes mouraient la nuit à cause du froid, malnutrition, épuisement et pour plein d'autres raisons.
01:20Les corps étaient sortis des baraquements et présentés du coup sur la place d'appel.
01:23Il y avait aussi un appel du soir.
01:25L'appel du soir pouvait durer parfois plusieurs heures.
01:27Il fallait attendre que tous les commandos...
01:29Les commandos c'est un groupe de déportés.
01:30Il fallait attendre que ces commandos qui travaillaient à plusieurs kilomètres regagnent la place d'appel.
01:34Et ça, ça pouvait durer une heure, deux heures, quatre heures parfois à attendre dans le froid.
01:38Et aujourd'hui on se rend compte qu'il fait très très froid.
01:40Et pourtant on aura un manteau donc on n'imagine même pas les conditions à l'époque alors qu'ils
01:43avaient juste un linge sur eux.
01:45Sur la place d'appel étaient aussi réalisés les punitions corporelles et les exécutions.
01:48Ces punitions et exécutions devaient servir d'exemple.
01:51C'est pour cela que tous les déportés devaient être présents pour regarder le châtiment.
01:54Sur la potence qui est juste derrière moi, la mort n'était pas faite par rupture de la colonne vertébrale.
01:59La mort était faite par étranglement et donc l'agonie était beaucoup plus longue.
02:02Ce qui marquait encore plus l'esprit des déportés.
02:05Juste derrière moi on a un wagonnet d'origine qui servait à transporter les blocs de granit.
02:08Ces wagonnets étaient poussés par les déportés à la main.
02:10Rendez-vous compte les gens qu'après quelques semaines à l'intérieur du camp, les déportés pesaient entre 30 et
02:1535 kilos.
02:16Ils devaient réussir à pousser ces wagonnets malgré leurs blessures, leurs fatigues, leurs conditions physiques.
02:20C'était quelque chose qui était vraiment très très dur.
02:22Et tout ça avec la pression des gardiens SS qui rythmaient les allées et venues à coup de matraque.
02:26De là où nous sommes on a une vue globale sur le camp de concentration.
02:29Chaque stèle blanche représente un baraquement.
02:32Et à l'heure d'aujourd'hui il reste encore 3 baraquements d'époque qu'on va aller visiter de
02:35suite.
02:36Derrière moi se trouve un mirador.
02:37C'est à l'intérieur qu'étaient les gardiens SS.
02:39Avec le petit balcon où était postée la sentinelle.
02:41Et le projecteur qui servait à éclairer le camp pendant la nuit.
02:44Même la nuit la lumière était présente.
02:45Même la nuit les déportés quand ils dormaient dans leur baraquement, ils avaient cette présence là.
02:49Cette présence qui représentait une pression et qui montrait qu'ils étaient tout le temps surveillés.
02:53Ils n'avaient pas de répit.
02:53A côté de moi se trouve la première clôture électrifiée.
02:56Son rôle était tout simplement d'éviter les tentatives d'évasion.
02:58Juste après on a une deuxième clôture.
03:00Et à l'époque il y a même une troisième clôture qui fait le tour du site mais qui n
03:03'existe plus aujourd'hui.
03:04C'était prouvé que c'était électrifié grâce à ces isolateurs qui sont juste ici.
03:08Et ils sont d'époque.
03:09Dans ce baraquement se trouve le bloc cellulaire.
03:11C'est la prison du camp.
03:12Les nazis appelaient cet endroit le bunker.
03:14Pour augmenter la dureté de la peine, les volets qui sont juste derrière moi pouvaient être fermés.
03:18Ce qui plongeait la cellule dans le noir complet et ce qui empêchait la communication avec l'extérieur.
03:22Et bien sûr il y avait des barreaux aux fenêtres pour éviter de s'évader.
03:24Mais entre nous je pense que les gens s'ils arrivaient à s'évader de là, ils n'allaient pas
03:27bien loin malheureusement.
03:28Dans ce camp il existe trois formes de punition.
03:30La première c'est l'emprisonnement en cellule.
03:32La deuxième c'est les punitions corporelles.
03:34A l'aide par exemple du chevalet de bastonnade qui est juste devant moi.
03:37Et la troisième c'était l'exécution sur la potence.
03:40Les gens devaient se mettre en position d'équerre sur le chevalet.
03:43Les pieds étaient bloqués et y recevaient entre 5 et 25 coups de bâton.
03:47Les coups étaient à compter en allemand par série de 5.
03:50Et si les personnes déportées se trompaient, on recommençait la série de 5.
03:53Obligés d'apprendre l'allemand dans le camp.
03:55La connaissance de la langue allemande était un moyen supplémentaire de survivre dans le camp.
03:59A l'intérieur de la cellule qui est juste derrière moi, on pouvait mettre entre 12 et 20 déportés en
04:03même temps.
04:03A l'intérieur de cet endroit qui est juste à côté de moi, on devait y mettre un poêle pour
04:07chauffer la cellule.
04:08Sauf que le poêle n'est jamais arrivé.
04:10Cependant cet endroit a servi à autre chose.
04:12Les déportés condamnés à la potence étaient amenés à l'intérieur 3 jours avant leur exécution.
04:17On remarque que c'est très bas et du coup ils devaient rester accroupis plusieurs jours.
04:21Ils pouvaient être jusqu'à 3 personnes à l'intérieur de cet endroit là.
04:23A présent on va rentrer dans le bloc crématoire.
04:25Le bloc crématoire est en 3 parties.
04:27La première partie sert à l'arrivée des déportés.
04:29On appelle ça la déshumanisation.
04:31La deuxième partie c'est le bloc crématoire.
04:33Et la troisième partie sert aux expérimentations des médecins nazis.
04:36Quand les déportés arrivent dans le camp, ils passent dans ce bâtiment.
04:39Dans ce bâtiment ils vont se déshabiller.
04:41Ils vont être complètement rasés pour éviter la prolifération des poux et donc du typhus.
04:45Désinfectés, quand ils vont venir ici ils vont prendre une douche.
04:47Et quelquefois avec beaucoup de chance elle est même chaude.
04:49Mais ce qu'ils ne savaient pas c'est que ces douches étaient chauffées par le four crématoire qui est
04:52juste à côté.
04:53Et pour casser encore plus leur morale, les nazis leur disaient que ces douches étaient chauffées à l'aide de
04:57leurs camarades brûlés.
04:58Et qu'à leur tour un jour ils serviront eux aussi de combustible.
05:02Pour désinfecter les déportés, on les plongeait à l'intérieur de cette baignoire dans laquelle il y avait un mélange
05:07d'eau et de grésil.
05:08C'était un désinfectant super puissant.
05:09Par la suite on va leur donner leurs vêtements.
05:12Et pour le coup c'est pas forcément les tenues rayées qu'on voit partout.
05:14Mais un mélange de vêtements dépareillés et parfois déchirés.
05:17Ici on va leur donner un numéro de matricule qui vont devoir coudre sur leurs vêtements.
05:21Et avec ce numéro ils vont aussi recevoir un triangle qui définit leur catégorie.
05:24Un triangle rouge signifiait les résistants.
05:26Un triangle vert qui représentait les prisonniers de droit commun.
05:29Les prisonniers de droit commun c'est les personnes qui étaient condamnées en Allemagne.
05:32Les criminels allemands.
05:33Les voleurs, meurtriers etc.
05:35Et c'est parmi eux qu'on sélectionnait les capots.
05:37Capots qui à l'intérieur du camp allaient encadrer les déportés.
05:40Avec ces numéros ils perdaient leur identité.
05:42Ils deviennent des stucs, c'est à dire des morceaux en allemand.
05:44Et après leur passage ici on les affectait à un baraquement.
05:48Juste à côté de moi la pièce c'était le bureau des médecins.
05:50Médecins qui étaient là pour superviser les expérimentations sur les déportés.
05:53Juste derrière moi se trouve la salle d'observation des cobayes.
05:55Les déportés étaient mis à l'intérieur en observation suite à des expériences par exemple sur les gaz de combat.
06:01Le but de cette pièce c'était vraiment d'isoler les déportés et d'analyser leurs états, comment ça a
06:04évolué etc.
06:05Ici nous sommes dans la salle d'autopsie appelée aussi la salle de dissection.
06:09Quand un déporté avait subi une expérimentation et qu'il était décédé, c'est ici et dans cette pièce qu
06:13'il était autopsié.
06:14Tout se passait sur la table de dissection qui est juste derrière moi.
06:17Les rigoles qui sont juste ici facilitaient l'écoulement des liquides et permettaient une meilleure observation des organes.
06:22Dans ce camp par exemple, on a essayé de trouver comment améliorer les vaccins contre le typhus.
06:26Maladie qui faisait beaucoup de morts au sein de l'armée allemande ou dans les camps de concentration.
06:30Derrière moi se trouvent des urnes funéraires.
06:32A l'intérieur de ces urnes, on pouvait mettre les cendres des déportés allemands qui décédaient dans le camp.
06:36Et seulement des déportés allemands.
06:38Et les familles pour avoir ces cendres devaient payer.
06:40On peut même remarquer deux qualités d'urnes avec deux prix différents.
06:44Tout ça pour vous dire que quelque part, ils commercialisaient la mort en fait.
06:47Ils se faisaient de l'argent sur les morts.
06:49A présent on va rentrer dans la morgue, c'est là où étaient entreposés les corps.
06:52Les déportés qui mouraient dans le camp étaient transportés dans des caisses comme on a juste ici.
06:55Tous ces corps étaient rapportés à la morgue.
06:57Et lorsqu'il y avait 7 corps, on procédait à la crémation.
07:00Ils étaient montés à la crémation à l'aide de ce monte-charge qui est juste ici.
07:03Le four crématoire se situe juste au-dessus, juste là.
07:05Ici nous sommes au-dessus de la morgue, qu'on vient de voir juste avant.
07:08Le corps des déportés était monté à l'aide de ce monte-charge jusqu'ici.
07:12Et ensuite ils étaient transportés à l'intérieur de ces fours crématoires.
07:14La chaleur créée grâce à ce four crématoire permettait de chauffer les douches qui sont juste à côté.
07:19Les crochets qui sont juste au-dessus de moi ont servi à pendre des résistants juste avant l'évacuation du
07:24camp.
07:24Avec l'arrivée des alliés, les allemands sont obligés de quitter le camp en septembre 44.
07:28Avant de quitter le camp, les nazis vont exécuter un certain nombre de résistants.
07:32En septembre 44, une grande partie des déportés sont transférés vers Dachau.
07:36Le camp sera découvert vide par les américains en novembre 44.
07:40C'est la première fois que les américains découvraient un camp de concentration.
07:53C'est la première fois que les américains ont été déportés vers Dachau.
08:25C'est la première fois que les américains ont été déportés vers Dachau.
Commentaires
1
Rogil y a 20 heures
Tibo j’aime trop tes vidéo ❤️

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