- il y a 21 heures
Le secrétaire général des LR, vice-président de la région Île-de-France, réagit à la mort d'un militant identitaire à Lyon. LFI, dit-il, "crée le terreau fertile à cette ultraviolence".
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00:03Générique
00:08Bonjour Hothman Nassrou, bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France Info, vous êtes secrétaire général du
00:12parti Les Républicains, proche de Bruno Retailleau, désormais candidat à la présidentielle, on va en parler, mais avant cela, la
00:19mort de Quentin, 23 ans, étudiant, militant nationaliste, il avait été grièvement blessé après une altercation à Lyon jeudi soir,
00:26en marge d'une conférence de l'eurodéputé insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, est-ce que quand même,
00:33quand on prend un peu de recul, on ne se dit pas que c'est la preuve un peu effarante
00:37que parfois la politique peut avoir ce genre de conséquences terribles ?
00:42Alors ce n'est pas la politique, c'est une partie de la politique et c'est surtout une partie
00:46aujourd'hui d'une mouvance qui s'appelle l'ultra-gauche, qui tue dans notre pays et qui vient d
00:51'arracher à la vie dans des circonstances absolument immondes,
00:54un jeune homme de 23 ans, en raison de son engagement. Et ça, évidemment, ça choque, et je veux avoir
01:00une pensée d'abord évidemment pour ses proches, pour sa famille,
01:03et cette tragédie qui nous a tous bouleversés, parce que dans notre pays, on ne devrait pas être lâchement agressé,
01:12lynché, au sol, dans vraiment un acte qui relève plus de la barbarie,
01:16avec une forme d'ultra-violence qui, encore une fois, est aujourd'hui dans notre pays l'apanage de l
01:22'ultra-gauche, et il est temps que chacun prenne ses responsabilités dans ce type de violence politique.
01:27On précise qu'une enquête a été ouverte pour violences aggravées, mais pour le moment, à l'heure où nous
01:32nous parlons, le ou les auteurs présumés n'ont pas encore été identifiés.
01:36Mais vous, ce matin, ce que vous nous dites, c'est que vous condamnez très clairement l'ultra-gauche.
01:43Moi, je constate qu'il y a des mouvances dans notre pays, par exemple la jeune garde, je vous rappelle
01:48que Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur,
01:51avait engagé la dissolution de ce groupuscule, et c'est aujourd'hui entre les mains du Conseil d'État,
01:56et bien ce sont des mouvements qui sont extrêmement violents, oui, et qui attaquent les gens en raison de leur
02:01conviction politique.
02:03Et quand j'entends des gens comme Éric Coquerel relativiser ce qui s'est passé, expliquer finalement que c'est
02:11normal qu'il y ait des gens qui essaient de faire justice eux-mêmes
02:13pour lutter contre soi-disant l'extrême droite, moi je suis profondément outré qu'aujourd'hui, la France insoumise crée
02:20le terreau fertile pour cette ultra-violence.
02:22Je vous le dis comme je le pense.
02:24Pour vous, la France insoumise porte une responsabilité dans ce drame qui s'est passé à Lyon.
02:29Dans le climat politique où nous sommes, dans cette violence du débat public, oui, la France insoumise porte une très
02:35lourde responsabilité
02:36et charrie autour d'elle des groupuscules d'ultra-gauche qui sont capables de se rendre coupables d'actes aussi
02:42ignobles que ceux-là.
02:42Mais dans le même temps, et d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon l'a noté, mais c'est vérifié factuellement,
02:47il y a des permanences de la France insoumise du côté de Lille, de Metz, de Castres, de Bordeaux,
02:51qui ont été dégradées, qui ont été taguées.
02:54Et il ne s'agit pas de comparer, mais malgré tout, il y a aussi une violence qui peut s
03:00'exprimer quelquefois,
03:01non pas dans toute la classe politique, mais dans un certain nombre de parties de la classe politique.
03:05Évidemment, il faut condamner toute forme de violence qui n'a pas sa place dans le débat public, d'où
03:09qu'elle vienne.
03:10Mais je note qu'il y a aussi à la France insoumise un député qui s'appelle Raphaël Arnaud,
03:14et qui est issu d'une de ces mouvances-là.
03:15Pourquoi l'avoir fait élire à l'Assemblée nationale ?
03:17Pourquoi l'avoir accepté, si ce n'est une manière de tolérer ce type d'engagement,
03:22qui pour moi n'ont pas leur place dans ces groupuscules quasiment factieux,
03:26qui sont en marge du débat public et qui peuvent avoir recours à la violence ?
03:29Et ce n'est pas la première fois que cela arrive dans l'entourage de la France insoumise.
03:34Voilà ce que je vous dis, ça ne veut pas dire, bien sûr, qu'il ne peut pas y avoir
03:37de la violence ailleurs,
03:38et il faut condamner toutes les formes de violence, notamment dans le débat public.
03:41La France insoumise, d'ailleurs, qui condamne, Raphaël Arnaud lui-même, dont vous venez de parler,
03:45qui condamne, qu'est-ce que vous en dites ? Est-ce que vous ne les croyez pas sincères ?
03:50Moi, je constate qu'il y a les paroles et les actes, et si cette condamnation est sincère,
03:54ils devraient eux-mêmes être favorables à la dissolution de ce type de groupuscules,
03:58dissolution qu'ils contestent.
03:59Ils devraient arrêter leur complaisance avec cette ultra-gauche,
04:02ils devraient arrêter d'envenimer le débat public en jetant en permanence de l'huile sur le feu.
04:07Et Mme Hassan, qui faisait cette conférence,
04:09en marge de laquelle il y a eu cette ultra-violence,
04:12eh bien, devrait s'interroger sur sa propre responsabilité,
04:15dans le climat politique dans lequel nous sommes.
04:17Oui, moi, je pense que la France insoumise, aujourd'hui,
04:20elle est un des vecteurs importants de cette violence du débat public
04:23qui ne devrait pas avoir sa place.
04:25Le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi hier sur son compte X.
04:30Il a estimé que Quentin avait été victime d'un déferlement de violence inouïe.
04:34Il parle aussi d'une ignominie.
04:36Et il ajoute, en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue.
04:42La haine qui assassine n'a pas sa place chez nous.
04:45Dans le même temps, le ministre de l'Intérieur, Laurent Gugnès,
04:48annonce un renforcement de la vigilance autour des rassemblements politiques.
04:52On sait qu'on est en pleine campagne des élections municipales.
04:56Comment est-ce que le climat peut s'apaiser ?
04:59Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ?
05:01Est-ce qu'il faut suspendre la campagne des municipales compte tenu du climat ?
05:05Non, je pense que la campagne municipale doit se poursuivre,
05:09malgré évidemment ce drame absolu.
05:11Je parle à l'échelle nationale, parce que la démocratie doit pouvoir résister.
05:14Mais précision qu'à Lyon, un certain nombre de candidats ont suspendu leur campagne.
05:17Bien sûr, et c'est tout à leur honneur.
05:19C'est tout à fait normal.
05:20J'ai vu que c'était aussi le cas de Jean-Michel Aulas.
05:22Je trouve que c'est tout à fait normal et tout à fait digne.
05:25Mais néanmoins, la démocratie ne doit pas s'arrêter,
05:28parce qu'il y a des groupuscules quasiment factieux
05:30que l'on tolère depuis trop longtemps,
05:32qui ne devraient pas avoir leur place,
05:34ne devraient pas avoir le droit d'exister.
05:35Et j'espère que non seulement les responsables
05:37de ce lynchage, de cette tragédie du décès de Quentin
05:40seront poursuivis et très sévèrement condamnés,
05:42mais j'espère aussi que tous ceux qui sont autour,
05:44tous ces groupuscules-là, seront mis une bonne fois pour toutes
05:47hors d'état de nuire.
05:48Est-ce que c'est l'apanage vraiment de l'ultra-gauche,
05:51de l'extrême-gauche, cette violence politique ?
05:52On sait que, voilà, malheureusement,
05:55quand il y a ce type de rassemblement politique
05:57avec des personnalités qui s'invitent dans des facultés,
06:00dans des instituts d'études politiques,
06:03ça génère des affrontements entre les pros et les anti
06:07qui peuvent dégénérer.
06:08Et on sait, par exemple, que Rima Hassan,
06:11qui avait été annoncé à Sciences Po Paris,
06:12qui avait été annoncé à l'Université de Strasbourg,
06:14ces rassemblements ont été interdits.
06:17Est-ce qu'il faut en venir à ce stade-là ?
06:19Moi, ce que je constate aujourd'hui,
06:21c'est que ça vient essentiellement de l'ultra-gauche.
06:23Nous avons aussi des conférences qui n'ont pas pu se faire
06:25avec d'autres orateurs, d'autres sensibilités politiques,
06:28avec des gens qui viennent bloquer les amphithéâtres,
06:30qui empêchent l'entrée dans les universités,
06:32qui ont recours à la violence pour que d'autres idées
06:34que les leurs ne puissent pas s'exprimer.
06:36Ça, c'est en réalité quelque chose qu'on constate,
06:39notamment dans le monde universitaire,
06:40qui vient de l'ultra-gauche.
06:41Mais bien sûr, cela peut arriver aussi d'autres manières.
06:45Il faut s'ensoigner de la même manière.
06:46Mais aujourd'hui, il y a une semaine particulière.
06:48Est-ce qu'il faut que cette personnalité,
06:48Haute-Mann Nasserou, ne puisse plus,
06:50comme ça a été le cas pour Rima Hassan
06:51du côté de Sciences Po Paris notamment,
06:54ne puisse plus aller s'exprimer
06:55dans certains établissements d'enseignement supérieur ?
06:57Moi, ce que je constate surtout,
06:58c'est qu'il y a un deux poids deux mesures.
06:59C'est que Mme Hassan a le droit
07:01d'aller faire ses conférences à peu près partout,
07:02mais ce n'est pas le cas d'autres.
07:04Et la liberté d'expression
07:05ne peut pas être à géométrie variable.
07:07Moi, je ne conteste pas le droit
07:08de Mme Hassan de s'exprimer.
07:10Ce que je lui conteste,
07:11c'est d'attiser la haine antisémite
07:13dans notre pays.
07:14Et ça aussi, de ce point de vue-là,
07:16je crois que nous ne sommes pas allés au bout
07:18de ce sujet-là,
07:19de la part de la France insoumise
07:20et de sa très grande ambiguïté sur ce sujet.
07:22Justement, Emmanuel Macron,
07:23ce matin sur Radio-J,
07:25évoque des expressions antisémites
07:28qui émergent au sein de la France insoumise.
07:31Il qualifie également LFI
07:33de partie d'extrême-gauche.
07:36Est-ce que c'est vraiment le rôle du président
07:38d'établir, d'une classification,
07:40d'établir ce type de jugement ?
07:42Le président de la République a le droit
07:44de porter son appréciation.
07:46En l'occurrence, je la partage.
07:48Sur ce point précis, je pense effectivement
07:50que la France insoumise
07:51est un mouvement d'extrême-gauche.
07:52Bien sûr, oui.
07:53Quand, encore une fois,
07:53vous acceptez d'avoir quelqu'un
07:55comme Raphaël Arnaud,
07:56quand vous avez Mme Hassan
07:57qui jette de l'huile sur le feu
08:00et met une cible sur le dos
08:01de nos compatriotes de confession juive,
08:03je considère effectivement
08:04que nous ne sommes pas
08:05dans le giron de la République
08:06et on a le droit
08:08de combattre ce parti
08:09par ses idées,
08:10sur le plan des idées,
08:11sur le plan électoral,
08:12mais en disant aussi
08:12la réalité de ce qu'ils sont.
08:14Ils charrient aujourd'hui
08:14une violence politique
08:15qui n'est pas acceptable
08:16dans notre pays.
08:17Donc ces déclarations
08:18du président de la République,
08:19pour vous,
08:19elles sont bienvenues ?
08:20C'est une clarification,
08:21je pense,
08:22qui est utile
08:23parce que je me souviens
08:24que dans le camp
08:25du président de la République,
08:26certains avaient expliqué
08:27qu'on pouvait faire
08:28un barrage républicain
08:29avec le bulletin de vote
08:30de la France insoumise.
08:31Je n'en faisais pas partie,
08:32comme d'ailleurs
08:33la quasi-totalité
08:34des élus, évidemment,
08:36de droite,
08:37des élus LR,
08:37nous, nous n'avons jamais pensé
08:39qu'on pouvait faire
08:40un barrage républicain
08:41avec la France insoumise,
08:42nous pensons au contraire
08:43qu'il faut faire
08:43un barrage contre
08:44la France insoumise.
08:46Parce que le Rassemblement national,
08:47ce sera vrai partout.
08:48Parce que le Rassemblement national,
08:50pour vous,
08:50n'est pas d'extrême droite ?
08:51Ce n'est pas ce que je vous dis,
08:53vous pourrez vous parler
08:54du Rassemblement national,
08:55vous me poserez des questions,
08:56je vous dirais
08:56ce que j'en pense.
08:57Non, je vous dis simplement
08:58que certains ont pensé
09:00que le champ républicain
09:01pouvait s'étendre
09:02à la France insoumise
09:02et inclure la France insoumise.
09:04Je ne le crois pas,
09:05je pense que la France insoumise
09:06aujourd'hui est une menace
09:07pour nos institutions,
09:08mais pour la cohésion
09:10de notre pays.
09:11Le Rassemblement national,
09:12pour moi aujourd'hui,
09:13est un parti populiste
09:14qui porte des idées
09:15qui ne sont pas bonnes
09:16pour le pays,
09:17qui est d'ailleurs
09:17dans une forme de démagogie
09:18qui doit à un moment
09:19être démasquée.
09:20Nous avons beaucoup de choses
09:21à dire,
09:21mais je vous le dis,
09:22il y a des gens aujourd'hui
09:23dans le camp du président
09:24de la République,
09:24c'était le cas de Renaissance,
09:26qui ont appelé
09:26à voter les filles
09:27pour faire barrage
09:28au Rassemblement national.
09:29Je crois que c'était une erreur
09:30et je suis heureux aujourd'hui
09:31que le président de la République
09:32fasse cette clarification.
09:33Thomas Nassrou,
09:34Adrien l'a rappelé,
09:35vous êtes secrétaire général
09:36du parti Les Républicains,
09:37mais aussi l'un des principaux soutiens
09:39de Bruno Rotaillot.
09:40Bruno Rotaillot
09:41qui s'est déclaré officiellement
09:43cette semaine
09:44candidat à l'élection présidentielle
09:45et justement dans cet entretien
09:46dont nous parlions
09:47d'Emmanuel Macron
09:48accordé à Radio-J,
09:50alors on précise
09:50qu'il a été enregistré vendredi
09:52qui sera diffusé
09:53aujourd'hui dimanche.
09:55Il a eu une réaction
09:56au sujet du positionnement politique
09:58de Bruno Rotaillot.
09:59On l'écoute.
10:01On peut être efficace,
10:02on peut traiter les problèmes
10:03d'aujourd'hui
10:03en respectant les contre-pouvoirs
10:04et on doit même le faire.
10:06Et toute velléité
10:07au fond de dire
10:08notre problème,
10:09c'est le fait qu'il y a
10:10des contre-pouvoirs
10:11est dangereuse.
10:12Il faut parfois changer les règles,
10:14donc l'état du droit,
10:15mais il faut faire très attention
10:16à l'état de droit
10:17parce qu'il nous garantit
10:18la possibilité de vivre libre
10:20et ensemble.
10:21Comment vous réagissez
10:22à cette mise en garde ?
10:23Il dit qu'il faut faire
10:24très attention à l'état de droit
10:26et on sait que c'est
10:27notamment une remise en cause
10:28dans le discours
10:29de Bruno Rotaillot
10:30que vous défendez.
10:31Oui.
10:32D'abord, j'entends
10:32le président de la République
10:33dire lui-même
10:33qu'il faut changer
10:34l'état du droit.
10:35Et Bruno Rotaillot
10:36ne dit pas autre chose.
10:37Ce n'est pas être contre
10:38l'état de droit
10:38que de dire qu'aujourd'hui,
10:39nous avons des blocages
10:41institutionnels,
10:42des verrous jurisprudentiels
10:43qui nous empêchent d'agir.
10:45et le président de la République
10:46doit savoir,
10:47je pense qu'il le sait,
10:48que dans la colère
10:49dans notre pays aujourd'hui,
10:50dans le vote
10:52vers les extrêmes précisément
10:53dont on parle
10:54depuis tout à l'heure,
10:55il y a le sentiment
10:55de l'impuissance publique.
10:57Et si nous ne sommes pas
10:58capables de réformer
10:59l'état de droit
11:00pour montrer que le politique
11:01a pris sur la réalité,
11:02que si les gens continuent...
11:04Je veux juste finir là-dessus.
11:05Je pense que nos concitoyens
11:06ont l'impression
11:06qu'ils peuvent voter
11:07pour qui ils veulent
11:07que rien ne change.
11:08Voilà ce que je pense.
11:09Et ça, c'est un sentiment
11:10mortifère en démocratie.
11:11Il ne s'agit pas seulement...
11:12Enfin, il n'y avait quand même
11:12pas que...
11:13Dans votre camp,
11:14il n'y a pas quand même
11:15que des critiques
11:15sur changer la loi, etc.
11:17Il y a aussi des critiques
11:18sur le Conseil constitutionnel,
11:19sur le Conseil d'État.
11:21Ça, ce sont des garants
11:22de l'état de droit.
11:23C'est sans doute aussi de ça
11:24dont parle Emmanuel Macron.
11:25Ce n'est pas que changer la loi.
11:26Oui, mais on a quand même
11:27le droit de débattre
11:28du fonctionnement
11:28de notre démocratie.
11:29Le Conseil constitutionnel
11:30fait respecter la Constitution
11:32au nom de la souveraineté populaire.
11:33Quand le Conseil constitutionnel
11:35décide de censurer
11:36l'extension de la période
11:37de rétention administrative,
11:39vous vous souvenez...
11:39Peut-être que le texte
11:40était mal écrit.
11:41Écoutez, nous verrons.
11:42Par exemple, sur la justice
11:43des mineurs,
11:43le Conseil constitutionnel
11:44dit que pour les mineurs,
11:45il ne faut pas de sanctions,
11:46il faut de l'éducation.
11:47Et donc, on ne pourra jamais
11:48réformer la justice des mineurs
11:50si on ne révise pas
11:50la Constitution.
11:51Mais Bruno Retailleau, d'ailleurs,
11:52ne vous dit pas qu'il faut
11:53enlever le Conseil constitutionnel.
11:54Il vous dit qu'on va réviser
11:54la Constitution
11:55pour que le Conseil constitutionnel
11:57ne puisse pas bloquer
11:58ce type de décision.
11:59c'est tout à fait conforme
12:00à l'État de droit.
12:01Ou alors, on considère
12:02que le pouvoir, aujourd'hui,
12:03a été transféré,
12:04que le vote ne sert à rien
12:05et que ce sont uniquement
12:06les autorités juridactuelles
12:08qui prennent les décisions.
12:09Ce n'est pas ça, la démocratie.
12:10Quand vous dites
12:10pouvoir transféré,
12:11il y a quand même
12:12une forme d'attaque
12:13sur ce qu'est l'État de droit
12:15aujourd'hui.
12:16Non, puisque le Conseil constitutionnel
12:17s'est respecté à la Constitution.
12:19S'il y a des ambiguïtés
12:20d'interprétation
12:21ou des jurisprudences
12:22qui ne nous conviennent pas,
12:23nous devrions pouvoir
12:23donner la parole au peuple
12:24pour modifier la Constitution
12:26pour que la volonté populaire
12:27s'exprime.
12:28Et là, le Conseil constitutionnel
12:29ne trouvera rien à redire.
12:31C'est le fonctionnement normal
12:31d'une démocratie.
12:32Et encore une fois,
12:33je le dis,
12:34sur ces questions
12:34de souveraineté,
12:35de protection des Français,
12:37si nous voulons tuer
12:38l'État de droit,
12:39on va continuer
12:40avec cette forme
12:41d'impuissance publique
12:42qui nourrit aujourd'hui
12:43tout le ressentiment populaire.
12:44On va continuer
12:45à évoquer la candidature
12:46de Bruno Retailleau
12:46à l'élection présidentielle.
12:48Mais d'abord,
12:48c'est l'info en une minute.
12:50Il est 9h moins le quart
12:51et c'est Sarah Ders.
12:53L'arrivée d'un épisode
12:54neigeux sur l'île de France
12:56et les Hauts-de-France
12:57avec des chutes de neige
12:58importantes dans le nord.
12:59Une quinzaine de départements
13:00en vigilance orange-neige
13:02verglas.
13:03La vitesse est abaissée
13:04sur les routes
13:04de 20 km par heure.
13:06Des vols sont supprimés
13:07dans les aéroports franciliens.
13:09Après la mort de Quentin
13:10à Lyon,
13:11le ministre de l'Intérieur
13:12Laurent Noumier
13:12s'appelle les préfets
13:13à renforcer la vigilance
13:15autour des rassemblements politiques.
13:16Le jeune militant nationaliste
13:18a été agressé jeudi
13:19en marge d'une conférence
13:21de l'eurodéputée insoumise
13:22Rima Hassan.
13:24Sur Radio-Gi
13:24ce matin,
13:25Emmanuel Macron
13:25classe la France insoumise
13:27à l'extrême gauche
13:28et il dénonce
13:29des expressions antisémites
13:31qui doivent être combattues
13:33selon le chef de l'État.
13:34Sophie Adnaud,
13:35bien installée
13:36à bord de la Station Spatiale
13:37Internationale
13:38pour une mission
13:39d'environ 8 mois.
13:40Je suis fière.
13:41C'est merveille l'astronaute
13:42première française
13:43dans l'espace
13:44depuis 25 ans.
13:46L'Anse reprend
13:47la tête du classement
13:48de Ligue 1 de football.
13:49victoire hier 5 à 0
13:50face au Paris FC.
13:51Autre résultat,
13:52Lille-Brest
13:53et l'OM-Strasbourg
13:55ont fait match nul.
13:59France Info
14:02Le 8.30 France Info
14:03Adrien Bec
14:05Mathilde Sirot
14:06Toujours dans le 8.30
14:08ce matin avec
14:08Ottoman Nassrou
14:09secrétaire général
14:10du parti Les Républicains
14:11et on le rappelle
14:12l'un des principaux soutiens
14:14de Bruno Retailleau
14:15qui s'est déclaré
14:16candidat à l'élection présidentielle.
14:18On voulait vous faire réagir
14:19à une déclaration
14:20ce matin
14:21dans les colonnes
14:22de la tribune dimanche
14:23signée Brice Hortefeux
14:25qui soutient Bruno Retailleau
14:26et qui fait la comparaison
14:27avec François Fillon.
14:28Il dit
14:29François Fillon
14:29c'était le sang
14:30et les larmes
14:31Bruno tente
14:32la sueur et le bonheur.
14:34Ça veut dire quoi
14:35la sueur et le bonheur ?
14:36Ça veut dire que
14:37dans l'élection
14:37qui va arriver
14:38qui est fondamentale
14:39pour l'avenir du pays
14:40dans l'état
14:40où se trouve aujourd'hui
14:41la France
14:42il faut qu'on ait
14:43des personnalités politiques
14:45qui sont capables
14:45de dire la vérité aux Français
14:46et je crois aujourd'hui
14:47que Bruno Retailleau
14:48c'est l'un des rares
14:49à vouloir dire la vérité
14:51et je crois que d'ailleurs
14:51il est reconnu pour ça
14:52pour sa sincérité
14:53pour sa constance
14:54et en l'occurrence
14:55C'était aussi un des slogans
14:58de la vérité.
14:59Oui mais je crois vraiment
15:00qu'aujourd'hui
15:01si on n'est pas capable
15:02de dire aux Français
15:03qu'il y aura des efforts à faire
15:05mais qu'au bout
15:06il y a la prospérité
15:07qu'aujourd'hui
15:08la vraie manière
15:09d'améliorer le pouvoir d'achat
15:10c'est de réformer l'État
15:12c'est de permettre
15:13aux gens qui travaillent
15:13de mieux gagner leur vie
15:14si on n'est pas capable
15:15de tenir ce discours-là
15:16et de sortir de la démagogie ambiante
15:17qui vous explique
15:18que la dépense publique
15:19peut tout régler
15:19qu'on peut continuer
15:20à s'endetter
15:21que ce n'est pas grave
15:22si le déficit
15:23continue d'être
15:23qu'on est aujourd'hui
15:28a été des mensonges
15:29que l'on a servi aux Français
15:30pendant trop longtemps
15:31et Bruno Retailleau aujourd'hui
15:32il va avoir le temps
15:34d'aller convaincre les Français
15:36un par un
15:37qu'il y a un chemin
15:38pour redresser le pays
15:39et il va dire la vérité aux Français
15:40ça je crois que c'est important.
15:41La vérité aussi
15:42sur l'immigration et la sécurité
15:44parce qu'on sait
15:44que ce sont vraiment
15:45des priorités
15:46que Bruno Retailleau
15:47met en avant
15:48est-ce que
15:48vous assumez clairement
15:50le fait de vous
15:51de vous adresser
15:52à l'électorat du RN
15:54est-ce que votre stratégie
15:55c'est de faire revenir
15:56en quelque sorte
15:57à la maison
15:58les électeurs de droite
15:59qui sont partis
16:00aujourd'hui
16:00chez Marine Le Pen
16:01et chez Jordan Bardella ?
16:03Mais vous croyez
16:03qu'il n'y a que les électeurs
16:04du Rassemblement National
16:05qui sont aujourd'hui
16:06préoccupés
16:06des questions de sécurité
16:08ou de maîtrise
16:08des flux migratoires ?
16:09Je pense qu'aujourd'hui
16:10et on le voit
16:10dans toutes les enquêtes
16:11d'opinion
16:11que la quasi-totalité
16:13de nos concitoyens
16:13a envie
16:14que l'ordre soit rétabli
16:16a envie que
16:16la sanction soit au rendez-vous
16:17Oui mais vous avez plus
16:17d'électeurs qui sont partis
16:18côté RN ces dernières années
16:20que côté PS par exemple.
16:21Oui mais sur ce sujet précis
16:23même les électeurs de gauche
16:24demandent
16:24plus de sécurité
16:25plus d'ordre
16:26de la maîtrise
16:27des flux migratoires
16:28et encore une fois
16:28si on veut sauver
16:29notre modèle
16:30si on veut garder
16:32ce qui fait aujourd'hui
16:33qu'on a un pays
16:33dont on a envie d'être fier
16:34il faut qu'on arrive
16:35à avoir des résultats
16:37sur ces sujets-là
16:37ça va passer
16:38par énormément
16:39de courage politique
16:40Bruno Rotaio l'a démontré
16:41au ministère de l'Intérieur
16:42il a obtenu des résultats
16:43même sans majorité
16:44qui sont critiqués
16:45malgré tout
16:45Oui mais il n'avait pas
16:46la politique des entrées
16:47d'ailleurs vous me parlez
16:48du Rassemblement National
16:48il faut expliquer à M. Bardella
16:50que le ministère de l'Intérieur
16:51ne délivre pas les visas
16:52ce que M. Bardella
16:53qui veut être président
16:54de la République
16:54n'a pas l'air de le savoir
16:56Alors malgré tout
16:56vous dites il faut du courage
16:57on va faire plein de choses
16:58on va conquérir les français
17:00les uns après les autres
17:01mais peut-être que
17:02Xavier Bertrand
17:03que David Lysnard
17:04que Laurent Wauquiez
17:05se disent un petit peu
17:07la même chose
17:07eux aussi
17:08certains sont déjà
17:09candidats d'autres
17:10envisages de lettres
17:11on pense aussi à Édouard Philippe
17:12on pense également
17:13à Gabriel Attal
17:14sur le point de se lancer
17:15écoutez d'ailleurs
17:16à ce propos
17:16l'appel à l'unité
17:18d'Aurore Berger
17:19votre ancienne collègue
17:19au gouvernement
17:20c'était hier sur ce plateau
17:21Si chacun veut y aller
17:24à l'élection présidentielle
17:25puis aux élections législatives
17:27en plantant son drapeau
17:28à la fin
17:29il n'y a pas un drapeau
17:30qui restera bien longtemps
17:31parce que
17:32si on multiplie
17:33les candidatures
17:33qu'on a une candidature LR
17:35une candidature Renaissance
17:36une candidature Horizon
17:37une candidature Modem
17:38c'est simple
17:39il n'y en a pas une seule
17:40qui pourra ensuite
17:41être qualifiée
17:43au second tour
17:43de l'élection présidentielle
17:44C'est vrai qu'entre droite
17:45et centre droit
17:46pour l'instant
17:47là si on fait le compte
17:48ça fait à peu près
17:48six candidatures
17:49aux candidatures potentielles
17:50ça va peut-être faire
17:51un peu beaucoup
17:52non ?
17:52Bon alors deux choses
17:53d'abord ce raisonnement
17:54purement arithmétique
17:55qui consiste à dire
17:56il faut se mettre d'accord
17:57avec les uns et les autres
17:58pour qu'on en ait un
17:59qui puisse se qualifier
18:00au second tour
18:01ça ne marche pas comme ça
18:02parce qu'il faut au contraire
18:04qu'on sorte de la confusion
18:05il faut qu'on donne
18:06une offre politique
18:07aux français très claire
18:07et moi je pense que
18:08les français ont envie de rupture
18:09si chacun arrive
18:10avec son offre politique
18:11ça risque de faire
18:11beaucoup de dispersions
18:12Oui mais ça fait trop longtemps
18:13qu'on explique à nos concitoyens
18:15qu'ils doivent voter par défaut
18:16que la politique aujourd'hui
18:17n'est qu'une affaire d'élimination
18:18et on doit choisir
18:20celui qu'on veut
18:21pour éviter les autres
18:22non il y a un moment
18:22il faut qu'on vote
18:23en adhésion à un projet
18:24sinon nous ne réglerons rien
18:25du problème du pays
18:28si en 2027
18:28nous faisons élire
18:29un président de la république
18:30sans projet
18:30sans cas
18:31nous n'aurons fait que gagner du temps
18:33Pas de primaire
18:34comme le dit Valérie Pécresse
18:35Non ce n'est pas ce que je vous dis
18:35je vous dis les choses très clairement
18:36nous avons un groupe de travail
18:37chez Les Républicains
18:38qui est présidé par le président du Sénat
18:40Gérard Larcher
18:40auquel d'ailleurs
18:41je participe avec d'autres
18:42et nous avons auditionné
18:43toutes les personnalités
18:44de notre famille politique
18:45nous allons rendre nos conclusions
18:45très bientôt
18:46et nous allons voir
18:47quel mode de désignation
18:48peut faire consensus
18:50mais je note aujourd'hui
18:51qu'il y a autant de formules
18:52que de personnalités
18:55et que d'ailleurs
18:56les concernés
18:56ne veulent pas participer
18:57à une primaire
18:58Madame Berger
18:58peut dire ce qu'elle veut
18:59Edouard Philippe refuse
19:00aujourd'hui de participer
19:01à n'importe quel processus
19:03de désignation
19:03donc il y a un moment
19:04où le plus important
19:05c'est d'aller dire aux français
19:06ce qu'on veut pour le pays
19:07et ce n'est pas avec
19:08de l'eau tiède
19:09avec de la synthèse molle
19:10qu'on va y arriver
19:11si jamais il devait y avoir
19:12une primaire
19:12Bruno Rotaillot sera candidat
19:15je pense qu'il l'a dit lui-même
19:17il est candidat
19:17à l'élection présidentielle
19:19il ira au bout
19:20et en l'occurrence
19:21il se pliera
19:21il se pliera
19:22il se pliera
19:23la modalité de désignation
19:24qui sera décidée
19:24par sa famille politique
19:25donc y compris une primaire
19:26si c'est la primaire
19:27qui est retenue
19:28mais aujourd'hui
19:28nous allons d'abord
19:29rendre nos conclusions
19:29et je veux vous le redire
19:30très clairement
19:31chez nous
19:31nous sommes un parti démocratique
19:32contrairement à d'autres
19:33il y aura un vote
19:34des adhérents
19:35ce sont les adhérents
19:35des républicains
19:36qui choisiront
19:36les modalités de décision
19:38c'est l'article 21
19:39de nos statuts
19:39merci beaucoup
19:40c'est moi qui vous remercie
19:41Hothman Nassrou
19:42secrétaire général
19:44des républicains
19:44merci également à vous
19:46Mathilde Siro
19:47restez sur France Info
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