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  • il y a 6 semaines
Le procès de neuf CRS qui avaient matraqué des manifestants dans un Burger King non loin de l’Arc de Triomphe, pendant l’acte 3 des « gilets jaunes » en décembre 2018, s’est ouvert lundi 9 février devant le tribunal correctionnel de Paris.

Plus de sept and après les faits, ces neuf hommes, tous membres à l’époque de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, doivent répondre pendant trois jours de violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes, et encourent pour certains jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende.

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Transcription
00:00Ils étaient face à des manifestants non-violents dans ce restaurant ?
00:02Les manifestants n'étaient pas violents au moment où mes clients sont entrés.
00:06En revanche, ils l'étaient tout au long de la journée.
00:09C'est pas leur responsabilité de faire la distinction ?
00:13On va en parler.
00:30Bonjour maître.
00:32Bonjour.
00:32Comment vous vous sentez ? Comment votre client se sent la voie juste derrière vous ?
00:35Elle est là.
00:36Bonjour madame.
00:37Ça va être la fin de cette histoire pour moi, pouvoir tourner cette page.
00:41Au moment où vous attendez, vous appréhendez de les revoir dans la salle ?
00:46Bien sûr, de les voir tout court pour mettre un visage.
00:49Comment est-ce qu'on en est arrivé à une telle confrontation, à une telle violence de la part de
00:54de fonctionnaires de police qui sont là pour assurer leur sécurité, la paix civile,
01:00dans un endroit où ils s'étaient réfugiés parce qu'ils ne pouvaient plus respirer à l'extérieur,
01:03au risque...
01:04Ils ont pensé mourir à un moment donné à l'extérieur, il y avait tellement de gaz.
01:07Et d'ailleurs, on le verra au cours de cette audience.
01:24Aujourd'hui, on juge neuf policiers qui ont exercé la force.
01:37On va voir si elle était légitime, on va voir si elle était proportionnée.
01:41Mais elle, en tout cas, elle a été exercée dans des conditions, dans un contexte qui est totalement inédit.
01:47Est-ce que les clients regrettent en vrai ?
01:49Il y a une responsabilité, il y a un sens de la responsabilité.
01:54C'est pas une question de regret, vous savez.
01:56Est-ce que les gens qui ont essayé de les tuer ce jour-là regrettent ?
02:00Je peux vous poser la même question.
02:02Ils étaient face à des manifestants non violents dans ce restaurant ?
02:05Non, les manifestants n'étaient pas violents.
02:07Les manifestants n'étaient pas violents au moment où mes clients sont entrés.
02:12En revanche, ils l'étaient tout au long de la journée.
02:14C'est pas leur responsabilité de faire la distinction ?
02:17On va en parler.
02:21Comment vous stylez cette intervention ?
02:26Comment vous stylez cette intervention aujourd'hui ?
02:30Évidemment, c'était stratégique.
02:32Il y avait une volonté de montrer que les fonctionnaires de police ne sont pas des justiciables comme les autres.
02:37Et donc nous avons demandé au président d'ordonner que ces prévenus comparaissent sans uniforme.
02:46Le président a pris la décision de leur demander d'enlever leurs insignes distinctifs.
02:51C'était un moment extrêmement symbolique, un moment important.
02:55Tous les justiciables sont égaux devant la justice, ça vient d'être rappelé.
02:59C'est parti.
03:00C'est parti.
03:01C'est parti.
03:02Sous-titrage Société Radio-Canada
03:03...
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