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  • il y a 6 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Kéranflec’h du vendredi au dimanche de 22h à minuit.

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Transcription
00:00:00Sur CNews, tout de suite, le journal d'Isabelle Piboulot.
00:00:02Isabelle, bonsoir.
00:00:06Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:00:08A la une, pas de poursuite contre Sébastien Delogu,
00:00:11entendu par la gendarmerie d'Aix-en-Provence.
00:00:14Une audition après des informations publiées par le Canard Enchaîné
00:00:17concernant des échanges présumés entre un dealer et le député insoumis.
00:00:22Son avocat l'affirme, le candidat LFI à la mairie de Marseille
00:00:25n'a aucun lien avec le narcotrafic.
00:00:27Sur X, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Bompard déplorent
00:00:31que leur parti ait été sali par cette affaire.
00:00:34L'historien et résistant juif Marc Bloch entrera au Panthéon le 23 juin.
00:00:39Le président de la République avait annoncé sa panthéonisation
00:00:42en novembre 2024 depuis Strasbourg à l'occasion des 80 ans de la libération.
00:00:48Une reconnaissance pour son œuvre, son enseignement et son courage.
00:00:51Marc Bloch avait été arrêté à Lyon, emprisonné, torturé,
00:00:55puis fusillé en juin 1944.
00:00:58Une lycéenne de 15 ans mise en examen pour tentative d'assassinat à Cannes.
00:01:03Elle a été placée sous contrôle judiciaire.
00:01:05L'adolescente est soupçonnée d'avoir asséné jeudi 4 coups de couteau
00:01:09à un camarade de son âge en réaction à la diffusion d'une vidéo
00:01:13sur les réseaux sociaux.
00:01:14Une expertise psychiatrique a relevé chez elle une maladie dépressive
00:01:18d'intensité légère ainsi qu'une altération de son discernement.
00:01:22En Suisse, le mémorial dédié aux victimes de l'incendie de Cran-Montana a pris feu vers 6h du matin.
00:01:29Il avait été installé près du lieu de la tragédie du Nouvel An qui a fait 41 morts et 115 blessés.
00:01:36Les pompiers ont pu maîtriser les flammes rapidement, a indiqué sur X la police du Valais
00:01:41qui exclut à ce stade la piste criminelle.
00:01:44La lauréate iranienne du prix Nobel de la paix, Narges Mohamadji, condamnée à 6 ans de prison
00:01:51pour rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes.
00:01:55La militante des droits humains de 53 ans a également interdiction de quitter l'Iran pendant 2 ans.
00:02:00Détenue depuis décembre, elle a été condamnée dans une autre affaire à 1 an et demi de prison
00:02:05pour activité de propagande.
00:02:08Enfin, l'Iran qui ne renoncera pas à l'enrichissement de l'uranium
00:02:12dans ses pourparlers avec Washington, un positionnement qui sera maintenu
00:02:16même en cas de guerre avec les Américains.
00:02:18La voie des discussions reste ouverte pour les deux parties
00:02:21mais Téhéran veut se cantonner à son programme nucléaire.
00:02:24Les Etats-Unis, eux, exigent un accord plus large
00:02:27incluant la limitation des capacités balistiques de l'Iran
00:02:31et l'arrêt de son soutien à des groupes armés hostiles à Israël.
00:02:36Elisabeth Biblouk, nous retrouverons à 23h.
00:02:39Memona Interman, ce soir, pour vous accompagner.
00:02:41Bonsoir, journaliste, auteur, très heureux de vous accueillir.
00:02:45Hélène Rouet est également avec nous.
00:02:46Bonsoir, Hélène.
00:02:47À vos côtés, Philippe de Gestas, ancien officier, ancien sous-préfet,
00:02:50dirigeant d'un cadre de conseil et père de famille, bien évidemment.
00:02:53Bonsoir, Philippe.
00:02:54Michael Losantos est avec nous ce soir, journaliste et news.
00:02:57Bonsoir, Michael.
00:02:58Et Olivier Benkemon, fidèle au poste.
00:03:00Personne n'en parle et pourtant, ce scrutin, il fera date.
00:03:04Le second tour de l'élection présidentielle au Portugal.
00:03:07Pour la première fois en 50 ans, les conservateurs se sont hissés au second tour
00:03:12avec son leader André Ventura.
00:03:14En face, c'est le socialiste Antonio José Seguro qui l'a remporté.
00:03:18Sans grande surprise, Michael, vous avez suivi cette campagne de très près.
00:03:23Et ce n'est pas cette victoire, finalement, que nous retenons ce soir.
00:03:26Oui, effectivement.
00:03:27Alors, les résultats ne sont pas encore définitifs puisque les votes sont en train d'être dépouillés.
00:03:34Effectivement, victoire du socialiste, 66% contre un peu moins de 34% désormais pour André Ventura.
00:03:42Mais effectivement, vous avez raison, Olivier.
00:03:44Il perd au second tour, ce candidat conservateur.
00:03:46Mais c'est une victoire pour lui.
00:03:47Pourquoi ? Parce que son parti n'a que 7 ans d'existence.
00:03:50Donc, c'est effectivement un très jeune parti.
00:03:52Pour comprendre le succès d'André Ventura, il faut revenir sur son passé et comment il s'est fait connaître.
00:03:59André Ventura, il a officié sur CMTV, qui est rattaché à un célèbre journal portugais,
00:04:05qui veut dire le courrier du matin, qui est la CMTV, la première chaîne d'infos en continu.
00:04:11Le CNews portugais ?
00:04:12Le CNews portugais, effectivement.
00:04:14Le CNews portugais, lui qui est juriste de profession, se fait connaître sur cette chaîne en tant que commentateur de football.
00:04:20Il y défend un club et pas n'importe lequel.
00:04:22Le Benfica Lisbonne, qui est le club le plus populaire au Portugal.
00:04:26Et très rapidement, il va crever l'écran.
00:04:29Il va avoir une forte notoriété qu'il va utiliser, qu'il va vouloir utiliser en politique.
00:04:35Dans un premier temps, il va intégrer le PSD, qui est l'équivalent des LR en France.
00:04:40Mais il s'y sent finalement un peu marginalisé.
00:04:43Il a, lui, des positions plus radicales que les cadres du parti.
00:04:46Et il décide très rapidement de quitter ce parti pour créer son propre parti.
00:04:52C'est en avril 2019.
00:04:54Le parti s'appelle Chega.
00:04:55En portugais, ça veut dire « ça suffit ».
00:04:57Et donc, il crée ce parti.
00:04:59Six mois plus tard, il se lance dans une campagne législative.
00:05:03Et il est élu, mais il se retrouve seul.
00:05:07Il est tout seul à l'Assemblée nationale, avec son propre parti, puisque son parti n'a qu'un seul député.
00:05:12C'est lui.
00:05:13Ce qui lui vaut forcément quelques moqueries de la part de ses opposants politiques,
00:05:17puisque personne ne croit en ce parti qui est Chega, parti conservateur, nationaliste.
00:05:22Personne ne croit qu'il a un quelconque avenir.
00:05:24Et puis, très rapidement, les bons résultats vont s'enchaîner.
00:05:27Et on le voit, effectivement, à l'image.
00:05:29En 2021, il obtient 12% des voix à la présidentielle.
00:05:34Et il finit troisième du scrutin.
00:05:35Alors là, vous voyez, effectivement, l'évolution des députés du parti Chega.
00:05:39On va y revenir.
00:05:40Mais si on peut revoir, effectivement, l'image précédente.
00:05:422021, il obtient 12% des voix à la présidentielle.
00:05:45Il finit, donc, troisième du scrutin.
00:05:482024, son parti décroche 50 sièges à l'Assemblée nationale.
00:05:52Et puis, en 2025, il en décroche 60.
00:05:55Chega devient, alors, le premier parti d'opposition au Portugal.
00:05:59Et puis, on vient à ce scrutin.
00:06:01Donc, ce soir, 2026, il arrive au second tour.
00:06:05Et c'est un fait historique au Portugal.
00:06:07Pourquoi ? Parce que c'est la première fois depuis la dictature,
00:06:10la chute de la dictature de Salazar,
00:06:12que deux candidats arrivent au second tour.
00:06:14Les anciens présidents ont tous été élus au premier tour.
00:06:18Et c'est là où, effectivement, on peut constater cette performance d'André Ventura.
00:06:22Il arrive au second tour face à ce candidat socialiste,
00:06:26et donc, qui est élu aujourd'hui et ce soir,
00:06:29donc, nouveau président du Portugal, qui est donc Antonio José Segouro.
00:06:34Et c'est pour cela que nous en parlons ce soir,
00:06:36puisque c'est historique ce qui se joue.
00:06:38Ça dit quelque chose de nos démocraties, Mémona,
00:06:41et nous en parlions hors antenne.
00:06:43Il y a également un signal qui est assez révélateur,
00:06:46c'est que personne n'en parle, ce soir en France.
00:06:48Le service public n'en parle pas.
00:06:50Alors, sachant que nous allions en parler,
00:06:52j'ai regardé un peu le voisinage,
00:06:54et finalement, non, on n'en parlait pas.
00:06:56J'ai entendu un long papier sur la chaîne nationale radio,
00:07:00à midi, ce soir, sur le Japon,
00:07:01où en effet, la candidate très conservatrice est arrivée en tête,
00:07:05a raflé la mise, etc.,
00:07:06et rien sur le Portugal.
00:07:07Et ça m'a un peu interloquée.
00:07:09Pourquoi ?
00:07:10Parce qu'en réalité, ce qui se passe au Portugal est très intéressant.
00:07:13Et ça résonne avec ce qui se passe chez nous également,
00:07:16mais aussi à l'autre bout de l'Europe,
00:07:19en Pologne et en Roumanie.
00:07:21Et qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas,
00:07:23il y a un vent de changement
00:07:25qui montre que les peuples ne sont plus d'accord
00:07:28pour qu'on leur raconte n'importe quoi sur leur destin.
00:07:31Très intéressant,
00:07:32mais vous connaissez mieux le pays que moi,
00:07:34le Portugal, je veux dire,
00:07:35c'est que les votes,
00:07:36et corrigez-moi si j'ai une bêtise,
00:07:37il me semble que les votes des Portugais de l'étranger
00:07:40sont déterminants.
00:07:42Mais c'est intéressant.
00:07:43Pourquoi ?
00:07:43Parce qu'ils voient comment ça se passe ailleurs.
00:07:45Ils ne veulent pas que ça soit comme ça chez eux.
00:07:47Alors ça, c'est très intéressant.
00:07:48La diaspora portugaise,
00:07:50qu'on aime beaucoup ici en France,
00:07:51qui est nombreuse.
00:07:53Vous en connaissez quelques-uns, Olivier ?
00:07:54Exactement.
00:07:54Que je salue et que j'aime beaucoup.
00:07:57Mais effectivement,
00:07:58la diaspora portugaise en France,
00:07:59et ça, c'est un enseignement,
00:08:01a voté majoritairement pour le parti de Chega.
00:08:04Et ça, ça veut dire quelque chose, effectivement.
00:08:06Ça veut dire,
00:08:06on ne veut pas que le Portugal devienne
00:08:09ce que la France est en train de devenir, finalement.
00:08:13Et d'ailleurs, c'est intéressant
00:08:15parce que les résultats à l'étranger
00:08:17viennent de tomber il y a quelques minutes.
00:08:20J'aimerais qu'on revienne,
00:08:21si vous le voulez bien, Olivier,
00:08:22d'abord sur le premier tour
00:08:23parce qu'effectivement,
00:08:23c'est très intéressant.
00:08:25Au premier tour,
00:08:25il y avait en France,
00:08:27je parle bien en France,
00:08:28cette diaspora portugaise,
00:08:297000 votants.
00:08:31André Ventura obtient 60,46 % des voix.
00:08:35Ça veut dire trois fois son score quasiment
00:08:37que celui qu'il a obtenu au Portugal.
00:08:41Son adversaire, qui est donc le président élu,
00:08:44désormais, Antonio José Segoulo,
00:08:45lui, obtient 18 %, 18,72 %.
00:08:49Donc, vous voyez le fossé,
00:08:51effectivement, entre les deux candidats.
00:08:53Alors, les résultats du second tour
00:08:55viennent de tomber.
00:08:56Est-ce qu'André Ventura fait mieux ou moins bien ?
00:08:58Eh bien, il fait mieux
00:08:59puisqu'en France, désormais,
00:09:01au second tour,
00:09:01il a obtenu 64 % des voix.
00:09:05Résultats, je le rappelle,
00:09:06qui ne sont pas définitifs.
00:09:07Et si on va même un peu plus loin,
00:09:09à Marseille,
00:09:10c'est là où il obtient le plus de voix.
00:09:1271 % des voix à Marseille.
00:09:15Un vote des Franco-Portugais,
00:09:17me semble-t-il,
00:09:17qui devrait nous alerter,
00:09:19Philippe de Gestas,
00:09:20puisque, effectivement,
00:09:22ça l'a dit quelque chose.
00:09:23C'est révélateur aussi pour nous,
00:09:25en France.
00:09:26C'est intéressant aussi
00:09:26parce qu'il faut aussi voir
00:09:27quel est le programme aussi
00:09:28qui a été présenté par M. Ventura.
00:09:30Et donc, forcément,
00:09:31ça a des répercussions
00:09:32sur ce qui se passe en France.
00:09:34On pourrait synthétiser en disant
00:09:36que c'est la défense
00:09:37de la civilisation occidentale.
00:09:38On pourrait ensuite
00:09:39entrer plus dans le détail.
00:09:40Et je pense que
00:09:41les Portugais qui vivent en France
00:09:43voient bien
00:09:43que nous vivons une déroute
00:09:45dans notre pays
00:09:47de cette civilisation
00:09:48qui est attaquée de toutes parts.
00:09:49Et donc, c'est la raison
00:09:49pour laquelle, effectivement,
00:09:51ils ne veulent pas ça
00:09:51pour le pays
00:09:53de leurs ancêtres.
00:09:55Ce qu'on voit également,
00:09:56c'est qu'au Portugal,
00:09:57c'est quoi ?
00:09:57C'est que le nombre d'étrangers
00:09:58a bondi.
00:09:59Ce sont des statistiques,
00:10:01Olivier, effectivement,
00:10:03du pays,
00:10:04a bondi de 592 000 en 2019.
00:10:071,5 million aujourd'hui.
00:10:08C'est 15% de la population totale.
00:10:11Les mêmes causes
00:10:12produisent les mêmes effets.
00:10:131,7 million,
00:10:13c'est 16% de la population.
00:10:16En fait, c'est vrai
00:10:17que tous les sondages,
00:10:19il y a eu beaucoup de sondages,
00:10:20tous les sondages
00:10:21et les enquêtes d'opinion
00:10:23montrent que les Portugais
00:10:25estiment que la politique
00:10:26d'immigration actuelle
00:10:27est absolument trop permissive.
00:10:3068% des Portugais interrogés
00:10:32pensent que c'est trop permissif.
00:10:3467,5% pensent que les immigrés
00:10:36contribuent davantage
00:10:37à la criminalité.
00:10:38En fait, c'est des indices
00:10:40que vous retrouvez sensiblement ici.
00:10:43C'est pour ça que c'est intéressant
00:10:43d'analyser le vote des Portugais
00:10:46qui votent,
00:10:48des Français qui vivent
00:10:49et qui votent au Portugal.
00:10:50Parce qu'ils se doutent
00:10:52de ce qui pourrait se passer.
00:10:53Donc, il y a eu un vrai débat
00:10:55au Portugal.
00:10:57Il faut dire,
00:10:58c'est vrai,
00:10:59tu le rappelais,
00:11:00il n'y a pas deux tours.
00:11:02C'est la première fois
00:11:03depuis 1986
00:11:04qu'il y a un deuxième tour.
00:11:05Donc, c'est important.
00:11:06C'est toujours des socialistes
00:11:07ou le centre-gauche
00:11:10qui a dirigé le pays.
00:11:11Ça va continuer.
00:11:12Il n'y a pas une alternance folle
00:11:14en réalité au Portugal.
00:11:15Jamais la droite
00:11:16n'a dirigé ce pays.
00:11:18Et encore moins,
00:11:19un candidat
00:11:20qui demande
00:11:21à ce qu'on fasse
00:11:22des quotas
00:11:23pour l'immigration,
00:11:24à ce qu'on se pose
00:11:25des questions
00:11:25sur l'immigration,
00:11:27à ce qu'on dise
00:11:28les choses sur l'immigration.
00:11:29Ça ne s'est jamais vu,
00:11:30ça ne s'est jamais fait.
00:11:31Mais en fait,
00:11:32en réalité,
00:11:33il épouse exactement
00:11:34ce que souhaitent
00:11:35aujourd'hui les Portugais.
00:11:36Alors, ce soir,
00:11:37son adversaire
00:11:38fait un gros score.
00:11:39Il est possible
00:11:40qu'on puisse se dire
00:11:41tiens, il y a eu
00:11:41une sorte de cordon sanitaire
00:11:42qui a fonctionné
00:11:43de la même manière
00:11:44qu'ici.
00:11:46Mais en réalité,
00:11:47c'est très significatif
00:11:49et c'est très important
00:11:50ce qui s'est passé
00:11:51parce qu'on a un candidat
00:11:52qui est pour la première fois
00:11:53arrivé au deuxième tour
00:11:53qui porte des idées
00:11:54qui ont été
00:11:55pendant des années
00:11:56un tabou absolu au Portugal.
00:11:58Les questions de l'immigration
00:11:59n'ont pas été évoquées.
00:12:00C'est normal.
00:12:01Il y avait des socialistes
00:12:01et le centre-gauche
00:12:02qui dirigeait ce pays.
00:12:04Une question civilisationnelle
00:12:05aussi,
00:12:06Michael Dos Santos.
00:12:07Et d'ailleurs,
00:12:08ça fait écho
00:12:08à ce sondage
00:12:09que nous avons pu
00:12:10décrypter cette semaine.
00:12:11C'est-à-dire qu'en France,
00:12:12un sondage nous montrait
00:12:13que les 15-18 ans
00:12:14étaient davantage
00:12:15ou en tout cas conservateurs
00:12:16que le reste de la population.
00:12:19Ce candidat,
00:12:20André Ventura,
00:12:21il a séduit énormément
00:12:22la jeunesse
00:12:23et les anciens
00:12:24ont aussi en tête
00:12:25la dictature
00:12:26qui a traversé le Portugal aussi.
00:12:28Oui, effectivement.
00:12:28Les gros scores
00:12:29que fait André Ventura,
00:12:31il les fait notamment
00:12:32auprès de la jeunesse portugaise
00:12:34et pas forcément,
00:12:35vous avez raison Olivier,
00:12:36des anciens
00:12:37qui, eux,
00:12:38ont encore en tête
00:12:39la dictature
00:12:40d'Antonio Salazar
00:12:42et donc forcément,
00:12:43ils craignent
00:12:43un retour
00:12:45au pouvoir
00:12:46d'un homme
00:12:47comme André Ventura
00:12:48et la jeunesse,
00:12:50elle, est séduite
00:12:50et on le voit
00:12:51notamment sur les réseaux sociaux.
00:12:52Il est de très, très loin
00:12:53le candidat
00:12:55le plus populaire.
00:12:56Il a plus d'un million d'abonnés.
00:12:58Je pense qu'il ferait même
00:12:59les deux millions d'abonnés
00:13:00sur les réseaux sociaux.
00:13:01Il fait énormément
00:13:02de vidéos TikTok,
00:13:05Snapchat,
00:13:05etc.
00:13:06Donc, effectivement,
00:13:07il séduit la jeunesse
00:13:08et si vous le voulez
00:13:09pour vous montrer aussi
00:13:10pourquoi il séduit la jeunesse,
00:13:12parce qu'il a des punchlines.
00:13:14André Ventura,
00:13:15c'est-à-dire qu'il a des phrases
00:13:16chocs
00:13:17qu'il a utilisées même
00:13:19pendant sa campagne
00:13:20et notamment sur les affiches
00:13:22qui étaient donc
00:13:22dans toutes les villes
00:13:23du Portugal.
00:13:24Si on peut voir les images
00:13:25et vous allez voir
00:13:26qu'effectivement,
00:13:27les phrases sont très dures
00:13:28et c'est assez cash.
00:13:29Ici, vous voyez,
00:13:30donc c'est écrit en portugais,
00:13:31je vais vous le traduire,
00:13:32mais les immigrés
00:13:34ne peuvent pas vivre
00:13:35des aides sociales,
00:13:36des aides publiques.
00:13:38Donc, c'est un message
00:13:38assez cash.
00:13:39Si on peut en voir
00:13:40une deuxième,
00:13:41vous allez voir,
00:13:42effectivement,
00:13:42il s'attaque là
00:13:43à l'immigration.
00:13:44Ici, ce n'est pas
00:13:45le Bangladesh.
00:13:46Il fait référence,
00:13:47bien sûr,
00:13:48aux Bangladais
00:13:48qui sont arrivés en masse,
00:13:50notamment grâce
00:13:50à une politique socialiste,
00:13:52socialistes qui ont ouvert
00:13:53les vannes
00:13:54et qui, donc,
00:13:56cette politique a fait
00:13:57que de nombreuses personnes
00:13:58venues du Bangladesh,
00:13:59de l'Inde,
00:13:59du Pakistan
00:14:00se sont installées
00:14:01notamment au sud du pays,
00:14:02à Lisbonne,
00:14:03sur la région de l'Algarve
00:14:04également.
00:14:05Et donc là,
00:14:06ce qu'il craint,
00:14:07c'est une immigration massive.
00:14:09Il craint un islam radical.
00:14:12Il craint aussi
00:14:12pour la sécurité du pays
00:14:14puisque lui aussi
00:14:14fait le lien
00:14:15entre immigration
00:14:16et insécurité.
00:14:18Et d'ailleurs,
00:14:19quand on voit son programme,
00:14:20le programme politique
00:14:21de Chega,
00:14:22ça ne fait pas de doute.
00:14:23Voilà,
00:14:23lutter contre l'immigration,
00:14:24contrôler l'islamisme,
00:14:25mettre fin à la sécurité,
00:14:27défendre les valeurs
00:14:27chrétiennes du pays,
00:14:29combattre la fraude
00:14:30aux aides sociales
00:14:30et la corruption.
00:14:32Quand il parle de corruption,
00:14:33il parle de corruption politique
00:14:34notamment.
00:14:34Et il vise uniquement
00:14:36les membres
00:14:36du parti socialiste.
00:14:38Donc vous le voyez
00:14:39effectivement à ses images,
00:14:41à ses slogans politiques
00:14:42pendant cette campagne
00:14:43et à son programme politique
00:14:45qu'il partage des valeurs
00:14:47aussi avec de grands leaders
00:14:48politiques actuellement.
00:14:50On pense forcément
00:14:50à Marine Le Pen
00:14:51en France
00:14:52qui elle aussi
00:14:53met l'accent
00:14:54sur cette priorité nationale
00:14:56qu'il faut donner.
00:14:57On pense aussi
00:14:58à Donald Trump
00:14:58forcément aux Etats-Unis
00:14:59et d'ailleurs
00:15:00au niveau européen
00:15:01pour faire le lien
00:15:02entre Marine Le Pen
00:15:03et André Ventura.
00:15:04ils sont dans le même groupe
00:15:05européen
00:15:06et ils sont alliés
00:15:07aux côtés aussi
00:15:08de Vox
00:15:09en Espagne
00:15:10et d'Abascal.
00:15:10Mais Hélène,
00:15:11oui, la discussion
00:15:11que nous avons là,
00:15:12nous parlons du Portugal
00:15:13mais nous pourrions
00:15:14également commenter
00:15:15le programme
00:15:16d'un candidat
00:15:19en France.
00:15:19On voit que les mêmes causes
00:15:21produisent les mêmes effets
00:15:22que nous soyons
00:15:23au Portugal
00:15:25ou que nous soyons en France
00:15:26et en Italie
00:15:27on l'a vu.
00:15:27Voilà,
00:15:28c'est ça aussi la leçon.
00:15:29Oui,
00:15:29sauf qu'il y a une petite différence
00:15:31entre le Portugal
00:15:31et la France.
00:15:32La montée des idées
00:15:33d'André Ventura,
00:15:34on l'a vu avec tous ces chiffres-là,
00:15:35il a un succès faux au Portugal,
00:15:37a produit politiquement
00:15:39au Portugal
00:15:39des changements.
00:15:40C'est-à-dire que le gouvernement,
00:15:41voyant que les idées
00:15:42étaient en train
00:15:43de monter énormément,
00:15:44en 2024
00:15:45et en 2025,
00:15:46ils ont serré la vis,
00:15:47le Portugal,
00:15:47sur l'immigration.
00:15:48Des petits chiffres pour vous,
00:15:49durcissement des conditions d'entrée,
00:15:51idem avec le regroupement familial,
00:15:52ils ont durci aussi.
00:15:53Maintenant,
00:15:54pour obtenir une naturalisation
00:15:55au Portugal,
00:15:56il faut habiter
00:15:56non pas 5 ans
00:15:57mais 10 ans
00:15:58la durée de résidence
00:15:59sur le territoire.
00:15:59Donc c'est quand même
00:16:00des gros durcissements.
00:16:01Les critères d'intégration
00:16:02également ont été durcis,
00:16:03notamment sur la langue.
00:16:04Donc,
00:16:05en fait,
00:16:05le gouvernement,
00:16:06contrairement à la France,
00:16:07a su s'adapter
00:16:08en voyant,
00:16:09tiens,
00:16:09il y a en fait
00:16:09un des grands partis,
00:16:11André Ventura,
00:16:12il est en train d'avoir
00:16:12énormément de place,
00:16:13il est en train de véhiculer
00:16:14certaines idées,
00:16:15mais c'est pas grave,
00:16:15on va s'adapter.
00:16:16Et je pense que c'est aussi
00:16:17une des clés de lecture
00:16:18de pourquoi M. Segouro,
00:16:19là, en l'occurrence,
00:16:20a gagné,
00:16:21au-delà,
00:16:21effectivement,
00:16:22bien sûr,
00:16:22du fait que l'économie
00:16:24du Portugal,
00:16:24contrairement à la France,
00:16:25se porte très bien.
00:16:26Mais ils n'ont pas réussi
00:16:27sur tous les points
00:16:27parce qu'ils ont un système
00:16:28qui est à peu près le même
00:16:29que nous pour les OQTF.
00:16:31Donc il y a un certain nombre
00:16:32de gens qu'on essaye
00:16:33de renvoyer.
00:16:34Et le gouvernement,
00:16:35en mai dernier,
00:16:36a promis,
00:16:37toujours,
00:16:37parce qu'ils ont dit,
00:16:38on va renvoyer
00:16:3918 000 personnes,
00:16:40il y a 18 000 illégaux
00:16:41qu'il faut renvoyer.
00:16:43Mais depuis,
00:16:43il n'y en a que 85
00:16:44qui ont été renvoyés.
00:16:46Et ça,
00:16:46c'est...
00:16:46Bon,
00:16:46ils font sans doute l'effort,
00:16:48ils s'adaptent,
00:16:49mais il y a quand même...
00:16:50Ils ne réussissent pas tout.
00:16:53Et c'est aussi ça
00:16:53qui a été sanctionné
00:16:54lors du premier tour,
00:16:56en tout cas.
00:16:56Parce que là,
00:16:56encore une fois,
00:16:57je pense qu'il y a eu
00:16:58une alliance du centre
00:16:59et de la gauche
00:17:00qui avait des candidats
00:17:02qui étaient séparés
00:17:03pour le premier tour
00:17:04qui se sont retrouvés,
00:17:05évidemment.
00:17:05Encore une alerte.
00:17:06Il y a eu un front républicain
00:17:08qui était officieux,
00:17:09pas officiel,
00:17:10puisque les candidats
00:17:11n'ont pas voulu
00:17:13donner de consignes de vote
00:17:14pour le second tour.
00:17:15mais à les entendre
00:17:16et même l'entourage
00:17:18des candidats
00:17:19qui ont perdu au premier tour,
00:17:21on a très vite compris,
00:17:22effectivement,
00:17:22que l'objectif,
00:17:24c'était de faire barrage
00:17:25à André Ventura
00:17:26et à Chega
00:17:27et d'éviter à tout prix
00:17:29qu'ils n'accèdent au pouvoir.
00:17:30Et on le voit,
00:17:31effectivement,
00:17:31ce soir,
00:17:32quand on regarde
00:17:33la carte du Portugal,
00:17:34il n'y a pas une seule région
00:17:35où les socialistes
00:17:37ne l'ont pas emportée.
00:17:38Alors,
00:17:38ça peut évoluer,
00:17:39encore une fois,
00:17:39puisque je rappelle
00:17:40que les résultats
00:17:40ne sont pas définitifs,
00:17:42là où,
00:17:42pendant les législatives,
00:17:43André Ventura
00:17:44avaient réussi
00:17:45à glaner,
00:17:46à gagner dans certaines régions
00:17:48et on pense notamment
00:17:49à la région de l'Algarve
00:17:50qui est une région
00:17:50très touristique
00:17:51et où André Ventura
00:17:53connaît un franc succès.
00:17:55Juste pour conclure,
00:17:56si vous me le permettez,
00:17:57Olivier,
00:17:57vous parliez tout à l'heure
00:17:58des Franco-Portugais
00:17:59et des Portugais,
00:18:00d'ailleurs,
00:18:00qui vivent en France.
00:18:01pour revenir aussi
00:18:03et pour comprendre
00:18:04pourquoi ils votent
00:18:05pour André Ventura
00:18:06quand on échange
00:18:07avec eux
00:18:07et vous aviez raison
00:18:08de le dire,
00:18:09c'est assez simple,
00:18:10ils disent ça
00:18:11et ce n'est pas une insulte
00:18:11du tout
00:18:12que de dire cela
00:18:13mais ils disent
00:18:13nous,
00:18:14on ne veut pas
00:18:14que le Portugal
00:18:15devienne la France.
00:18:16C'est la phrase
00:18:17qui revient constamment.
00:18:18On refuse effectivement
00:18:19cette insécurité croissante.
00:18:23Ils parlent aussi
00:18:23de l'islam
00:18:24qu'ils voient monter
00:18:25dans le pays,
00:18:26ils ne veulent pas
00:18:27et au vu forcément
00:18:28de l'immigration
00:18:29qui arrive au Portugal,
00:18:30les Pakistanais,
00:18:30les Indiens,
00:18:31les Bangladais,
00:18:32ils ne veulent pas
00:18:32effectivement
00:18:33que l'islam
00:18:33prenne la place
00:18:34du catholicisme
00:18:37qui est très fort
00:18:38et très présent
00:18:38au Portugal.
00:18:39Donc,
00:18:40ils ne veulent pas cela
00:18:40et ils le disent
00:18:42nous,
00:18:42si on vote pour Chega,
00:18:44c'est parce qu'on sait
00:18:44ce qui se passe en France
00:18:45et on ne veut pas
00:18:47que le Portugal
00:18:47devienne la France
00:18:49et certains le disent
00:18:50mais pourquoi
00:18:51vous qui avez bénéficié
00:18:52donc de l'immigration,
00:18:55vous qui êtes venu en France
00:18:56dans les années
00:18:5760 voire dans les années
00:18:5870-80,
00:18:59vous qui avez profité
00:19:00finalement de la France,
00:19:01aujourd'hui vous votez
00:19:02pour un parti conservateur
00:19:04nationaliste
00:19:04comme André Ventura
00:19:05et la réponse
00:19:06qu'ils donnent souvent,
00:19:07ils disent oui
00:19:08mais nous,
00:19:08on est venu travailler,
00:19:09nous,
00:19:10on est venu travailler
00:19:11en silence,
00:19:11on n'a pas fait de bruit
00:19:12et on n'a jamais manqué
00:19:13de respect à la France
00:19:14et donc on est
00:19:16une immigration silencieuse
00:19:17à l'inverse
00:19:18de cette immigration
00:19:19qui arrive aujourd'hui
00:19:20au Portugal.
00:19:20Vous le disiez,
00:19:21c'est vrai Mémona,
00:19:22les Portugais sont arrivés
00:19:23dans les années 60,
00:19:24ils vivaient
00:19:25dans des conditions difficiles,
00:19:27certains sont arrivés
00:19:28dans des mal-logements,
00:19:29même la vie en bidonville
00:19:30et aujourd'hui
00:19:31de la part
00:19:32de la communauté portugaise,
00:19:33il n'y a aucune rancure,
00:19:35aucune rancune
00:19:36à l'égard de la France.
00:19:37Et la génération actuelle,
00:19:39les enfants des Portugais
00:19:40qui sont arrivés
00:19:41à cette époque-là
00:19:41ont fait des pas de géants
00:19:43en termes de promotion sociale,
00:19:45regardez,
00:19:46autour de nous,
00:19:47par les noms notamment,
00:19:48on peut se rendre compte
00:19:49que les Portugais
00:19:50qui sont arrivés
00:19:51pour travailler
00:19:52avec des métiers
00:19:53très durs,
00:19:54ont réussi à profiter
00:19:55de l'école,
00:19:55de l'éducation,
00:19:56cette espèce
00:19:57de bouée de sauvetage
00:19:58dont ils ont profité,
00:20:00elle n'est pas saisie
00:20:01de la même manière
00:20:02par tout le monde.
00:20:03Et là,
00:20:03on ne peut pas dire simplement
00:20:04« Ah mais vous êtes raciste,
00:20:06ah mais vous êtes méchant »,
00:20:07ce n'est pas le sujet.
00:20:08Non.
00:20:08Regardons un peu
00:20:09la vie en face,
00:20:10la réalité en face.
00:20:11Il y a un endroit
00:20:12où on doit respirer
00:20:13en regardant finalement
00:20:14que le candidat
00:20:15qui a emporté l'élection
00:20:16est arrivé
00:20:16avec une bonne marge de manœuvre,
00:20:17c'est à Bruxelles.
00:20:19Mais il faut entendre aussi
00:20:20le toxin qui vient du Portugal
00:20:22et qui vient de Pologne
00:20:23et qui vient de Roumanie.
00:20:25Et fermer les oreilles,
00:20:26ce n'est pas une solution,
00:20:27sûrement pas.
00:20:28Parce qu'ils pensent
00:20:29que leur pays
00:20:29est en train
00:20:29d'être défiguré.
00:20:31Ils ont tort,
00:20:32ils ont raison.
00:20:35Effectivement,
00:20:35chacun des téléspectateurs
00:20:37jugera.
00:20:38Mais nous,
00:20:38quand on voit ici
00:20:39en France,
00:20:40le Conseil d'État,
00:20:41par exemple,
00:20:42cette semaine,
00:20:43qui finalement
00:20:45a rendu une décision
00:20:47pour faciliter
00:20:48l'accueil des réfugiés
00:20:49déjà prises en charge
00:20:51dans d'autres pays
00:20:52de l'Union européenne.
00:20:53Dans les hôpitaux.
00:20:54On en a parlé.
00:20:54Dans les hôpitaux.
00:20:55Dans les hôpitaux.
00:20:56Si vous voulez,
00:20:57il y a déjà des alertes
00:20:58en disant stop,
00:20:59si on veut bien accueillir,
00:21:00accueillons moins.
00:21:01Et là,
00:21:01on nous demande
00:21:02d'accueillir toujours plus.
00:21:03Si vous voulez,
00:21:03une alerte,
00:21:04mais qui n'est absolument pas entendue.
00:21:06Le Conseil d'État,
00:21:07il n'entend pas le peuple
00:21:08dans ces cas-là.
00:21:09Non,
00:21:09je crois qu'il applique
00:21:10une directive.
00:21:11C'est-à-dire que si vous êtes
00:21:11en Grèce
00:21:14ou dans n'importe quel pays
00:21:16de l'Union européenne
00:21:17et que vous n'avez pas
00:21:18les soins qu'il faut
00:21:19et que vous trouvez
00:21:19que les soins sont meilleurs
00:21:20en France,
00:21:21il n'y a pas de problème
00:21:22pour que vous ayez bénéficié
00:21:23des soins
00:21:24et de la gratuité
00:21:24des soins.
00:21:25Je crois que c'est
00:21:26cette transposition.
00:21:27Mais le message,
00:21:28il est terrible.
00:21:29En fait,
00:21:29le message,
00:21:29il est terrible.
00:21:30Il dit,
00:21:30l'hôpital français,
00:21:32c'est l'hôpital du monde.
00:21:33C'est l'hôpital de l'Europe.
00:21:34Venez vous faire soigner.
00:21:35Vous êtes allé à l'hôpital,
00:21:36vous récemment,
00:21:36moi,
00:21:37vous êtes allé à l'hôpital.
00:21:37Et le problème,
00:21:40c'est que les hôpitaux,
00:21:41ils n'en peuvent plus.
00:21:42Il n'y a plus d'argent.
00:21:43Il n'y a pas de personnel.
00:21:44Les 35 ans ont tout foutu en l'air.
00:21:46Quand vous êtes aux urgences,
00:21:48c'est un enfer.
00:21:48Vous attendez 4 heures,
00:21:495 heures,
00:21:496 heures.
00:21:50Donc,
00:21:50les hôpitaux sont vraiment
00:21:52dans un état terrible.
00:21:54Il n'y a pas eu l'argent
00:21:56qu'il faudrait
00:21:57pour les remettre à flot.
00:21:59Et on continue à dire,
00:22:00parce que c'est ça le message,
00:22:01on continue à dire,
00:22:01venez dans les hôpitaux français,
00:22:02il n'y a pas de problème.
00:22:03Venez vous faire soigner
00:22:04gratuitement.
00:22:05Donc ça,
00:22:05ça, c'est insupportable
00:22:06pour nous tous
00:22:07parce qu'on finance quelque chose
00:22:08qui ne fonctionne pas,
00:22:09auquel on croyait
00:22:10qu'on finance
00:22:11et qu'on continue de financer
00:22:11qui ne fonctionne pas
00:22:12comme beaucoup de choses
00:22:13qu'on finance
00:22:14et qui ne fonctionnent pas.
00:22:15Et avec ces flux migratoires
00:22:18toujours plus nombreux,
00:22:18notamment en France,
00:22:19je le rappelle,
00:22:20le nombre de visas délivrés
00:22:22dans l'Hexagone
00:22:22a encore atteint
00:22:23des records en 2025.
00:22:25C'est vrai,
00:22:25Philippe Mémonal
00:22:26disait à juste titre,
00:22:27dès que vous évoquez le sujet,
00:22:29on vous taxe de raciste.
00:22:30Mais la question de fond,
00:22:31c'est comment on accueille
00:22:32ces gens ?
00:22:33Un accueil digne.
00:22:34On ne peut plus accueillir dignement.
00:22:36C'est cela aussi.
00:22:37Comment voulez-vous ?
00:22:38Ce n'était pas de l'accueil
00:22:39de voir ces tentes
00:22:40sous le métro,
00:22:41de voir ces gens
00:22:42dans le nord de la France.
00:22:42Ce n'est pas ça,
00:22:43accueillir.
00:22:44Vous voyez,
00:22:45on ne peut plus accueillir.
00:22:47Voilà,
00:22:47il faut être juste
00:22:48et regarder cette réalité.
00:22:49Et d'ailleurs,
00:22:49si on interroge
00:22:50des immigrés
00:22:51dits de la première
00:22:52ou de la deuxième génération,
00:22:54eux-mêmes
00:22:54expriment la volonté
00:22:56que cela s'arrête.
00:22:57Parce qu'en fait,
00:22:58ils comprennent bien aussi,
00:22:59parce qu'ils ne sont pas
00:22:59plus idiots que la moyenne,
00:23:00ils comprennent bien
00:23:01en fait que notre pays
00:23:02ne peut pas accueillir
00:23:04au-delà de ses capacités
00:23:05d'accueil.
00:23:06Alors,
00:23:06les bonnes âmes vont dire
00:23:07mais on est très très riches
00:23:08et on peut toujours
00:23:09continuer à accueillir.
00:23:11Mais l'accueil n'est pas
00:23:11que matériel
00:23:12et c'est ce que vous rappelez
00:23:13à l'instant.
00:23:14C'est qu'il faut aussi
00:23:15qu'il y ait une espèce
00:23:16de culture commune
00:23:18qui se crée
00:23:18et donc on parlait
00:23:19des Portugais,
00:23:20on aurait pu parler
00:23:20des Polonais,
00:23:21on aurait pu parler
00:23:21des Italiens,
00:23:22des Espagnols.
00:23:23Quand ils venaient
00:23:24sur notre territoire,
00:23:25nous avons quand même,
00:23:26nous avions cette culture commune
00:23:28qui facilitait.
00:23:29Il y avait deuxièmement
00:23:30une volonté
00:23:31de s'intégrer
00:23:32et puis ensuite,
00:23:34il y avait la capacité
00:23:36matérielle aussi
00:23:37à offrir.
00:23:37Mais quand l'école
00:23:38ou l'hôpital
00:23:39est en déshérence complète,
00:23:40c'est une folie totale
00:23:41que de vouloir accueillir
00:23:42plus de gens.
00:23:43Michael De Santos,
00:23:44merci beaucoup
00:23:45d'être venu ce soir
00:23:47nous éclairer
00:23:48sur ces élections
00:23:48au Portugal,
00:23:50notamment nous parler
00:23:51d'André Ventura
00:23:52qui a été journaliste sportif
00:23:54sur une chaîne
00:23:55d'information.
00:23:56Exactement.
00:23:57Ça peut peut-être
00:23:57donner des idées.
00:23:58Ça peut peut-être
00:23:58donner des idées.
00:23:59si vous voyez
00:24:00ce que je veux dire.
00:24:01Exactement.
00:24:01C'est un journal sportif
00:24:03qui cartonne
00:24:04sur la première chaîne
00:24:05d'info de France.
00:24:06Oui, c'est vrai.
00:24:06On en fait l'air.
00:24:07Le matin et le soir.
00:24:08Le matin et le soir.
00:24:09Et si on le saluait ?
00:24:10Oui, on peut.
00:24:11Allez,
00:24:12on marque une très courte pause.
00:24:13Un outrage suivi d'un vol
00:24:20de caméra en toute impunité.
00:24:23C'est absolument insupportable.
00:24:24Nous allons voir tout cela.
00:24:25Une vidéo a fait le tour
00:24:27des réseaux sociaux.
00:24:28Vous l'avez peut-être vu.
00:24:28D'ailleurs, elle montre
00:24:29un homme insulté des gendarmes
00:24:32avant de voler la caméra piéton
00:24:34de l'un d'eux.
00:24:35Les gendarmes qui gardent
00:24:36un sang-froid exemplaire.
00:24:38Regardez.
00:24:40Prochaine fois que tu viens chez moi,
00:24:41ne t'inquiète pas,
00:24:41je ne le mets pas dans les réseaux.
00:24:43Je t'ai *** ta mère.
00:24:45Tu as entendu ?
00:24:46Prochaine fois que tu viens chez moi,
00:24:47je t'ai *** ta mère.
00:24:48Je ne peux pas te voir.
00:24:48Tu es un fils de ***.
00:24:50Je ne suis pas venu chez toi.
00:24:51Je t' *** ta mère.
00:24:52Tu ne m'as pas laissé monter
00:24:53les écoles.
00:24:53J'ai dit, il y a mes enfants en haut.
00:24:54Tu m'as dit, non, il y a le chef.
00:24:56Il te met quoi le chef ?
00:24:57Il te met la *** le chef.
00:24:59Je t'en ***.
00:25:00Hein ?
00:25:01Je t'en *** ta mère.
00:25:03Je l'aurais averti,
00:25:03je l'aurais là,
00:25:04je le montrerais à la juge.
00:25:04Je l'avais averti
00:25:05que j'allais le tuer.
00:25:07Ah bon ?
00:25:07Si tu viens chez moi,
00:25:09ce n'est pas une menace.
00:25:09Je ne viens pas chez toi.
00:25:10Ah, tu me filmes toi ?
00:25:11Je ne viens pas chez toi.
00:25:12Tu me filmes ?
00:25:13On filme tout.
00:25:14Comment tu filmes tout ?
00:25:16Comment tu filmes tout ?
00:25:17Ça, c'est à moi maintenant.
00:25:19***.
00:25:20Je t'en ***, toi et lui.
00:25:22Je la garde à la caméra.
00:25:25Je t'en ***, toi et lui, moi.
00:25:27Alors, on en sait un peu plus
00:25:29puisque la gendarmerie
00:25:30a publié un communiqué.
00:25:32L'individu et des membres de sa famille
00:25:34ont donc été condamnés
00:25:35à des peines de prison.
00:25:37Vous pouvez le lire
00:25:38sur le communiqué
00:25:40que nous voyons actuellement à l'antenne.
00:25:42L'individu est interpellé le lendemain
00:25:43ainsi que d'autres membres de sa famille
00:25:45pour les violences,
00:25:46outrages et menaces commises la veille.
00:25:48A l'issue des gardes à but,
00:25:49ils ont été condamnés à des peines
00:25:50allant de 4 mois d'emprisonnement
00:25:52avec sursis
00:25:53à 6 mois fermes
00:25:55avec mandat de dépôt.
00:25:57Morale de l'histoire,
00:25:58à la fin,
00:25:59Dieu merci,
00:25:59c'est encore le cas en France,
00:26:00ce sont les gendarmes qui gagnent.
00:26:02Même si nous avons deux sentiments
00:26:04finalement assez contradictoires
00:26:06lorsque nous voyons cette vidéo.
00:26:07D'un côté,
00:26:08c'est vrai,
00:26:09mais monar,
00:26:09on salue le sang-froid des militaires,
00:26:11ils n'attissent pas les tensions.
00:26:13Et de l'autre,
00:26:13on se dit,
00:26:14force doit rester à la loi,
00:26:16l'individu aurait bien mérité
00:26:17un petit menottage musclé,
00:26:19si vous voulez.
00:26:19Donc il y a ces deux sentiments
00:26:20quand même
00:26:21qui nous traversent
00:26:23en regardant cette vidéo.
00:26:24Oui,
00:26:24les deux sentiments sont légitimes,
00:26:26j'allais dire.
00:26:27Je trouve que les gendarmes
00:26:28ont été remarquables,
00:26:30vraiment remarquables,
00:26:31parce que c'est leur mère
00:26:33qui était insultée.
00:26:35Et celui qui a prononcé
00:26:36ces paroles si offensantes
00:26:37sait très bien
00:26:38que dans sa culture à lui,
00:26:40insulter la mère,
00:26:41ça c'est honteux pour ça.
00:26:43Et de voir que ces gendarmes
00:26:44restent stoïques,
00:26:45quand même,
00:26:45quelle leçon en même temps ?
00:26:46Il n'est pas capable
00:26:47de recevoir la leçon,
00:26:48sûrement,
00:26:49mais on décrit si souvent
00:26:52les forces de l'ordre
00:26:53comme étant des forces
00:26:54pleines de tâches
00:26:57et de sang sur les mains,
00:26:59voire...
00:26:59L'extrême gauche
00:27:01qui parle de violence policière,
00:27:03la police tue,
00:27:04voilà,
00:27:04c'est ce qu'on entend.
00:27:06Et il faut montrer aussi cela.
00:27:07Exactement,
00:27:09et je pense d'ailleurs
00:27:10que le quotidien des gendarmes,
00:27:12cette réaction-là,
00:27:13elle est quotidienne.
00:27:14On n'en sait plus
00:27:14sur le contexte d'ailleurs,
00:27:15Olivier Benkemoun,
00:27:17sur le contexte
00:27:18de cette interpellation,
00:27:20donc interpellation le lendemain,
00:27:21mais de cet outrage,
00:27:22outrage insupportable,
00:27:23c'est-à-dire qu'on se dit
00:27:24aujourd'hui en France,
00:27:25on peut outrager,
00:27:26voler un gendarme
00:27:29et derrière,
00:27:30finalement,
00:27:30il ne se passe rien,
00:27:30il n'y a pas d'interpellation immédiate,
00:27:32mais ça,
00:27:32on peut en débattre ensuite.
00:27:34En réalité,
00:27:36la vidéo a été tournée,
00:27:38c'est important,
00:27:39en février 2024
00:27:40et depuis quelques heures,
00:27:41elle se retrouvait
00:27:42sur les réseaux sociaux
00:27:42à être partagée,
00:27:44partagée,
00:27:44partagée,
00:27:45il y a plus de 100 000 vues,
00:27:47300 000 vues,
00:27:47etc.,
00:27:48selon les comptes.
00:27:50Donc,
00:27:51effectivement,
00:27:52les deux gendarmes
00:27:52étaient là pour une mission
00:27:53qui était précise,
00:27:54c'était en bas de l'immeuble,
00:27:56c'était veiller
00:27:58à ce que les véhicules
00:27:59qui se trouvent derrière eux
00:28:01restent en bon état
00:28:03et personne ne s'en approche
00:28:04et ils font la preuve
00:28:05d'un sang-froid extraordinaire.
00:28:07Effectivement,
00:28:07dès le lendemain,
00:28:08il y a eu des interpellations.
00:28:10Mais moi,
00:28:10ce qui m'a interrogé,
00:28:11c'est pourquoi cette vidéo
00:28:13arrive aujourd'hui ?
00:28:14Pourquoi aujourd'hui,
00:28:16il y en a qui remettent
00:28:17cette vidéo
00:28:17sur les réseaux sociaux
00:28:19pour dire quoi,
00:28:20en réalité ?
00:28:21Pour dire,
00:28:21regardez ce qu'on peut faire
00:28:22aux gendarmes,
00:28:23regardez comment on les provoquait,
00:28:24regardez,
00:28:25ils ne bougent pas,
00:28:25ils ne font rien,
00:28:26on leur pique leur caméra,
00:28:27regardez,
00:28:28on est dans une France
00:28:30où il y a de l'impunité totale,
00:28:31on peut faire ce qu'on veut,
00:28:32parce que c'était ça,
00:28:33le message.
00:28:33Mais bien sûr.
00:28:34C'est pour ça qu'il y a eu
00:28:34ce communiqué derrière.
00:28:36Donc,
00:28:36il faut faire très attention,
00:28:37il y a une manipulation.
00:28:38Encore une fois,
00:28:38on est dans une guerre
00:28:39à la fois des images
00:28:40et une guerre de territoire,
00:28:41évidemment,
00:28:41puisque c'est là ici,
00:28:43ce type-là est venu provoquer,
00:28:44ce type-là est venu filmer,
00:28:46donc il attendait quoi,
00:28:47en réalité ?
00:28:48Qu'on lui mette une baigne.
00:28:49Parce qu'il ne connaît que ça,
00:28:50il ne connaît que ça.
00:28:51Non mais,
00:28:51il avait envie,
00:28:52l'idée c'était d'aller les provoquer
00:28:54et ces deux gendarmes
00:28:55sont impeccables,
00:28:56ils ne l'ont pas provoqué
00:28:56et l'arrestation s'est faite après
00:28:58et en plus,
00:28:59il a pris de la prison,
00:29:00ce qui est assez rare
00:29:01pour le dire,
00:29:02c'est super,
00:29:03tout en prend un gendarme,
00:29:03tu prends de la prison,
00:29:04enfin,
00:29:05enfin quelque chose.
00:29:06Mais attention,
00:29:06il ne faut pas se tromper,
00:29:07on est dans une guerre de communication,
00:29:09de guerre d'image,
00:29:10si ça arrive aujourd'hui,
00:29:11ce n'est pas pour rien,
00:29:11on est dans une période
00:29:12d'élection encore une fois,
00:29:14on attise comme ça
00:29:15le truc de façon étrange,
00:29:18ça ressort,
00:29:18pourquoi ça arrive aujourd'hui ?
00:29:19Encore une fois,
00:29:20posez-vous tous collectivement
00:29:21la question.
00:29:21Et il faut aussi savoir
00:29:23que la violence
00:29:24est un langage
00:29:25de la part du voyou
00:29:26et ils disent,
00:29:27et à juste titre,
00:29:28vous avez vu en face,
00:29:30ils ne réagissent pas.
00:29:31Vous avez vu,
00:29:31alors que la loi fait son travail,
00:29:33le gendarme fait son travail,
00:29:34le policier fait son travail
00:29:35et en face,
00:29:36vous avez des voyous,
00:29:37eh bien,
00:29:37eux qui ne comprennent
00:29:38que le langage de la force
00:29:39et ça,
00:29:40on l'a peut-être oublié,
00:29:41me semble-t-il.
00:29:42Oui, bien sûr,
00:29:42les policiers,
00:29:43pour le coup,
00:29:44ont extrêmement bien réagi,
00:29:45ils ont complètement
00:29:46fait leur travail.
00:29:47Aujourd'hui,
00:29:47on part du principe
00:29:48que,
00:29:48vous avez commencé
00:29:49à le mentionner
00:29:50avec la France insoumise,
00:29:51aujourd'hui,
00:29:51on part du principe
00:29:52que dès lors
00:29:53qu'il va y avoir
00:29:53quelque chose
00:29:54avec les policiers,
00:29:56on part du principe
00:29:56qu'il va y avoir
00:29:57une violence policière.
00:29:58Ça,
00:29:58c'est vraiment LFI,
00:29:59c'est le tribunal médiatique
00:30:00en permanence,
00:30:01mais vous voyez,
00:30:01vous avez mentionné
00:30:02l'extrême-gauche
00:30:02et LFI,
00:30:03mais il n'y a pas que.
00:30:04Emmanuel Macron,
00:30:05je vous rappelle,
00:30:05à la seconde
00:30:06où l'affaire Naël
00:30:07s'est passée,
00:30:07avant même de savoir
00:30:08ce qui s'était passé
00:30:09avec l'enquête,
00:30:10Emmanuel Macron évoquait
00:30:11déjà les violences policières
00:30:12et déjà,
00:30:13Emmanuel Macron,
00:30:14le président de la République,
00:30:15partait du principe
00:30:16que le policier Florian M
00:30:18avait commis une bavure
00:30:19avant même que l'enquête
00:30:20commence,
00:30:21avant même que tout commence.
00:30:22Donc,
00:30:22si vous voulez,
00:30:23ça a vraiment infusé
00:30:24l'intégralité de ses esprits
00:30:25et par ailleurs,
00:30:26pour rester un petit peu
00:30:26sur le sujet Naël,
00:30:27alors,
00:30:28je ne sais absolument pas
00:30:29si ces gendarmes,
00:30:30en l'occurrence,
00:30:30se sont posés cette question-là,
00:30:32mais aujourd'hui,
00:30:33depuis l'affaire Naël,
00:30:34les policiers,
00:30:35pour le coup,
00:30:36utilisent moins leurs armes,
00:30:38ils réfléchissent davantage à ça.
00:30:39Mais oui,
00:30:40et le problème,
00:30:41c'est que...
00:30:41Militaires de la gendarmerie,
00:30:42police,
00:30:43c'est la...
00:30:43Aujourd'hui,
00:30:44effectivement,
00:30:44vous échangez,
00:30:45ils disent ça ne sert à rien.
00:30:46Ça peut être un problème,
00:30:47en fait.
00:30:48On ira l'attraper plus tard.
00:30:49Ça peut être comme ça
00:30:50qu'il y a des consignes.
00:30:50Il y a même des consignes.
00:30:52Bien sûr.
00:30:52Quand l'IGPN envoie une fiche alerte
00:30:54à l'intégralité des commissariats de police
00:30:56avec,
00:30:56on s'était marqué dessus,
00:30:57le jeu en vaut-il la chandelle.
00:30:59Sauf qu'en fait,
00:31:00quand vous avez une fraction de seconde
00:31:01pour, de un,
00:31:01vous protéger vous-même
00:31:02et de deux,
00:31:03protéger la population,
00:31:04c'est difficile parfois
00:31:05de prendre en considération
00:31:06tout ce genre de choses.
00:31:07Parce que,
00:31:07Mémona,
00:31:08vous qui avez voyagé
00:31:10comme grand reporter
00:31:11un peu partout dans le monde,
00:31:13croyez-moi,
00:31:14dans un autre pays,
00:31:15ça ne se passerait pas comme ça.
00:31:17Alors là,
00:31:17il faut aussi le souligner.
00:31:18La messe serait dite,
00:31:19si on pouvait permettre cette expression.
00:31:22Vous parliez de la Roumanie tout à l'heure.
00:31:25Et pas seulement.
00:31:25Et pas seulement.
00:31:26Et au Portugal,
00:31:27aux Etats-Unis.
00:31:29On peut parler de l'Espagne,
00:31:30je peux vous dire
00:31:30que les policiers espagnols,
00:31:31les pincettes,
00:31:31ils n'en prennent pas.
00:31:32Donc,
00:31:32bon,
00:31:32oui,
00:31:33c'est très très français.
00:31:34Comment est-ce que vous répondez
00:31:35aujourd'hui à ces voyous
00:31:36qui ne comprennent que la force ?
00:31:38Et quand je parle de force,
00:31:39c'est la force physique.
00:31:40C'est-à-dire que là,
00:31:41lui,
00:31:41l'individu,
00:31:42on voit bien
00:31:43qu'il cherche la bagarre.
00:31:43Il cherche la bavure.
00:31:47Vous répondez comment ?
00:31:48Il y a un moment.
00:31:49Il faut être clair,
00:31:51effectivement.
00:31:51Notre réponse,
00:31:52elle ne peut être que civilisationnelle.
00:31:53C'est une réponse de civilisé.
00:31:55Devant nous,
00:31:55on a des barbares
00:31:56qui n'ont qu'une seule loi,
00:31:57c'est de la force,
00:31:58de la menace,
00:31:58de l'intimidation et de la violence.
00:32:00Si nous répondons de la même façon,
00:32:01nous nous mettons au même niveau,
00:32:02nous n'apportons rien de plus.
00:32:04Donc,
00:32:04moi,
00:32:05je trouve que cette séquence,
00:32:06elle est impeccable.
00:32:07Et c'est d'ailleurs,
00:32:08je suis très heureux
00:32:09que ces news en parlent ce soir,
00:32:11parce que justement,
00:32:11comme l'a fait Olivier,
00:32:12il faut parfaitement décrypter la séquence.
00:32:15Elle vient probablement
00:32:15de gens qui sont mal intentionnés,
00:32:17qui veulent dire,
00:32:17vous voyez,
00:32:18on peut faire ce qu'on veut.
00:32:19Et donc,
00:32:19il faut rappeler que dès le lendemain,
00:32:22ces gens ont été interpellés
00:32:23et qu'ils ont été condamnés.
00:32:25Et il faut le saluer,
00:32:26parce que ces gens
00:32:27ont été condamnés rapidement.
00:32:29Ça veut donc dire
00:32:30qu'il est possible en France
00:32:31de condamner
00:32:33et d'incarcérer d'ailleurs
00:32:34en mandat de dépôt
00:32:35à l'issue de la comparution.
00:32:37Il est possible de le faire.
00:32:38C'est donc une question
00:32:39soit de volonté politique,
00:32:41soit d'application de la loi
00:32:43et des règles.
00:32:44Mais j'ai une...
00:32:45Mais écoutez, Philippe,
00:32:46est-ce qu'il va falloir
00:32:47que nos politiques,
00:32:48nos dirigeants,
00:32:50notre justice,
00:32:51acceptent un jour
00:32:52le retour des opérations
00:32:53qu'on pourrait appeler musclées,
00:32:55voire très musclées ?
00:32:56Est-ce qu'il n'y a pas
00:32:57cette question
00:32:57qui doit se poser ?
00:32:59Même si, voilà,
00:32:59c'est une réponse,
00:33:00vous dites,
00:33:00réponse civilisationnelle,
00:33:01oui,
00:33:02mais est-ce qu'il y a un moment
00:33:03où il ne va pas falloir
00:33:04que le politique accepte
00:33:06qu'il y ait le retour,
00:33:08si vous voulez,
00:33:09de la fermeté,
00:33:10mais la fermeté physique,
00:33:11j'entends ?
00:33:12La règle est claire,
00:33:12ça doit être proportionné.
00:33:14Oui,
00:33:14c'est pour ça que les gens
00:33:15ne réagissent pas,
00:33:15parce qu'en fait,
00:33:16en réalité,
00:33:16ils réagissent de manière
00:33:17proportionnée à la menace.
00:33:19C'est une règle,
00:33:20on ne peut pas y transiger.
00:33:22Quand vous parlez
00:33:23d'intervention musclée,
00:33:24il y a des interventions musclées,
00:33:25on n'en parle pas tout le temps,
00:33:26tous les jours,
00:33:27mais quand il y a une nécessité
00:33:28d'une intervention musclée,
00:33:30je rappelle qu'on a quand même
00:33:31des services comme le RAID,
00:33:32comme le GISGN,
00:33:33par exemple,
00:33:33pour prendre les plus connus
00:33:34qui sont capables
00:33:35de mettre en oeuvre
00:33:36cette force légitime
00:33:37qui leur est confiée
00:33:38par la loi.
00:33:40Le sujet est plutôt
00:33:41de ne pas baisser les yeux.
00:33:44Regardez,
00:33:45on a devant nous
00:33:45deux gendarmes
00:33:46qui n'ont pas baissé les yeux.
00:33:47En fait,
00:33:47ils ont tenu ferme
00:33:48et on a toute la chaîne
00:33:49qui a fonctionné,
00:33:50donc des gens
00:33:51qui restent responsables
00:33:52parce que détenteurs
00:33:53de la force légitime,
00:33:55proportionnés à la menace,
00:33:56dès le lendemain,
00:33:57une interpellation
00:33:58qui n'a pas dû se passer,
00:33:59d'ailleurs,
00:33:59de manière,
00:33:59je n'en sais rien,
00:34:00mais probablement pas forcément
00:34:01de passer à très douce.
00:34:02Oui,
00:34:03on ne sait pas.
00:34:03On aurait aimé
00:34:04avoir les images
00:34:05parce que dans cette guerre
00:34:06des images,
00:34:06peut-être que la gendarmerie
00:34:10aurait bien fait,
00:34:11je ne sais pas
00:34:12si c'est possible,
00:34:12si c'est légal,
00:34:13mais en tout cas
00:34:13de diffuser des images
00:34:15en disant,
00:34:16allez,
00:34:16au final,
00:34:17qui a gagné ?
00:34:18Est-ce que vous vous souvenez
00:34:18de ce documentaire
00:34:20que nous avions proposé
00:34:22aux téléspectateurs
00:34:22de CENOU
00:34:23chez Gauthier Lebray,
00:34:24justement,
00:34:24sur le quotidien de la police
00:34:25et on voit quotidiennement
00:34:27les outrages
00:34:28et d'ailleurs,
00:34:29les policiers
00:34:29ne déposent plus plainte
00:34:31pour outrage
00:34:31puisque les magistrats
00:34:35se sont dit
00:34:36qu'ils se font
00:34:37un treizième mois
00:34:38en déposant plainte
00:34:39pour outrage
00:34:40avec les dommages
00:34:40et intérêts.
00:34:41Et du coup,
00:34:42on voit,
00:34:42mais à longueur de journée,
00:34:43ces forces de l'ordre,
00:34:44policiers et gendarmes
00:34:45se faire insulter.
00:34:46Ils disent,
00:34:46mais non,
00:34:46mais de toute façon,
00:34:47ça ne sert à rien,
00:34:47il n'y aura pas de suite
00:34:48puisque le magistrat,
00:34:49et ça avait été confirmé
00:34:50par Jean-Christophe Couvy,
00:34:52les magistrats ne suivent plus
00:34:53parce qu'ils estiment
00:34:54que le policier
00:34:55ou le gendarme
00:34:56va essayer d'avoir
00:34:57des dommages à intérêts.
00:34:58Dans ce documentaire,
00:34:59les séquences,
00:35:00je me souviens en tout cas,
00:35:01c'est encore une fois
00:35:02des policiers
00:35:03qui étaient impeccables
00:35:04face à la violence,
00:35:05verbale,
00:35:06parce que ça,
00:35:07c'est...
00:35:09On a mis une dizaine
00:35:10de bips là,
00:35:11mais enfin,
00:35:11sur le documentaire,
00:35:12il y en avait...
00:35:12Oui, exactement,
00:35:13le son initial
00:35:14est quand même
00:35:14plus violent,
00:35:15irritant.
00:35:16Voilà,
00:35:16c'est une violence.
00:35:17Mais là encore,
00:35:18dans ce documentaire,
00:35:19ils ne répondaient pas.
00:35:20Ils ne répondaient pas.
00:35:21Ils disaient,
00:35:21ah, ce type est un peu énervé.
00:35:23Je me souviens,
00:35:23il se faisait agresser,
00:35:24il se faisait insulter.
00:35:26Ah, le type est un peu énervé.
00:35:27Mais enfin,
00:35:27il l'embarquait quand même.
00:35:29Mais c'est la seule attitude
00:35:31à avoir,
00:35:32en réalité,
00:35:32c'est la seule attitude.
00:35:33Mais il faut être costaud.
00:35:35Franchement,
00:35:35aucun d'entre nous
00:35:36pourrait supporter
00:35:37ce qu'ils encaissent.
00:35:38Et en règle générale,
00:35:40quand l'extrême-gauche
00:35:42s'empare d'une vidéo
00:35:44où l'on voit,
00:35:45pour le coup,
00:35:45je reprends le terme
00:35:46que j'employais tout à l'heure,
00:35:47une interpellation musclée,
00:35:50on n'a jamais
00:35:50ce qui s'est passé avant.
00:35:52Quand vous voyez
00:35:52des gendarmes mobiles
00:35:54ou des CRS
00:35:54se prendre des pavés
00:35:55sur le coin du casque
00:35:57pendant cinq heures,
00:35:58ne bouge pas.
00:35:59Quand on leur dit
00:36:00« allez-y »,
00:36:00effectivement,
00:36:01l'ordre est donné.
00:36:03Voilà,
00:36:04les images sont instrumentalisées ensuite.
00:36:05Et en conclusion,
00:36:06on peut aussi,
00:36:07et on l'a déjà fait
00:36:07sur ce plateau,
00:36:08s'interroger sur
00:36:09ce sentiment d'impunité
00:36:11de ces personnes
00:36:13qui se permettent
00:36:13soit de ne pas
00:36:15obtempérer,
00:36:16comme on en a parlé
00:36:17à plusieurs reprises,
00:36:18avec les conséquences
00:36:18que ça peut avoir,
00:36:19soit tout simplement
00:36:20de défier l'autorité.
00:36:22Comment est-ce que
00:36:22dans un pays comme le nôtre,
00:36:23on a pu arriver comme ça,
00:36:24à ce qu'en toute impunité,
00:36:27des gens de tous âges
00:36:28se sentent autorisés
00:36:31à défier ?
00:36:31Le problème,
00:36:32c'est que ça a déteint ensuite.
00:36:34Aujourd'hui,
00:36:34cette violence verbale
00:36:36qu'on voit
00:36:37dans l'individu
00:36:39qui s'en prend un voyou,
00:36:40qui s'en prend au policier,
00:36:41mais vous avez la même chose
00:36:43entre un cycliste
00:36:44et un piéton,
00:36:44vous avez la même chose.
00:36:45Oui,
00:36:45tout à fait,
00:36:46dans le transport en commun,
00:36:47il faut le reculter.
00:36:47Partout,
00:36:48entre automobilistes,
00:36:49etc.
00:36:49On s'envoie des noms d'oiseaux
00:36:52à la figure
00:36:52à longueur de journée.
00:36:53Aujourd'hui,
00:36:54vous avez même des jeunes.
00:36:54Mais nous,
00:36:55on n'est pas faits pour encaisser.
00:36:57Donc les types,
00:36:58comment ça se bat dans la rue ?
00:36:59La violence,
00:37:00elle est là.
00:37:00Sur le sujet des policiers,
00:37:01aujourd'hui,
00:37:02vous avez bien des jeunes
00:37:02qui,
00:37:03pour une certaine performance artistique,
00:37:05mettent une voiture de police
00:37:06et en font une piñata.
00:37:08On l'a vu,
00:37:09effectivement,
00:37:09dans une école d'art,
00:37:10c'était dans l'Est de la France,
00:37:11à Strasbourg.
00:37:11Tout le monde banalise ça
00:37:13et tout le monde trouve ça normal.
00:37:14Donc oui,
00:37:15insulter des policiers,
00:37:15aujourd'hui,
00:37:16c'est tout à fait normal.
00:37:17Et taper sur une voiture de flic
00:37:18en piñata,
00:37:18c'est tout à fait normal.
00:37:19De toute façon,
00:37:19c'est du carton.
00:37:20Et donner des coups de couteau
00:37:21aux enseignants aussi.
00:37:22Et ça,
00:37:22on y reviendra tout à l'heure.
00:37:24Effectivement,
00:37:24sur cette délinquance juvénile,
00:37:25un autre phénomène de société.
00:37:26Mais nous parlons d'impunité.
00:37:27Alors,
00:37:28s'il y en a bien
00:37:29qui agissent en toute impunité,
00:37:31ce sont bien les dealers,
00:37:33les narcotrafiquants.
00:37:34Puisque nous avons,
00:37:34nous entendons des mots guerriers
00:37:36de la part de nos politiques,
00:37:38de nos dirigeants,
00:37:39les actions guerrières,
00:37:41on les voit un peu moins
00:37:42pour lutter contre le narcotrafique.
00:37:44Nous vous parlions hier
00:37:45des trafics qui engraînent
00:37:46désormais les petites communes rurales,
00:37:49les stations balnéaires même.
00:37:50Dans les grandes villes,
00:37:51c'est désormais miné.
00:37:53Nous sommes allés à Bordeaux.
00:37:54Certains quartiers
00:37:55ne peuvent plus se débarrasser
00:37:57des points de ville,
00:37:57malgré les caméras
00:37:59de vidéosurveillance,
00:38:00malgré les opérations
00:38:01qu'il y a pu avoir
00:38:02et les moyens mis en place
00:38:04par la municipalité.
00:38:06Les riverains n'en peuvent plus.
00:38:07Je vous propose
00:38:08de regarder ce reportage.
00:38:10Vous allez voir,
00:38:10c'est intéressant.
00:38:13En tout cas,
00:38:14non, pas pour les riverains,
00:38:15mais c'est édifiant
00:38:17et symptomatique.
00:38:17Regardez.
00:38:20En pleine nuit,
00:38:21c'est une image
00:38:22désormais habituelle
00:38:23pour ces habitants
00:38:24du centre-ville de Bordeaux.
00:38:26Depuis des années,
00:38:27ce point de dîle
00:38:28a pignon sur rue
00:38:29dans ce quartier.
00:38:30Un climat
00:38:31qui insupporte les riverains.
00:38:33Je suis désemparée
00:38:34parce que ça fait
00:38:34des années
00:38:35que ça dure,
00:38:36parce qu'on a alerté
00:38:38les pouvoirs publics,
00:38:39parce qu'on téléphone
00:38:39à la police
00:38:40plusieurs fois par jour,
00:38:41parce qu'on s'y est mis
00:38:43avec les voisins,
00:38:44avec les réseaux,
00:38:46avec les associations.
00:38:48Il n'y a pas d'action
00:38:48d'envergure.
00:38:49La police passe,
00:38:50ils s'échappent
00:38:51en voyant arriver la police
00:38:52et ils reviennent
00:38:53aussitôt après.
00:38:54On ne peut plus y travailler,
00:38:55les commets se ferment.
00:38:56C'est la spirale infernale.
00:38:57Qu'allons-nous devenir ?
00:38:58Malgré deux caméras
00:38:59de surveillance installées
00:39:01et la présence
00:39:01de patrouilles
00:39:02de police régulières,
00:39:04le point de dîle
00:39:04reste toujours présent.
00:39:06La guerre qui a soit-disant
00:39:07été déclarée à la drogue,
00:39:09je ne la vois pas.
00:39:11Je ne vois pas.
00:39:12Pour moi,
00:39:12la guerre a été déclarée
00:39:13aux habitants.
00:39:14C'est-à-dire que nous,
00:39:15on ne peut plus vivre normalement.
00:39:17A l'approche
00:39:17des élections municipales,
00:39:19la question de la sécurité
00:39:20s'impose
00:39:21comme l'un des thèmes majeurs.
00:39:23Le candidat Thomas Cazenave
00:39:24notamment fait un axe central.
00:39:26député Renaissance,
00:39:28il plaide pour une augmentation
00:39:29des effectifs
00:39:30de la police municipale
00:39:31ainsi que pour leur armement.
00:39:34Une thématique reprise
00:39:35par le maire sortant
00:39:36Pierre Urmic,
00:39:37l'écologiste souhaite aussi
00:39:39faire de l'insécurité
00:39:40une priorité.
00:39:41Objectif affiché,
00:39:42améliorer petit à petit
00:39:43les conditions de vie
00:39:44des habitants.
00:39:47Derrière les mots guerriers
00:39:48de nos politiques,
00:39:49on voit des riverains
00:39:51qui n'en peuvent plus.
00:39:52La question est très claire,
00:39:53est-ce que la guerre
00:39:53est déjà perdue
00:39:54contre le narcotrafic ?
00:39:56On voit à quel point
00:39:56c'est difficile
00:39:57d'arriver à bout
00:40:00d'un point de deal.
00:40:01En tout cas,
00:40:01il faut continuer
00:40:02à mettre la pression
00:40:04pour que ces groupes
00:40:05de narcotrafic
00:40:06déguerpissent.
00:40:08Mais il est vrai,
00:40:08moi je connais assez bien
00:40:09cette région-là,
00:40:10la région aquitaine
00:40:10qui est très vaste,
00:40:11qui va de la frontière espagnole
00:40:12jusqu'en haut,
00:40:13New York.
00:40:14dans une ville
00:40:16comme Bordeaux
00:40:16qui s'est très embellie,
00:40:19à Beaucoté,
00:40:20place de la Bourse,
00:40:21la Garonne,
00:40:22c'est très bien.
00:40:23Mais derrière,
00:40:24derrière cette image
00:40:24de carte postale,
00:40:25il y a aussi
00:40:26une métropole
00:40:27qui se délite
00:40:29d'une certaine façon.
00:40:30Et ces problèmes
00:40:32de narcotrafic
00:40:33traduisent une situation
00:40:35que l'on retrouve ailleurs,
00:40:36plus bas sur la carte.
00:40:37En descendant justement
00:40:38vers les Landes,
00:40:39par exemple,
00:40:41appelez un gendarme
00:40:41après 19h, 20h.
00:40:43Si vous êtes
00:40:44à Cap-Breton,
00:40:45Osgore, Biscarros,
00:40:45dans tous ces endroits-là,
00:40:47il faut attendre
00:40:47que ça aille
00:40:48à Mont-de-Marsan.
00:40:49Plus d'une heure
00:40:50pour que les gendarmes
00:40:50rappliquent.
00:40:51Vous vous retrouvez
00:40:52tout seul.
00:40:53Et malgré la bonne volonté
00:40:54des maires,
00:40:55j'en connais,
00:40:56les trafiquants sont là.
00:40:58Parce que le commerce
00:41:00fonctionne suivant la loi
00:41:01de l'offre et de la demande.
00:41:03Tout ça,
00:41:03ça a beaucoup changé.
00:41:04Depuis le Covid,
00:41:06il y a eu
00:41:06des vrais changements
00:41:07de population.
00:41:08Et aujourd'hui,
00:41:09ça devient un sujet majeur.
00:41:11Bordeaux devient
00:41:12la ville
00:41:14la plus insécure,
00:41:15comme disent les Anglais,
00:41:16la plus dangereuse
00:41:17de toute cette vaste région-là.
00:41:19Et vous remontez plus loin,
00:41:20vous avez Nantes
00:41:20et vous avez Rennes.
00:41:22Et c'est la même chose
00:41:22dans toutes ces grandes villes
00:41:24qui étaient autrefois
00:41:24si paisibles.
00:41:26Philippe de Gestas,
00:41:26j'ai envie de m'adresser
00:41:28à l'ancien sous-préfet
00:41:28que vous avez été
00:41:30puisqu'on imagine
00:41:31qu'il y a une,
00:41:32comment dirais-je,
00:41:34le sous-préfet,
00:41:34le préfet,
00:41:35en lien avec le maire,
00:41:36en lien avec les commandants
00:41:38de police
00:41:38avec les officiers
00:41:39de gendarmerie sur place
00:41:40connaissent cette zone,
00:41:41connaissent la réalité
00:41:42du terrain
00:41:42et connaissent peut-être
00:41:44aussi les solutions
00:41:45à mettre en place.
00:41:46J'en reviens à ces solutions,
00:41:47pourquoi pas musclés ?
00:41:48Même parfois,
00:41:49pourquoi on n'y arrive pas ?
00:41:50Il y a effectivement,
00:41:51vous parliez de la réorganisation
00:41:55de la gendarmerie
00:41:55qui maintenant a quelques années,
00:41:57on a fait ce qu'on appelle
00:41:57les regroupements de brigades
00:41:58et de fait maintenant,
00:42:00si vous êtes à l'extrémité
00:42:00d'un regroupement de brigades,
00:42:01il peut se passer trois quarts d'heure,
00:42:02une heure avant que les gendarmes
00:42:04puissent intervenir.
00:42:05Il ne s'agit pas de la qualité
00:42:06des gendarmes
00:42:07mais juste de leur disponibilité.
00:42:09Et de fait,
00:42:10ces réorganisations
00:42:12avaient été faites
00:42:12sous un angle budgétaire.
00:42:14Ce qui manque,
00:42:15c'est les effectifs,
00:42:15tout simplement.
00:42:16Parce qu'en fait,
00:42:17en réalité,
00:42:18comme le trafic de drogue,
00:42:21n'oublions pas par exemple
00:42:22qu'en zone de gendarmerie,
00:42:23en 10 ans,
00:42:24il y a eu 67% d'augmentation
00:42:26du trafic de stupéfiants
00:42:27en zone de gendarmerie.
00:42:29Alors sur des territoires très larges,
00:42:30comment voulez-vous
00:42:31s'il n'y a pas d'effectifs ?
00:42:32Eh bien en réalité,
00:42:33il n'y a aucun moyen
00:42:34d'agir de manière efficace.
00:42:35Et puis en zone police,
00:42:36je n'ai pas les chiffres
00:42:37pour la zone police,
00:42:38mais finalement,
00:42:39c'est également la même chose finalement.
00:42:42Et donc,
00:42:43tout le monde est bien conscient,
00:42:45on connaît les solutions.
00:42:46On a déclaré,
00:42:47comme l'a rappelé l'habitante
00:42:48tout à l'heure,
00:42:48la guerre au narcotrafic.
00:42:50Il serait temps maintenant
00:42:51que ça se traduise.
00:42:52Il s'agit encore une fois
00:42:53d'une volonté politique.
00:42:54Moi, je me souviens
00:42:55que M. Humic,
00:42:56pendant des années,
00:42:57a nié qu'il y a
00:42:57quelconque problème
00:42:58de sécurité dans sa ville.
00:43:00À l'entendre,
00:43:01tout allait extrêmement bien.
00:43:02Le maire de Bordeaux,
00:43:03on le rappelle.
00:43:03Oui, le maire de Bordeaux.
00:43:05Il a changé d'avis récemment.
00:43:06Il a changé d'avis récemment,
00:43:07mais étonnamment,
00:43:08peut-être que la proximité
00:43:09des élections
00:43:15préférées des Français.
00:43:16Et pour cette campagne municipale,
00:43:17la question d'insécurité,
00:43:18la question du narcotrafic,
00:43:19elle est majeure.
00:43:20Dans les années 90,
00:43:21cela n'existait pas.
00:43:23On parlait de cambriolage.
00:43:24Éventuellement,
00:43:25l'insécurité,
00:43:26c'était les incivilités,
00:43:27le cambriolage.
00:43:28Là, c'est vraiment
00:43:28tout le territoire français
00:43:30qui est marqué
00:43:32par ce narcotrafiquant,
00:43:34par ce narcotrafic,
00:43:35narcotrafic et insécurité
00:43:36qui se sont invités
00:43:37dans les campagnes.
00:43:37C'est une gangrène.
00:43:38C'est une gangrène.
00:43:39Et alors, c'est justement,
00:43:40j'allais commencer là-dessus.
00:43:41Pierre Devilliers,
00:43:45le narcotrafic,
00:43:45c'est comme une rage de dents.
00:43:47Si on ne le traite pas,
00:43:47ça va juste s'aggraver
00:43:49partout sur le territoire
00:43:50et de manière
00:43:50de plus en plus violente.
00:43:52Pour justement,
00:43:52notamment,
00:43:53aller à l'encontre
00:43:54de ce narcotrafic,
00:43:55il y a eu une loi narcotrafic.
00:43:57Dans cette loi narcotrafic
00:43:58qui a été adoptée
00:43:58il y a maintenant 11 mois,
00:44:00il y a notamment
00:44:00la création d'un parquet
00:44:01national anticriminalité organisé
00:44:03qui est entré en vigueur
00:44:04le 1er janvier dernier.
00:44:05Alors nous,
00:44:06dans les colonnes du JDD,
00:44:07on a pu interroger
00:44:07Vanessa Perret
00:44:08qui dirige ce fameux parquet.
00:44:11Est-ce que c'est suffisant ?
00:44:1516 magistrats,
00:44:16quand même pas beaucoup.
00:44:17Elle dit elle-même
00:44:17dans l'interview
00:44:18qu'il y a une charge de travail
00:44:19absolument énorme,
00:44:20qu'ils ont vraiment du pain
00:44:20sur la planche.
00:44:21Et surtout,
00:44:21ce qu'il faut comprendre,
00:44:22c'est que ce parquet-là,
00:44:23il ne traite pas uniquement
00:44:24du narcotrafic.
00:44:25Le parquet,
00:44:26c'est de la criminalité organisée.
00:44:28Donc il y a du narcotrafic,
00:44:28mais il y a aussi,
00:44:29notamment les filières
00:44:30d'immigration clandestine,
00:44:31la criminalité financière,
00:44:32ça peut aller jusqu'au mafia corse,
00:44:34les montages frauduleux
00:44:35ou encore les kidnappings
00:44:36de crypto.
00:44:37Donc aujourd'hui,
00:44:37si vous voulez,
00:44:38le grand plan du gouvernement,
00:44:39c'est 16 magistrats
00:44:40qui traitent de tous ces dossiers-là.
00:44:43Là, on se dit,
00:44:44ok, ce n'est pas suffisant.
00:44:45Et en fait,
00:44:45la guerre qu'on mène
00:44:46au narcotrafic,
00:44:46si c'est vraiment une guerre
00:44:47qu'on mène au narcotrafic,
00:44:49en fait,
00:44:49elle n'a même pas été
00:44:50plus ou moins déclarée
00:44:50quand on voit Gérald Darmanin,
00:44:52ministre de la Justice.
00:44:53Qui a fait une annonce d'ailleurs
00:44:54cet après-midi.
00:44:54Absolument.
00:44:55Il est de très bonne volonté là-dessus.
00:44:57Il a son projet de loi qui est arrivé.
00:44:58Mais c'est là où on se rend compte
00:44:58de toute l'impuissance du politique.
00:45:00En face,
00:45:00on a des narcotrafiquants
00:45:01qui sont extrêmement riches,
00:45:03qui ont une capacité à s'adapter
00:45:05qui est quasiment immédiate.
00:45:06Et en face,
00:45:07on a Gérald Darmanin
00:45:08avec toute la meilleure volonté politique du monde.
00:45:10Même si son projet de loi
00:45:11finit par passer,
00:45:12déjà,
00:45:12il a été obligé
00:45:12de le scinder en deux.
00:45:13Parce qu'en termes
00:45:14de calendrier parlementaire,
00:45:15ça n'allait pas.
00:45:16Donc,
00:45:16il va y avoir un premier volet
00:45:17qui vraiment vise
00:45:18à désengorger,
00:45:19si vous voulez,
00:45:20les tribunaux
00:45:20de ce genre de crimes organisés
00:45:22qui devraient passer avant l'été.
00:45:24Et ensuite,
00:45:24sur le volet répressif,
00:45:25ce sera après l'été.
00:45:26Donc,
00:45:26en fait,
00:45:26si vous voulez,
00:45:27on ne se bat pas
00:45:28à armes égales,
00:45:29en fait.
00:45:29C'est tout simplement ça.
00:45:31Parce que les narcotrafiquants
00:45:32ont des armes de guerre.
00:45:33Vraiment,
00:45:34de manière très très faite.
00:45:35Oui,
00:45:35mais,
00:45:36arme ou pas arme,
00:45:39guerre ou pas guerre,
00:45:39regardez,
00:45:40là,
00:45:40on parlait de Bordeaux.
00:45:41C'est quatre mecs
00:45:43qui tiennent un point de deal.
00:45:45Les habitants
00:45:46se battent
00:45:47depuis des mois
00:45:48et des mois,
00:45:49essayent de s'unir,
00:45:50de trouver des solutions,
00:45:52d'alerter la police.
00:45:53On sait où ils sont.
00:45:54Il y a deux caméras vidéo
00:45:54qui sont là.
00:45:55On connaît les consommateurs.
00:45:56On sait tout du point de deal.
00:45:58On sait tout.
00:45:59Et on ne fait rien.
00:46:00On n'y arrive pas.
00:46:01Je ne dis pas
00:46:02qu'on ne fait rien en réalité.
00:46:03Je ne sais pas
00:46:04pourquoi on n'y arrive pas.
00:46:05C'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin
00:46:06d'envoyer la CRS 8
00:46:07et d'envoyer des dizaines
00:46:09et des dizaines
00:46:09de militaires devant.
00:46:12Juste arrêter
00:46:12ce point de deal
00:46:13qui est un tout petit point de deal.
00:46:15Mais même ça,
00:46:16on n'arrive pas.
00:46:17Il n'est pas perdu
00:46:17dans une cité hostile et glauque.
00:46:19Il est en plein centre-ville.
00:46:20Il est en plein centre-ville
00:46:21et on ne fait rien.
00:46:23Donc,
00:46:23derrière,
00:46:23il y a quand même
00:46:24un petit peu de...
00:46:26Je ne peux pas dire
00:46:27de manque de volonté politique.
00:46:29Je ne sais pas.
00:46:29Mais en tout cas,
00:46:30il n'y a pas la volonté
00:46:31d'aller foutre en l'air
00:46:32ce point de deal.
00:46:33Je suis désolé.
00:46:34Non, ce n'est pas possible.
00:46:35Ça fait des mois et des mois
00:46:36que les gens se mobilisent.
00:46:37Ils n'en peuvent plus.
00:46:38Ils crient à tort et à travers
00:46:40qu'ils n'en peuvent plus.
00:46:41Et le truc est toujours là.
00:46:43Alors, regardez
00:46:44comment a chuté également
00:46:45Bordeaux
00:46:46dans le classement
00:46:46des villes
00:46:47où il fait bon vivre.
00:46:48Oui, c'est vrai.
00:46:49Dans le classement du JDD.
00:46:512022,
00:46:5114e rang des villes
00:46:52où il fait bon vivre.
00:46:53Aujourd'hui,
00:46:53je crois que c'est plus
00:46:54de 40e place
00:46:56des villes
00:46:56où il fait bon vivre.
00:46:58Toutes les villes
00:46:59dirigées par les écologistes
00:46:59d'ailleurs,
00:47:00si je peux me permettre.
00:47:00Ou les socialistes.
00:47:01Non, on traîne
00:47:02catastrophe.
00:47:03Il y a peut-être
00:47:04un lien.
00:47:07Mais un point de deal
00:47:08comme celui-là,
00:47:09ce n'est pas la mer à boire
00:47:10non plus.
00:47:11Par ailleurs,
00:47:11et c'est vrai,
00:47:12vous le disiez tout à l'heure,
00:47:13offre et demande.
00:47:14C'est-à-dire que si les dealers
00:47:15se sont invités
00:47:16dans les centres-villes
00:47:17aujourd'hui,
00:47:17c'est qu'effectivement
00:47:18les consommateurs
00:47:19n'ont plus envie
00:47:19d'aller dans les cités glauques
00:47:20pour aller chercher
00:47:21leurs barrettes
00:47:23de shit
00:47:24et leur cocaïne.
00:47:25Ils vont là,
00:47:26c'est simple,
00:47:26c'est pratique.
00:47:27Tout le monde est content
00:47:28visiblement.
00:47:28C'est pour ça que ça continue.
00:47:29Sinon, je ne vois pas
00:47:30d'autres explications.
00:47:31Et on peut rappeler
00:47:32qu'à Grenoble,
00:47:33il avait été réélu,
00:47:34le maire de Grenoble.
00:47:35Donc, il y a les habitants
00:47:36aussi qui votent.
00:47:37Je veux dire,
00:47:37il y a cette réalité.
00:47:39Ça peut échapper
00:47:40peut-être.
00:47:41Dans les derniers sondages,
00:47:42les écologistes
00:47:43sont toujours en tête,
00:47:44me semble-t-il.
00:47:44À Grenoble, oui.
00:47:45Bon, en tout cas,
00:47:48voilà, c'était intéressant
00:47:49puisque c'est votre quotidien.
00:47:51Allez-y.
00:47:51Je peux me permettre
00:47:51d'être très offusquant
00:47:52si vous voulez
00:47:53d'entendre dire
00:47:55qu'évoquer ces problèmes
00:47:56tels que vous le faites,
00:47:57que ça, c'est un tempérament
00:47:58de pas chaud.
00:47:59Ça devient grave.
00:48:01C'est le quotidien.
00:48:02C'est grave.
00:48:03Certains, effectivement,
00:48:04ne veulent pas voir
00:48:05la réalité en face.
00:48:06Est-ce que c'est pas chaud
00:48:06que de dénoncer ça ?
00:48:08Non.
00:48:09Le candidat
00:48:09de la France Insoumise
00:48:10à Grenoble,
00:48:11il l'a assuré,
00:48:12c'est dans son programme,
00:48:13il ne fera pas
00:48:13la chasse aux dealers.
00:48:14Alain Brunon.
00:48:15Alain Brunon.
00:48:16Éric Piolle,
00:48:17il voulait vivre
00:48:19avec les narcotrafiquants.
00:48:20Il y a même des pièces
00:48:21de théâtre
00:48:21qui étaient proposées
00:48:22aux habitants.
00:48:23On marque une très courte pause
00:48:24et on va parler
00:48:25d'un phénomène de société.
00:48:27Dans un instant,
00:48:28c'est la, bien évidemment,
00:48:29délinquance juvénile,
00:48:31explosion de la délinquance juvénile.
00:48:33Alors France,
00:48:35qu'est-ce qu'on a fait
00:48:35de notre jeunesse ?
00:48:37On s'interroge dans un instant.
00:48:38A tout de suite.
00:48:3823h sur CNews,
00:48:44bienvenue si vous nous joignez
00:48:45dans 100% Politique,
00:48:46le journal d'Isabelle Piboulot.
00:48:48Isabelle, rebonsoir.
00:48:49Bonsoir Olivier,
00:48:53bonsoir à tous.
00:48:54À la une,
00:48:55la présidentielle au Portugal
00:48:56remportée par Antonio José Segurro.
00:48:59Le socialiste modéré
00:49:00a largement devancé
00:49:01son adversaire d'extrême droite
00:49:02avec 66% des suffrages
00:49:04contre 34% pour André Ventura.
00:49:07Antonio José Segurro
00:49:08succèdera donc le 9 mars prochain
00:49:10à Marcelo Rebello de Souza
00:49:12en poste depuis 10 ans.
00:49:14Emmanuel Macron le félicite
00:49:16et appelle à renforcer
00:49:17les liens entre la France
00:49:18et le Portugal.
00:49:20En Suisse,
00:49:21le mémorial dédié
00:49:22aux victimes de l'incendie
00:49:23de Grand Montana
00:49:23a pris feu vers 6h du matin.
00:49:26Il avait été installé
00:49:27près du lieu
00:49:28de la tragédie du Nouvel An
00:49:29qui a fait 41 morts
00:49:31et 115 blessés.
00:49:32Les pompiers ont pu
00:49:33maîtriser les flammes rapidement.
00:49:35Indiqué sur X
00:49:36la police du Valais
00:49:36qui exclut à ce stade
00:49:38la piste criminelle.
00:49:40Sébastien Lecornu
00:49:41signe deux décrets
00:49:42pour réformer l'AME,
00:49:44l'aide médicale d'Etat
00:49:45aux immigrés sans papier.
00:49:47L'un vise à renforcer
00:49:48la lutte contre la fraude,
00:49:50l'autre facilite
00:49:51l'accès informatique
00:49:52des consulats.
00:49:53Marine Le Pen
00:49:53accuse le Premier ministre
00:49:55d'aggraver
00:49:55un des facteurs
00:49:56d'attractivité migratoire
00:49:58en refusant
00:49:59de remettre en cause
00:50:00l'AME.
00:50:00Dans le Pas-de-Calais,
00:50:02le maire du village
00:50:03de Vinclis
00:50:04a été agressé
00:50:05et légèrement blessé
00:50:06par l'un de ses administrés
00:50:07sur la voie publique.
00:50:09Les deux hommes
00:50:09ont porté plainte
00:50:10l'un contre l'autre
00:50:11pour violence.
00:50:12Les circonstances
00:50:13des faits restent
00:50:14à établir.
00:50:15Gilles Engel,
00:50:16candidat à sa réélection,
00:50:18avait déjà porté plainte
00:50:19en 2024
00:50:20contre ce même habitant.
00:50:21Le motif ?
00:50:22Des menaces de mort
00:50:23liées à un conflit
00:50:24concernant l'urbanisme.
00:50:26Six personnes interpellées,
00:50:27dont un mineur
00:50:28dans l'affaire
00:50:29de demande de rançon
00:50:30en crypto-monnaie.
00:50:31Une magistrate
00:50:32et sa mère,
00:50:33âgées de 35 et 67 ans,
00:50:35ont été enlevées
00:50:35près de Grenoble
00:50:36puis retrouvées
00:50:37vendredi
00:50:38dans un garage
00:50:39dans la Drôme,
00:50:40le compagnon
00:50:40de la magistrate
00:50:41étant associé
00:50:42dans une start-up
00:50:43en lien avec
00:50:44la crypto-monnaie.
00:50:46Et puis enfin,
00:50:47l'historien
00:50:47et résistant juif
00:50:48Marc Bloch
00:50:49entrera au Panthéon
00:50:50le 23 juin.
00:50:51Le président de la République
00:50:53avait annoncé
00:50:53sa panthéonisation
00:50:54en novembre 2024
00:50:56depuis Strasbourg
00:50:57à l'occasion
00:50:58des 80 ans
00:50:59de la libération.
00:51:00Une reconnaissance
00:51:01pour son oeuvre,
00:51:02son enseignement
00:51:03et son courage.
00:51:04Marc Bloch
00:51:04avait été arrêté
00:51:05à Lyon,
00:51:06emprisonné,
00:51:07torturé
00:51:07puis fusillé
00:51:08en juin 1944.
00:51:10Isabelle Piblou,
00:51:12vous vous retrouverez
00:51:13à minuit
00:51:13pour l'édition de la nuit.
00:51:15A tout à l'heure.
00:51:16Alors,
00:51:16la semaine,
00:51:17vous le savez,
00:51:18a été marquée
00:51:19par ces trop nombreuses
00:51:20agressions
00:51:21impliquant des mineurs.
00:51:23L'agression
00:51:24d'une violence inouïe
00:51:25de Théo,
00:51:26nous en avons beaucoup
00:51:27parlé ces derniers jours,
00:51:28agressée trois fois
00:51:29en cinq mois
00:51:29par la même bande,
00:51:31la même bande de mineurs.
00:51:32On en parlait donc hier,
00:51:34cette même bande de mineurs,
00:51:35connue de la police,
00:51:37qui s'est aussi pris
00:51:38à celui que nous appellerons
00:51:39Etan.
00:51:40Etan,
00:51:40c'est un camarade de classe
00:51:41de Théo.
00:51:42Il voulait simplement
00:51:43se rendre à son travail,
00:51:45mais cette même bande de jeunes,
00:51:47composée,
00:51:47d'après ces informations,
00:51:48d'une dizaine d'individus,
00:51:50lui ont bloqué la route,
00:51:52l'ont passé à tabac.
00:51:53Bien plus qu'une scène
00:51:54de raquettes,
00:51:56Etan,
00:51:56aujourd'hui,
00:51:57il parle d'un déferlement
00:51:58de haine.
00:51:59Et il a accepté
00:52:00de témoigner pour CNews.
00:52:02Il s'est confié
00:52:02au micro
00:52:03de Fabrice Elsner,
00:52:04un témoignage exclusif.
00:52:06Le récit
00:52:07est signé,
00:52:08Célia Judas.
00:52:09Pendant près de cinq minutes,
00:52:11Etan s'est vu mourir.
00:52:12Au lendemain de Noël,
00:52:13alors qu'il se rend
00:52:14au travail en trottinette,
00:52:15le jeune homme
00:52:16est violemment agressé.
00:52:18En peut-être
00:52:19un quart de seconde,
00:52:21j'ai dix individus
00:52:22sur moi
00:52:22qui me passent à tabac.
00:52:24Ces jeunes-là,
00:52:24en fait,
00:52:25ils sautaient à pieds joints
00:52:25sur ma tête.
00:52:26Ils étaient capables
00:52:27de me laisser
00:52:27sur la voie de tram
00:52:28pour mort,
00:52:28parce que moi,
00:52:29je me suis dit
00:52:29que je vais mourir
00:52:31parce que je n'ai jamais vu
00:52:33autant de haine
00:52:34dans les yeux
00:52:37de ces gens.
00:52:38Tabassés,
00:52:39dépouillés
00:52:39de ses effets personnels,
00:52:41les agresseurs
00:52:41menacent également
00:52:42de le jeter
00:52:43par-dessus un pont
00:52:44du deuxième arrondissement
00:52:45lyonnais.
00:52:46Un mois après les faits,
00:52:47Éteint garde les stigmates
00:52:48de cette agression
00:52:49d'une extrême violence.
00:52:51Après,
00:52:51j'ai eu des douleurs
00:52:53à la mâchoire.
00:52:54J'ai reçu beaucoup de coups.
00:52:55Aujourd'hui,
00:52:55j'ai encore des bleus.
00:52:56J'ai toujours une bosse
00:52:57sur la tête.
00:52:58Psychologiquement,
00:52:59c'est terrible.
00:53:00Je tremble même
00:53:01quand je sors de chez moi.
00:53:03Des mots difficiles
00:53:04à entendre pour son père.
00:53:06Je suis triste pour mon fils.
00:53:08Je suis triste
00:53:08pour tous les autres enfants
00:53:09qui se font agresser.
00:53:10Et pas seulement les enfants,
00:53:12mais parce que
00:53:12ce qui s'est passé
00:53:13à mon fils,
00:53:14ça peut se passer
00:53:14à n'importe qui.
00:53:15Je suis révolté
00:53:16contre cette délinquance
00:53:17du bas
00:53:18qui nous embête
00:53:20depuis trop longtemps.
00:53:21Ma colère,
00:53:22elle s'adresse
00:53:22à ceux qui nous gouvernent
00:53:23parce que c'est eux
00:53:24qui font les lois
00:53:25et c'est eux
00:53:25qui ont laissé faire.
00:53:27Et s'ils avaient pris
00:53:29les bonnes décisions,
00:53:30s'ils avaient fait preuve
00:53:30de fermeté,
00:53:31de sévérité,
00:53:33on n'en serait pas là aujourd'hui.
00:53:35Il n'y aurait pas eu
00:53:35tous ces blessés,
00:53:36tous ces morts.
00:53:37Depuis son agression,
00:53:38État n'a été menacé
00:53:39de représailles.
00:53:41Ce mardi,
00:53:41cinq interpellations
00:53:42et garde à vue
00:53:43ont été réalisées.
00:53:44Les jeunes suspectés
00:53:45d'avoir participé
00:53:46à l'agression
00:53:47ont depuis été relâchés.
00:53:49Une nouvelle fois relâchée,
00:53:51c'est absolument dingue,
00:53:52Olivier Ben-Pimoun.
00:53:54Vous avez pu écouter
00:53:55en entier
00:53:56le témoignage d'État.
00:53:57Vous l'avez bien compris,
00:53:58dans celui-là,
00:53:59nous n'avons que des extraits.
00:54:00Mais quand on voit
00:54:00les conséquences,
00:54:01c'est des conséquences indélébiles
00:54:03pour un jeune garçon
00:54:04qui se fait lyncher État.
00:54:06Théo, c'était exactement
00:54:07la même chose.
00:54:08Et la révolte des parents.
00:54:09Mais si on ne protège pas
00:54:10les État,
00:54:12les Théo,
00:54:13la France des honnêtes jeunes,
00:54:15en quelque sorte,
00:54:16mais on est foutus.
00:54:17Là, pour Théo,
00:54:19les jeunes, les mineurs
00:54:21qui sont des voyous
00:54:22ont été relâchés
00:54:23parce qu'ils ont été poursuivis
00:54:25pour vol aggravé.
00:54:26Mais ils ont voulu
00:54:26le casser la tête.
00:54:27Ils l'ont fracassé la tête.
00:54:29Ils lui ont donné
00:54:30des coups de pied dans la tête.
00:54:31Il y a un traumatisme crânien.
00:54:32Là, c'est la même chose.
00:54:33Vous avez entendu
00:54:34son témoignage.
00:54:35Ils ont voulu
00:54:36me fracasser la tête.
00:54:37En réalité,
00:54:38ils lui ont sauté dessus.
00:54:39Il était à trottinette
00:54:40sur ce pont.
00:54:41Il les voit.
00:54:42Il y en a un
00:54:42qui le saute dessus,
00:54:43qui le déséquilibre.
00:54:44Il tombe,
00:54:45il tape la tête
00:54:46contre un bout du muret.
00:54:48C'est la raison pour laquelle
00:54:49sans doute
00:54:49il a un trauma crânien.
00:54:50Ils se sont déchaînés.
00:54:51C'est-à-dire,
00:54:51ils ne sont pas contentés,
00:54:53ces jeunes,
00:54:53de lui piquer son portefeuille,
00:54:55son téléphone
00:54:56et son blouson.
00:54:57Ils ont voulu le tuer.
00:54:59Ils ont voulu le tuer.
00:55:00À quel moment
00:55:00l'homicide est reconnu ?
00:55:02Que ce soit pour Théo
00:55:03ou pour Ethan,
00:55:04à quel moment
00:55:05on reconnaît l'homicide ?
00:55:06Quand il vous raconte
00:55:07qu'on a voulu
00:55:08le jeter
00:55:09dans le Rhône,
00:55:10qu'on l'a placé
00:55:11sur les rails
00:55:12du tramway
00:55:12qui sont des souvenirs
00:55:14terribles,
00:55:14et qu'on l'a roué de coups.
00:55:17Je veux dire,
00:55:17à quel moment
00:55:18on va reconnaître
00:55:19qu'il y a un homicide ?
00:55:20Il a fallu plus d'un mois
00:55:22pour qu'on envoie les policiers
00:55:23et que ces types
00:55:24qui sont là tous les jours,
00:55:26qui étaient en embuscade,
00:55:27qui recherchent
00:55:27des profils comme Ethan,
00:55:29ils sont arrêtés
00:55:31et une deuxième fois
00:55:32il a failli être agressé
00:55:33par les mêmes.
00:55:34À quel moment
00:55:34les policiers agissent ?
00:55:39Là encore,
00:55:39à quel moment
00:55:40il faut attendre ?
00:55:41Ça devrait être tout de suite,
00:55:42dès le lendemain,
00:55:42lorsque vous avez
00:55:43ce genre de témoignage,
00:55:44vous envoyez des gens
00:55:45et vous sécurisez
00:55:46le lieu,
00:55:48ce n'est pas possible,
00:55:49c'est des bandes en plus
00:55:49qui sont connues,
00:55:50il faut arrêter
00:55:50de nous raconter des histoires.
00:55:52Donc encore une fois,
00:55:53on ne protège pas la victime
00:55:54parce que c'est lui la victime,
00:55:55on ne la protège pas suffisamment
00:55:56et quand on met
00:55:57vol aggravé,
00:55:59c'est qu'on se moque
00:56:00de la victime.
00:56:01C'est une tentative
00:56:03d'homicide
00:56:03par deux fois
00:56:04pour Théo
00:56:05ou pour Ethan
00:56:06et ça,
00:56:06c'est toujours pas reconnu
00:56:07et c'est scandaleux.
00:56:08Mais on va vous parler de...
00:56:09Qui vol aggravé ?
00:56:09Non mais c'est scandaleux ça.
00:56:10Oui.
00:56:10Mais c'est scandaleux.
00:56:12Qui a fait ça ?
00:56:13C'est la justice,
00:56:14mais ce sont des mineurs.
00:56:1514 à 16 ans,
00:56:17il y a un gamin,
00:56:18on va en parler
00:56:19de la justice des mineurs.
00:56:20C'est là où c'est grave,
00:56:21ça va.
00:56:21Moi, si on faisait ça
00:56:22à mon gosse
00:56:22et que la justice disait
00:56:25il n'y a rien à voir
00:56:26circuler,
00:56:27vraiment,
00:56:27je ne l'accepterais pas.
00:56:28C'est bien
00:56:28parce que c'est exactement
00:56:29ce que le père d'Etat n'a dit.
00:56:30Je ne l'accepterais pas.
00:56:30Vous savez,
00:56:30c'est exactement
00:56:31ce que le père d'Etat n'a dit.
00:56:32Le père d'Etat,
00:56:32dans l'occurrence,
00:56:33je le cite,
00:56:33il dit
00:56:34sinon les gens
00:56:34vont commencer
00:56:35à se faire justice eux-mêmes.
00:56:36C'est exactement
00:56:37ce que le père d'Etat n'a dit.
00:56:38Mais oui.
00:56:39On va écouter
00:56:40Marie-Estelle Dupont
00:56:40puisqu'on va s'intéresser
00:56:41bien évidemment
00:56:42au phénomène
00:56:43de la délinquance des mineurs.
00:56:44Malérie-Estelle Dupont
00:56:45qui s'adresse d'ailleurs
00:56:47dans les colonnes du JDD
00:56:48qui répond au...
00:56:49J'ai envie de tout le monde
00:56:50à lire cette interview.
00:56:51Exceptionnelle.
00:56:52Une interview exceptionnelle.
00:56:53Elle intervenait justement
00:56:54sur le plateau de Pascal Praud.
00:56:56Écoutez-la.
00:56:57On ne peut plus présenter
00:56:58comme des faits divers
00:56:59une violence qui arrive
00:57:00de plus en plus jeune
00:57:01avec de moins en moins de motifs
00:57:03de plus en plus violente
00:57:05de plus en plus fréquemment
00:57:06depuis un certain nombre d'années.
00:57:08Alors en réalité
00:57:09nous en pédopsychiatrie
00:57:10on l'a vu monter
00:57:11peut-être avant
00:57:12que ça soit relayé
00:57:13dans les grands médias
00:57:14mais déjà il y a 5 ans
00:57:16je disais qu'on allait avoir
00:57:17des mineurs
00:57:17à la fois très violents
00:57:19et très déprimés
00:57:19les mineurs
00:57:20devenant les premières victimes
00:57:21parfois des mineurs d'ailleurs.
00:57:23Il y a eu les coups de couteau
00:57:24à cette surveillante
00:57:26au mois de juin
00:57:26alors même que des gendarmes
00:57:27étaient là
00:57:28pour vérifier des sacs
00:57:29rappelez-vous
00:57:29donc ce n'est pas des faits
00:57:30qui sont
00:57:31qui sont occasionnels
00:57:33qui sont ponctuels
00:57:33il y a un phénomène
00:57:34de violence extrême
00:57:35et la violence
00:57:36c'est toujours
00:57:36la conséquence
00:57:37d'une absence
00:57:38de cadre psychique
00:57:39et de surmoi.
00:57:41Marie-Estelle Dupont
00:57:42qui nous parle bien
00:57:43d'un phénomène de société
00:57:44finalement
00:57:45qui est qualifié
00:57:46comme
00:57:46un fait divers
00:57:48notamment l'agression
00:57:49de Théo
00:57:50puisque le chef de l'Etat
00:57:51avait réagi à Brut
00:57:53on se souvient
00:57:54de cette interview
00:57:54c'est chouette
00:57:55la vie
00:57:55avait-il dit
00:57:56en parlant de faits divers
00:57:58il nous accuse d'ailleurs
00:57:59de rainwashing
00:58:00lavage de cerveau
00:58:01on dit que la France
00:58:02n'est pas un coupe-gorge
00:58:03que la France orange mécanique
00:58:04n'existe pas
00:58:05on nous invite à faire attention
00:58:07à nouveau
00:58:07ça c'est le ministre de l'intérieur
00:58:09Laurent Nunez
00:58:09et on voit effectivement
00:58:11qu'aujourd'hui
00:58:11la France
00:58:12est totalement déplacée
00:58:13la France n'est pas orange mécanique
00:58:15et vous imaginez
00:58:16si on disait ça
00:58:17l'image qu'aurait la France
00:58:18à l'étranger
00:58:18je cite Laurent Nunez
00:58:20parce que ça a été
00:58:21celle de l'argumentation
00:58:22pour le papa
00:58:24de la maman de Théo
00:58:26pour le papa d'Étan
00:58:27demandez-leur
00:58:28si la France n'est pas
00:58:29orange mécanique
00:58:29cette semaine
00:58:30encore
00:58:31vous avez
00:58:31un enfant
00:58:33un enfant
00:58:34un adolescent
00:58:3514 ans
00:58:36qui sort un couteau
00:58:37et qui frappe
00:58:37une professeure
00:58:39à plusieurs reprises
00:58:41et qui la plantent
00:58:42et on n'est pas
00:58:44dans une France orange mécanique
00:58:45mais à un moment
00:58:46il va falloir ouvrir les yeux
00:58:47quand même
00:58:47alors si c'est pas le bon terme
00:58:48changez de terme
00:58:48mais admettez
00:58:49regardez la réalité en face
00:58:51regardez ce qui se passe
00:58:52avec cette jeunesse
00:58:53et Dieu sait
00:58:54s'il y a des alertes
00:58:55et des colères
00:58:56et qui est-ce qui
00:58:57quelles sont les personnes
00:58:58qui se lèvent
00:58:58ces derniers jours
00:58:59ce sont bien
00:58:59les mères de famille
00:59:00ce sont nos mères
00:59:02qui appellent au secours
00:59:02ça veut dire quelque chose
00:59:03de notre société
00:59:04ces mamans
00:59:05qui en appellent
00:59:06au président de la république
00:59:07après une agression
00:59:09de l'un de leurs enfants
00:59:10parfois mortellement
00:59:12on s'en souvient tous
00:59:13notamment Elias
00:59:14par des mineurs
00:59:14aucune réponse concrète
00:59:16de nos dirigeants
00:59:17aucune réponse concrète
00:59:18du chef de l'état
00:59:20Emmanuel Macron
00:59:21peu importe
00:59:22ces femmes continuent
00:59:23de prendre la parole
00:59:24et il est grand temps
00:59:25d'écouter nos mères
00:59:26ce sujet
00:59:27s'il y est
00:59:27Pauline Trevzer
00:59:28il lui reste
00:59:30un an et demi de mandat
00:59:31hein monsieur Macron
00:59:31un an et demi
00:59:33la maman de Théo
00:59:34est loin d'être
00:59:35la première
00:59:36à interpeller
00:59:37le président
00:59:37de la république
00:59:38pour cette femme
00:59:39il s'agit bien
00:59:40d'un fait de société
00:59:41son fils a été
00:59:43tabassé par six jeunes
00:59:44dont cinq
00:59:45déjà connus
00:59:45de la justice
00:59:46avant elle
00:59:48la maman d'Elias
00:59:49une de ces mères courage
00:59:51qui avait pris la parole
00:59:52sur notre antenne
00:59:53le 23 novembre dernier
00:59:55la justice
00:59:55n'a pas protégé Elias
00:59:57nous savons
00:59:58qui a tué Elias
00:59:59nous connaissons
01:00:00les deux assassins d'Elias
01:00:02nous avons comme message
01:00:03pour les autres parents
01:00:04que la justice
01:00:06des mineurs
01:00:06aujourd'hui
01:00:07ne va pas protéger
01:00:09la société
01:00:11la chronique
01:00:12d'une mort annoncée
01:00:13pour cette mère de famille
01:00:14à qui l'on a enlevé
01:00:15son enfant
01:00:16le 25 janvier 2025
01:00:18Elias
01:00:1914 ans
01:00:20poignardé à mort
01:00:21à la sortie
01:00:21de son entraînement
01:00:22de football
01:00:23par deux mineurs
01:00:24déjà défavorablement
01:00:26connus
01:00:26des services de police
01:00:27la maman de Matisse
01:00:29demandait elle
01:00:30un meilleur accompagnement
01:00:31de ses jeunes
01:00:32son fils
01:00:3315 ans
01:00:33avait été poignardé à mort
01:00:35en avril 2024
01:00:36par un mineur afghan
01:00:38ce que je regrette
01:00:39oui
01:00:40c'est un manque
01:00:41peut-être
01:00:42de social
01:00:43dans notre pays
01:00:43un manque
01:00:45d'infirmières
01:00:46d'assistants sociaux
01:00:47d'animateurs de rue
01:00:48ils ne sont pas
01:00:49assez accompagnés
01:00:50ils ne sont pas
01:00:50assez nombreux
01:00:51ils peuvent eux
01:00:52également aussi
01:00:53se sentir
01:00:54bien seuls
01:00:55pour ces femmes
01:00:56toujours les mêmes
01:00:57interrogations
01:00:58sur la justice
01:00:59des mineurs
01:00:59et l'attente
01:01:00de nombreuses réponses
01:01:01de la part
01:01:02d'Emmanuel Macron
01:01:03et de son gouvernement
01:01:04Mémona Interman
01:01:06je vous entendais
01:01:06tout à l'heure
01:01:07dire si cela arriverait
01:01:08à l'un de mes enfants
01:01:10finalement
01:01:10vous rejoindriez
01:01:12bien évidemment
01:01:13le cri de colère
01:01:14de ces femmes
01:01:15mais ça veut dire
01:01:16quelque chose
01:01:16quand les femmes
01:01:17sortent du silence
01:01:18ça doit encore
01:01:19nous alerter
01:01:20sur l'état de la société
01:01:21ce courage
01:01:21de toute façon
01:01:22les femmes sont bien
01:01:23plus courageuses
01:01:23que nous les hommes
01:01:24voilà ça c'était
01:01:25la petite parenthèse
01:01:25mais c'est dit
01:01:27c'est un appel au secours
01:01:28mais c'est un appel au secours
01:01:29et souvent d'une façon
01:01:31extrêmement généreuse
01:01:32parce que
01:01:32en l'occurrence
01:01:33il y a un des enfants
01:01:34qui a été tué
01:01:35et cette femme
01:01:36réussit à trouver la force
01:01:37pour dire
01:01:38attention au danger
01:01:39attention au pouvoir
01:01:40public
01:01:42et en tout cas
01:01:42au pouvoir politique
01:01:43il faut intervenir
01:01:45il faut faire quelque chose
01:01:46mais c'est simplement
01:01:47je trouve ça révoltant
01:01:48et c'est très préoccupant
01:01:49parce qu'en effet
01:01:50je me souviens très bien
01:01:51de la France
01:01:51moi lorsque je suis arrivé
01:01:52ici
01:01:53venant de l'île de la Réunion
01:01:55en 1976
01:01:56ça fait 50 ans
01:01:57je me souviens très bien
01:01:58de cette France là
01:01:58et j'étais affecté
01:01:59à France 3 Orléans
01:02:00je faisais la navette
01:02:01entre Paris
01:02:02je connaissais bien
01:02:03toutes ces régions là
01:02:03mais c'est plus le même pays
01:02:05c'est vraiment plus le même pays
01:02:07il est vrai que la violence juvénile
01:02:09concerne
01:02:10balaye
01:02:11toutes sortes de pays
01:02:12mais chez nous
01:02:13il semble
01:02:14il faudra reproduire les chiffres
01:02:16pour les attester
01:02:16mais il semble quand même
01:02:18que cette vague
01:02:19de destruction
01:02:20soit plus forte
01:02:21qu'ailleurs
01:02:22pourquoi ?
01:02:24pourquoi ?
01:02:25on a effectivement
01:02:26à mon avis
01:02:27certaines clés de lecture
01:02:28certaines clés de lecture
01:02:30notamment
01:02:30la question de l'enfant roi
01:02:32interdit d'interdire
01:02:33ça c'était
01:02:34toute l'idéologie
01:02:35post 68-arde
01:02:36on a dit aux parents
01:02:38surtout terminer
01:02:39et c'est bien
01:02:40je le rappelle
01:02:41les châtiments corporels
01:02:42on ne donne plus de fessé
01:02:43mais on ne donne pas de clé
01:02:44derrière
01:02:45voilà
01:02:46l'interdit d'interdire
01:02:49non ?
01:02:49l'interdit d'interdire
01:02:50ok mais regardez
01:02:52dans les pays
01:02:52comme les Pays-Bas
01:02:53on a une relation
01:02:55aux enfants
01:02:55aussi très libre
01:02:56etc
01:02:56c'est pas pour autant
01:02:57que la question
01:02:59de la violence
01:03:01et des mineurs
01:03:02est traitée de la même manière
01:03:03vous savez
01:03:03c'est vraiment
01:03:04c'est des pays
01:03:05qui sont très attentifs
01:03:06aux enfants
01:03:07qui sont pour le développement
01:03:08personnel des enfants
01:03:10je parle des Pays-Bas
01:03:11où on travaille
01:03:11le matin
01:03:12mais pas l'après-midi
01:03:13etc
01:03:13on n'est pas sur les mêmes
01:03:14rythmes scolaires
01:03:15mais en revanche
01:03:16la première histoire
01:03:16la première carte
01:03:17la première faute
01:03:18c'est prison
01:03:20c'est punition
01:03:20non c'est prison
01:03:21c'est prison
01:03:22c'est même une semaine
01:03:22mais c'est prison
01:03:24même à 9 ans
01:03:25vous mettez pas un gamin
01:03:25à 9 ans
01:03:26mais c'est punition
01:03:26tout simplement
01:03:27depuis plus de 10 ans
01:03:29même depuis plus de 20 ans
01:03:30la délinquance juvénile
01:03:31a chuté de 60%
01:03:33et ça a des conséquences
01:03:34d'ailleurs
01:03:34chez les adultes
01:03:35puisque là aussi
01:03:36la délinquance
01:03:37d'une façon générale
01:03:38globale
01:03:38dans ce pays
01:03:39a baissé
01:03:39donc c'est une philosophie
01:03:41c'est une philosophie
01:03:42on n'a pas la même façon
01:03:43de faire dans les tribunaux
01:03:45pour enfants
01:03:46c'est prison
01:03:46voilà
01:03:47c'est la sanction
01:03:47et lorsque vous allez
01:03:48pour la première fois
01:03:49quand vous êtes un gamin
01:03:50que vous vous retrouvez
01:03:51pour la première fois
01:03:51devant des juges
01:03:52des avocats
01:03:53le système judiciaire
01:03:53vous n'emmenez pas large
01:03:55quand même
01:03:55si il n'y a pas tout de suite
01:03:57il n'y a pas tout de suite
01:03:58une sanction
01:03:59la deuxième fois
01:04:01que vous revenez
01:04:01vous êtes un peu plus sûr
01:04:02de vous
01:04:02et puis la deuxième
01:04:03puis la troisième
01:04:03et puis on arrive à combien ?
01:04:0525
01:04:06je vous suis pronté
01:04:07et il ne se passe toujours rien
01:04:09et il ne se passe toujours rien
01:04:10bon mais c'est impunité
01:04:11en fait ça sert à rien
01:04:13ces gens-là ne servent à rien
01:04:13donc je peux faire ce que je veux
01:04:15mais ça commence aussi
01:04:16par l'écoute de nos politiques
01:04:17parce que ces cris de colère
01:04:19de ces femmes
01:04:19la mère de Matisse
01:04:21notamment
01:04:21la mère de Théo
01:04:22Philippe de Gestas
01:04:23elles n'ont pas été reçues
01:04:25par Emmanuel Macron
01:04:26elles n'ont eu aucune réponse
01:04:27il a parlé de fait divers
01:04:28faut-il déjà pour démarrer
01:04:30que le politique écoute
01:04:32entende
01:04:33alors ce qui est étonnant
01:04:33c'est qu'il parle de fait divers
01:04:34et pourtant
01:04:35est-ce que vous savez
01:04:36que le rapport public
01:04:36de la Cour des Comptes
01:04:37en 2025
01:04:38c'est pas vieux
01:04:38c'était l'année dernière
01:04:39la Cour des Comptes
01:04:40c'est pas une revue de presse
01:04:42de temps en temps
01:04:43a déjà pointé
01:04:44et ce n'était pas la première fois
01:04:45les déficiences
01:04:47de la justice des mineurs
01:04:49la Cour des Comptes
01:04:50si M. Macron
01:04:51n'écoute même pas
01:04:51les maires de famille
01:04:52qu'au moins il écoute
01:04:53les organismes officiels
01:04:55qui sont là
01:04:56pour lui dire
01:04:56ce qui se passe dans le pays
01:04:57et puisque vous parlez
01:04:58de peine d'emprisonnement
01:04:59Olivier
01:04:59j'ai trouvé un chiffre pour vous
01:05:01la justice des mineurs
01:05:02en 2022
01:05:03se traduit
01:05:04simplement
01:05:05par 6,6%
01:05:06de peine d'emprisonnement
01:05:086%
01:05:09de peine d'emprisonnement
01:05:10ça veut dire que
01:05:11les mineurs
01:05:12ont très bien compris
01:05:13qu'en fait
01:05:13il n'y avait pas de sanctions
01:05:14c'est la culture
01:05:15de l'excuse
01:05:16et de l'excuse
01:05:17de minorité
01:05:18et un autre chiffre
01:05:19qui est intéressant
01:05:20entre 2010
01:05:22et 2022
01:05:2345%
01:05:24des condamnés
01:05:26mineurs
01:05:26avaient déjà
01:05:27au moins
01:05:27une condamnation
01:05:29antérieure
01:05:29pour un autre fait
01:05:30c'est-à-dire que
01:05:31c'est la récidive
01:05:32est encouragée
01:05:32en réalité
01:05:33par le système
01:05:35d'excuses permanentes
01:05:36de minorités
01:05:38on peut rajouter
01:05:39d'autres chiffres
01:05:39je crois qu'il y a
01:05:4050 000 mineurs
01:05:41qui passent devant
01:05:42les tribunaux
01:05:42chaque année
01:05:43il y en a 40 000
01:05:44qui sont condamnés
01:05:45qui sont condamnés
01:05:45mais alors les peines
01:05:46c'est vraiment
01:05:47du tige
01:05:48du stage
01:05:49etc
01:05:49rien du tout
01:05:50en réalité
01:05:51donc il y a une condamnation
01:05:52mais elle est tellement
01:05:53ridicule
01:05:53que ça fonctionne
01:05:54en fait
01:05:55avant de vous retrouver
01:05:56devant un juge
01:05:58pour enfants
01:05:58il doit y avoir
01:05:59des alertes
01:06:00me semble-t-il
01:06:01et là
01:06:02Hélène Rouet
01:06:03c'est la responsabilité
01:06:04des parents
01:06:05c'est la responsabilité
01:06:06de l'école
01:06:07c'est la responsabilité
01:06:09des associations
01:06:10en fait
01:06:10nous sommes tous concernés
01:06:11par cette faillite
01:06:13par cette délinquance
01:06:14juvénile
01:06:14et c'est là
01:06:15où je vais reprendre
01:06:16les mots de Marie-Esselle Dupont
01:06:17dans le JDD ce matin
01:06:18elle parle justement
01:06:19de ces trois faits-là
01:06:20la famille
01:06:21évidemment c'est la première chose
01:06:22c'est les parents
01:06:23qui éduquent les enfants
01:06:24la famille elle a été
01:06:25quand même démantelée
01:06:26aujourd'hui il y a une absence
01:06:27d'autorité totale
01:06:28on a parlé de l'interdit
01:06:29d'interdire
01:06:29effectivement on a des parents
01:06:30qui sont parfois surmenés
01:06:32les familles monoparentales
01:06:33ça n'a pas aidé
01:06:34donc un
01:06:34la famille a été démantelée
01:06:35si on n'a pas ce recours
01:06:37à la famille
01:06:37alors peut-être l'école
01:06:39qui parfois
01:06:40s'il y a un certain cas
01:06:41une certaine autorité
01:06:41ça peut permettre aussi
01:06:42à des enfants de se construire
01:06:44avec une ambition professionnelle
01:06:45donc il faut en fait
01:06:47toute la verticalité
01:06:48qui a été enlevée de l'école
01:06:49pendant des années
01:06:50et des années
01:06:50il faut la remettre
01:06:51ça c'est le deuxième pan
01:06:52et quand on n'a pas la famille
01:06:53quand on n'a pas l'école
01:06:54alors il faut au moins
01:06:56à minima
01:06:56avoir la justice
01:06:57quand justement
01:06:58en fait il faut que la cité
01:06:59si vous voulez
01:06:59c'est ce que Marie-Esselle Dupont dit
01:07:01si on n'a plus aucun repère
01:07:03alors au moins
01:07:03que la justice
01:07:04fasse son travail
01:07:05qu'au moins la justice
01:07:06dise arrête ces jeunes
01:07:08les mettre hors d'état de nuire
01:07:09parce que là en l'occurrence
01:07:10quand on regarde
01:07:10les cas d'Étan
01:07:11quand on regarde
01:07:11les cas de Théo
01:07:12enfin je veux dire là
01:07:13la priorité
01:07:14c'est de mettre
01:07:15cette fameuse bande de jeunes
01:07:16hors d'état de nuire
01:07:17mais vraiment de toute urgence
01:07:18là ça se trouve
01:07:19ils sont dehors
01:07:19ça se trouve
01:07:20ils sont en train
01:07:20de nous regarder
01:07:20ils sont dehors
01:07:22parce qu'ils sont sous contrôle
01:07:23c'est quand même
01:07:24l'extrême urgence
01:07:25de la chose là
01:07:26alors que prévoir
01:07:27il a fallu plus d'un mois
01:07:28pour aller les arrêter
01:07:29puisque ça s'est passé
01:07:30le lendemain de Noël
01:07:30et si je peux me permettre
01:07:31là en l'occurrence
01:07:32dans cette histoire là
01:07:33un témoignage
01:07:33en appelle un autre
01:07:34parce que si Théo
01:07:35c'est exactement
01:07:36ce qu'Étan dit d'ailleurs
01:07:37dans un article du Figaro
01:07:38si Théo n'avait pas pris la parole
01:07:40Étan n'aurait pas forcément
01:07:41pris la parole
01:07:42je rappelle qu'Étan
01:07:43ça s'est passé un mois avant Théo
01:07:44c'était en décembre dernier
01:07:45et Étan l'a précisé
01:07:46il a dit
01:07:47ah mais je le connais
01:07:48non mais non seulement
01:07:49je le connais
01:07:49parce que c'est un camarade de promo
01:07:51mais en plus on a vécu
01:07:52exactement la même chose
01:07:52et c'est la raison
01:07:53pour laquelle Étan a pris la parole
01:07:54et si je peux me permettre
01:07:55je voulais aussi revenir
01:07:56sur justement
01:07:57toutes ces mères courage
01:07:58moi j'ai un peu le sentiment
01:08:02c'est les femmes d'eux
01:08:04les mères d'eux
01:08:05effectivement
01:08:05qui commencent à prendre la parole
01:08:07et j'ai le sentiment
01:08:07qu'en ce moment
01:08:08ça s'accélère
01:08:09alors je ne sais pas
01:08:10si c'est parce que justement
01:08:11le nombre de drames
01:08:11dans notre pays
01:08:12malheureusement s'accélère
01:08:13mais je pense qu'il y a vraiment
01:08:14aussi quelque chose
01:08:15de très courageux
01:08:16de la part de ces femmes-là
01:08:17Véronique Monguillot
01:08:18Harmonie Comine
01:08:19Stéphanie Bonhomme
01:08:20Claire Géronimi
01:08:21aussi sur un autre sujet
01:08:23parce que c'est très dur
01:08:24en fait de prendre la parole
01:08:25non seulement vous revivez
01:08:26le drame en permanence
01:08:27vous êtes exposé au tribunal médiatique
01:08:28vous êtes exposé au tribunal
01:08:29des réseaux sociaux
01:08:30tout tourne autour de cela
01:08:32et vous devenez une cible
01:08:32vous-même
01:08:33évidemment
01:08:34Claire Géronimi
01:08:35pourrait vous en parler
01:08:36Claire Géronimi
01:08:36elle n'a pas été reçue
01:08:38par aucun ministre
01:08:39et surtout pas par Emmanuel Macron
01:08:40donc c'est vrai
01:08:41qu'ils font partie
01:08:43ils ont un courage absolument
01:08:44vraiment digne
01:08:46remarquable
01:08:46et je pense quand même
01:08:47que plus ils parleront
01:08:48plus Emmanuel Macron
01:08:50ne pourra pas dire
01:08:51qu'ils font du brainwashing
01:08:52et plus Laurent Nunez
01:08:54ne pourra plus dire
01:08:54qu'on ne vit pas
01:08:56dans une frange
01:08:56il y a une marche
01:08:56mardi prochain
01:08:57il y a une marche
01:08:58mardi prochain
01:08:59une marche citoyenne
01:09:00pour les victimes
01:09:01qui refusent
01:09:02d'être résumées
01:09:03à des faits divers
01:09:04alors est-ce que ça va faire
01:09:05un électrochoc
01:09:06effectivement
01:09:07puisque c'est vrai
01:09:08que le politique
01:09:10souvent compatit
01:09:11mais il agit beaucoup moins
01:09:13et c'est ça qu'on attend
01:09:14alors que prévoit
01:09:15exactement la loi
01:09:16parce qu'on parle beaucoup
01:09:17de la justice des mineurs
01:09:18depuis le début
01:09:19de cette émission
01:09:19quelle est la responsabilité
01:09:21également des parents
01:09:21aujourd'hui
01:09:22quelles solutions
01:09:23sont proposées
01:09:24par le politique
01:09:25puisqu'il y a eu
01:09:25notamment je pense
01:09:26c'est Gabriel Attal
01:09:27il avait proposé
01:09:28des solutions
01:09:28mais merci
01:09:29le conseil constitutionnel
01:09:30qui a tout balayé
01:09:31ça aussi c'est lamentable
01:09:32Julia Ferrant
01:09:33des agressions
01:09:36et des crimes
01:09:37toujours plus violents
01:09:38commis par des mineurs
01:09:40de plus en plus jeunes
01:09:41face à cette violence
01:09:42la réponse
01:09:43de la justice pénale
01:09:45est spécifique
01:09:45l'âge
01:09:46et la capacité
01:09:47de discernement
01:09:48sont notamment
01:09:49les premiers éléments
01:09:50pris en compte
01:09:50il y a effectivement
01:09:51cette excuse
01:09:52de minorité
01:09:53et le fait
01:09:54que les mineurs
01:09:55sont jugés
01:09:55devant des juridictions
01:09:56spécifiques
01:09:57qui tiennent compte
01:09:58du manque
01:10:00de discernement
01:10:01du mineur
01:10:02jusqu'à sa majorité
01:10:03en revanche
01:10:04au plan civil
01:10:05la question
01:10:06de l'âge
01:10:07et du discernement
01:10:08n'auront pas d'impact
01:10:09sur la réparation
01:10:10du dommage corporel
01:10:11et sur l'indemnisation
01:10:12des victimes
01:10:13mais la responsabilité
01:10:14des parents
01:10:15entre aussi en jeu
01:10:16s'ils ne sont pas
01:10:17responsables pénalement
01:10:18pour leur enfant
01:10:19ils peuvent en revanche
01:10:20l'être civilement
01:10:21et s'acquitter
01:10:22des dommages et intérêts
01:10:23lorsque les victimes
01:10:25souhaitent obtenir
01:10:26l'indemnisation
01:10:26de leurs préjudices
01:10:27elles ont la possibilité
01:10:29de mobiliser
01:10:30l'assurance responsabilité
01:10:32civile
01:10:32des parents
01:10:33de l'auteur
01:10:34donc les parents
01:10:35d'un mineur
01:10:36peuvent solliciter
01:10:39leur compagnie
01:10:40d'assurance
01:10:40afin que l'assurance
01:10:42vienne indemniser
01:10:43les dommages
01:10:44la loi Attal
01:10:45promulguée
01:10:46en juin dernier
01:10:47a renforcé
01:10:48la responsabilité
01:10:49des parents
01:10:49de mineurs délinquants
01:10:51et prévoit
01:10:52des mesures pénales
01:10:53plus sévères
01:10:54pour les mineurs
01:10:54radicalisés
01:10:55ou auteurs
01:10:56d'infractions
01:10:57en bande organisée
01:10:58en réalité
01:11:00on n'y voit plus
01:11:00très clair
01:11:01Philippe de Gesta
01:11:02cette ordonnance
01:11:02de 1945
01:11:03elle a été
01:11:04remodifiée
01:11:06à plusieurs reprises
01:11:08on ne sait plus trop
01:11:09finalement
01:11:09aujourd'hui
01:11:10comment
01:11:11ce que prévoit
01:11:13précisément
01:11:13la loi sur la justice
01:11:15des mineurs
01:11:15on voit bien
01:11:16qu'il y a eu des tentatives
01:11:17je parlais de Gabriel Attal
01:11:18c'est un échec
01:11:19voilà
01:11:19on ne sait plus trop
01:11:20véritablement
01:11:21où nous en sommes
01:11:22un rappel historique
01:11:23effectivement
01:11:24elle date du 2 février 1945
01:11:25elle a été révisée
01:11:26une quarantaine de fois
01:11:27et assez récemment
01:11:28il y a eu une révision
01:11:29assez radicale
01:11:31mais la question
01:11:32c'est l'action
01:11:32qui ne donne rien
01:11:34d'ailleurs
01:11:35on a dissocié
01:11:37le prononcé
01:11:38de la peine
01:11:39avec la peine
01:11:40il faut 9 mois
01:11:41en moyenne
01:11:41pour qu'un mineur
01:11:42soit jugé
01:11:42quand on sait
01:11:43le côté important
01:11:44que la punition
01:11:46la sanction
01:11:46arrive immédiatement
01:11:48merci Nicole Belloubet
01:11:49je crois d'ailleurs
01:11:49pardon
01:11:50merci Nicole Belloubet
01:11:519,4 mois en moyenne
01:11:53pour qu'un mineur
01:11:54soit jugé
01:11:55autant dire que
01:11:55la distance
01:11:57entre l'infraction
01:11:59et la peine
01:11:59est très très longue
01:12:00et puis aussi
01:12:01ça pose aussi
01:12:02la question globalement
01:12:03de la justice
01:12:03des moyens de la justice
01:12:04on ne va pas y revenir
01:12:05ce sujet est très bien
01:12:07documenté
01:12:08mais ce qui est certain
01:12:09c'est que
01:12:10en plus
01:12:11de cette
01:12:12complication
01:12:14on y a ajouté
01:12:15tout ce qui est prévention
01:12:16donc la prévention
01:12:17la PJJ
01:12:19la prévention judiciaire
01:12:20de la jeunesse
01:12:21qui a été
01:12:22modifiée à nombreuses reprises
01:12:24qui
01:12:25il faut bien le dire
01:12:26a une culture
01:12:27de l'excuse
01:12:28qui est encore plus développée
01:12:30puisqu'il s'agit de prévention
01:12:31et si vous ajoutez à cela
01:12:32pour un cocktail complet
01:12:34que notre pays
01:12:35est probablement celui
01:12:36qui a poussé la haine
01:12:36de lui-même
01:12:37au plus fort
01:12:38au plus haut
01:12:39par rapport à tous
01:12:40ses voisins d'Europe
01:12:40pour reprendre
01:12:41la comparaison
01:12:43avec notamment
01:12:43les pays du nord
01:12:44de l'Europe
01:12:44vous avez un cocktail
01:12:46complet
01:12:47qui fait qu'aujourd'hui
01:12:48il y a un sentiment
01:12:48d'impunité
01:12:49complet
01:12:50et si vous ajoutez
01:12:51la violence
01:12:52qui s'ajoute par-dessus
01:12:53et le fait que
01:12:55les armes circulent
01:12:56très librement
01:12:56sur le territoire français
01:12:57on ne peut pas
01:12:58s'étonner du résultat
01:12:59et on voit effectivement
01:13:00que nous
01:13:01nous aimons plus
01:13:03je vais y arriver
01:13:04et on voit aussi
01:13:05qu'on n'est plus exigeant
01:13:07avec nos jeunes
01:13:08c'est terminé
01:13:09or
01:13:09et c'est Marie-Estelle Dupont
01:13:10et c'est très intéressant
01:13:11qu'il le dit
01:13:12dans les colonnes du JDD
01:13:13être exigeant
01:13:14avec nos enfants
01:13:15c'est leur faire
01:13:16un cadeau
01:13:17aujourd'hui
01:13:17mais c'est terminé
01:13:18on n'entend plus rien
01:13:19baisse du niveau
01:13:20on baisse les notes
01:13:21pour que justement
01:13:22l'élève ne soit pas heurté
01:13:23on a plus
01:13:25cette demande
01:13:26d'exigence
01:13:26qui finalement
01:13:27est un cadeau
01:13:28pour l'avenir
01:13:29si on n'éduque pas
01:13:30avec rigueur
01:13:31c'est sûr qu'au bout
01:13:32du chemin
01:13:33au bout de
01:13:34l'adolescence
01:13:36disons
01:13:36on arrive à des situations
01:13:38qui ajoutaient
01:13:39les unes aux autres
01:13:39donnent le sentiment
01:13:40en effet
01:13:41que cette espèce
01:13:41de manteau
01:13:42de la société
01:13:42est en train
01:13:43de se défaire
01:13:43ça a commencé
01:13:44il y a
01:13:45un bon bout de temps
01:13:46mais
01:13:47quand on voit
01:13:48ces images
01:13:49on ne peut pas
01:13:49ne pas s'interroger
01:13:50il y a
01:13:51un problème
01:13:52quand même
01:13:53on va écouter
01:13:54non
01:13:56mais moi
01:13:57il me semble que
01:13:58la prise de conscience
01:13:59sont là
01:13:59il est marqué
01:14:00à quand la prise de conscience
01:14:01à longueur de sondage
01:14:02à longueur d'histoire
01:14:03les français
01:14:05ont bien pris conscience
01:14:06la prise de conscience
01:14:07du politique
01:14:08et la prise de conscience
01:14:10du politique
01:14:10ils le disent
01:14:11oui il faut faire quelque chose
01:14:11et ils sont même capables
01:14:13de discuter
01:14:14même si c'est mal fait
01:14:15parfois
01:14:16sur les ordonnances
01:14:17de 45
01:14:18en revanche
01:14:19il me semble
01:14:20moi
01:14:20qu'il y a
01:14:20un ministre de la justice
01:14:22il y en a eu plusieurs
01:14:23qui impulse
01:14:25une politique
01:14:26c'est à dire
01:14:26qui donne
01:14:27qui est capable
01:14:28de donner
01:14:28le tempo
01:14:29la direction
01:14:30à des tribunaux
01:14:32ensuite
01:14:32les juges
01:14:33les magistrats
01:14:33sont libres
01:14:35mais lorsqu'il y a eu
01:14:36les émeutes
01:14:37vous vous souvenez
01:14:38il y avait même
01:14:39des directives
01:14:40des circulaires
01:14:40qui avaient été donnés
01:14:41il faut être
01:14:41implacable
01:14:42etc
01:14:43bon
01:14:43la question c'est
01:14:44est-ce que c'est appliqué
01:14:45est-ce que c'est entendu
01:14:46ensuite par ces
01:14:47tribunaux
01:14:48et bien on avait fait
01:14:50le calcul
01:14:50vous vous en souvenez
01:14:51après les émeutes
01:14:52la peine maximum
01:14:53c'était quoi
01:14:54c'était 8 mois
01:14:54de prison
01:14:55avec sursis
01:14:56parce qu'ils étaient
01:14:57oisifs
01:14:58vous avez dit
01:14:59Emmanuel Macron
01:15:00même quand il y a
01:15:00la prise de conscience
01:15:01et même quand
01:15:02l'ordre vient d'en haut
01:15:03en quelque sorte
01:15:04il vient du ministère
01:15:05de la justice
01:15:06il y a quelque chose
01:15:07qui bloque
01:15:07c'est de l'ordre
01:15:08de l'idéologie
01:15:09surtout sur la justice
01:15:10des mineurs
01:15:10sur l'application
01:15:11des peines
01:15:11c'est vrai
01:15:12quand on regarde
01:15:12quand on dissèque
01:15:13le rapport
01:15:14très intéressant
01:15:15qui avait été fait
01:15:16demandé d'ailleurs
01:15:17par Stéphanie Bonhomme
01:15:17la maman d'Elias
01:15:19au ministère de la justice
01:15:20rapport qui est sorti
01:15:21en novembre dernier
01:15:21quand on regardait
01:15:22bon évidemment
01:15:23au-delà du fait
01:15:23système judiciaire
01:15:24complètement débordé
01:15:26complètement désorganisé
01:15:27quand on regardait
01:15:27un petit peu
01:15:28dans le détail
01:15:28il y a effectivement
01:15:29un moment donné
01:15:30où les deux jeunes
01:15:32en l'occurrence
01:15:33on leur avait imposé
01:15:34une interdiction
01:15:35on leur avait imposé
01:15:36c'est-à-dire que ça avait
01:15:37été écrit à de nombreuses
01:15:38reprises
01:15:38de ne pas se voir
01:15:40ces deux jeunes
01:15:40de 16 et 17 ans
01:15:41elle n'a jamais été appliquée
01:15:43mais non parce que derrière
01:15:43il n'y a pas de contrôle
01:15:44à un moment donné pareil
01:15:45un juge des enfants
01:15:46un juge des enfants
01:15:47il avait levé
01:15:48le contrôle judiciaire
01:15:49vous savez pourquoi ?
01:15:50parce qu'ils avaient exprimé
01:15:50des regrets
01:15:51donc en fait
01:15:52à de nombreuses reprises
01:15:54l'arsenal
01:15:54on l'a
01:15:55sauf qu'en fait
01:15:56la justice
01:15:57à de nombreuses reprises
01:15:59n'applique pas cet arsenal
01:16:00ne l'utilise pas
01:16:01et pareil
01:16:02on pourrait reprendre
01:16:02l'exemple de Théo
01:16:03et l'exemple d'Étan
01:16:04ils auraient pu dire
01:16:05que c'était une tentative
01:16:06d'homicide
01:16:06parce qu'il y a des personnes
01:16:08qui ont sauté sur la tête
01:16:08ils peuvent
01:16:09c'est dans l'arsenal
01:16:10ils ont le droit de faire
01:16:10mais ils ne le font pas
01:16:11on va écouter Thibaut Nombre-Réal
01:16:13justement
01:16:13sur cette justice des mineurs
01:16:15c'était l'invité
01:16:15du grand rendez-vous
01:16:17ce matin
01:16:17c'est News Europe 1
01:16:18le JDD
01:16:19c'est fondamental
01:16:21le fait que
01:16:22tout jeune
01:16:22qui commet un acte
01:16:24de violence
01:16:25et lorsqu'il est
01:16:26interpellé
01:16:27soit immédiatement
01:16:28sanctionné
01:16:29par quelque chose
01:16:30qui l'impacte
01:16:32dans sa vie
01:16:32ça peut être
01:16:33une privation
01:16:34de liberté courte
01:16:34ça peut être
01:16:35une amende
01:16:37pas forcément
01:16:38très élevée
01:16:39mais dont on s'assure
01:16:40qu'elle soit recouvrée
01:16:41il faut que ça lui fasse
01:16:41quelque chose
01:16:42par ailleurs
01:16:43il faut reconstruire
01:16:45des jeunes français
01:16:46ou des jeunes
01:16:47qui vivent en France
01:16:48qui aient un minimum
01:16:50de densité
01:16:51deux choses
01:16:52effectivement
01:16:53c'est pas très compliqué
01:16:54à mettre en place
01:16:55si vous voulez
01:16:55vous avez un mineur
01:16:57sur son scooter
01:16:57qui brûle un feu rouge
01:16:59je ne sais pas
01:17:00exemple au hasard
01:17:01vous lui dites
01:17:01ben mon gars
01:17:02pendant 5 jours
01:17:03tu rentres à pied
01:17:04et tu viendras le rechercher
01:17:05dans 5 jours
01:17:06à la gendarmerie
01:17:07et tes parents
01:17:08paieront une amende
01:17:09voilà
01:17:09ça c'est quelque chose
01:17:10de faisable
01:17:11en lien avec les maires
01:17:12en lien
01:17:12voilà
01:17:12on pourrait mettre en place
01:17:14et des
01:17:14assez peu coûteux
01:17:16finalement
01:17:16qui pourraient faire réfléchir
01:17:17dès le plus jeune âge
01:17:18qu'est-ce qui empêche
01:17:19que ça se passe
01:17:20ben c'est ça
01:17:20je sais pas
01:17:21puisqu'on a l'arsenal
01:17:23qu'il existe
01:17:24pourquoi ça ne se fait pas
01:17:25ben parce qu'à de nombreux égards
01:17:26la justice est débordée
01:17:27la justice est désorganisée
01:17:29qu'aujourd'hui
01:17:29les tribunaux
01:17:30sont complètement sous l'eau
01:17:31et qu'en fait
01:17:31le 1er janvier dernier
01:17:32on vous a aussi expliqué
01:17:33que par exemple
01:17:34il y avait 19 criminels
01:17:35criminels
01:17:36donc pas des délinquants
01:17:37il y avait 19 criminels
01:17:38et comme ils n'ont pas eu le temps
01:17:39si vous voulez
01:17:40de même commencer leur procès
01:17:41ben ils vont être relâchés
01:17:42voilà
01:17:44d'abord il faut
01:17:45encore une fois
01:17:46il y a une certaine idéologie
01:17:47dans les tribunaux
01:17:48pour les mineurs
01:17:51donc on n'utilise pas
01:17:52sans prendre aux parents
01:17:53effectivement
01:17:54enfin en tout cas
01:17:54qu'il y ait également
01:17:56une sanction
01:17:57pour les parents
01:17:58ça existe
01:17:59c'est possible
01:18:00et l'an dernier
01:18:00ça s'est fait
01:18:01combien de fois ?
01:18:02parce qu'on ne l'utilise pas
01:18:05alors qu'on pourrait
01:18:06on pourrait le faire
01:18:07donc il faut plutôt
01:18:08se poser de la question
01:18:09de ce qui se passe
01:18:09dans les tribunaux
01:18:10pour mineurs
01:18:11qui par ailleurs
01:18:12n'ont pas assez d'argent
01:18:14n'ont pas assez de greffiers
01:18:14c'est vraiment
01:18:15la dernière roue
01:18:17du
01:18:17c'est même pas la carrosse
01:18:20la justice
01:18:20on peut même
01:18:21je le disais
01:18:21on peut même associer
01:18:22ne serait-ce que le maire
01:18:24par exemple
01:18:25dans une
01:18:25dans un peu
01:18:26dans une commune moyenne
01:18:27dans une petite
01:18:28dans une petite ville
01:18:29on peut même associer
01:18:30le maire
01:18:30à des courtes peines
01:18:32des courtes sanctions
01:18:33Philippe de Gestas
01:18:34il y a des possibilités
01:18:35on pourrait faire
01:18:36sans grand moyen
01:18:37si vous voulez
01:18:38travaux d'intérêt généraux
01:18:40ça ne marche pas
01:18:41les travaux d'intérêt généraux
01:18:41on ne fait que ça
01:18:43à prononcer
01:18:44des travaux d'intérêt généraux
01:18:45dès le départ
01:18:46tout de suite
01:18:47la première ânerie
01:18:48boum
01:18:49on va aller nettoyer
01:18:50le parvis de la mairie
01:18:51par exemple
01:18:52punir les parents
01:18:54mais quand un garçon
01:18:55de 14 ans
01:18:56est capable
01:18:56de délibérément
01:18:57essayer de tuer
01:18:58un camarade du même âge
01:18:59soyez bien persuadés
01:19:00que les parents
01:19:01il y a bien longtemps
01:19:01qui sont eux-mêmes
01:19:02probablement menacés
01:19:03chez eux
01:19:03par leur propre progéniture
01:19:05moi je pose la question
01:19:06de l'éducation
01:19:06reçue par ces enfants
01:19:07l'éducation
01:19:08puisqu'on a un ministre
01:19:09de l'éducation nationale
01:19:10donc c'est bien un sujet
01:19:11qui concerne l'État
01:19:12on aurait un ministre
01:19:13de l'instruction
01:19:13bon ça ne serait pas le sujet
01:19:14mais comme on revendique
01:19:15que l'État éduque les enfants
01:19:17et on n'a pas de ministre
01:19:18de la famille
01:19:18exactement je pose la question
01:19:20quelle éducation
01:19:21ont-ils reçu à l'école
01:19:23et bien
01:19:23poser la question
01:19:25c'est finalement
01:19:26y répondre
01:19:26quand en plus
01:19:27on a renoncé
01:19:29à toute forme
01:19:31de morale publique
01:19:32quand on a renoncé
01:19:33à enseigner
01:19:33l'histoire de France
01:19:34quand on a renoncé
01:19:35à élever
01:19:36élever
01:19:36vous voyez
01:19:37c'est-à-dire faire grandir
01:19:38la jeunesse
01:19:39il ne faut pas étonner
01:19:39que les cas
01:19:40plus barbares
01:19:41ressurgissent
01:19:41et si vous ajoutez
01:19:43pour terminer
01:19:43des populations entières
01:19:47qui viennent
01:19:47avec un référentiel culturel
01:19:49qui n'est pas le nôtre
01:19:50un référentiel
01:19:52dans lequel
01:19:52l'affrontement
01:19:53et la violence
01:19:54est toujours le recours
01:19:55en cas de désaccord
01:19:56comment voulez-vous lutter
01:19:57donc il y a un moment donné
01:19:58c'est une fois de plus
01:19:59de manière globale
01:20:01il faut un sursaut
01:20:02moral
01:20:03et un sursaut collectif
01:20:05parce que c'est difficile
01:20:06nous en sommes conscients
01:20:07nous sommes parents
01:20:08c'est difficile
01:20:09d'élever un enfant seul
01:20:10il faut que toute la société
01:20:11s'y mette
01:20:12toute la société
01:20:13élève nos enfants
01:20:14la solidarité entre vous
01:20:14tout à fait d'accord
01:20:15mais si vous le permettez
01:20:16j'aimerais bien rebondir
01:20:17sur ce que vous avez dit monsieur
01:20:18concernant tous ces jeunes
01:20:19qui viennent de partout
01:20:20et qui arrivent en France
01:20:21j'ai été très longuement
01:20:23très souvent
01:20:24pendant des années
01:20:25dans des pays en guerre
01:20:26et je peux vous dire
01:20:27que dans un pays
01:20:28comme l'Afghanistan par exemple
01:20:29il y a eu des crimes notamment
01:20:30ou la Syrie
01:20:31ou l'Irak
01:20:32dans ces pays là
01:20:33ces jeunes
01:20:34sont imprégnés
01:20:36de violences
01:20:36mais des générations
01:20:37et des générations avant
01:20:38comment voulez-vous
01:20:40qu'ils arrivent
01:20:41dans un pays
01:20:41comme la France
01:20:42et qu'ils se mettent
01:20:43à parler
01:20:44et à marcher au pas
01:20:45mais ils n'ont pas du tout
01:20:47la même culture
01:20:48pardon
01:20:49c'est raciste ça
01:20:51non c'est pas raciste
01:20:52ça c'est la réalité
01:20:53c'est les pays
01:20:53de l'Union Européenne
01:20:54et l'Allemagne en tête
01:20:55justement
01:20:56avait mis le problème
01:20:57des afghanistans
01:20:57le regard sur les femmes
01:20:58vous croyez que
01:20:58ils ont eu cette culture
01:21:00du respect d'autrui
01:21:02sur ce point là
01:21:03en particulier
01:21:04non ils ne l'ont pas
01:21:05alors
01:21:06on est généreux en France
01:21:07on accepte
01:21:08on accueille
01:21:09mais ensuite
01:21:10dans quelles conditions
01:21:11qu'est-ce qu'on va faire
01:21:12de ces personnes
01:21:13dans la force de l'âge
01:21:15souvent très jeunes
01:21:15et qui hop
01:21:17sautent à pieds joints
01:21:18dans un autre monde
01:21:19une autre culture
01:21:20et qui
01:21:20on nous a fait croire
01:21:21que l'individu
01:21:22était interchangeable
01:21:23et ce n'est pas vrai
01:21:24c'est ça en fait
01:21:26interchangeable et déraciné
01:21:27Marie-Estelle Dupont
01:21:28voilà
01:21:29et voilà ce qu'on nous a fait croire
01:21:31pendant des années
01:21:31et on se rend compte
01:21:32aujourd'hui que c'est faux
01:21:33il faut aussi modérer
01:21:34parce que
01:21:35ces voyous là
01:21:37sont les petits français
01:21:38ils sont nés en France
01:21:40il y a un rejet
01:21:43absolu de la France
01:21:44mais surtout
01:21:45il n'y a pas toujours
01:21:45comme français
01:21:46pour les avoir
01:21:46dans les écoles
01:21:48mais en tout cas
01:21:49ils sont nés en France
01:21:51il y a peut-être
01:21:51un rejet de la France
01:21:52un dégoût de la France
01:21:52mais c'est surtout
01:21:53un dégoût de l'autorité
01:21:55un rejet de l'autorité
01:21:56une impunité
01:21:57une hyperviolence
01:21:58qui est née
01:21:58pour plein de raisons
01:22:00qu'on est en train
01:22:00d'analyser
01:22:01qu'on essaye de comprendre
01:22:02qu'on ne comprend toujours pas
01:22:03mais moi ce que je veux
01:22:05c'est pas
01:22:06on n'est même plus
01:22:08ce sont des immigrés
01:22:10qui n'arrivent pas
01:22:10à s'intégrer
01:22:11dans ces cas-là
01:22:12en tout cas je parle
01:22:12des cas d'Ethan
01:22:15et de Théo
01:22:16c'est même pas le cas
01:22:17c'est même
01:22:18c'est beaucoup plus général
01:22:19franchement ça me fait réagir
01:22:22apprendre
01:22:23à être français
01:22:25c'est un long travail
01:22:26c'est un long cheminement
01:22:27apprendre à se sentir français
01:22:30c'est très long aussi
01:22:31alors c'est vrai
01:22:31que ça passe par l'école
01:22:32nous réunionnait
01:22:34il est de la réunion
01:22:35nous avons appris ça
01:22:36depuis 1642
01:22:37ça a mis un certain temps
01:22:39mais on l'a fait lentement
01:22:41grâce à l'école en particulier
01:22:43on a eu cette chance-là
01:22:44tous ces jeunes
01:22:45qui arrivent ici
01:22:45en France métropolitaine
01:22:47pardon
01:22:47j'étais un peu
01:22:48vive avec
01:22:49mais ils n'ont pas eu
01:22:50cette chance-là
01:22:51on ne leur a pas donné
01:22:52et ils ne l'ont pas saisie
01:22:54non plus
01:22:54alors est-ce que c'est fâché
01:22:55aussi de dire ça ?
01:22:57non il faut repenser
01:22:57toutes les cellules
01:22:58de transmission
01:22:59famille, école
01:23:00je pense que
01:23:01ce qu'Olivier a voulu dire
01:23:02pour le coup
01:23:02on n'a aucune information
01:23:04sur cette
01:23:04en l'occurrence
01:23:05bande de jeunes
01:23:05on ne sait pas
01:23:06tout d'où ils viennent
01:23:07on ne sait pas
01:23:07et puis pour Sanarie-sur-Mer
01:23:09effectivement
01:23:11le jeune de 14 ans
01:23:12qui a tenté
01:23:12de tuer sa professeure
01:23:14effectivement
01:23:14je ne suis pas sûre
01:23:15que l'immigration
01:23:16vraiment rentre en ligne de compte
01:23:17là-dedans
01:23:18parce que c'est exactement
01:23:19ce dont Marie-Estelle Dupont dit
01:23:20aujourd'hui
01:23:20le problème de l'ultra-violence
01:23:22des mineurs
01:23:22il touche
01:23:23en fait
01:23:23vraiment l'intégralité
01:23:24de la génération
01:23:25l'intégralité de nos enfants
01:23:27Charlotte Dornelas
01:23:27dans sa signature
01:23:28Europe 1 cette semaine
01:23:29elle parle carrément
01:23:30de civilisation
01:23:31c'est un problème
01:23:32de civilisation
01:23:32aujourd'hui
01:23:33on risque d'avoir
01:23:34une génération
01:23:34qu'on a complètement perdue
01:23:36pour toutes les causes
01:23:37évidemment qu'on dit
01:23:38depuis tout à l'heure
01:23:39c'est-à-dire la destruction
01:23:39de l'école
01:23:40de la culture
01:23:41du sacré
01:23:42des figures d'autorité
01:23:43et vous l'avez rappelé Olivier
01:23:44parce qu'aujourd'hui
01:23:45on a une idéologie
01:23:46effectivement d'individus
01:23:47complètement interchangeables
01:23:48complètement déracinés
01:23:49qui n'ont plus aucun repère
01:23:50et aujourd'hui
01:23:51on a vraiment une jeunesse
01:23:51qui tout simplement
01:23:52va à la dérive
01:23:54c'est pour ça que le mot
01:23:55barbare est bien choisi
01:23:56oui tout à fait
01:23:57bien sûr
01:23:57on va réécouter
01:23:59Marie-Estelle Dupont
01:24:00qui évoquait aussi
01:24:00la période du Covid
01:24:01qui a fait un mal dingue
01:24:03à notre jeunesse
01:24:04et ça on l'oublie aussi
01:24:05et c'est tout à fait récent
01:24:06elle s'exprimait
01:24:08alors pas seulement
01:24:09sur le Covid
01:24:09mais souvent
01:24:10Marie-Estelle Dupont
01:24:12a mis en avant
01:24:13mais effectivement
01:24:15les conséquences
01:24:17absolument
01:24:18non négligeables
01:24:20du Covid
01:24:21voilà je prends mon temps
01:24:22pour le lancement
01:24:22le temps que Sabrina
01:24:24trouve le son
01:24:25peut-être que Sabrina
01:24:26voilà c'est bon
01:24:27on l'écoute
01:24:28c'est des jeunes
01:24:30qui sont
01:24:31dans un environnement
01:24:33et c'est là
01:24:33que je remets toujours
01:24:34la responsabilité
01:24:35sur les adultes
01:24:36ils sont manifestement
01:24:37dans un environnement
01:24:38collectif
01:24:39ou privé
01:24:40qui ne répond pas
01:24:41aux besoins
01:24:42développementaux
01:24:43de l'enfant
01:24:43et l'immense erreur
01:24:44qu'on a fait
01:24:45pendant le Covid
01:24:46et dont on paye
01:24:47aujourd'hui le prix
01:24:48en termes de santé mentale
01:24:49c'est qu'on a cru
01:24:49qu'on allait pouvoir
01:24:50appliquer les mêmes mesures
01:24:52à des adultes
01:24:52et à des jeunes
01:24:53qui étaient en train
01:24:54de construire
01:24:55leurs compétences sociales
01:24:55donc ces jeunes
01:24:57qui se sont désocialisés
01:24:58qui ont perdu leur empathie
01:24:59ont aussi été incités
01:25:01à plus de violence
01:25:01c'est pour ça qu'aujourd'hui
01:25:02la violence explose
01:25:03donc on a beaucoup de facteurs
01:25:04mais depuis 40 ans
01:25:06la destruction de l'autorité
01:25:07et des cadres
01:25:08a évidemment favorisé
01:25:09le passage à l'acte
01:25:11puisqu'il y a aussi
01:25:11une impunité
01:25:12qui est un encouragement
01:25:13les parents ont été pris
01:25:14dans des injonctions paradoxales
01:25:15très culpabilisantes
01:25:16c'est à dire qu'à force
01:25:17de leur dire
01:25:17il est interdit d'interdire
01:25:18on leur a dit
01:25:19faites des enfants
01:25:20sans exercer d'autorité
01:25:21mais l'interdit
01:25:22est un dû
01:25:23à l'enfant
01:25:24qui vient au monde
01:25:24c'est à dire que pour moi
01:25:25la violence
01:25:26l'humiliation
01:25:27comme moi j'en ai vécu
01:25:28c'est une maltraitance
01:25:29mais l'absence de limite
01:25:30c'est une autre maltraitance
01:25:31on doit l'interdit
01:25:32à l'enfant
01:25:33donc il y a des parents
01:25:34qui n'osent plus
01:25:34exercer leur autorité
01:25:35parce qu'ils ont mal compris
01:25:37peut-être que l'éducation
01:25:38bienveillante
01:25:39était un moment nécessaire
01:25:40de la compréhension
01:25:41de la pédagogie
01:25:42pour sortir de la pédagogie
01:25:43par l'humiliation
01:25:44et par les coups de ceinture
01:25:45mais qu'il y a des parents
01:25:46qui l'ont mal compris
01:25:47ou qui se sont sentis
01:25:48culpabilisés et complexés
01:25:49de poser des limites fermes
01:25:52Alors voilà
01:25:52Marie-Estelle Dupont
01:25:54à la fois
01:25:55qui nous donne
01:25:56des clés de lecture
01:25:57sur les différentes raisons
01:25:58de cette hausse
01:25:59de la délinquance juvénile
01:26:00depuis 40 ans
01:26:01dont au début de son propos
01:26:02je trouvais ça intéressant
01:26:03la crise du Covid
01:26:04on en a assez peu parlé
01:26:06mais ça a fait des ravages
01:26:08bien sûr
01:26:08et ça tous les pédopsychiatres
01:26:10et les psychologues
01:26:11vous le lisent
01:26:12mais aujourd'hui
01:26:12ça a créé
01:26:14ça a créé un certain isolement
01:26:16on pourrait rajouter
01:26:17à la crise du Covid
01:26:17je sais que Marie-Estelle Dupont
01:26:18parle aussi beaucoup de ce sujet
01:26:19c'est celui des écrans
01:26:20celui des écrans
01:26:21celui des réseaux sociaux
01:26:22aujourd'hui au-delà
01:26:23de tous les problèmes
01:26:24qu'on a déjà évoqués
01:26:24famille, école, justice etc
01:26:26il y a aussi le problème
01:26:28de la santé mentale
01:26:30le problème de l'isolement
01:26:31aujourd'hui les jeunes
01:26:31ne sortent plus ensemble
01:26:33ils ne font que converser
01:26:34sur des téléphones
01:26:35et effectivement
01:26:36cet isolement
01:26:37où on est tout seul
01:26:38dans sa chambre
01:26:38plutôt que faire une sortie
01:26:40entre amis
01:26:41ça détruit véritablement
01:26:42les cerveaux
01:26:43sans parler du nombre
01:26:44d'images extrêmement violentes
01:26:46qu'on peut voir
01:26:46sur les réseaux sociaux
01:26:47qu'on peut voir
01:26:48ça peut être des images
01:26:48effectivement de bagarres
01:26:50des choses auxquelles
01:26:51on ne devrait pas
01:26:52être exposé
01:26:52quand on a 10 ans
01:26:53quand on a 11 ans
01:26:54ça peut être également
01:26:56les images à caractère
01:26:57pornographique
01:26:58à laquelle les jeunes
01:26:59de plus en plus jeunes
01:27:00sont exposés
01:27:00et en fait ça
01:27:01c'est véritablement
01:27:02c'est ce que Marie-Estelle Dupont
01:27:03dit
01:27:03ça détruit les cerveaux
01:27:05donc si vous ajoutez
01:27:06en fait
01:27:06tout ce cocktail
01:27:07absolument terrible
01:27:08c'est ce qu'on n'arrête
01:27:09pas de dire
01:27:09sur la jeunesse
01:27:10c'est vrai que la mort
01:27:11quand vous n'étiez pas
01:27:13confronté
01:27:13dans le réel
01:27:14avant vous ne saviez pas
01:27:15ce que c'était
01:27:15et aujourd'hui
01:27:17sur les réseaux
01:27:18vous pouvez voir
01:27:18des horreurs
01:27:19de la violence
01:27:21et le très jeune
01:27:22effectivement
01:27:22on sait comment
01:27:24sont faits les algorithmes
01:27:25surtout
01:27:26vous faites une recherche
01:27:28sur une bagarre
01:27:29je ne sais pas quoi
01:27:29vous allez avoir
01:27:30des centaines d'images
01:27:31ensuite
01:27:32qui vont être générées
01:27:33qui vont venir
01:27:33alimenter votre fil
01:27:36et vous n'allez
01:27:36tomber que sur ça
01:27:37c'est ça
01:27:38c'est absolument terrible
01:27:40on est noyé
01:27:41on est noyé
01:27:42les enfants
01:27:43pour beaucoup
01:27:44sont noyés
01:27:45dans des images
01:27:46qui vont
01:27:46paraciter
01:27:47leur rétine
01:27:48et leur cerveau
01:27:49quel que soit
01:27:51effectivement
01:27:52la famille
01:27:53dont ils viennent
01:27:54les études qu'ils font
01:27:55c'est un phénomène
01:27:56c'est un fléau
01:27:57qui touche
01:27:58absolument
01:27:58toute la société française
01:28:00toute la société
01:28:00tous les milieux sociaux
01:28:02il faut y insister
01:28:03personne
01:28:03exactement
01:28:04la France
01:28:05c'est vraiment mondial
01:28:07et c'est mondial
01:28:07c'est une maladie mondiale
01:28:08ce qui est très intéressant
01:28:10Mémona Intermat
01:28:11c'est que lorsque nous
01:28:12nous écoutions
01:28:13Marie-Estelle Dupont
01:28:14vous avez eu
01:28:15j'ai entendu
01:28:16cette petite réflexion
01:28:17ce n'est pas évident
01:28:18aujourd'hui
01:28:19ça doit être difficile
01:28:20d'éduquer
01:28:20les enfants
01:28:21dans notre société
01:28:22être un jeune parent
01:28:24un jeune parent
01:28:25aujourd'hui
01:28:25maintenant
01:28:25doit être extrêmement difficile
01:28:27parce qu'il faut se battre
01:28:30sur tous les fronts
01:28:31or le temps manque
01:28:32la crédibilité
01:28:34de la parole
01:28:34d'un parent
01:28:35par rapport à un écran
01:28:37à ce que les enfants voient
01:28:38est une crédibilité
01:28:39qui est complètement
01:28:40en chute libre
01:28:40et parfois
01:28:41moi je vais vous dire
01:28:42Philippe
01:28:42j'en veux un peu
01:28:43à notre société
01:28:43d'avoir détruit
01:28:44cette famille nucléaire
01:28:46d'avoir dit
01:28:47que tout pouvait se faire
01:28:48d'avoir considéré
01:28:49l'individu
01:28:50comme interchangeable
01:28:51là aussi
01:28:51le politique
01:28:52est une responsabilité
01:28:52on s'en rend compte
01:28:53aujourd'hui
01:28:53il y a eu des alertes
01:28:54on vous traitait de réacte
01:28:55on voit bien la réalité
01:28:56on a disqualifié
01:28:57tout ce qui était transmission
01:28:58on a voulu disqualifier
01:28:59tout ce qui était héritage
01:29:01dans ce qu'on reçoit
01:29:01de ceux qui nous ont précédés
01:29:03et on a volontairement
01:29:04détruit tous les repères
01:29:06à commencer par le premier
01:29:07qui est le repère familial
01:29:08et tout ce qui est sacré
01:29:09et à partir de là
01:29:10ne nous étendons pas
01:29:11s'il n'y a plus de limite
01:29:12quand il n'y a plus de limite
01:29:13il reste des barbares
01:29:14Merci à Samuel Vasselin
01:29:15de m'avoir aidé
01:29:15à préparer cette émission
01:29:16merci à tous les quatre
01:29:18c'était absolument passionnant
01:29:19d'entendre vos décryptages
01:29:21c'est un peu tard
01:29:22je commence à bégayer
01:29:23il est temps que j'aille me coucher
01:29:24C'est dimanche
01:29:25C'est dimanche
01:29:26Allez Isabelle Piboulot
01:29:27tout de suite
01:29:28excellente nuit sur notre entête
01:29:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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