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  • il y a 1 jour
À 45 ans, certains songent à lever le pied. Karim Ghajji, lui, resserre les gants. C’est à Meaux là où il a grandi, que nous avons rencontré cette figure majeure des sports de combat en France depuis plus de 20 ans. Dans sa salle d’entrainement, l’une des plus belle d’Ile de France celui qui compte 16 titres de champions du monde de kickboxing, court encore et toujours après l’adrénaline ressenti sur les rings tout au long de sa carrière.

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Sport
Transcription
00:00Il y en a dans mon entourage, c'est bon il faut arrêter tout ça, mais après moi je leur demande mais
00:18c'est quoi l'argument pourquoi ? Maintenant parce que t'es âgé, ah d'accord j'arrête parce que je
00:27suis âgé, non justement moi je suis en train de changer la logique. A 45 ans certains songent à
00:37lever le pied, Karim Gadji lui resserre les gants. C'est à mot, là où il a grandi que nous avons
00:43rencontré cette figure majeure des sports de combat en France depuis plus de 20 ans. Dans sa salle d'entraînement,
00:50l'une des plus belles villes de France, celui qui compte 16 titres de champion du monde de
00:55kickboxing court encore et toujours après l'adrénaline ressenti sur les rings tout au long de sa carrière.
01:00C'est vraiment psychologique, juste de faire ça, c'est un combat de gagné, ça fait un effet exceptionnel,
01:11il faut être dans ce moment là pour comprendre. 45 ans c'est très tard, c'est même impossible de
01:19combattre à cet âge là, je crois peut-être que je suis le plus vieux des combattants en France. Il faut
01:25aussi mettre dans ce calcul là que j'ai commencé aussi tard, j'ai commencé à 26 ans, à la base je suis un danseur
01:31professionnel, un breakdancer. Je suis tombé dedans vraiment vraiment au hasard, j'ai eu le malheur de
01:38faire un entraînement, de faire du sparring, de recevoir des coups, d'en donner. J'ai beaucoup reçu de coups,
01:45et ça m'a donné envie de me perfectionner pour pouvoir essayer de comprendre comment faire pour
01:51ne pas recevoir de coups. Là c'est moi et ma team, on s'est dit, allez chacun va penser à un super-héros.
01:57Bien évidemment déjà moi j'ai mis le mien ici, à la Sengoku et Sengoku attention c'est une personne
02:05très importante dans notre carrière, dans notre tête, qui nous a motivés à nous dépasser sans arrêt.
02:12Imaginez-moi là avec la boue de raie. Là je travaille mon cerveau, en même temps ça travaille un peu la
02:26condition légèrement, mais là je me repose. Et un jour où je dois être en préparation, où je dois faire
02:34un fractionné sac ou autre, eh ben l'intensité elle change. On travaille au corps, et à la tête après.
02:46Tête, tête ! Et on finit en low kick. Pour moi ça va être des millions de fois je crois que j'ai répété ça.
02:51Bam bam bam ! Parce que le but dans un combat, c'est d'être...
02:56performant comme ça, très longtemps. Et pas de commencer...
03:01Bam bam bam ! Et à la fin du round, filière comme ça. C'est un peu comment se retrouve la plupart des combattants malheureusement.
03:11On est tous passés par là.
03:13Sport en France, on est là !
03:18Je suis à à peu près, normalement, 122 combats. Plusieurs disciplines.
03:23Boxes chinoises, karaté contact, kickboxing, K1, full contact, MMA aussi, grappling.
03:33En fait, j'aime le fait de se dépasser. Ça fait partie de ma vie. Et c'est devenu une routine, sincèrement.
03:41Ça veut dire que si j'ai pas ça, c'est là que c'est pas normal.
03:44C'est là que je vais avoir une baisse de motivation, que ma vie va changer.
03:48Tant que j'ai ça là, eh ben je me sens très très bien. J'ai besoin de ça.
03:52Bam bam bam !
03:54Ça restera comme une légende. Quoi qu'il en soit, déjà c'est de légende, mais ça restera une légende.
03:57Pour ce qu'il a accompli déjà au niveau du pied-poing.
04:00Et voilà, être dans les plus grosses organisations, c'est pas donné à tout le monde. Surtout en tant que boxeur français.
04:04Et Karim a su faire jouer égal avec tous ces boxeurs. Et il avait vraiment sa place.
04:11Un champion du monde qui vraiment a fait la différence avec tous mes combats.
04:15C'était le premier titre de champion du monde Bellator en Italie, face à un italien très expérimenté.
04:21Et ce jour-là, j'ai gagné la ceinture de Bellator et la ceinture ISK.
04:27C'était la première ceinture du Bellator dans le monde qui a été créée à ce moment-là.
04:32Et je suis le premier combattant à l'avoir eu, donc c'est un truc qui me marquera à vie.
04:37Je serais très mal placé pour lui dire d'arrêter.
04:39Parce que j'ai exécuté, moi, mon dernier combat, j'avais 43 ans.
04:43Donc même s'il prend deux années de plus ou trois années.
04:48Après, vraiment, c'est plus l'entourage qui nous dit ça.
04:52Parce que des fois, il y a des défaites. En plus, on est passé au MMA.
04:55C'était assez compliqué parce que ce n'était pas vraiment sa discipline de prédilection.
04:59Mais il est quand même allé par simple plaisir.
05:01C'est vrai que c'était dur aux yeux des gens, mais on savait qu'on est des combattants.
05:06Donc on sait que c'est une défaite ou une victoire.
05:10Mais même si c'est au sol, même si on se fait plaquer ou se fait trangler ou quoi que ce soit,
05:14ça fait partie du jeu.
05:15Donc on sait à quoi ça s'attende.
05:18Mais c'est surtout pour l'entourage.
05:21Mais sinon, on est là jusqu'à 70 ans.
05:24Bravo !
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