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  • 2 days ago
Francuska minister obrony: czy Rosja rzeczywiście chce pokoju z Ukrainą

Francuska minister obrony powiedziała Euronews, że po ostatniej wizycie w Ukrainie wątpi, czy Rosji zależy na pokoju, ale podkreśliła wagę dalszego dialogu z Moskwą.

CZYTAJ WIĘCEJ : http://pl.euronews.com/2026/02/12/francuska-minister-obrony-czy-rosja-rzeczywiscie-chce-pokoju-z-ukraina

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02:49Zobaczcie, jaka była ta ambiance, jakie są swoje imprezycje?
02:52Z Ukrainy są na bieżące, wystarczającego, wystarczającego?
02:57Zobaczcie, że na ruchu w Kivu, nie macie się, w tej chwili, nie macie się, nie macie się, w tej
03:05chwili w kraju,
03:06w tej chwili, nie macie się, w tej chwili, nie macie się, w tej chwili, nie macie się, w tej
03:12chwili, nie macie się,
03:13nie jest na ekpary.
03:14Ale wyciecie, że jesteśmy środowawcami
03:16z ich, z ich 5-6%.
03:19W tym roku w niemiejecie.
03:22W tym roku było niemieje.
03:23W tym roku niemiejecie.
03:24W tym roku niemieje w niemieje.
03:27W tym roku, w tym roku,
03:29w tym roku, w tym roku,
03:31w tym roku, w tym roku,
03:32w tym roku, w tym roku,
03:33to wystarczyło było bardzo zaskoczy.
03:33Ale jest bardzo trudne.
03:36Ale w dwudziący,
03:38w tym roku,
03:41Zobaczcie,
03:41W tej chwili, kiedy Napoléon myślał, że 100 ressources złotychowano poprawy, to jest terminé.
03:50W tym momencie, jesteśmy w stanie się, że ludzie sądzą tę sytuację.
03:55I naprawdę, ja chcę zainteresować, to bardzo duża résilience na populację ukraińską.
04:00I na temat artystycznych, to jest najmocniejszym ucranieniem?
04:04Le sujet, c'est vraiment le combat dans le ciel et c'est la première chose que m'a demandé
04:10le président Zelenski, c'était d'être le relais du besoin de missiles.
04:16Là, je sors d'une réunion dans le cadre du rendez-vous netto d'aujourd'hui, avec Marc Routteux, le
04:24secrétaire général.
04:25Ce que nous avons fait aujourd'hui, c'est un tour de table de l'ensemble des ministres présents, avec
04:31une première question qui était « Comment convaincre votre Premier ministre d'aller plus loin ? »
04:35Alors moi, mon Premier ministre, c'est l'ancien ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, donc autant vous dire qu
04:39'il connaît les sujets.
04:40C'est lui qui a fait le budget, on est en hausse de 13%.
04:43Mais derrière, il faut que chaque pays européen se rende compte que la défense de l'Ukraine, c'est notre
04:50défense européenne.
04:51Voilà, justement, lors de vos voeux aux armées, vous avez plaidé pour une mise en place d'une force multinationale
04:58pour l'Ukraine.
04:59Qui devait y participer et comment ?
05:02Vous savez, je crois qu'il est important que l'ensemble des Européens comprennent que la sécurité du continent, elle
05:11est incontestablement liée à la sécurité de l'Ukraine.
05:15C'est la première fois depuis 1945 que nous avons une situation de conflit sur notre continent.
05:22À partir de là, c'est tout le sens de ce que l'on fait au sein de l'Alliance,
05:27mais c'est aussi tout le sens de ce que l'on fait au sein de l'Union européenne.
05:31Nous avions une réunion des ministres de la Défense européenne et notre principal sujet, c'était l'aide à l
05:37'Ukraine.
05:37Et quand le président Macron, avec l'année dernière le premier ministre anglais Steinmeier, ont travaillé sur la coalition des
05:47volontaires,
05:48c'était bien cette volonté d'apporter des réponses en matière de surveillance aérienne, de surveillance maritime, de régénération des
05:56forces ukrainiennes.
05:57Et ça, ça se fait avec l'ensemble des pays européens qui s'engagent et qui participent.
06:02Alors, le président de la République ainsi que le chef d'état-major ont régulièrement évoqué une possible guerre avec
06:09la Russie.
06:10Est-ce que vous partagez ces craintes ou est-ce que c'est un peu alarmiste quand même ?
06:14Vous savez, la question qui se pose, à partir du moment où nous avons un conflit sur le continent européen,
06:20la question, c'est de dire que nous devons nous préparer à un conflit de haute intensité.
06:27Le meilleur moyen d'éviter un conflit, c'est de se préparer à ce conflit.
06:33Et c'est ce que nous faisons.
06:34C'est la raison pour laquelle la France a l'armée d'Europe qui est la plus entraînée.
06:39Nous avons un maintien en condition opérationnelle de l'ensemble de nos armées.
06:44Et vous savez aussi que la France a la particularité, et c'est une doctrine constante depuis le début des
06:50années 60.
06:51Nous articulons une dissuasion nucléaire aéroportée et navale opérationnelle avec, en parallèle, évidemment, une organisation de défense conventionnelle tout aussi
07:06opérationnelle.
07:07Et ma responsabilité du ministre des Armées, c'est que le président de la République française, chef des armées, est
07:16à sa disposition tous les outils dont il a besoin.
07:19Parce que pour être respecté, il faut être craint.
07:22Est-ce que vous êtes pour une armée européenne professionnelle ?
07:26Vous savez, moi, je pense qu'aujourd'hui, nous sommes, nous, un pays qui a fait le choix d'avoir
07:33une armée professionnelle,
07:34qui fait le choix d'élargir son format d'armée avec deux approches nouvelles.
07:39La première, c'est la réserve volontaire.
07:41Nous avons 50 000 volontaires qui viennent périodiquement apporter leurs compétences.
07:48Ça peut être un journaliste qui va faire de la communication, comme ça peut être un boulanger qui va venir
07:53faire du pain,
07:53ou un cyber qui va venir participer à la réflexion sur le conflit de demain.
07:58Et puis, nous venons, c'est tout nouveau, le président de la République l'a annoncé au mois de novembre,
08:03et j'ai lancé le recrutement au mois de janvier, nous venons de lancer le service national,
08:09qui est un service volontaire, qui s'adresse aux jeunes entre 18 et 25 ans, garçons, filles, uniquement sur du
08:17volontariat.
08:18Ils sont sélectionnés, et notre volonté, c'est de rapprocher le lien entre la nation et son armée,
08:26expliquer ce qu'est être citoyen, les valeurs de la République, et comment on s'engage dans sa République.
08:32Est-ce que vous êtes d'accord avec le secrétaire général Marc Rutte,
08:36qui a dit que la défense en Europe ne sera pas possible sans les États-Unis ?
08:40Moi, je crois que ce qui est important, c'est qu'incontestablement, l'Europe porte sa sécurité,
08:49c'est ce à quoi nous invitent les États-Unis, pour autant, les États-Unis sont nos alliés.
08:55Notre histoire en France avec les États-Unis, elle a 250 ans.
08:59Donc, nous sommes d'abord des alliés, pas toujours totalement alignés,
09:04mais en aucun cas des alliés, et des alliés qui ont capacité à travailler ensemble.
09:08Alors, on a beaucoup parlé récemment en Europe du moteur franco-allemand,
09:13qui est au ralenti, à peu près, et au niveau d'armement,
09:18le sujet qui fâche, c'est le fameux SCAF, le système de combat aérien du futur,
09:25projet phare de la défense européenne.
09:28Alors récemment, le président Macron a dit que le projet n'est pas mort,
09:33mais il ne semble pas très vivant non plus.
09:36Alors, où en est ?
09:36Il y a d'abord un sujet extrêmement intéressant,
09:40qui est ce qu'ont voulu, à l'époque, la chancelière et le président Macron,
09:46qui était cette idée, finalement, du cloud de combat.
09:49Et vous voyez, on revient sur cette notion que, finalement,
09:52un des enjeux majeurs, c'est le ciel.
09:54À partir de là, il y a plusieurs piliers dans ce projet,
09:58et s'il y a un sujet qui pose effectivement des difficultés,
10:04c'est le sujet du porteur, sur lequel il y a, au moment où nous nous parlons,
10:08des difficultés entre les industriels sur ce porteur,
10:13les uns estimant qu'il y a un secret industriel fort,
10:17les autres considérant qu'il y a nécessité à pouvoir partager un certain nombre de données.
10:22Ça, c'est le sujet autour du porteur.
10:26Derrière, il y a un travail qui se fait autour du cloud de combat,
10:30où là, les industriels ont trouvé les voies et les moyens de travailler ensemble.
10:34Notre responsabilité, ma responsabilité, comme celle de mon collègue et ami Boris Pistorius,
10:39c'est de regarder comment nous pouvons avancer,
10:42parce que, moi, la certitude que j'ai, c'est qu'on a besoin d'avancer sur, demain,
10:47une réponse en matière de cloud de combat.
10:49– Comment mieux organiser la défense en Europe sans les États-Unis ?
10:53Alors, on a beaucoup parlé sur la position de Donald Trump.
10:56Est-ce qu'il va abandonner l'OTAN ? Est-ce qu'il va se retirer ?
10:59Ou affaiblir sa position au sein de l'OTAN ?
11:04Quel est votre sentiment ?
11:06– Vous savez, ce matin, M. Colby était parmi nos travaux.
11:09Son discours, ce matin, n'a pas été de nous dire qu'il partait.
11:12Son discours a été plutôt de nous dire qu'il y a une nécessité
11:17que les Européens prennent la responsabilité première de leur défense
11:22et que les États-Unis seraient à leur côté.
11:25Ce qui veut donc dire que nous avons en responsabilité à assurer notre défense,
11:31ce qui n'empêche que les États-Unis peuvent encore être à nos côtés
11:36dès lors que nous montrons notre volonté à porter cette organisation de la défense européenne.
11:43Donc je crois que vraiment, ma conclusion de ces deux jours,
11:47c'est vraiment de dire message reçu et nous sommes en train de travailler sur le sujet.
11:52– Belle conclusion, Mme la Ministre. Merci beaucoup de nous avoir rejoints.
11:54– Merci pour votre accueil.
11:55– Merci.
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